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	<title>BoyWiki - Contributions [fr]</title>
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		<title>François Roch Ferré</title>
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		<updated>2020-10-03T21:07:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Mise en forme et liens&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;François Roch Ferré&#039;&#039;&#039; est un [[instituteur]] jugé en [[1841]] pour [[attouchement sexuel|attouchements sexuels]] sur ses élèves, et que les aliénistes Alexandre Brierre de Boismont, Guillaume Ferrus et Achille-Louis Foville ont examiné dans le cadre d’une contre-expertise sur l’état mental de l’inculpé. Cette expertise a été commentée (notamment par [[Michel Foucault]]) à une époque où les éléments biographiques sur François Roch Ferré faisaient encore défaut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Roch Ferré est né à Miermaigne (Eure-et-Loir) le [[16 août]] [[1809]]. Il était le fils d’un tourneur sur bois, Marie Nicolas Ferré, et de Louise Anne Catherine Bléreau. Le père (âgé de quarante-quatre ans à la naissance de François Roch) comme la mère (alors âgée de trente-neuf ans), étaient tous deux veufs d’un premier mariage. Leur union avait été célébrée à Miermaigne le [[5 juin]] [[1807]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la naissance de François Roch, le couple a eu un autre [[garçon]], né dans le même village de Miermaigne, le [[23 août]] [[1812]] : Barthélémy Timothée Ferré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille semble s’être déplacée plus au nord, dans le village de Thiron-Gardais, puisque c’est là que le lendemain de [[Noël]], le [[26 décembre]] [[1814]], le père décéda à l’âge de quarante-neuf ans. François Roch, alors âgé de cinq ans, et son frère Barthélémy Timothée, deux ans, se sont donc retrouvés [[orphelin]]s de père dès leur tendre enfance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Expertises médicales==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un premier [[médecin]] de Châteaudun, qui s’était prononcé pour l’entière responsabilité de Ferré, s’était vu contredit par trois de ses collègues de la ville de Chartres, lesquels avaient conclu à la folie de l’[[inculpé]]. Cette contradiction dans les analyses de l’état mental de François Roch Ferré avait entraîné la requête des juges auprès des aliénistes parisiens pour un avis synthétique tranché et décisif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois experts aliénistes appartenaient à la Société médico-psychologique, qui existe toujours aujourd’hui et leur rapport a paru dans le tout premier numéro de la revue de cette société, qui paraît encore sous le même nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le problème des archives==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les archives départementales de l’Eure-et-Loir, et en particulier celles de la [[Institution judiciaire|justice]], ont souffert de destructions diverses, notamment à la suite des incendies liés aux bombardements de la ville de Chartres durant la [[Seconde Guerre mondiale]]. Ces lacunes rendent impossibles certains développements sur l’affaire François Roch Ferré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Référence===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Attentat aux mœurs, condamnation, appel, expertise médicale et prononcé du jugement (texte intégral)|« Attentat aux mœurs, condamnation, appel, expertise médicale et prononcé du jugement »]] / [Alexandre Brierre de Boismont], in &#039;&#039;Annales médico-psychologiques : journal de l’anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux, destiné particulièrement à recueillir tous les documents relatifs à la science des rapports du physique et du moral, à la pathologie mentale, à la médecine légale des aliénés, et à la clinique des névroses&#039;&#039;, t. I{{Exp|er}}, p. 289-299. – Paris : Fortin, Masson et C{{Exp|ie}}, 1843 (Paris : Impr. de Bourgogne et Martinet). – XXVIII-520 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Michel Foucault, [Cours au Collège de France 1974-1975] [http://ekladata.com/a5J-kPD0FAZwSKkLJzNbvbFa1Jw/Foucault-Michel-Les-Anormaux-1974-1975-.pdf &#039;&#039;Les anormaux&#039;&#039;].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sources===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, « Les grands procès qui ont marqué l’histoire de l’homosexualité au {{Petites capitales|xix}}{{e}} siècle. II, L’affaire François Roch Ferré (1842-1843) », [https://www.quintes-feuilles.com/wp-content/uploads/2014/08/Avril-2014.pdf &#039;&#039;Bulletin mensuel Quintes-Feuilles&#039;&#039;, n° 16, avril 2014].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, [https://www.quintes-feuilles.com/Du-nouveau-sur-Francois-Roch-Ferre/ « Du nouveau sur François Roch Ferré »].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19941</id>
		<title>Discussion:François Roch Ferré</title>
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		<updated>2020-10-03T20:40:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Article déjà existant&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Outils de mise en page==&lt;br /&gt;
Le logiciel modifié ne fait pas apparaître les outils qui permettent la mise en page d&#039;un point de vue typographique : s&#039;agit-il d&#039;un problème ou faut-il procéder de manière différente ?&lt;br /&gt;
:Oui, il semblerait qu&#039;on nous impose une nouvelle présentation qui fait perdre les outils antérieurs, et ceci sans nous avoir consultés ([[BoyWiki:Agora/28_septembre_2020|voir ici l&#039;intervention]] de [[Utilisateur:Caprineus|Caprineus]], qui a raison d&#039;être furieux vu le travail qu&#039;il a fourni il y a quelques années !).&lt;br /&gt;
:Les outils élémentaires de mise en page sont cependant les mêmes dans tous les wikis, et faciles à retenir :&lt;br /&gt;
:*on encadre le titre de la page par deux fois 1 signe &amp;quot;égale&amp;quot; : &amp;lt;nowiki&amp;gt;=Titre de page=&amp;lt;/nowiki&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
:*on encadre les titres des parties par deux fois 2 (ou plus) signes =, en fonction du niveau souhaité : &amp;lt;nowiki&amp;gt;==Titre de second niveau==&amp;lt;/nowiki&amp;gt;, &amp;lt;nowiki&amp;gt;===Titre de troisième niveau===&amp;lt;/nowiki&amp;gt;, etc. ;&lt;br /&gt;
:*l&#039;&#039;&#039;italique&#039;&#039; se fait en encadrant un texte avec deux fois 2 apostrophes droites : &amp;lt;nowiki&amp;gt;&#039;&#039;texte en italique&#039;&#039;&amp;lt;/nowiki&amp;gt; donne &#039;&#039;texte en italique&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
:*le &#039;&#039;&#039;gras&#039;&#039;&#039; se fait en encadrant un texte avec deux fois 3 apostrophes droites : &amp;lt;nowiki&amp;gt;&#039;&#039;&#039;texte en gras&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/nowiki&amp;gt; donne &#039;&#039;&#039;texte en gras&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
:*le &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;gras italique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; additionne les deux, soit deux fois 5 apostrophes droites : &amp;lt;nowiki&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;texte en gras italique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/nowiki&amp;gt; donne &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;texte en gras italique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
:*encadrer un texte par des doubles crochets permet de créer un lien interne.&lt;br /&gt;
:*On passe au paragraphe suivant en laissant une ligne vide.&lt;br /&gt;
:On peut déjà créer une page très lisible avec ces instructions basiques. Après, on peut aussi prier pour que les Chefs Invisibles (sont-ce des Illuminatis ?) comprennent qu&#039;imposer une volonté sans esprit de collaboration ne peut que décourager les intervenants (on en a connu des exemples...).&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 3 octobre 2020 à 20:23 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Article déjà existant==&lt;br /&gt;
L&#039;expertise de 1843 a déjà été publiée sur BoyWiki : [[Attentat aux mœurs, condamnation, appel, expertise médicale et prononcé du jugement (texte intégral)]]. Mais en effet un article sur le principal intéressé viendra utilement la compléter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Noter que le rapport d&#039;expertise le nomme soit Roch-François Ferré, soit Roch Ferré, soit Ferré. Donc jamais « François Roch Ferré ». Sauf information complémentaire, il serait donc opportun de modifier le titre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 3 octobre 2020 à 20:39 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19940</id>
		<title>Discussion:François Roch Ferré</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19940"/>
		<updated>2020-10-03T20:23:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Outils de mise en page&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Outils de mise en page==&lt;br /&gt;
Le logiciel modifié ne fait pas apparaître les outils qui permettent la mise en page d&#039;un point de vue typographique : s&#039;agit-il d&#039;un problème ou faut-il procéder de manière différente ?&lt;br /&gt;
:Oui, il semblerait qu&#039;on nous impose une nouvelle présentation qui fait perdre les outils antérieurs, et ceci sans nous avoir consultés ([[BoyWiki:Agora/28_septembre_2020|voir ici l&#039;intervention]] de [[Utilisateur:Caprineus|Caprineus]], qui a raison d&#039;être furieux vu le travail qu&#039;il a fourni il y a quelques années !).&lt;br /&gt;
:Les outils élémentaires de mise en page sont cependant les mêmes dans tous les wikis, et faciles à retenir :&lt;br /&gt;
:*on encadre le titre de la page par deux fois 2 signes &amp;quot;égale&amp;quot; : &amp;lt;nowiki&amp;gt;==Titre de page==&amp;lt;/nowiki&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
:*on encadre les titres des parties par deux fois 3 (ou plus) signes =, en fonction du niveau souhaité : &amp;lt;nowiki&amp;gt;===Titre de second niveau===&amp;lt;/nowiki&amp;gt;, &amp;lt;nowiki&amp;gt;====Titre de troisième niveau====&amp;lt;/nowiki&amp;gt;, etc. ;&lt;br /&gt;
:*l&#039;&#039;&#039;italique&#039;&#039; se fait en encadrant un texte avec deux fois 2 apostrophes droites : &amp;lt;nowiki&amp;gt;&#039;&#039;texte en italique&#039;&#039;&amp;lt;/nowiki&amp;gt; donne &#039;&#039;texte en italique&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
:*le &#039;&#039;&#039;gras&#039;&#039;&#039; se fait en encadrant un texte avec deux fois 3 apostrophes droites : &amp;lt;nowiki&amp;gt;&#039;&#039;&#039;texte en gras&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/nowiki&amp;gt; donne &#039;&#039;&#039;texte en gras&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
:*le &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;gras italique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; additionne les deux, soit deux fois 5 apostrophes droites : &amp;lt;nowiki&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;texte en gras italique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/nowiki&amp;gt; donne &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;texte en gras italique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
:*encadrer un texte par des doubles crochets permet de créer un lien interne.&lt;br /&gt;
:On peut déjà créer une page très lisible avec ces instructions basiques. Après, on peut aussi prier pour que les Chefs Invisibles (sont-ce des Illuminatis ?) comprennent qu&#039;imposer une volonté sans esprit de collaboration ne peut que décourager les intervenants (on en a connu des exemples...).&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 3 octobre 2020 à 20:23 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant_de_la_Pr%C3%A9fecture_de_police_de_Paris_au_XIXe_si%C3%A8cle&amp;diff=19930</id>
		<title>Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant_de_la_Pr%C3%A9fecture_de_police_de_Paris_au_XIXe_si%C3%A8cle&amp;diff=19930"/>
		<updated>2020-07-08T21:52:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : &amp;quot;Les garçons&amp;quot; + &amp;quot;Les intermédiaires&amp;quot; + plusieurs noms ajoutés&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, sous-titré &#039;&#039;« Pédés »&#039;&#039; et suivi d’un &#039;&#039;Dictionnaire des noms propres et noms communs les plus significatifs du registre&#039;&#039; ainsi que d’&#039;&#039;Annexes&#039;&#039;, est une retranscription du registre B{{Exp|B4}} de la Préfecture de police de [[Paris]], annotée et accompagnée de commentaires par [[Jean-Claude Féray]]. Cet ouvrage, publié en [[2012]] par [[Quintes-feuilles]], est souvent mentionné plus brièvement sous son titre de couverture &#039;&#039;Le registre infamant&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Établi sous la II{{e}} République, le « registre de pédérastes » B{{Exp|B4}} fut suivi au cours du {{s|XIX|e}} par le B{{Exp|B5}} et le B{{Exp|B6}}, moins intéressants, mais qui sont tout de même pris en compte dans les notes et commentaires de l’édition de 2012.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contenu des registres de pédérastes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les garçons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’âge des « [[Jésus (métier)|petits jésus]] » ou des [[prostitué]]s mineurs (la [[majorité]] étant alors à vingt et un ans) est rarement mentionné dans le registre établi par la Préfecture de police de Paris : celui de &#039;&#039;&#039;Colibri&#039;&#039;&#039;, quinze ans, celui de &#039;&#039;&#039;Ray&#039;&#039;&#039; « qui a eu la cristaline&amp;lt;ref&amp;gt;Le mot &#039;&#039;cristalline&#039;&#039; fait l’objet d’une entrée dans la partie « Dictionnaire » du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039;, en raison des changements de sa signification au cours des siècles. Après avoir d’abord désigné, au {{s|XVII|e}}, une maladie vénérienne de nature le plus souvent [[syphilis|syphilitique]], le mot a ensuite désigné les vésicules d’herpès [[prépuce|préputiales]] ou vulvaires, pour prendre au {{s-|XIX|e}} la signification presque exclusive de  chancre syphilitique à l’[[anus]]. C’est ce sens qui est attesté dans les registres de la préfecture de police de Paris.&amp;lt;/ref&amp;gt; à 15 ans », et celui de &#039;&#039;&#039;Bariski&#039;&#039;&#039;, seize ans, constituent des exceptions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’âge exact de [[Martin le petit fumiste|&#039;&#039;&#039;Martin&#039;&#039;&#039; « le petit fumiste »]] (surnommé ensuite « la badigeonneuse ») n’est pas connu ; cependant il a commencé très jeune, puisque Delahaie le procure à Victor Dutoyat qui n’aime « que les enfants » ; il a couché aussi avec Delahaie, Pauchet, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais certains des garçons évoqués dans le &#039;&#039;Registre&#039;&#039; ne se prostituaient peut-être pas :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Édouard Clause&#039;&#039;&#039;, quinze ans, a simplement reçu des propositions de Claude Pagaut.&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Jules Duvivier&#039;&#039;&#039;, quatorze ans, a accepté de masturber Jean-Claude Gelot pour cinquante centimes : on ne sait si cette activité lui était habituelle.&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Fusil&#039;&#039;&#039; est le surnom d’un [[apprentissage|apprenti]] « âgé de 14 à 15 ans », avec lequel Charles Alphonse Denis entretient des relations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les amateurs de garçons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La police de l’époque ne distinguait pas les personnalités intéressées par les jeunes garçons des autres personnalités étiquetées « pédés » au sens large, souvent désignées comme « tantes » et dont le nom et le signalement sont portés dans le registre. Elle mentionnait néanmoins parfois, parmi d’autres particularités, un intérêt notable concernant les « mômes », de sorte qu’il est possible de repérer, sur la centaine de noms du premier registre, quelques amateurs de jeunes garçons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, sont mentionnés, sans qu’ils fassent l’objet d’une monographie dans la partie « Dictionnaire » du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le libraire &#039;&#039;&#039;Alvarez&#039;&#039;&#039;, marié et père de famille, à qui le tailleur Matré aurait permis de « faire des passes » avec des jeunes garçons.&lt;br /&gt;
*Le rentier &#039;&#039;&#039;Arbrique&#039;&#039;&#039; (ou Abrique), « une tante qui lève des mômes ».&lt;br /&gt;
*Le &#039;&#039;&#039;[[baron Chaléon]]&#039;&#039;&#039; qui entretenait des « jésus » et auquel Lagarenne, employé à l’administration des postes, « procurait des petits garçons ».&lt;br /&gt;
*L’abbé &#039;&#039;&#039;[[Camille David]]&#039;&#039;&#039;, ancien [[prêtre chrétien|aumônier]] de collège, condamné pour [[outrage public à la pudeur]] sur un garçon de quatorze ans.&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Decrousse&#039;&#039;&#039;, marchand de gaufres lyonnais, qui « amène la nuit des mômes coucher avec lui ».&lt;br /&gt;
*Le teinturier &#039;&#039;&#039;[[Charles Alphonse Denis]]&#039;&#039;&#039; a des relations, parfois [[contrainte]]s ou [[violence|violentes]], avec des garçons entre quatorze et dix-huit ans.&lt;br /&gt;
*Le menuisier &#039;&#039;&#039;Duhamel&#039;&#039;&#039;, à qui « la Pépée procure des mômes ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Durand&#039;&#039;&#039;, bien que marié, « rôde au Luxembourg pour lever des petits garçons ».&lt;br /&gt;
*Le maçon &#039;&#039;&#039;[[Victor Dutoyat]]&#039;&#039;&#039;, « un effréné pédéraste, n’aimant que les enfants », vit avec un garçon de neuf ans, qu’il héberge depuis trois ans ; il a fréquenté aussi les jeunes Colibri et Martin le petit fumiste.&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Jean-Claude Gelot]]&#039;&#039;&#039;, arrêté en même temps que Jules Duvivier, quatorze ans, le second ayant accepté de [[masturbation|masturber]] le premier pour cinquante centimes.&lt;br /&gt;
*Le libraire &#039;&#039;&#039;Grand&#039;&#039;&#039; « est un pédéraste débauchant les jeunes mineurs ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Louis Lagaray]]&#039;&#039;&#039; (ou Agaray) est un vieux pédéraste à qui Delahaie fournit « des jeunes mineurs ».&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;[[Isidore François Lerendu]]&#039;&#039;&#039;, « pédéraste qui a levé deux mômes de 12 et 13 ans et les a emmenés chez lui ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Claude Pagaut]]&#039;&#039;&#039; a fait « des propositions honteuses au jeune Clause, Édouard, âgé de 15 ans ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Pauchet&#039;&#039;&#039; a vécu un temps avec Martin le petit fumiste.&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Rivoir]]&#039;&#039;&#039;, surpris au Jardin des plantes pour avoir mis son membre à nu « dans la main d’un petit garçon de 12 ans environ ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Eugène Joseph Yvert]]&#039;&#039;&#039; (ou Ivert), à qui un tapissier « procure de jeunes garçons ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les intermédiaires===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarque avec intérêt la profession officielle de divers [[proxénète]]s : tailleur, postier, tapissier…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Chottin&#039;&#039;&#039;, dit « la Chottin », a été « condamné à 2 ans de prison pour avoir favorisé la débauche de jeunes garçons ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Delahaie&#039;&#039;&#039; a procuré des jeunes mineurs, dont Colibri et Martin le petit fumiste, à Victor Dutoyat et à Louis Lagaray.&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Lagarenne&#039;&#039;&#039;, employé à l’administration des postes et « procureur de mômes », en fournit au baron Chaléon.&lt;br /&gt;
*Le tailleur &#039;&#039;&#039;Matré&#039;&#039;&#039; reçoit le libraire Alvarez, « auquel il aurait procuré un petit garçon pour faire une passe ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Félix Rigodin]]&#039;&#039;&#039;, dit « la Pépée », proxénète qui « procure des mômes » à Duhamel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dictionnaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Font l’objet d’une monographie dans la partie « Dictionnaire » du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Honoré-Charles Baston de Lariboisière]]&#039;&#039;&#039;, pour cette remarque : « On dit qu’il va à la recherche de petits garçons ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Auguste [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]]&#039;&#039;&#039;, à qui un domestique « procurait des mômes » .&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Jean-Fortuné Dobelin]]&#039;&#039;&#039;, qui « amenait des petits garçons coucher avec lui ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Mathieu Joseph Bonaventure Orfila]]&#039;&#039;&#039; « qui amène chez lui des petits vagabonds, des jésus ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Louis Augustin Onésiphore Taveau]]&#039;&#039;&#039;, dentiste, inventeur d’un amalgame d’argent, et qui a communiqué la syphilis dont il souffrait aux garçons qu’il accueillait et qu’il [[adoption|adoptait]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, si le nom du [[musique|compositeur]] &#039;&#039;&#039;[[Hervé (musicien)|Hervé]]&#039;&#039;&#039; (Florimond Ronger) n’est pas inscrit dans le registre de la préfecture de police de Paris, son affaire (détournement d’un garçon de douze ans) fait l’objet d’une monographie en raison de son traitement exactement contemporain de celle du chanteur d’opéra Alexis Dupont dont le nom figure, lui, dans le &#039;&#039;Registre&#039;&#039;. Les deux artistes furent du reste arrêtés par le même policier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Édition===&lt;br /&gt;
*[[Image:Le registre infamant (couverture 2012) 1773x2495.jpg|218px|thumb|right]]{{Référence:Le registre infamant/Quintes-Feuilles, 2012|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
*[[Affaire judiciaire en France]]&lt;br /&gt;
*[[Police]]&lt;br /&gt;
*[[Prostitution]]&lt;br /&gt;
*[[Proxénétisme]]&lt;br /&gt;
*[[Quintes-feuilles]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant_de_la_Pr%C3%A9fecture_de_police_de_Paris_au_XIXe_si%C3%A8cle&amp;diff=19927</id>
		<title>Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant_de_la_Pr%C3%A9fecture_de_police_de_Paris_au_XIXe_si%C3%A8cle&amp;diff=19927"/>
		<updated>2020-06-25T12:46:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Typographie, note et réorganisation, Yvert&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, sous-titré &#039;&#039;« Pédés »&#039;&#039; et suivi d’un &#039;&#039;Dictionnaire des noms propres et noms communs les plus significatifs du registre&#039;&#039; ainsi que d’&#039;&#039;Annexes&#039;&#039;, est une retranscription du registre B{{Exp|B4}} de la Préfecture de police de [[Paris]], annotée et accompagnée de commentaires par [[Jean-Claude Féray]]. Cet ouvrage, publié en [[2012]] par [[Quintes-feuilles]], est souvent mentionné plus brièvement sous son titre de couverture &#039;&#039;Le registre infamant&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Établi sous la II{{e}} République, le « registre de pédérastes » B{{Exp|B4}} fut suivi au cours du {{s|XIX|e}} par le B{{Exp|B5}} et le B{{Exp|B6}}, moins intéressants, mais qui sont tout de même pris en compte dans les notes et commentaires de l’édition de 2012.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Rédaction des registres de pédérastes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les amateurs de garçons dans le registre « Pédés »===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’âge des « [[Jésus (métier)|petits jésus]] » ou des [[prostitué]]s mineurs (la [[majorité]] étant alors à vingt et un ans) est rarement mentionné dans le registre établi par la Préfecture de police de Paris : celui de &#039;&#039;&#039;Colibri&#039;&#039;&#039;, quinze ans, celui de &#039;&#039;&#039;Ray&#039;&#039;&#039; « qui a eu la cristaline&amp;lt;ref&amp;gt;La cristalline est une lésion [[syphilis|syphilitique]] pustuleuse remplie de liquide clair, se développant sur le [[prépuce]].&amp;lt;/ref&amp;gt; à 15 ans », et celui de &#039;&#039;&#039;Bariski&#039;&#039;&#039;, seize ans, constituent des exceptions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La police de l’époque ne distinguait pas les personnalités intéressées par les jeunes garçons des autres personnalités étiquetées « pédés » au sens large, souvent désignées comme « tantes » et dont le nom et le signalement sont portés dans le registre. Elle mentionnait néanmoins parfois, parmi d’autres particularités, un intérêt notable concernant les « mômes », de sorte qu’il est possible de repérer, sur la centaine de noms du premier registre, quelques amateurs de jeunes garçons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, sont mentionnés, sans qu’ils fassent l’objet d’une monographie dans la partie « Dictionnaire » du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le libraire &#039;&#039;&#039;Alvarez&#039;&#039;&#039;, marié et père de famille, à qui un tailleur aurait fourni « un petit garçon pour une passe ».&lt;br /&gt;
*Le &#039;&#039;&#039;[[baron Chaléon]]&#039;&#039;&#039; qui entretenait des « jésus » et auquel un employé à l’administration des postes « procurait des petits garçons ».&lt;br /&gt;
*L’abbé &#039;&#039;&#039;[[Camille David]]&#039;&#039;&#039;, ancien aumônier de collège, condamné pour outrage public à la pudeur commis sur un garçon de quatorze ans.&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Jean-Claude Gelot]]&#039;&#039;&#039;, arrêté en même temps que Jules Duvivier, quatorze ans, le second ayant accepté de masturber le premier pour cinquante centimes.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;[[Isidore François Lerendu]]&#039;&#039;&#039;, « pédéraste qui a levé deux mômes de 12 et 13 ans et les a emmenés chez lui ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Claude Pagaut]]&#039;&#039;&#039; qui a fait « des propositions honteuses au jeune Clause Édouard, âgé de 15 ans ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Rivoir]]&#039;&#039;&#039;, surpris au Jardin des plantes pour avoir mis son membre à nu « dans la main d’un petit garçon de 12 ans environ ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Eugène Joseph Yvert]]&#039;&#039;&#039; (ou Ivert), à qui un tapissier « procure de jeunes garçons ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dictionnaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Font l’objet d’une monographie dans la partie « Dictionnaire » du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Honoré-Charles Baston de Lariboisière]]&#039;&#039;&#039;, pour cette remarque : « On dit qu’il va à la recherche de petits garçons ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Auguste [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]]&#039;&#039;&#039;, à qui un domestique « procurait des mômes » .&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Jean-Fortuné Dobelin]]&#039;&#039;&#039;, qui « amenait des petits garçons coucher avec lui ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Mathieu Joseph Bonaventure Orfila]]&#039;&#039;&#039; « qui amène chez lui des petits vagabonds, des jésus ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Louis Augustin Onésiphore Taveau]]&#039;&#039;&#039;, dentiste, inventeur d’un amalgame d’argent, et qui a communiqué la syphilis dont il souffrait aux garçons qu’il accueillait et qu’il [[adoption|adoptait]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, si le nom du compositeur &#039;&#039;&#039;[[Hervé (musicien)|Hervé]]&#039;&#039;&#039; (Florimond Ronger) n’est pas inscrit dans le registre de la préfecture de police de Paris, son affaire (détournement d’un garçon de douze ans) fait l’objet d’une monographie en raison de son traitement exactement contemporain de celle du chanteur d’opéra Alexis Dupont dont le nom figure, lui, dans le Registre. Les deux artistes furent du reste arrêtés par le même policier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Édition===&lt;br /&gt;
*[[Image:Le registre infamant (couverture 2012) 1773x2495.jpg|218px|thumb|right]]{{Référence:Le registre infamant/Quintes-Feuilles, 2012|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
*[[Affaire judiciaire en France]]&lt;br /&gt;
*[[Police]]&lt;br /&gt;
*[[Quintes-feuilles]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_judiciaire_en_France&amp;diff=19925</id>
		<title>Affaire judiciaire en France</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_judiciaire_en_France&amp;diff=19925"/>
		<updated>2020-06-21T23:38:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Arnal, Brunet, Choisnard, École en bateau, Édard, Gréalou, Lafourcade, Lefort, Thomas et Bulot&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cette page répertorie des &#039;&#039;&#039;affaires judiciaires&#039;&#039;&#039; qui ont eu lieu en &#039;&#039;&#039;[[France]]&#039;&#039;&#039;, touchant au thème de la [[sexualité]] avec des [[mineur]]s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les affaires sont classées ci-dessous par ordre chronologique, selon la date du jugement définitif.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Sommaire |num=non |titre=non |niveau=2 |multicol=3 |largeur=99%}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XV|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1431-1440===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[4 novembre]] [[1440]] &#039;&#039;(26 octobre selon le calendrier julien)&#039;&#039;, à Nantes, exécution par pendaison du baron et maréchal de France [[Gilles de Rais]], accusé d’avoir fait [[enlèvement|enlever]] des dizaines de jeunes garçons pour les [[sodomisation|sodomiser]] et les [[meurtre|tuer]] ; puis de ses valets et complices [[Étienne Corrillaut]] et [[Henriet Griart]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVI|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1531-1540===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’abbé [[Benoît Gréalou]] est brûlé vif à Cahors en [[1536]].&lt;br /&gt;
*Le [[8 octobre]] [[1540]], le Parlement de Paris confirme que [[Nicolas Ferry]], négociant à Moulins, devra être soumis à la question pour savoir s’il a ou non commis sur Antoine Mullet, treize ans, le crime de sodomie dont il est accusé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1581-1590===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[1er février|1{{Exp|er}} février]] [[1586]], [[Jean Dadon]], [[professeur]], est pendu et [[supplice du feu|brûlé]] à [[Paris]] pour avoir sodomisé un de ses jeunes élèves.&lt;br /&gt;
*Le [[6 mars]] 1586, à Dijon, le [[prêtre chrétien|prêtre]] [[catholicisme|catholique]] et [[musique|musicien]] [[Richard Renvoisy]] est brûlé vif pour avoir eu des relations charnelles avec un ou plusieurs des [[petit chanteur|petits choristes]] placés sous son autorité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVII|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1601-1610===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Jean Imbert Brunet]], prêtre d’Ollioules, est brûlé en avril [[1601]].&lt;br /&gt;
*Le [[9 février]] [[1602]], [[Charles Auvré]], relieur de missels, est étranglé et brûlé à Paris pour avoir sodomisé des jeunes garçons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1611-1620===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[18 août]] [[1611]], à Laval, le tisserand [[François Beaupled]] est pendu et brûlé pour avoir sodomisé le jeune Blaise Gérard Bonnetier, treize ans, violé une fillette de neuf ans, et copulé avec une chèvre.&lt;br /&gt;
*Le [[21 juillet]] [[1612]], à Champigny, le vigneron [[Gervais Liénard]] est étranglé et brûlé pour avoir brutalement sodomisé le jeune Thibaut Valeran, fils d’un fermier, âgé de treize ans et demi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1621-1630===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[19 août]] [[1623]], à Berthiay, le garçon-chirurgien [[Toussaint Boudier]] est pendu et brûlé pour avoir sodomisé plusieurs personnes, dont le jeune Léopold Bougeran.&lt;br /&gt;
*Le [[4 juin]] [[1624]], à Chef-Boutonne, le garçon d’hôtel [[Jean Perier]] est étranglé et brûlé pour avoir sodomisé Gérard Le Riche, onze ans et demi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1631-1640===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[16 juillet]] [[1633]], la Cour du Parlement de Paris condamne le chirurgien [[Léonard Moreuil]] à être pendu et brûlé pour avoir sodomisé Michel Morgaron, treize ans, avoir copulé avec sa sœur Catherine, onze ans, et les avoir incité à commettre l’[[inceste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1641-1650===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[24 novembre]] [[1650]], le Parlement de Paris condamne définitivement [[Félix Simon]], charpentier à Fresnay, à être pendu et brûlé pour crime de sodomie et empoisonnement sur la personne d’André des Rosiers, seize ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVIII|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1721-1730===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[24 mai]] [[1726]], à Paris, le [[proxénète]] homosexuel [[Étienne-Benjamin Deschauffours]], reconnu coupable d’enlèvements, de [[castration]] et de meurtre sur de jeunes garçons, est exécuté en place publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1781-1790===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[10 octobre]] [[1783]], à Paris, le prêtre capucin défroqué [[Jacques-François Pascal]] est roué et brûlé en place publique pour avoir tenté de [[viol]]er un garçon de quatorze ans, Jacques Gressier, et l’avoir grièvement blessé de nombreux coups de couteau en raison de sa résistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XIX|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1841-1850===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Attentat aux mœurs, condamnation, appel, expertise médicale et prononcé du jugement (texte intégral)|Affaire Ferré]] : Le [[25 février]] [[1843]], la cour d’appel de Chartres acquitte l’instituteur [[Roch Ferré]] de l’accusation d’outrage public à la pudeur, en raison de son « état de folie » au moment des faits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1851-1860===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Procès de l’archéologue, ethnologue et dessinateur [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]], le [[23 septembre]] [[1852]], devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand.&lt;br /&gt;
*[[Affaire Hervé (documents)|Affaire Hervé]] : le [[musique|musicien]] Florimond Ronger, dit [[Hervé (musicien)|Hervé]], accusé d’avoir [[détournement de mineur|détourné]] un garçon de douze ans et demi, est jugé le [[10 novembre]] [[1856]] par la cour d’assises de la Seine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1861-1870===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Vincent-Auguste Arnal]], curé de Saint-Laurent-des-Trubes, est condamné en [[1868]] aux travaux forcés à perpétuité pour attentat à la pudeur sur un garçon âgé de moins de quinze ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’abbé Lafourcade, curé de Biarrotte, est condamné en 1868 à six ans de réclusion pour de nombreux attentats à la pudeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1871-1880===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le père [[Léon Choisnard]], curé en Indre-et-Loire, est condamné en [[1878]] à quinze ans de travaux forcés.&lt;br /&gt;
*Le curé [[Louis-Clément Édard]] est condamné en 1878.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XX|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1901-1910===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Novembre [[1903]] : Procès à Paris de [[Jacques d’Adelsward-Fersen]] et d’[[Hamelin de Warren]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire Thomas et Bulot (articles)|Affaire Thomas et Bulot]] : À Quimper, en [[1908]], les abbés Alexandre Thomas et Joseph Bulot sont inquiétés pour leurs relations avec des garçons. Le premier sera interné dans un asile psychiatrique, alors que le second s&#039;est [[suicide|suicidé]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1951-1960===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1981-1990===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire de Saint-Ouen (1978-1981)|Affaire de Saint-Ouen]] : [[Jacques D***]], Tribunal de Bobigny, novembre [[1981]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire Amaniera]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire du Coral]] : début le [[13 octobre]] [[1982]] ; dix accusés au procès correctionnel en janvier [[1986]] ; procès en appel en [[1987]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire du CRIES]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1991-2000===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire Toro Bravo]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire Ado 71]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XXI|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2001-2010===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire Lefort]] : [[François Lefort des Ylouses]], prêtre précédemment actif dans l’[[antipédophilisme]], est condamné en [[2005]] par la cour d&#039;assises des Hauts-de-Seine à huit ans de prison, pour viols et agressions sexuelles sur quatre mineurs et tentative de corruption sur deux autres, au [[Sénégal]] et à Neuilly-sur-Seine.&lt;br /&gt;
*[[Affaire d’Outreau]] : début de l’instruction en [[2001]] ; dix-sept accusés devant la Cour d’assises de Saint-Omer du [[4 mai]] au [[2 juillet]] [[2004]] – dix sont condamnés et sept acquittés ; six appelants à la Cour d’appel de Paris en novembre [[2005]], tous acquittés le [[1er décembre|1{{Exp|er}} décembre]] 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2011-2020===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire de Chavagnes-en-Paillers (2011-2012)|Affaire de Chavagnes-en-Paillers]] : plainte en avril [[2011]] ; une enseignante accusée et condamnée au tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon le [[3 septembre]] [[2012]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire Gérard C*** (2008-2012)|Affaire Gérard C***]] : arrestation en [[2008]] ; Cour d’assises de Paris le [[7 septembre]] [[2012]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire de l’École en bateau]] : En [[2013]], l’ancien instituteur Léonide K***, psychologue et fondateur de l’[[École en bateau]], est condamné à douze ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur mineur de quinze ans, ainsi que deux autres encadrants de cette [[éducation alternative|structure éducative non traditionnelle]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Code pénal (France)]]&lt;br /&gt;
*[[Institution judiciaire (France)]]&lt;br /&gt;
*[[Liste d’ecclésiastiques pédérastes ou pédophiles]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Affaire de mœurs en France]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_judiciaire_en_France&amp;diff=19924</id>
		<title>Affaire judiciaire en France</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_judiciaire_en_France&amp;diff=19924"/>
		<updated>2020-06-20T00:28:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Auvré, Beaupled, Boudier, Deschauffours, Ferry, Fersen, Liénard, Moreuil, Pascal, Perier, Renvoisy, Simon&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cette page répertorie des &#039;&#039;&#039;affaires judiciaires&#039;&#039;&#039; qui ont eu lieu en &#039;&#039;&#039;[[France]]&#039;&#039;&#039;, touchant au thème de la [[sexualité]] avec des [[mineur]]s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les affaires sont classées ci-dessous par ordre chronologique, selon la date du jugement définitif.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Sommaire |num=non |titre=non |niveau=2 |multicol=3 |largeur=99%}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XV|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1431-1440===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[4 novembre]] [[1440]] &#039;&#039;(26 octobre selon le calendrier julien)&#039;&#039;, à Nantes, exécution par pendaison du baron et maréchal de France [[Gilles de Rais]], accusé d’avoir fait [[enlèvement|enlever]] des dizaines de jeunes garçons pour les [[sodomisation|sodomiser]] et les [[meurtre|tuer]] ; puis de ses valets et complices [[Étienne Corrillaut]] et [[Henriet Griart]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVI|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1531-1540===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[8 octobre]] [[1540]], le Parlement de Paris confirme que [[Nicolas Ferry]], négociant à Moulins, devra être soumis à la question pour savoir s’il a ou non commis sur [[Antoine Mullet]], treize ans, le crime de sodomie dont il est accusé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1581-1590===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[1er février|1{{Exp|er}} février]] [[1586]], [[Jean Dadon]], [[professeur]], est pendu et [[supplice du feu|brûlé]] à [[Paris]] pour avoir sodomisé un de ses jeunes élèves.&lt;br /&gt;
*Le [[6 mars]] 1586, à Dijon, le [[prêtre chrétien|prêtre]] [[catholicisme|catholique]] et [[musique|musicien]] [[Richard Renvoisy]] est brûlé vif pour avoir eu des relations charnelles avec un ou plusieurs des [[petit chanteur|petits choristes]] placés sous son autorité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVII|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1601-1610===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[9 février]] [[1602]], Charles Auvré, relieur de missels, est étranglé et brûlé à Paris pour avoir sodomisé des jeunes garçons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1611-1620===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[18 août]] [[1611]], à Laval, le tisserand [[François Beaupled]] est pendu et brûlé pour avoir sodomisé le jeune [[Blaise Gérard Bonnetier]], treize ans, violé une fillette de neuf ans, et copulé avec une chèvre.&lt;br /&gt;
*Le [[21 juillet]] [[1612]], à Champigny, le vigneron [[Gervais Liénard]] est étranglé et brûlé pour avoir brutalement sodomisé le jeune [[Thibaut Valeran]], fils d’un fermier, âgé de treize ans et demi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1621-1630===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[19 août]] [[1623]], à Berthiay, le garçon-chirurgien [[Toussaint Boudier]] est pendu et brûlé pour avoir sodomisé plusieurs personnes, dont le jeune [[Léopold Bougeran]].&lt;br /&gt;
*Le [[4 juin]] [[1624]], à Chef-Boutonne, le garçon d’hôtel [[Jean Perier]] est étranglé et brûlé pour avoir sodomisé [[Gérard Le Riche]], onze ans et demi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1631-1640===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[16 juillet]] [[1633]], la Cour du Parlement de Paris condamne le chirurgien [[Léonard Moreuil]] à être pendu et brûlé pour avoir sodomisé [[Michel Morgaron]], treize ans, avoir copulé avec sa sœur Catherine, onze ans, et les avoir incité à commettre l’[[inceste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1641-1650===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[24 novembre]] [[1650]], le Parlement de Paris condamne définitivement [[Félix Simon]], charpentier à Fresnay, à être pendu et brûlé pour crime de sodomie et empoisonnement sur la personne d’[[André des Rosiers]], seize ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVIII|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1721-1730===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[24 mai]] [[1726]], à Paris, le [[proxénète]] homosexuel [[Étienne-Benjamin Deschauffours]], reconnu coupable d’enlèvements, de [[castration]] et de meurtre sur de jeunes garçons, est exécuté en place publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1781-1790===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[10 octobre]] [[1783]], à Paris, le prêtre capucin défroqué [[Jacques-François Pascal]] est roué et brûlé en place publique pour avoir tenté de [[viol]]er un garçon de quatorze ans, [[Jacques Gressier]], et l’avoir grièvement blessé de nombreux coups de couteau en raison de sa résistance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XIX|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1841-1850===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Attentat aux mœurs, condamnation, appel, expertise médicale et prononcé du jugement (texte intégral)|Affaire Ferré]] : Le [[25 février]] [[1843]], la cour d’appel de Chartres acquitte l’instituteur [[Roch Ferré]] de l’accusation d’outrage public à la pudeur, en raison de son « état de folie » au moment des faits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1851-1860===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Procès de l’archéologue, ethnologue et dessinateur [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]], le [[23 septembre]] [[1852]], devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand.&lt;br /&gt;
*[[Affaire Hervé (documents)|Affaire Hervé]] : le [[musique|musicien]] Florimond Ronger, dit [[Hervé (musicien)|Hervé]], accusé d’avoir [[détournement de mineur|détourné]] un garçon de douze ans et demi, est jugé le [[10 novembre]] [[1856]] par la cour d’assises de la Seine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XX|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1901-1910===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Novembre [[1903]] : Procès à Paris de [[Jacques d’Adelsward-Fersen]] et d’[[Hamelin de Warren]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1981-1990===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire de Saint-Ouen (1978-1981)|Affaire de Saint-Ouen]] : [[Jacques D***]], Tribunal de Bobigny, novembre [[1981]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire Amaniera]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire du Coral]] : début le [[13 octobre]] [[1982]] ; dix accusés au procès correctionnel en janvier [[1986]] ; procès en appel en [[1987]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire du CRIES]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1991-2000===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire Toro Bravo]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire Ado 71]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XXI|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2001-2010===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire d’Outreau]] : début de l’instruction en [[2001]] ; dix-sept accusés devant la Cour d’assises de Saint-Omer du [[4 mai]] au [[2 juillet]] [[2004]] – dix sont condamnés et sept acquittés ; six appelants à la Cour d’appel de Paris en novembre [[2005]], tous acquittés le [[1er décembre|1{{Exp|er}} décembre]] 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2011-2020===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire de Chavagnes-en-Paillers (2011-2012)|Affaire de Chavagnes-en-Paillers]] : plainte en avril [[2011]] ; une enseignante accusée et condamnée au tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon le [[3 septembre]] [[2012]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire Gérard C*** (2008-2012)|Affaire Gérard C***]] : arrestation en [[2008]] ; Cour d’assises de Paris le [[7 septembre]] [[2012]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Code pénal (France)]]&lt;br /&gt;
*[[Institution judiciaire (France)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Affaire de mœurs en France]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_judiciaire_en_France&amp;diff=19923</id>
		<title>Affaire judiciaire en France</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_judiciaire_en_France&amp;diff=19923"/>
		<updated>2020-06-19T22:49:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Jean Dadon&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cette page répertorie des &#039;&#039;&#039;affaires judiciaires&#039;&#039;&#039; qui ont eu lieu en &#039;&#039;&#039;[[France]]&#039;&#039;&#039;, touchant au thème de la [[sexualité]] des [[mineur]]s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les affaires sont classées ci-dessous par ordre chronologique, selon la date du jugement définitif.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Sommaire |num=non |titre=non |niveau=2 |multicol=3 |largeur=99%}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XV|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1431-1440===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVI|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1581-1590===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le [[1er février|1{{Exp|er}} février]] [[1586]], [[Jean Dadon]], [[professeur]], est pendu et [[supplice du feu|brûlé]] à [[Paris]] pour avoir [[sodomisation|sodomisé]] un de ses jeunes élèves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVII|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1651-1660===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVIII|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1751-1760===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XIX|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1841-1850===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Attentat aux mœurs, condamnation, appel, expertise médicale et prononcé du jugement (texte intégral)|Affaire Ferré]] : Le [[25 février]] [[1843]], la cour d’appel de Chartres acquitte l’instituteur [[Roch Ferré]] de l’accusation d’outrage public à la pudeur, en raison de son « état de folie » au moment des faits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1851-1860===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Procès de l’archéologue, ethnologue et dessinateur [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]], le [[23 septembre]] [[1852]], devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand.&lt;br /&gt;
*[[Affaire Hervé (documents)|Affaire Hervé]] : le [[musique|musicien]] Florimond Ronger, dit [[Hervé (musicien)|Hervé]], accusé d’avoir [[détournement de mineur|détourné]] un garçon de douze ans et demi, est jugé le [[10 novembre]] [[1856]] par la cour d’assises de la Seine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XX|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1981-1990===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire de Saint-Ouen (1978-1981)|Affaire de Saint-Ouen]] : [[Jacques D***]], Tribunal de Bobigny, novembre [[1981]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire du Coral]] : début le [[13 octobre]] [[1982]] ; dix accusés au procès correctionnel en janvier [[1986]] ; procès en appel en [[1987]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1991-2000===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XXI|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2001-2010===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire d’Outreau]] : début de l’instruction en [[2001]] ; dix-sept accusés devant la Cour d’assises de Saint-Omer du [[4 mai]] au [[2 juillet]] [[2004]] – dix sont condamnés et sept acquittés ; six appelants à la Cour d’appel de Paris en novembre [[2005]], tous acquittés le [[1er décembre|1{{Exp|er}} décembre]] 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2011-2020===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire de Chavagnes-en-Paillers (2011-2012)|Affaire de Chavagnes-en-Paillers]] : plainte en avril [[2011]] ; une enseignante accusée et condamnée au tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon le [[3 septembre]] [[2012]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire Gérard C*** (2008-2012)|Affaire Gérard C***]] : arrestation en [[2008]] ; Cour d’assises de Paris le [[7 septembre]] [[2012]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Code pénal (France)]]&lt;br /&gt;
*[[Institution judiciaire (France)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Affaire de mœurs en France]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_judiciaire_en_France&amp;diff=19922</id>
		<title>Affaire judiciaire en France</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_judiciaire_en_France&amp;diff=19922"/>
		<updated>2020-06-19T11:30:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Mise en forme du sommaire + Affaire Ferré&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cette page répertorie des &#039;&#039;&#039;affaires judiciaires&#039;&#039;&#039; qui ont eu lieu en &#039;&#039;&#039;[[France]]&#039;&#039;&#039;, touchant au thème de la [[sexualité]] des [[mineur]]s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les affaires sont classées ci-dessous par ordre chronologique, selon la date du jugement définitif.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Sommaire |num=non |titre=non |niveau=2 |multicol=3 |largeur=99%}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XV|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1431-1440===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVI|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1581-1590===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVII|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1651-1660===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVIII|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1751-1760===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XIX|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1841-1850===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Attentat aux mœurs, condamnation, appel, expertise médicale et prononcé du jugement (texte intégral)|Affaire Ferré]] : Le [[25 février]] [[1843]], la cour d’appel de Chartres acquitte l’instituteur [[Roch Ferré]] de l’accusation d’outrage public à la pudeur, en raison de son « état de folie » au moment des faits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1851-1860===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Procès de l’archéologue, ethnologue et dessinateur [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]], le [[23 septembre]] [[1852]], devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand.&lt;br /&gt;
*[[Affaire Hervé (documents)|Affaire Hervé]] : le [[musique|musicien]] Florimond Ronger, dit [[Hervé (musicien)|Hervé]], accusé d’avoir [[détournement de mineur|détourné]] un garçon de douze ans et demi, est jugé le [[10 novembre]] [[1856]] par la cour d’assises de la Seine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XX|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1981-1990===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire de Saint-Ouen (1978-1981)|Affaire de Saint-Ouen]] : [[Jacques D***]], Tribunal de Bobigny, novembre [[1981]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire du Coral]] : début le [[13 octobre]] [[1982]] ; dix accusés au procès correctionnel en janvier [[1986]] ; procès en appel en [[1987]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1991-2000===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XXI|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2001-2010===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire d’Outreau]] : début de l’instruction en [[2001]] ; dix-sept accusés devant la Cour d’assises de Saint-Omer du [[4 mai]] au [[2 juillet]] [[2004]] – dix sont condamnés et sept acquittés ; six appelants à la Cour d’appel de Paris en novembre [[2005]], tous acquittés le [[1er décembre|1{{Exp|er}} décembre]] 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2011-2020===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire de Chavagnes-en-Paillers (2011-2012)|Affaire de Chavagnes-en-Paillers]] : plainte en avril [[2011]] ; une enseignante accusée et condamnée au tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon le [[3 septembre]] [[2012]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire Gérard C*** (2008-2012)|Affaire Gérard C***]] : arrestation en [[2008]] ; Cour d’assises de Paris le [[7 septembre]] [[2012]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Code pénal (France)]]&lt;br /&gt;
*[[Institution judiciaire (France)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Affaire de mœurs en France]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_judiciaire_en_France&amp;diff=19921</id>
		<title>Affaire judiciaire en France</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_judiciaire_en_France&amp;diff=19921"/>
		<updated>2020-06-18T23:56:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Affaires Bachelot de La Pylaie et Hervé&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cette page répertorie des &#039;&#039;&#039;affaires judiciaires&#039;&#039;&#039; qui ont eu lieu en &#039;&#039;&#039;[[France]]&#039;&#039;&#039;, touchant au thème de la [[sexualité]] des [[mineur]]s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les affaires sont classées ci-dessous par ordre chronologique, selon la date du jugement définitif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVI|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVII|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XVIII|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XIX|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1851-1860===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Procès de l’archéologue, ethnologue et dessinateur [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]], le [[23 septembre]] [[1852]], devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand.&lt;br /&gt;
*[[Affaire Hervé (documents)|Affaire Hervé]] : le [[musique|musicien]] Florimond Ronger, dit [[Hervé (musicien)|Hervé]], accusé d’avoir [[détournement de mineur|détourné]] un garçon de douze ans et demi, est jugé le [[10 novembre]] [[1856]] par la cour d’assises de la Seine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XX|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1981-1990===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire de Saint-Ouen (1978-1981)|Affaire de Saint-Ouen]] : [[Jacques D***]], Tribunal de Bobigny, novembre [[1981]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire du Coral]] : début le [[13 octobre]] [[1982]] ; dix accusés au procès correctionnel en janvier [[1986]] ; procès en appel en [[1987]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1991-2000===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=={{s|XXI|e}}==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2001-2010===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire d’Outreau]] : début de l’instruction en [[2001]] ; dix-sept accusés devant la Cour d’assises de Saint-Omer du [[4 mai]] au [[2 juillet]] [[2004]] – dix sont condamnés et sept acquittés ; six appelants à la Cour d’appel de Paris en novembre [[2005]], tous acquittés le [[1er décembre|1{{Exp|er}} décembre]] 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2011-2020===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire de Chavagnes-en-Paillers (2011-2012)|Affaire de Chavagnes-en-Paillers]] : plainte en avril [[2011]] ; une enseignante accusée et condamnée au tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon le [[3 septembre]] [[2012]].&lt;br /&gt;
*[[Affaire Gérard C*** (2008-2012)|Affaire Gérard C***]] : arrestation en [[2008]] ; Cour d’assises de Paris le [[7 septembre]] [[2012]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Code pénal (France)]]&lt;br /&gt;
*[[Institution judiciaire (France)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Affaire de mœurs en France]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19920</id>
		<title>Bachelot de La Pylaie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19920"/>
		<updated>2020-06-18T23:39:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Redirect&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=De_La_Pylaie&amp;diff=19919</id>
		<title>De La Pylaie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=De_La_Pylaie&amp;diff=19919"/>
		<updated>2020-06-18T23:38:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Redirect&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
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		<title>La Pylaie</title>
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		<updated>2020-06-18T23:38:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Redirect&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
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		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
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		<updated>2020-06-18T23:35:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : m&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Auguste-&#039;&#039;&#039;Jean-Marie Bachelot de La Pylaie&#039;&#039;&#039; est un naturaliste [[France|français]] né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le [[25 mai]] [[1786]] et mort à Marseille le [[12 octobre]] [[1856]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à [[Paris]], Jean-Marie Bachelot de La Pylaie suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes [[garçon]]s et les [[adolescent]]s le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études, qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie, tout en y découvrant des zones d’ombre. Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista dans la biographie de Bachelot de La Pylaie qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;L’Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux&#039;&#039; en [[1934]] reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe, faisant état d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tenta ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de La Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de La Pylaie, ne trouva qu’une période d’inactivité en [[1839]], qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de La Pylaie en Vendée, en [[1831]], durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre, mort trop jeune de tuberculose, qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de « &#039;&#039;Pylaye&#039;&#039; » avec la précision : « &#039;&#039;(de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot&#039;&#039; ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°&amp;amp;nbsp;12. En 1843 ou 1844, il demeurait rue Richelieu, n°&amp;amp;nbsp;26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignements à la police de Paris. C’est la 1{{Exp|ère}} division qui a fait la réponse. (2 septembre 1852)&#039;&#039;. »&amp;lt;ref&amp;gt;[[Jean-Claude Féray]], &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, Paris, [[Quintes-feuilles]], [[2012]], p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en [[1871]]. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray, qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « Pédés » de la préfecture de police, à poursuivre son enquête dans les archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d’écrou, Dossier de procédure, Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre [[1852]] apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de La Pylaie, et révélait aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer, voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de Saint-Jean-des-Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de treize ans, alors au service de Bachelot de La Pylaie, au sujet des bruits qui couraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « &#039;&#039;avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête&#039;&#039; ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bachelot de La Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le [[30 juillet]] 1852. Le procureur non seulement recueillit les témoignages des adolescents âgés de quinze à dix-sept ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais il remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur, qui était allé recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de La Pylaie « &#039;&#039;a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et deux cents francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de La Pylaie cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac à Marseille, le 12 octobre 1856, à l’âge de soixante-dix ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants.&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot, « Bachelot de La Pylaie (1786-1856) », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dr Marcel Baudouin, &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la première heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;, Impr. P. Saffray, 1936.&lt;br /&gt;
*Ch. Boyer, « Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856) », &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l’Ain&#039;&#039;, 1938.&lt;br /&gt;
*Colonel Gaston Adolphe Joseph Gillot, « Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) : naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 (Lire en ligne : [https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf BACHELOT DE LA PYLAIE (1786-1856)]) et 1952, vol. 32.&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, « Bachelot de La Pylaie Jean-Marie Auguste », in &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie « Dictionnaire », p. 178-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Bachelot de la pylaie (Jeanmarie)}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Affaire de mœurs en France]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dessinateur français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédéraste français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Scientifique français]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19916</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
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		<updated>2020-06-18T23:33:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Titre exact du &amp;quot;Registre infamant&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Auguste-&#039;&#039;&#039;Jean-Marie Bachelot de La Pylaie&#039;&#039;&#039; est un naturaliste [[France|français]] né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le [[25 mai]] [[1786]] et mort à Marseille le [[12 octobre]] [[1856]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à [[Paris]], Jean-Marie Bachelot de La Pylaie suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes [[garçon]]s et les [[adolescent]]s le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études, qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie, tout en y découvrant des zones d’ombre. Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista dans la biographie de Bachelot de La Pylaie qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;L’Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux&#039;&#039; en [[1934]] reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe, faisant état d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tenta ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de La Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de La Pylaie, ne trouva qu’une période d’inactivité en [[1839]], qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de La Pylaie en Vendée, en [[1831]], durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre, mort trop jeune de tuberculose, qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de « &#039;&#039;Pylaye&#039;&#039; » avec la précision : « &#039;&#039;(de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot&#039;&#039; ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°&amp;amp;nbsp;12. En 1843 ou 1844, il demeurait rue Richelieu, n°&amp;amp;nbsp;26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignements à la police de Paris. C’est la 1{{Exp|ère}} division qui a fait la réponse. (2 septembre 1852)&#039;&#039;. »&amp;lt;ref&amp;gt;[[Jean-Claude Féray]], &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, Paris, [[Quintes-feuilles]], [[2012]], p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en [[1871]]. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray, qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « Pédés » de la préfecture de police, à poursuivre son enquête dans les archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d’écrou, Dossier de procédure, Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre [[1852]] apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de La Pylaie, et révélait aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer, voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de Saint-Jean-des-Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de treize ans, alors au service de Bachelot de La Pylaie, au sujet des bruits qui couraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « &#039;&#039;avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête&#039;&#039; ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bachelot de La Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le [[30 juillet]] 1852. Le procureur non seulement recueillit les témoignages des adolescents âgés de quinze à dix-sept ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais il remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur, qui était allé recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de La Pylaie « &#039;&#039;a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et deux cents francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de La Pylaie cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac à Marseille, le 12 octobre 1856, à l’âge de soixante-dix ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants.&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot, « Bachelot de La Pylaie (1786-1856) », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dr Marcel Baudouin, &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la première heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;, Impr. P. Saffray, 1936.&lt;br /&gt;
*Ch. Boyer, « Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856) », &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l’Ain&#039;&#039;, 1938.&lt;br /&gt;
*Colonel Gaston Adolphe Joseph Gillot, « Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) : naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 (Lire en ligne : [https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf BACHELOT DE LA PYLAIE (1786-1856)]) et 1952, vol. 32.&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, « Bachelot de La Pylaie Jean-Marie Auguste », in &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle]]&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie « Dictionnaire », p. 178-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Bachelot de la pylaie (Jeanmarie)}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Affaire de mœurs en France]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dessinateur français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédéraste français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Scientifique français]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant&amp;diff=19915</id>
		<title>Le premier registre infamant</title>
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		<updated>2020-06-18T23:30:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Redirect&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_registre_infamant&amp;diff=19914</id>
		<title>Le registre infamant</title>
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		<updated>2020-06-18T23:30:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Redirect&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Gaston_Goor&amp;diff=19913</id>
		<title>Catégorie:Gaston Goor</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Gaston_Goor&amp;diff=19913"/>
		<updated>2020-06-17T14:42:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Catégorie:Dessinateur français&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{DEFAULTSORT:Goor, Gaston}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dessinateur français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Peintre français]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19912</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19912"/>
		<updated>2020-06-17T14:39:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Catégorie:Affaire de mœurs en France&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Auguste-&#039;&#039;&#039;Jean-Marie Bachelot de La Pylaie&#039;&#039;&#039; est un naturaliste [[France|français]] né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le [[25 mai]] [[1786]] et mort à Marseille le [[12 octobre]] [[1856]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à [[Paris]], Jean-Marie Bachelot de La Pylaie suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes [[garçon]]s et les [[adolescent]]s le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études, qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie, tout en y découvrant des zones d’ombre. Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista dans la biographie de Bachelot de La Pylaie qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;L’Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux&#039;&#039; en [[1934]] reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe, faisant état d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tenta ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de La Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de La Pylaie, ne trouva qu’une période d’inactivité en [[1839]], qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de La Pylaie en Vendée, en [[1831]], durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre, mort trop jeune de tuberculose, qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de « &#039;&#039;Pylaye&#039;&#039; » avec la précision : « &#039;&#039;(de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot&#039;&#039; ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°&amp;amp;nbsp;12. En 1843 ou 1844, il demeurait rue Richelieu, n°&amp;amp;nbsp;26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignements à la police de Paris. C’est la 1{{Exp|ère}} division qui a fait la réponse. (2 septembre 1852)&#039;&#039;. »&amp;lt;ref&amp;gt;[[Jean-Claude Féray]], &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, Paris, [[Quintes-feuilles]], [[2012]], p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en [[1871]]. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray, qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « Pédés » de la préfecture de police, à poursuivre son enquête dans les archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d’écrou, Dossier de procédure, Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre [[1852]] apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de La Pylaie, et révélait aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer, voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de Saint-Jean-des-Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de treize ans, alors au service de Bachelot de La Pylaie, au sujet des bruits qui couraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « &#039;&#039;avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête&#039;&#039; ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bachelot de La Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le [[30 juillet]] 1852. Le procureur non seulement recueillit les témoignages des adolescents âgés de quinze à dix-sept ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais il remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur, qui était allé recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de La Pylaie « &#039;&#039;a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et deux cents francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de La Pylaie cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac à Marseille, le 12 octobre 1856, à l’âge de soixante-dix ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants.&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot, « Bachelot de La Pylaie (1786-1856) », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dr Marcel Baudouin, &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la première heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;, Impr. P. Saffray, 1936.&lt;br /&gt;
*Ch. Boyer, « Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856) », &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l’Ain&#039;&#039;, 1938.&lt;br /&gt;
*Colonel Gaston Adolphe Joseph Gillot, « Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) : naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 (Lire en ligne : [https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf BACHELOT DE LA PYLAIE (1786-1856)]) et 1952, vol. 32.&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, « Bachelot de La Pylaie Jean-Marie Auguste », in &#039;&#039;[[Le registre infamant]]&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie « Dictionnaire », p. 178-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Bachelot de la pylaie (Jeanmarie)}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Affaire de mœurs en France]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dessinateur français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédéraste français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Scientifique français]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19911</id>
		<title>Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19911"/>
		<updated>2020-06-17T14:38:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Catégories, Notes et références&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; dit &#039;&#039;&#039;Hervé&#039;&#039;&#039;, né à Houdain (Pas-de-Calais) le [[30 juin]] [[1825]] et mort à [[Paris]] le [[3 novembre]] [[1892]], est un [[musique|musicien]] [[France|français]]. En tant que compositeur, il est considéré comme le père de l’opérette française, au même titre que son rival et ami Jacques Offenbach.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque son père décède, Florimond Ronger n’a que dix ans, et sa mère, veuve, monte à Paris avec ses trois enfants. Elle trouve un emploi à l’église Saint-Roch. Florimond y apprend le chant et le solfège comme choriste. Il n’est pas impossible qu’il y ait connu intimement, à douze ans, le chanteur d’opéra Alexis Dupont (alors âgé de quarante-sept ans) qui officiait comme maître de chant à l’église Saint-Roch&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray, « L’affaire Hervé (1856) » in &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, [[Quintes-feuilles]], 2012, p. 507.&amp;lt;/ref&amp;gt; et qui sera condamné en 1856 pour une affaire de mœurs avec des filles mineures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Florimond continue son apprentissage de la musique au conservatoire avec Esprit Auber. Il trouve ensuite une fonction comme organiste et commence à rédiger des opérettes sous le pseudonyme d’Hervé. Il a également enseigné le chant à des aliénés de Bicêtre et de la Salpêtrière, ce qui fait que certains biographes l’ont décrit (à tort) comme l’introducteur de la musicothérapie en psychiatrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les succès de ses opérettes s’enchaînent, il devient chef d’orchestre, dirige un café-concert (&#039;&#039;les Folies Concertantes&#039;&#039;) et par la suite une salle de spectacle : &#039;&#039;les Folies Nouvelles&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marié, et père de quatre enfants élevés en pension, le compositeur Hervé détourne un [[garçon]] de douze ans et tente de le séduire : c’est l’affaire Hervé, qui fissure sa carrière. Condamné à trois ans de détention lors d’un procès partiellement jugé à [[huis-clos]], il sort de [[prison]] au bout de dix-huit mois et tente de reprendre une place dans un domaine où Jacques Offenbach triomphe déjà. Il y parvient peu à peu, et remporte de grands succès coup sur coup avec &#039;&#039;L’œil crevé&#039;&#039; ([[1867]]), &#039;&#039;Chilpéric&#039;&#039; ([[1868]]) et &#039;&#039;Le petit Faust&#039;&#039; ([[1869]]). Il se produit en province et dans la capitale, voyage beaucoup, et ses succès ne faiblissent pas, jusqu’à &#039;&#039;Mam’zelle Nitouche&#039;&#039; ([[1883]]) son opérette sans doute la plus célèbre, inspirée de sa propre vie et dont on a tiré un film interprété notamment par Fernandel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1886]], il s’installe à Londres. L’un de ses biographes, Dominique Ghesquiere, découvre qu’Hervé s’y est marié sans avoir divorcé de sa première femme, ce qui fait de lui un bigame.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il rentre en France en [[1892]], peu de temps avant de mourir, le 3 novembre 1892.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une affaire de mœurs escamotée par les biographes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la thèse en musicologie du Québécois Pascal Blanchet, qui a publié le [[Affaire Hervé (documents)|compte rendu avant huis-clos du procès]] par &#039;&#039;La Gazette des Tribunaux&#039;&#039; tout en émettant un doute sur la culpabilité d’Hervé&amp;lt;ref&amp;gt;Pascal Blanchet, &#039;&#039;La contribution de Florimond Ronger, dit Hervé, au développement de l’opérette (1848-1870)&#039;&#039;. Thèse de l’université de Montréal pour l’obtention du Ph. D. en musicologie, août 2010, p. 309-318.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tous les biographes du compositeur avaient balayé avec désinvolture l’affaire Hervé. Il est vrai que l’intéressé lui-même avait tenté, au tout début du récit des faits par la presse, d’opposer « un démenti formel à ces infâmes accusations ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de rédiger un compte rendu de cette affaire, Jean-Claude Féray a déniché dans les archives de l’avocat Charles Lachaud, conservées à l’Institut Marc Sangnier,&amp;lt;ref&amp;gt;Maître Charles Lachaud, qui fut l’avocat de la célèbre Mme Lafarge comme de Bazaine, est le grand-père de Marc Sangnier.&amp;lt;/ref&amp;gt; le dossier RONGER, et s’est appuyé sur les journaux de l’époque. Il a aussi tenté de reconstituer la vie ultérieure du jeune protagoniste de l’affaire (métier, mariage, paternités).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Résumé de l’affaire Hervé==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1{{Exp|er}} août [[1856]], en déjeunant dans un restaurant de Neuilly, avenue de la Porte Maillot, Hervé remarque un garçon de douze ans qui officie comme [[apprenti]] sommelier chez son oncle, François Botreau. Le garçon se prénomme Pierre et n’ayant pas été reconnu par son père, porte le nom de sa mère : Botreau. Le compositeur note que l’apprenti est mal vêtu, mal chaussé, qu’il travaille dur. Aussi lui propose-t-il de changer de vie en l’accueillant chez lui. Pierre Botreau accepte facilement. Son séducteur dit qu’il viendra le chercher le soir, et qu’il lui apportera des vêtements. Ce qu’il fait. L’oncle, constatant la disparition de son apprenti, va déposer plainte auprès du commissariat de police et en parle à ses amis cochers de fiacres afin de bénéficier de leur aide dans les recherches du disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé habitait boulevard Bonne Nouvelle et sa femme qui travaillait comme lingère à l’hôpital Salpêtrière logeait alors sur son lieu de travail. Le soir, le compositeur pria le garçon de venir dans son lit et entreprit ce que l’on devine et que la morale commune réprouve. Mais le garçon protesta qu’il avait mal, ce qui coupa court aux gestes du séducteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour suivant, devant travailler, Hervé confia l’enfant à sa femme à l’hôpital Salpêtrière. Pierre Botreau revint deux jours plus tard boulevard Bonne Nouvelle. Alors qu’il effectuait une course pour Hervé, un cocher le reconnut : l’affaire était dès lors lancée. Le garçon dut retourner chez son oncle, alors qu’il n’en avait jamais exprimé la moindre envie…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter qu’un médecin examina physiquement le compositeur et notifia dans son rapport que le fameux signe de pédérastie active décrit par Ambroise Tardieu et auquel lui-même ne croyait pas était absent chez Hervé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de son procès, Hervé plaida l’instabilité nerveuse, les crises de folie — ce qu’accréditait déjà le titre de son opérette &#039;&#039;Le compositeur toqué&#039;&#039; (1854) et ce dont témoignera un directeur de théâtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant ses dix-huit mois de détention, Florimond Ronger continua de composer sous les pseudonymes de Jules Brémond, puis de Louis Heffer (tiré de ses initiales F.R.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Louis Schneider, Hervé, Charles Lecocq, coll. « Les Maîtres de l’opérette française », librairie académique Perrin et Cie, 1924&lt;br /&gt;
*Renée Cariven-Galharet et Dominique Ghesquiere, &#039;&#039;Hervé, un musicien paradoxal&#039;&#039;, Paris, éd. des Cendres, 1992.&lt;br /&gt;
*Jacques Rouchouse, Hervé, le père de l’opérette - 50 ans de Folies parisiennes, préface de Jacques Martin, éd. Michel de Maule, 1994.&lt;br /&gt;
*Pascal Blanchet, &#039;&#039;Hervé par lui-même. Écrits du père de l&#039;opérette&#039;&#039;, Actes Sud/Palazzetto Bru Zane, 2015.&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, « L’affaire Hervé », in &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, p. 500-509.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire Hervé (documents)]]&lt;br /&gt;
*[[Musique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Affaire de mœurs en France]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Musicien français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédéraste français]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19910</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19910"/>
		<updated>2020-06-17T14:34:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Catégorie:Pédéraste français&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Auguste-&#039;&#039;&#039;Jean-Marie Bachelot de La Pylaie&#039;&#039;&#039; est un naturaliste [[France|français]] né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le [[25 mai]] [[1786]] et mort à Marseille le [[12 octobre]] [[1856]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à [[Paris]], Jean-Marie Bachelot de La Pylaie suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes [[garçon]]s et les [[adolescent]]s le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études, qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie, tout en y découvrant des zones d’ombre. Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista dans la biographie de Bachelot de La Pylaie qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;L’Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux&#039;&#039; en [[1934]] reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe, faisant état d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tenta ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de La Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de La Pylaie, ne trouva qu’une période d’inactivité en [[1839]], qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de La Pylaie en Vendée, en [[1831]], durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre, mort trop jeune de tuberculose, qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de « &#039;&#039;Pylaye&#039;&#039; » avec la précision : « &#039;&#039;(de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot&#039;&#039; ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°&amp;amp;nbsp;12. En 1843 ou 1844, il demeurait rue Richelieu, n°&amp;amp;nbsp;26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignements à la police de Paris. C’est la 1{{Exp|ère}} division qui a fait la réponse. (2 septembre 1852)&#039;&#039;. »&amp;lt;ref&amp;gt;[[Jean-Claude Féray]], &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, Paris, [[Quintes-feuilles]], [[2012]], p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en [[1871]]. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray, qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « Pédés » de la préfecture de police, à poursuivre son enquête dans les archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d’écrou, Dossier de procédure, Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre [[1852]] apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de La Pylaie, et révélait aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer, voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de Saint-Jean-des-Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de treize ans, alors au service de Bachelot de La Pylaie, au sujet des bruits qui couraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « &#039;&#039;avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête&#039;&#039; ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bachelot de La Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le [[30 juillet]] 1852. Le procureur non seulement recueillit les témoignages des adolescents âgés de quinze à dix-sept ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais il remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur, qui était allé recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de La Pylaie « &#039;&#039;a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et deux cents francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de La Pylaie cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac à Marseille, le 12 octobre 1856, à l’âge de soixante-dix ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants.&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot, « Bachelot de La Pylaie (1786-1856) », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dr Marcel Baudouin, &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la première heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;, Impr. P. Saffray, 1936.&lt;br /&gt;
*Ch. Boyer, « Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856) », &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l’Ain&#039;&#039;, 1938.&lt;br /&gt;
*Colonel Gaston Adolphe Joseph Gillot, « Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) : naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 (Lire en ligne : [https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf BACHELOT DE LA PYLAIE (1786-1856)]) et 1952, vol. 32.&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, « Bachelot de La Pylaie Jean-Marie Auguste », in &#039;&#039;[[Le registre infamant]]&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie « Dictionnaire », p. 178-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Bachelot de la pylaie (Jeanmarie)}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dessinateur français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédéraste français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Scientifique français]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
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		<title>Catégorie:Scientifique allemand</title>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Scientifique|Allemand, Scientifique]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Allemagne|Scientifique allemand]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Benedict Friedländer</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Catégorie:Scientifique allemand&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Voir homonymes|Friedlander}}&lt;br /&gt;
Benedict Friedländer (Berlin, 18 juillet 1866 – Berlin, 21 juin 1908) est un biologiste allemand qui s’est investi dans des disciplines aussi variées que l’économie, la physique, la vulcanologie, l’ethnographie. Néanmoins, son principal mérite est d’avoir exprimé sur l’amour de l’homme pour le jeune de son espèce des idées nouvelles, inspirées par ses recherches dans le domaine biologique, idées dont on peut dire, compte tenu des a priori de l’époque, qu’elles furent d’une grande originalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Parentèle==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fils de Carl Friedländer (1817-1876), un professeur d’économie à l’Université de Berlin, Benedict orienta tôt ses études vers la zoologie. Il obtint son doctorat en 1888, avec pour sujet de thèse le système nerveux du Lombric. L’un de ses frères Emmanuel Friedländer (1871-1948) opta, lui, pour la géologie et devint un vulcanologue réputé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des centres d’intérêt multiples==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De 1889 à 1891, Benedict Friedländer effectua un séjour à la station zoologique de Naples, dirigée par Jacques Loeb (1859-1924) avant que celui-ci ne poursuive sa carrière aux Etats-Unis. Friedländer effectua ensuite de nombreuses missions d’études à Hawaï, aux îles Tonga, à Samoa, ainsi que dans l’île de Ceylan (aujourd’hui Sri Lanka). Il rapporta de ces voyages une collection zoologique dont il fit don à l’université de Berlin.&lt;br /&gt;
Dans le domaine de l’économie politique, il s’intéressa aux idées d’Eugen Dühring (1833-1921) puis de l’américain Henry George (1839-1897), et publia en 1901 une comparaison de leur système avec les deux grandes orientations sociales de l’époque : l’anarchisme et la social-démocratie marxiste.&lt;br /&gt;
Parmi ses autres publications figurent des articles écrits en collaboration avec son frère sur la vulcanologie ainsi que sur la relativité du mouvement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’amour de l’homme pour le jeune de son espèce expliqué par la biologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est dans le domaine de l’homosexualité et de la paidérastie que la contribution de Benedict Friedländer à l’histoire des idées fut la plus originale. Membre dirigeant du Comité Scientifique Humanitaire créé par Magnus Hirschfeld et quelques amis, il sentit très vite que les bases médicales théoriques sur lesquelles s’appuyait le Comité étaient fausses en même temps que dévalorisantes pour la paidérastie. Hirschfeld avait en effet, sous le nom de « théorie des échelons sexuels intermédiaires »,  amplifié et approfondi la théorie dite du « troisième sexe » énoncée en 1864 par Karl Heinrich Ulrichs (1825-1895) et que ce dernier résumait par la formule d’« âme de femme dans un corps masculin ». Ulrichs avait du reste perçu la difficulté que posait, vis-à-vis de sa théorie, la pédophilie, dont il reconnut tardivement l’existence, difficulté qui l’obligeait à écarter leur cas comme relevant de la compétence des aliénistes. Benedict Friedländer partit d’un tout autre point de vue que celui de la sexualité stricto sensu. Se basant sur les différentes formes de tropisme existant dans le domaine animal comme dans le domaine végétal, il soutint l’idée que l’amour de l’homme pour le jeune de son espèce relevait d’un instinct spécial, distinct de l’instinct sexuel, et qu’il nomma « amitié physiologique ». C’était rompre avec toutes les théories existantes qui tentaient de trouver dans la sexualité elle-même une explication, et qui ne pouvaient, par conséquent, qu’imaginer une perturbation pathologique ou une perversion des fonctions impliquées dans la reproduction de l’espèce. Friedländer montrait que la sexualité, si elle se trouvait impliquée dans cette forme d’amour, n’en était pas l’élément moteur. « L’amitié physiologique » était, selon lui, un instinct aussi naturel que l’instinct de nutrition. Friedländer allait donc plus loin, sur le plan théorique, que son prédécesseur suisse [[Heinrich Hössli]] (1784-1864). Ce dernier avait en effet, le premier, tenté de défendre « l’amour grec » en montrant par des arguments historiques, littéraires, philosophiques et anthropologiques qu’il s’agissait d’une donnée consubstantielle à la nature humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Militantisme paidérastique et fin de vie brutale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1903, Benedict Friedländer avait contribué, avec une dizaine d’autres admirateurs de la beauté adolescente, dont [[Adolf Brand]] (1874-1945), [[Gustav Wyneken]] (1875-1964) et [[Wilhelm Jansen]] (1866-1943) à la création de la « Gemeinschaft der Eigenen » que l’on a traduit le plus souvent de manière imparfaite par la « [[Communauté des spéciaux]] ». En 1907, en difficultés relationnelles avec Hirschfeld et l’éditeur Max Spohr, il provoqua, avec ses amis Herbert Stegemann et [[John Henry Mackay]], une retentissante [[scission du Comité Scientifique Humanitaire]], et créa l’association dissidente « Bund für Männliche Kultur » (Alliance pour la Culture virile). Ce mouvement ne survécut malheureusement pas au suicide de Benedict Friedländer, le 21 juin 1908. Les raisons de ce suicide sont, selon toute vraisemblance, les souffrances physiques engendrées par une cruelle maladie. Benedict Friedländer souffrait en effet depuis longtemps d’une affection intestinale qui fut d’abord interprétée, en raison de ses séjours sous les tropiques, comme une dysenterie. Il s’agissait en réalité d’un cancer des intestins qui nécessita une opération, mais celle-ci ne put enrayer la maladie, ni diminuer les souffrances insupportables qu’elle provoquait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Beiträge zur Kenntniss des Centralnervensystems von Lumbricus&#039;&#039;. Thèse de biologie. Berlin, 1888.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Die vier Hauptrichtungen der modernen socialen Bewegung: Marxistische Socialdemokratie, Anarchismus, Eugen Dührings socialitäres System und Henry Georges Neophysiokratie, kritisch und vergleichend dargestellt&#039;&#039;. Berlin, Calvary, 1901.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Marxismus und Anarchismus&#039;&#039;. Berlin, Calvary, 1901.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Die Renaissance des Eros Uranios. Die physiologische Freundschaft, ein normaler Grundtrieb des Menschen und eine Frage der männlichen Gesellungsfreiheit. In naturwissenschaftlicher, naturrechtlicher, culturgeschichtlicher und sittenkritischer Beleuchtung&#039;&#039;. Berlin-Treptow, Bernhard Zack, 1904.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Entwurf zu einer reizphysiologische Analyse der erotischen Anziehung unter Zugrundlegung vorwiegend homosexuellen Materials&#039;&#039;. Leipzig, Max Spohr, 1905.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Männliche und weibliche Kultur. Eine kausalhistorische Betrachtung&#039;&#039;. Leipzig, &amp;quot;Deutscher Kampf&amp;quot; Verlag, 1906.&lt;br /&gt;
* Die Liebe Platons im Lichte der modernen Biologie. Berlin-Treptow, Bernhard Zack, 1909.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Cet article provient en partie de l&#039;article Wikipédia de langue anglaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Friedländer, Benedict}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Scientifique allemand]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédéraste allemand]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
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		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Scientifique_suisse&amp;diff=19907</id>
		<title>Catégorie:Scientifique suisse</title>
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		<updated>2020-06-17T14:28:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Création de la catégorie &amp;quot;Scientifique suisse&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Scientifique|Suisse, Scientifique]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Suisse|Scientifique suisse]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
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		<title>Catégorie:Scientifique français</title>
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		<updated>2020-06-17T14:25:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Suppression DEFAULTSORT&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Scientifique|Francais, Scientifique]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France|Scientifique francais]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
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	<entry>
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		<title>Alexandre Yersin</title>
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		<updated>2020-06-17T14:23:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Catégories&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}&lt;br /&gt;
Les biographes d’&#039;&#039;&#039;Alexandre Yersin&#039;&#039;&#039; Henri Mollaret et Jacqueline Brossolet l’ont notamment décrit comme « secret jusqu’à l’outrance », et pensent qu’« assurément sa vocation n’était pas matrimoniale ». Ils notent qu’il a été soupçonné de [[pédérastie]], puis écartent cette hypothèse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci a cependant été développée sur la base de leur propre ouvrage. Voir &#039;&#039;[http://ruedesgarcons.fpc.li/magazine/textes/02/media/ELU02106.pdf Un savant estimable peut-il être pédophile ? Le cas Alexandre Yersin]&#039;&#039;, par Louis Geschenk, 2009. [http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://ruedesgarcons.fpc.li/magazine/textes/02/media/ELU02106.pdf&amp;amp;title=Un%20savant%20estimable%20peut-il%20%C3%AAtre%20p%C3%A9dophile%C2%A0%3F%20Le%20cas%20Alexandre%20Yersin archive]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il donne son nom au Lycée français Alexandre Yersin ([http://www.lfay.com.vn/site_spip/ LFAY]) à Hanoï (niveaux primaire, collège et lycée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Yersin, Alexandre}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédéraste dont le nom est donné à une école]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédéraste suisse]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédéraste français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Scientifique français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Scientifique suisse]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Asie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Mathieu_Joseph_Bonaventure_Orfila&amp;diff=19904</id>
		<title>Mathieu Joseph Bonaventure Orfila</title>
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		<updated>2020-06-17T14:20:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Catégorie:Scientifique français&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Mateu Josep Bonaventura Orfila i Rotger&#039;&#039;&#039;, né à Mahón (Minorque) le [[24 avril]] [[1787]] et mort le [[12 mars]] [[1853]] à Paris est un [[médecin]] et chimiste [[France|français]], d’origine [[Espagne|espagnole]]. Il est un pionnier de la toxicologie médico-légale.&amp;lt;ref&amp;gt;Michel Bounias, &#039;&#039;Traité de toxicologie générale&#039;&#039;, Springer, 1999, p. 18.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biographie==&lt;br /&gt;
[[Image:Anonyme_portrait_de-mathieu_joseph_bonaventure_orfila_407x550.jpg|right|thumb|upright=1.5|Portrait de Mathieu-Joseph-Bonaventure Orfila]]&lt;br /&gt;
[[Image:Orfila_traite_de_toxicologie_frontispice_titulature_1843_662x217.jpg|right|thumb|upright=2.5|Titres et fonctions d’Orfila&amp;lt;br&amp;gt;Frontispice de son &#039;&#039;Traité de toxicologie&#039;&#039;, quatrième édition, 1843]]&lt;br /&gt;
Il était le fils d’Antoni Orfila et de Susanna Rotger. Son père voulait qu’il fasse une carrière navale et Orfila s’embarqua pour un court voyage qui échouera. Il décide alors d’étudier la [médecine] et commence sa formation à Minorque avec un professeur d’origine [[Allemagne|allemande]], Cook, qui lui enseigne « les mathématiques élémentaires, la physique presque expérimentale, la logique et un peu d’histoire naturelle ». Orfila arrive en septembre [[1804]] à Valence pour étudier la médecine, mais il continue ses études à Barcelone, puis à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant l’hiver [[1807]]-[[1808]], et avec l’aide d’un riche propriétaire qui lui permet d’utiliser un grand nombre d’instruments dans son laboratoire, Orfila commence à donner des cours de physique et de chimie « tous les jours, excepté les dimanches, entre quatre et cinq heures du soir ». Il continuera à dispenser des cours privés de sciences jusqu’en [[1819]], quand il devient professeur à la Faculté de Médecine de Paris. Il enseignera la chimie à l’Athénée de Paris, en remplacement de Jacques Thénard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après ses cours privés, Orfila rédigea un manuel de chimie qui fut publié pendant l’été [[1817]] et qui fut reçu très favorablement. Ce manuel connaîtra huit éditions françaises, plusieurs traductions espagnoles, anglaises, allemandes, etc., et aussi des éditions abrégées, qui rendront l’ouvrage célèbre dans toute l’Europe. Orfila est naturalisé français le [[24 décembre]] [[1818]], et il est nommé le [[1er mars|1{{Exp|er}} mars]] [[1819]] par la Commission d’Instruction Publique « professeur de médecine légale » à la Faculté de Médecine de Paris. En [[1821]], il publie ses &#039;&#039;Leçons de médecine légale&#039;&#039; qui deviendront la source de son fameux &#039;&#039;Traité de médecine légale&#039;&#039;, lequel sera publié et traduit à plusieurs reprises pendant les années 1830 et 1840.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[1er mai|1{{Exp|er}} mai]] [[1831]], il est nommé doyen de la Faculté de Médecine de Paris. Il sera reconduit dans cette fonction le [[6 mai]] [[1836]], le [[21 mai]] [[1841]] et le [[29 décembre]] [[1847]], jusqu’au [[28 février]] [[1848]]. Orfila introduit de nombreux changements dans la Faculté. Il propose en [[1832]] la construction de pavillons de dissection. Il crée le Musée d’Anatomie Pathologique (Musée Dupuytren) en [[1835]], puis donne {{Fn|60000}} francs pour la création du Musée d’Anatomie Comparée, ouvert en [[1845]] (aujourd&#039;hui Musée Orfila). Il est nommé en 1832 membre du Conseil général des hospices. L’année suivante, il devient président de l’Association de prévoyance des médecins qu’il avait fondée. Le [[14 février]] [[1834]], il est nommé membre du Conseil royal de l’instruction publique. Vers la fin de [[1834]], il est élu membre du Conseil municipal et du Conseil général de la Seine. La même année, il est fait chevalier de la Légion d’honneur. Il participe à des affaires judiciaires célèbres, comme l’affaire Mercier et l’affaire Lafarge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Orfila est décédé à son domicile, 45, rue Saint-André-des-Arts à Paris, le 12 mars 1853. Il est inhumé le jour suivant au cimetière du Montparnasse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1875]], la rue des Hautes-Gâtines, dans le XX{{e}} arrondissement de Paris (quartier de la place Gambetta), a été rebaptisée rue Orfila, vraisemblablement parce qu’elle débouche à l’angle de l’hôpital Tenon, alors en cours de construction.&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [http://www.v2asp.paris.fr/v2/nomenclature_voies/Voieactu/6850.nom.htm la nomenclature officielle].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un poème anonyme de 1836==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces vers de potache, publiés anonymement en [[1836]], seraient de François Fabre. Ils sont tirés de &#039;&#039;L’Orfilaïde&#039;&#039;,&amp;lt;ref&amp;gt;François Fabre, &#039;&#039;L’Orfilaïde ou Le siège de l’École de  médecine : poème en trois chants avec une préface et un épilogue en vers par le Phocéen&#039;&#039;, Paris, chez l’auteur et chez M. Paul, 1836, p. 56. En format PDF : [http://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/medica/cote?162268x08 &#039;&#039;L’Orfilaïde&#039;&#039;]&amp;lt;/ref&amp;gt; un poème en trois chants qui montre que l’allusion était permise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation bloc|&lt;br /&gt;
Viens, Orfila, sous le bras l’un de l’autre,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Dans tes bosquets qu’eût enviés Le Nôtre,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Improvisons un éternel plaisir ;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
En flageolet ma plume est travestie,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rien ne trahit en moi l’ange déchu ;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ma queue est courte, et ma griffe aplatie&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Et j’ai caché mon pied fauve et fourchu.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une incroyable action de pédérastie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un article&amp;lt;ref&amp;gt;Laure Murat, [http://www.cairn.info/revue-histoire-des-sciences-humaines-2007-2-page-47.htm « La tante, le policier et l’écrivain. Pour une protosexologie de commissariats et de romans »], &#039;&#039;Revue d’Histoire des Sciences Humaines&#039;&#039;, 2/2007 (n°&amp;amp;nbsp;17), p. 47-59.&amp;lt;/ref&amp;gt; de Laure Murat&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Laure_Murat Laure Murat] est actuellement professeure au Département d’Études françaises et francophones (&#039;&#039;Department of French and Francophone Studies&#039;&#039;) de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Son champ d’études s’étend à l’histoire de la culture, à l’histoire de la psychiatrie et aux &#039;&#039;Gender studies&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, basé sur une recherche aux Archives de la préfecture de police de Paris&amp;lt;ref&amp;gt;Selon Laure Murat, les registres BB4 et BB5 − intitulés « Pédés » (BB4 et BB5) et « Pédérastes et divers » (BB6) − sur lesquels reposent cette étude demeurent très difficiles à dater avec précision : il s’agit de deux répertoires de cas, mêlant affaires classées et enquêtes en cours, dont les dates ne sont mentionnées que très sporadiquement. Par déduction, en fonction du contexte historique et des références évoquées, il est néanmoins possible d’affirmer qu’il s’agit de la fin de la monarchie de Juillet et du début du Second Empire. Parmi les rares dates citées, les plus extrêmes sont [[1841]] et [[1859]]. Le registre BB6 se présente en revanche sous la forme beaucoup plus précise de tableaux, avec l’état-civil des personnes, les dates et les motifs d’arrestation, ainsi que les observations de la police. Il est beaucoup plus tardif ([[1er mars|1{{Exp|er}} mars]] [[1873]]-[[3 mars]] [[1879]]).&amp;lt;/ref&amp;gt;, mentionne la tentative de chantage dont fut victime le docteur Orfila :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Certaines victimes, à bout de force ou à court d’argent, se voient dans l’obligation de se plaindre au Préfet de Police, démarche dont on imagine sans peine la difficulté. […]&amp;lt;ref&amp;gt;L’exemple cité avant celui d’Orfila est le cas &#039;&#039;d’Abel-François Villemain, professeur de lettres, député, pair de France, secrétaire perpétuel de l’Académie française et ministre de l’Instruction publique au moment où il fut pris en flagrant délit à la Madeleine, en 1844, « se livrant à tout ce qu’il y a de plus dégradant avec un jeune homme. Ils étaient blottis dans un coin de la rue de l’Arcade. Saisi par les chanteurs M. Villemain a décliné son titre de ministre et a conduit les chanteurs à son hôtel où il leur a donné {{Fn|2000}} francs en billets de banque de {{Fn|1000}} francs et un sac de {{Fn|1000}} francs. Il a été relancé pendant fort longtemps et a fini par menacer les chanteurs de se plaindre à M. le Préfet de police s’ils ne le laissaient pas tranquille ».&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce sera encore le cas du docteur Mathieu Orfila, doyen de la faculté de médecine qui se livrait « à une incroyable action de pédérastie »&amp;lt;ref&amp;gt;APP, BB4, folio 162.&amp;lt;/ref&amp;gt; sur les [[Jésus (métier)|Jésus]] et les vagabonds qu’il emmenait imprudemment chez lui. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un discours de façade==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’édition de [[1848]] de son &#039;&#039;Traité de médecine légale&#039;&#039; nous éclaire sur l’opinion qu’il tenait en public sur ces sujets :&amp;lt;ref&amp;gt;M. Orfila, &#039;&#039;Traité de médecine légale. Quatrième édition revue, corrigée et considérablement augmentée, contenant en entier le traité des exhumations juridiques&#039;&#039;, Paris, 1848, tome premier, p. 164-165. Le texte est en ligne en plusieurs formats : [http://www.archive.org/details/traitdemdeci01orfi &#039;&#039;Traité de médecine légale&#039;&#039;]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation bloc|&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;De la sodomie ou de la pédérastie&#039;&#039; (1).&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Quoique la loi n’inflige que les mêmes peines pour les crimes de viol et de sodomie, les individus convaincus de pédérastie se trouvent par le fait bien plus sévèrement punis, puisqu’ils encourent la disgrâce de la société tout entière, qui ne saurait jamais les mépriser assez. L’attentat dont je parle, produit d’une imagination déréglée et de la plus scandaleuse débauche, doit exciter d’autant plus l’animadversion publique, qu’il est ordinairement commis sur de jeunes enfans dont on empoisonne la vie, et qui sans cela auraient peut-être augmenté le nombre des citoyens vertueux. Cette considération doit faire sentir combien la punition de pareils misérables est loin d’être en rapport avec l’intensité du crime.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;(1) &#039;&#039;Sodomie&#039;&#039; vient de &#039;&#039;Sodome&#039;&#039;, capitale de la Pentapole, première cité où le crime dont je parle ait été commis. &#039;&#039;Pédérastie&#039;&#039;, mot dérivé de παιδος, enfant, et de εραστης, amateur.&amp;lt;ref&amp;gt;On a corrigé la graphie fautive εμασης de l’original, imputable au typographe plutôt qu’à Orfila – les médecins de cette époque savaient parfaitement le grec.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Publications==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Principales publications de Mathieu Orfila :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Traité des poisons ou Toxicologie générale&#039;&#039; (1813)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Éléments de chimie médicale&#039;&#039; (1817)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Leçons de médecine légale&#039;&#039; (1823)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Traité des exhumations juridiques&#039;&#039; (1830)&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;Recherches sur l’empoisonnement par l’acide arsénieux&#039;&#039; (1841)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://www.bium.univ-paris5.fr/histmed/medica/orfila.htm « Chimiste, médecin et criminologue : le Doyen Orfila (1787-1853) »] sur le site de la Bibliothèque interuniversitaire de médecine (BIUM), Paris. Page consultée le 16 juillet 2009.&lt;br /&gt;
*[http://encyclopedia.jrank.org/ORC_PAI/ORFILA_MATHIEU_JOSEPH_BONAVENTU.html Online Encyclopedia]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est basé sur l’article « Mathieu Orfila » de Wikipédia en français, version du 30 décembre 2011 sous licence Creative Commons paternité partage à l’identique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Orfila, Mathieu Joseph Bonaventure}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédéraste français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Scientifique français]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
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		<title>Catégorie:Dessinateur français</title>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Dessinateur|Francais, dessinateur]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:France|Dessinateur francais]]&lt;/div&gt;</summary>
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[[Catégorie:Scientifique]]&lt;br /&gt;
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[[Catégorie:Dessinateur]]&lt;br /&gt;
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		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_Herv%C3%A9_(documents)&amp;diff=19900</id>
		<title>Affaire Hervé (documents)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Affaire_Herv%C3%A9_(documents)&amp;diff=19900"/>
		<updated>2020-06-17T14:11:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Lien vers &amp;quot;Le registre infamant&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’&#039;&#039;&#039;affaire Hervé&#039;&#039;&#039;, jugée par la [[cour d’assises]] de la Seine le [[10 novembre]] [[1856]], concerne le [[musique|musicien]] [[France|français]] Auguste-Joseph-Florimond Ronger, dit [[Hervé (compositeur)|Hervé]], accusé d’avoir [[détournement de mineur|détourné]], puis tenté de [[sodomisation|sodomiser]] un [[garçon]] de douze ans et demi, Pierre Botreau.&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre Botreau est né de père inconnu le [[2 janvier]] [[1844]] à Montfray, hameau de la commune des Trois-Moutiers, dans la Vienne. Selon les documents, son nom est orthographié Botreau, Bottreau, Bottereau, Bothereau, Botterault, etc. (« VIII – L’affaire Hervé (1856) », p. 501, note 112, in &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039; / par [[Jean-Claude Féray]]. – Paris : [[Quintes-Feuilles]], 2012.)&amp;lt;/ref&amp;gt; Les &#039;&#039;&#039;documents&#039;&#039;&#039; d’époque, reproduits ci-dessous par ordre chronologique, permettent en particulier d’apprécier le traitement médiatique de cette [[Affaire judiciaire en France|affaire de mœurs]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&#039;&#039;La Gazette des Tribunaux&#039;&#039; (10-11 novembre 1856)==&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Citation longue&lt;br /&gt;
|&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;———————&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;◆&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;———————&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;JUSTICE CRIMINELLE&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;————&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;COUR D’ASSISES DE LA SEINE.&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;Présidence de M. Anspach.&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&#039;&#039;Audience du 10 novembre.&#039;&#039;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;{{Petites capitales|affaire hervé. — détournement d’un mineur.}}&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire, qui depuis quelque temps avait excité une vive émotion dans le monde des théâtres, avait appelé ce matin une grande affluence de curieux à l’audience de la Cour d’assises. L’acte d’accusation, qui a été lu publiquement, expose de la manière suivante les faits reprochés à l’accusé Ronger, plus connu sous le nom d’Hervé, et qui s’est fait connaître comme acteur et comme compositeur au théâtre des Folies-Nouvelles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pierre Bottereau, aujourd’hui âgé de douze ans et demi, avait été, au mois de mars 1855, placé par sa mère chez son oncle, le sieur Bottereau, restaurateur à la Porte-Maillot, qui l’avait reçu comme apprenti sommelier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cet enfant y était encore le 1{{Exp|er}} août 1856, lorsque, vers le milieu de la journée, l’accusé Ronger vint y déjeuner. Il vit ce jeune garçon occupé d’abord à son travail, puis arroser le jardin, et, après avoir questionné un garçon du restaurant à son sujet, il fit signe à Pierre de venir lui parler. Il lui proposa de venir chez lui être son domestique, disant qu’il le nourrirait bien, le vêtirait bien et lui donnerait 15 fr. par mois ; que, de plus, si son oncle le reprenait, il conserverait ses nouveaux effets d’habillement. Ces propositions séduisirent l’enfant. Ronger convient que le soir, vers neuf heures, à l’insu de son oncle, il viendrait l’attendre à la barrière en voiture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pierre, ayant quitté furtivement la maison en habit de travail, trouve l’accusé qui l’attendait en effet avec une voiture, dans laquelle ils montèrent tous les deux. Chemin faisant, Ronger le tâta pour voir, disait-il, s’il était d’une bonne santé ; il descendit ensuite un instant et revint avec un paletot et une casquette ; dès le lendemain il compléta son vêtement avec un pantalon et deux gilets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Arrivés chez l’accusé, boulevard Bonne-Nouvelle, Ronger lui remit ses draps pour faire son lit sur un canapé dans le salon. Lorsque l’enfant fut déshabillé, il l’appela dans sa chambre, et l’ayant fait coucher sur son lit, il essaya d’accomplir sur sa personne un acte infâme ; la douleur que ressentit Pierre empêcha l’accusé de consommer l’attentat qui ne fut plus renouvelé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le lendemain, 2 août, Ronger conduisit l’enfant à la Salpétrière et le confia à sa femme, employée à la lingerie. Deux jours après, Pierre revint boulevard Bonne-Nouvelle, où il fut nourri par le concierge de la maison. Le sieur Ronger ne couchait plus chez lui, il y venait seulement le matin faire sa toilette. Le 8 août, Pierre allait faire une commission pour l’accusé, lorsqu’il fut rencontré par un cocher de place qui le ramena chez son oncle. Celui-ci, après la disparition de Pierre, avait porté plainte au commissaire de police de Neuilly ; ce fonctionnaire interrogea l’enfant à son retour, et la conduite de Ronger, que Pierre n’avait pas révélée tout entière à son oncle, fut ainsi connue de la justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L’accusé a protesté de sa bonne foi ; il a repoussé avec énergie l’imputation qui lui était faite par le jeune Pierre ; c’était un affreux mensonge, et en prenant cet enfant à son service, en le traitant avec tant de générosité, il n’avait commis qu’un acte d’humanité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En conséquence, le nommé Auguste-Joseph-Florimond Ronger, dit Hervé, est accusé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« D’avoir, en août 1856, à Neuilly-sur-Seine, par fraude, détourné ou déplacé le mineur Pierre Bottereau du domicile du sieur François Bottereau, son oncle, lieu où il avait été placé par sa mère ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Crime prévu par l’art. 354 du Code pénal. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le siège du ministère public est occupé par M. l’avocat-général Barbier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M{{e}} Lachaud, avocat, est assis au banc de la défense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. le président procède de la manière suivante à l’interrogatoire de l’accusé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Quels sont vos noms et prénoms ? — R. Auguste-Joseph-Florimond Ronger, dit Hervé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Quel âge avez-vous ? — R. Trente-un ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous êtes marié ? — R. Oui, monsieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous avez des enfants ? — R. J’en ai quatre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Ils ne vivent pas avec vous sous le même toit ? — R. Ils sont en pension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous ne vivez pas avec votre femme? — R. Elle est lingère à la Salpétrière : cela nous oblige à avoir deux logements, mais nous vivons ensemble, sans mésintelligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Je ne dis pas qu’il y ait mésintelligence entre vous, mais je constate que vous n’habitez pas sous le même toit. Depuis quelque temps la sollicitude de l’autorité était éveillée par des faits qui, dans un certain monde fort restreint, je le reconnais, témoignaient d’une grande dépravation de mœurs, et celui qui vous est reproché rentre dans la classe de ces faits. Vous êtes allé, le 1{{Exp|er}} août, déjeuner à la Porte-Maillot chez le restaurant Bottereau ? — R. J’y suis allé dîner ; il était près de cinq heures du soir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. L’heure n’a pas une grande influence sur les faits. Il faisait grand jour alors ? — R. Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Le restaurant Bottereau avait recueilli un jeune orphelin, son neveu. Pendant que vous déjeuniez, vous avez remarqué cet enfant ? — R. Je l’ai vu rincer des bouteilles avec un grand courage ; je le dis au garçon qui me servait, et je lui dis qu’il m’inspirait de l’intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. N’arrosait-il pas le jardin ? — R. Je ne l’ai pas remarqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Les soins auxquels se livrait cet enfant n’étaient de nature, il me semble, à exciter votre admiration : c’étaient des soins vulgaires, s’il en est, et, quelqu’artiste que vous soyez, il n’y avait vraiment pas de quoi exciter votre imagination. Vous avez été frappé de l’activité, du courage et de l’intelligence de cet enfant. Est-ce qu’il vous a servi à table ? — R. Non, monsieur ; c’est l’autre garçon qui m’a servi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Il n’a pas approché de votre table ? — R. Il m’a été envoyé par le garçon qui me l’a recommandé, en me disant : « C’est un enfant fort malheureux, qui, au lieu d’argent, ne reçoit ici que des coups. Une dame qui est venue ici s’y est intéressée, et elle a promis d’envoyer sou mari ; est-ce vous ? » — Non, lui répondis-je. — « Eh ! bien, me dit ce garçon, vous devriez prendre le sort de cet enfant en considération, et si, parmi vos amis, vous en connaissiez qui puissent faire un acte d’humanité, ce serait une bonne action à faire. » Je répondis que, par moi-même, je ne pouvais rien faire, mais que je chercherais autour de moi. Le garçon me dit alors qu’il allait m’envoyer l’enfant, ce qu’il fit en effet. Je lui dis que je m’occuperais de lui et que je reviendrais ; que, d’ici là, je lui apporterais une adresse. « Oh ! non, me dit-il, j’aime mieux que vous reveniez me chercher. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je partis alors et j’allai au Pré-Catelan, où mes camarades des Folies-Nouvelles jouaient une pièce dont j’ai fait la musique. Je restai là longtemps, ne sachant comment tuer le temps ; et je me rappelle avoir lu &#039;&#039;le Figaro&#039;&#039;, qui contenait un article sur moi. Je revins le soir à Paris ; vers neuf heures, j’étais à la barrière, quand l’enfant accourut vers moi. Il me dit : « Je suis trop malheureux ; je viens encore d’être battu ; je ne veux pas coucher chez mon patron (car il ne m’a jamais parlé de son oncle), et si vous ne voulez pas m’emmener, je &#039;&#039;m’ensauverai&#039;&#039;. » C’est le mot dont il s’est servi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je le fis monter dans une voiture. Il avait des souliers éculés, des vêtements sordides et un pantalon notamment qu’un chiffonnier aurait dédaigné. Je ne voulais pas l’introduire chez moi dans cet accoutrement, et je lui achetai une casquette et un paletot. En arrivant chez moi, je lui fis faire son lit sur un canapé qui est dans le salon qui précède ma chambre à coucher ; et il est faux de dire qu’il soit entré dans son lit, ce qu’il n’a imaginé de dire que lorsqu’il a été devant le commissaire de police : il n’en avait rien dit à son oncle en rentrant chez lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain je partais pour la campagne, et je conduisais l’enfant à ma femme, en le lui recommandant pour qu’elle observât son caractère. Quand je revins, je constatai qu’on avait commis un vol d’argent chez moi ; alors je me décidai à faire coucher l’enfant chez moi, parce que, pendant mes absences, on verrait de la lumière chez moi, ce qui éloignerait l’idée de me voler de nouveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je repartis pour la campagne, et sept jours après ma femme m’écrivit que l’enfant avait disparu. J’appris alors qu’il avait un oncle, que cet oncle l’avait repris, et qu’il m’avait renvoyé les effets par moi achetés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je fus mandé chez le commissaire de police de Neuilly à qui je fournis mes explications dont il fut satisfait. Il se borna à me recommander de ne pas m’absenter, C’est ce que j’ai fait, et je n’avais plus entendu parler de rien, quand je fus appelé devant M. le juge d’instruction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous avez donné vos explications avec toute la latitude, toute la liberté compatibles avec votre position d’accusé et avec le droit de la défense. Cependant, nous devons vous faire remarquer qu’il y a bien des invraisemblances dans ces explications. Vous voilà, vous, artiste musicien, père de famille, ayant quatre enfants ; vous avez l’âge de la raison, et cependant vous allez vous apitoyer sur le sort d’un petit sommelier que vous voyez pour la première fois ! — R. Il m’était recommandé par quelqu’un de la maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous savez ce que sont les garçons des restaurants de barrière ; ils font dans ces établissements un service qui n’a rien de stable, et la preuve, c’est que le garçon qui vous a inspiré ces idées de compassion a disparu, sans qu’on ait pu le retrouver. Savait-il, au moins, qui vous étiez ? — R. Nullement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Après cette première invraisemblance, il en est une autre que je dois vous signaler. L’enfant qui vous accuse n’a contre vous aucun sentiment d’animosité. — R. Il s’est sans doute souvenu de mes bienfaits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. S’il s’est souvenu de vos bienfaits, il faut croire qu’il a dit la vérité. Or, il ne dit pas que c’est l’autre garçon qui l’a amené vers vous, mais bien que vous lui avez fait un signe de l’approcher ; que vous lui avez demandé s’il consentirait à entrer à votre service, et que vous lui avez promis des habits, 15 francs par mois, en lui recommandant de n’en rien dire à son oncle. Le soir, toujours d’après lui, vous l’avez attendu à la barrière, vous l’avez fait monter en voiture, et, en route, vous lui avez acheté des vêtements. Voilà sa déclaration qui a été confirmée par les faits de l’instruction. En dehors des faits honteux qui vous sont reprochés, vous voyez que tout ce que dit cet enfant a été confirmé. — R. Ce que l’enfant a déclaré lui a été inspiré par la crainte qu’il a de son oncle ; il a eu peur d’être battu, voilà tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Mais les sentiments de cet oncle pour son neveu ne sont pas ce que vous dites. Il s’est vivement préoccupé de la disparition de son neveu ; il s’est adressé au commissaire de police ; il a dit à tous les cochers qui allaient chez lui : « Vous connaissez mon petit neveu, qui était ici ; il est parti ; si vous le rencontrez dans vos courses, arrêtez-le et ramenez-le-moi. » Et son premier soin, quand il l’a eu retrouvé, a été d’aller en informer la police pour faire cesser les recherches qu’il avait provoquées. L’enfant a été interrogé par le commissaire de police, et ce n’est qu’à ce magistrat qu’il a révélé les détails dont il n’avait pas parlé à son oncle ? — R. Je sais bien que c’est la version de l’oncle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Nous entendrons l’oncle et l’enfant ; toujours est-il que l’enfant, hors le fait honteux que vous savez, n’a fait que se louer de vous. S’il avait été excité par son oncle, s’il avait voulu vous perdre, il lui aurait peu coûté de dire que vous avez renouvelé vos tentatives sur lui, que vous avez tenté de récidiver. — R. Mais on savait que je n’étais pas demeuré chez moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. MM. les jurés apprécieront cela. Il y a une autre circonstance qui est aussi fort extraordinaire. Vous, père de famille, dont les ressources ne sont pas illimitées, vous emmenez un enfant à vous inconnu, vous l’habillez, vous qui avez déjà quatre enfants, et, dans la voiture, vous le palpez pour vous assurer de sa bonne conformation. — R. C’est un mensonge de l’enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. C’est donc l’oncle qui l’a inspiré, ou l’enfant qui l’a imaginé, alors qu’il n’avait pas à se plaindre de vous ! Vous êtes descendu et lui avez acheté des vêtements pour que votre concierge ne vous voie pas recueillir un enfant mal vêtu. — R. Dans ma maison se trouve un bureau d’omnibus de chemin de fer qui est, le soir, le rendez-vous de plusieurs commères à qui l’introduction d’un enfant si mal vêtu et si sale aurait paru extraordinaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Ainsi c’est pour les commères et pour la satisfaction de votre conscience que vous l’avez habillé ? — R. Ça ne m’a pas coûté cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Nous craignons que cela vous coûte très cher. Comment avez-vous connu sa taille, car vous ne l’avez pas emmené chez le tailleur ? — R. J’ai jugé sa taille au coup-d’œil, et je lui ai acheté pour 15 fr. un paletot qui lui allait très bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Ainsi, vous voilà, vous, artiste musicien, transformé en tailleur, prenant vos mesures sur l’enfant et lui achetant des habits qui lui vont très bien ! — R. Le lendemain, j’ai pris le surplus des mesures avec une ficelle ; j’ai pris ainsi la longueur de ses jambes et de ses pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Qu’avez-vous dit à votre concierge en emmenant cet enfant ? — R. J’ai dit que c’était un petit garçon très malheureux qui m’était recommandé par un de mes amis, que je m’occuperais de le placer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous avez dit qu’il était le fils d’un de vos amis ? — R. Le concierge m’a mal compris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous voilà, vous, père de famille, sachant très bien les désordres de mœurs qui préoccupent aujourd’hui l’autorité, emmenant chez vous un petit garçon, que vous habillez, que vous couchez chez vous, avec vous, s’il faut l’en croire ? — R. Il ment là-dessus comme sur le reste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Il dit que vous vous êtes mis au lit, que vous l’avez appelé, et qu’alors vous avez essayé ce que l’acte d’accusation a rappelé. — R. Il n’a pas mis le pied dans ma chambre à coucher. Il a dit à ma femme que je lui avais fait cette proposition sur le divan, et il a dit au juge d’instruction que c’était dans mon lit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Nous devons dire que la physionomie morale des déclarations de cet enfant respire la vérité ; tout y est logique, tout s’y enchaîne naturellement. Tout est conséquent dans l’accusation, dans sa monstruosité même. — R. J’ai cru que cet enfant était étranger, orphelin et misérable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Mais ce serait de la folie, alors ! — R. Oui, c’est de la folie, mais j’étais de bonne foi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’accusé prononce ces mots avec des larmes dans la voix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Quelles étaient vos ressources ? vous n’aviez pas d’emploi fixe ? — R. Pardon, messieurs, j’étais artiste au théâtre des &#039;&#039;Folies-Nouvelles&#039;&#039;, que j’ai fondé. J’y avais 600 francs par mois, et un bénéfice que j’évalue à 2,400 francs environ. Je faisais les paroles et la musique de mes pièces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entend le sieur Bottereau, oncle du jeune enfant qui aurait été détourné de chez lui par l’accusé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Bottereau&#039;&#039; : Le 1{{Exp|er}} août 1856, l’accusé est venu, vers onze heures ou midi, déjeuner dans mon jardin. Je mettais du vin en bouteilles, et mon petit neveu m’aidait dans mon travail. Il arrosait le jardin. Monsieur demanda au garçon si le petit ne servait pas les consommateurs. « Oui, répondit le garçon, quelquefois, quand je ne suis pas là. » Là-dessus, monsieur appela le petit, lui parla, et le soir l’enfant avait disparu. Il avait soupé avec nous ; il posa son assiette sur la table et disparut en tablier de garçon marchand de vin. Je l’appelai, il ne répondit pas. Comme il y avait une fête aux Thernes,&amp;lt;ref&amp;gt;Le quartier des Ternes, proche de la Porte Maillot, était encore rattaché administrativement à la commune de Neuilly-sur-Seine, avant d’être annexé à Paris en 1863.&amp;lt;/ref&amp;gt; j’y allai pour l’y chercher, et j’y restai jusqu’à deux heures du matin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain, comme cet enfant était chez moi depuis deux ans, je fis ma déclaration au commissaire de police. Je recommandai aux cochers de me le ramener s’ils le rencontraient, ce qui eut lieu huit jours après. En revenant de Bercy, je le trouvai rentré : un cocher me l’avait ramené. Il avait des vêtements neufs que j’ai rendus. Je lui avais fait des questions ; il ne m’avait rien dit ; mais il a tout avoué au commissaire de police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. À quelle heure l’accusé a-t-il pris son repas chez vous ? — R. Il était midi ou une heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Quand avez-vous quitté votre établissement ? — R. À trois heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous êtes certain qu’à ce moment le déjeuner avait été pris ? — R. Très certain. Je suis parti à trois heures, et monsieur était déjà parti depuis une heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Il est un point sur lequel nous appelons toute votre attention, et nous vous adjurons d’être sincère. Quand votre neveu est rentré, vous lui avez fait des questions, et vous dites qu’il ne vous a rien révélé sur la tentative dont il a été l’objet ? — R. Il ne m’a rien dit là-dessus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous l’affirmez sous la foi du serment que vous avez prêté ? — R. Je l’affirme sous serment ; il ne m’a rien dit, si ce n’est qu’il ne rentrait pas par crainte. Il ne m’a rien dit de plus, je le déclare sur mon honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Mais il a tout dit au commissaire de police. — R. Oui, devant moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Il est chez vous depuis deux ans ? — R. Oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Est-ce que quelquefois, dans les limites d’une correction permise, vous ne l’auriez pas maltraité ? — R. Jamais. Quelquefois des gronderies, une petite calotte par-ci par-là pour le pousser au travail, voilà tout. Je voulais le garder toujours avec moi ; sa tante l’aimait comme si c’eût été son enfant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous avez témoigné de suite vos inquiétudes et vous avez été chez le commissaire de police. — R. Je l’ai cherché partout,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;M. le président&#039;&#039; : Ronger, vous voyez quel est le caractère de sincérité de ce témoin, et vous voulez que cet homme ait été faire une honteuse et misérable leçon à cet enfant pour vous perdre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Ronger&#039;&#039; : Tout ce que je peux affirmer, c’est que, lorsqu’on m’a rapporté les vêtements de l’enfant, le garçon a dit à ma concierge : « Oh ! ça n’en restera pas là… » Enfin, une espèce de menace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Il est tout naturel que ce garçon ait parlé du mécontentement de son patron ; mais de là à la calomnie, au calcul odieux que vous supposez, il y a un abîme. C’est aussi invraisemblable que la conduite que vous dites avoir tenue dans cette espèce d’adoption qui est votre excuse. Faites venir un autre témoin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;M. l’avocat-général Barbier&#039;&#039; : Avant qu’on introduise le jeune Bottereau, nous requérons, à raison du danger que présenterait la déposition de ce témoin pour la morale publique, qu’elle soit reçue à huis-clos et que cette mesure s’étende à la suite des débats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour rend un arrêt conforme à ces réquisitions, ordonne le huis-clos, et la salle est immédiatement évacuée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les plaidoiries, les portes de l’audience sont ouvertes au public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. le président fait un résumé complet des moyens de l’accusation et de la défense, et le jury se retire pour délibérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout de dix minutes, il rapporte un verdict de culpabilité, modifié par une déclaration de circonstances atténuantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, et par application des articles 354, 463 et 401 du Code pénal, l’accusé est condamné à trois années d’emprisonnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&#039;&#039;Le Droit&#039;&#039; (10-11 novembre 1856)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;[à compléter]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&#039;&#039;Le Constitutionnel&#039;&#039; (11 novembre 1856)==&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Citation longue&lt;br /&gt;
|&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;—————&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;◆&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;—————&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;{{Petites capitales|cour d’assises de la seine.}}&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;Présidence de M. Anspach.&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&#039;&#039;Audience du 10 novembre.&#039;&#039;&amp;lt;br /&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;&#039;&#039;&#039;{{Petites capitales|détournement de mineur par un artiste dramatique.}}&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant du mois de mars 1955, un jeune enfant, Pierre Bottereau, âgé de douze ans et demi, a été placé par sa mère chez son oncle, M. Bottereau, restaurateur à la Porte-Maillot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1{{Exp|er}} août suivant, il a quitté la maison de son oncle sans le prévenir, et, pendant plusieurs jours, il est resté absent sans que la police pût le retrouver. Enfin il a été ramené par un cocher de fiacre qui le connaissait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’interrogatoire du jeune enfant sur les causes et les circonstances de sa disparition ont amené l’arrestation d’un artiste dramatique, Auguste-Florimond Ronger, dit Hervé, qui comparait aujourd’hui devant la cour d’assises de la Seine, sous l’accusation de détournement de mineur. Cette affaire a fait un certain bruit dans le monde des théâtres ; nous remarquons dans l’auditoire des artistes et des hommes de lettres dont quelques-uns sont cités comme témoins à décharge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les formalités d’usage, et la lecture de l’acte d’accusation, M. le président procède à l’interrogatoire de l’accusé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Petites capitales|m. le président}}. — Accusé, quel est votre âge ? — R. Trente-et-un ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous êtes marié ? — R. Oui, Monsieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. N’avez-vous pas des enfans ? — R. Oui, Monsieur, quatre enfans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous ne vivez pas avec votre femme ? — R. Ma femme est employée à la Salpêtrière ; mais nous ne sommes pas pour cela séparés. Nous vivons en bonne intelligence, mes enfans sont en pension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Depuis quelque temps l’attention de l’autorité a été appelée sur des faits d’une immoralité profonde. C’est à la suite des recherches qui ont eu lieu, que les faits dont vous venez répondre aujourd’hui ont été découverts. Dans le mois d’août dernier, le 1{{Exp|er}} août, n’êtes-vous pas allé déjeuner chez le sieur Bottereau, restaurateur à la Porte-Maillot ? — R. Non, Monsieur ; mais j’y suis allé dîner. Il était près de cinq heures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Soit ; l’heure a peu d’influence sur les faits. Quand vous y avez déjeuné ou dîné, il faisait encore grand jour. Le sieur Bottereau a recueilli chez lui un jeune orphelin, son neveu… Vous avez remarqué cet enfant ? — R. Oui, Monsieur ; il était occupé à laver des bouteilles ; il m’a paru d’une activité remarquable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Il ne se livrait cependant qu’à des occupations bien simples, à des soins très vulgaires. Quelque artiste que l’on soit, il n’y avait rien là qui pût exciter bien vivement l’imagination. Cet enfant vous a-t-il servi ? — R. Pas d’abord, il rangeait des bouteilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous avez lié conversation avec cet enfant et vous lui avez proposé de quitter la maison de son oncle pour vous suivre ? Vous lui avez promis de lui donner des habits neufs, 15 fr. par mois et de le bien traiter ? — R. Non, Monsieur. Voici comment les faits se sont passés : Le garçon qui me servait m’a recommandé cet enfant que, comme je viens de vous dire j’avais remarqué, à cause de l’ardeur qu’il mettait au travail. Le garçon m’a dit : « Il est très intéressant ; c’est un orphelin ; ici on le bat tous les jours. Je cherche une place pour lui ; il est très courageux ; si vous connaissez quelqu’un de vos amis qui eût besoin d’un petit domestique, vous lui rendriez un grand service. » J’ai répondu que je chercherais, mais que je ne pouvais le prendre à mon service. Un instant après, l’enfant est venu lui-même me servir. Il m’a confirmé ce qu’on venait de me dire sur les mauvais traitemens dont il était victime et m’a supplié de le prendre à mon service. Je lui ai dit que je m’occuperais de lui, et que, d’il était maltraité de nouveau, il pouvait venir me trouver et que je lui donnerais mon adresse. Je lui ai même promis de revenir après la promenade que je voulais faire au bois de Boulogne ; mais il craignait que cela n’excitât les soupçons dans l’esprit de son patron. Il m’a demandé de m’attendre à la barrière de l’Étoile, quand j’y repasserais ; et, en effet, le soir, vers neuf heures, quand j’allais monter en voiture pour me rendre chez moi, je vis cet enfant accourir. Il me supplia de l’emmener. Je finis par y consentir, et, comme il était à peine vêtu, je lui ai acheté un paletot de 15 francs et l’ai amené chez moi. Il a fait un lit sur le canapé du salon. Le lendemain je suis parti pour la campagne et, quelques jours après, j’ai appris qu’il était retourné chez son oncle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Cet enfant vous accuse d’avoir fait sur lui une tentative infâme, et c’est dans ce but que vous l’auriez détourné de la maison de son oncle ? — R. Cela est complètement faux. Je ne savais pas qu’il fût chez son oncle ; il ne parlait jamais que de son patron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vos explications sont en contradiction avec ses déclarations, et elles ne sont d’ailleurs pas très vraisemblables. Comment vous, père de famille, allez-vous, à première vue, vous apitoyer sur le sort d’un enfant que vous voyez pour la première fois dans une maison où il est employé, lui acheter un paletot, puis un pantalon, puis le faire coucher chez vous ? — R. J’ai fait cela sur la recommandation du domestique qui m’avait parlé de lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Cet enfant déclare avoir été bien traité par vous ; dans quel but, dans quel intérêt vous accuserait-il ? — R. Je ne sais ; sans doute, il craint son oncle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Mais quel est l’intérêt que vous supposez à l’oncle pour suggérer à son neveu une déclaration mensongère ? Vos explications ne sont pas très vraisemblables. Pourquoi, vous, père de famille, qui sans doute ne roulez pas sur l’or, faites-vous des dépenses de cette nature pour un enfant inconnu ? — R. J’ai eu pitié de lui et, en l’amenant chez moi, je n’ai pas voulu qu’il y entrât déguenillé, à cause de la concierge. Il y a auprès de mon domicile cinq ou six commères, et je ne voulais pas donner matière à leurs commérages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Qu’avez-vous dit à la concierge en rentrant avec l’enfant ? — R. Je lui ai dit qu’il m’était recommandé par un de mes amis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Ne lui avez-vous pas dit que c’était le fils d’un de vos amis ? — R. Non ; le concierge a mal compris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D. Vous êtes artiste dramatique ; quels étaient vos appointemens ? — R. J’avais 600 fr. par mois aux Folies-Nouvelles, plus une indemnité de 2,000 fr. par an et mes droits d’auteur. Je faisais moi-même les paroles et la musique de mes pièces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après l’interrogatoire, on entend la déposition du sieur Bottereau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cour ordonne ensuite, sur les réquisitions de M. Barbier, que le surplus des débats aura lieu à huis-clos.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les huissiers font évacuer l’auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’audience a été rendue publique pour le résumé de M. le président, qui a reproduit successivement les charges de l’accusation et les moyens présentés par M{{e}} Lachaud en faveur de l’accusé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un quart d’heure de délibération, le jury a rendu un verdict de culpabilité, avec circonstances atténuantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conséquence, la cour a condamné Ronger dit Hervé à trois ans d’emprisonnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sources===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*« Cour d’assises de la Seine. Détournement de mineur par un artiste dramatique » / in &#039;&#039;Le Constitutionnel : journal politique, littéraire, universel&#039;&#039;, mardi 11 novembre 1856, p. 2-3. – Paris : 1856.&lt;br /&gt;
*« &#039;&#039;[Titre de l’article à compléter]&#039;&#039; » / in &#039;&#039;Le Droit : journal des tribunaux&#039;&#039;, n° 277, lundi 10 et mardi 11 novembre 1856. – Paris : 1856.&lt;br /&gt;
*« Cour d’assises de la Seine. Affaire Hervé ; détournement d’un mineur » / in &#039;&#039;La Gazette des Tribunaux : journal de jurisprudence et des débats judiciaires&#039;&#039;, 31{{e}} année, n° 9242, lundi 10 et mardi 11 novembre 1856, p. 1098. – Paris : 1856.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire judiciaire en France]]&lt;br /&gt;
*[[Hervé (compositeur)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Affaire de mœurs en France|Herve, affaire, documents]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19899</id>
		<title>Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19899"/>
		<updated>2020-06-17T14:09:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Lien vers &amp;quot;Le registre infamant&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; dit &#039;&#039;&#039;Hervé&#039;&#039;&#039;, né à Houdain (Pas-de-Calais) le [[30 juin]] [[1825]] et mort à [[Paris]] le [[3 novembre]] [[1892]], est un [[musique|musicien]] [[France|français]]. En tant que compositeur, il est considéré comme le père de l’opérette française, au même titre que son rival et ami Jacques Offenbach.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque son père décède, Florimond Ronger n’a que dix ans, et sa mère, veuve, monte à Paris avec ses trois enfants. Elle trouve un emploi à l’église Saint-Roch. Florimond y apprend le chant et le solfège comme choriste. Il n’est pas impossible qu’il y ait connu intimement, à douze ans, le chanteur d’opéra Alexis Dupont (alors âgé de quarante-sept ans) qui officiait comme maître de chant à l’église Saint-Roch&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray, « L’affaire Hervé (1856) » in &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, [[Quintes-feuilles]], 2012, p. 507.&amp;lt;/ref&amp;gt; et qui sera condamné en 1856 pour une affaire de mœurs avec des filles mineures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Florimond continue son apprentissage de la musique au conservatoire avec Esprit Auber. Il trouve ensuite une fonction comme organiste et commence à rédiger des opérettes sous le pseudonyme d’Hervé. Il a également enseigné le chant à des aliénés de Bicêtre et de la Salpêtrière, ce qui fait que certains biographes l’ont décrit (à tort) comme l’introducteur de la musicothérapie en psychiatrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les succès de ses opérettes s’enchaînent, il devient chef d’orchestre, dirige un café-concert (&#039;&#039;les Folies Concertantes&#039;&#039;) et par la suite une salle de spectacle : &#039;&#039;les Folies Nouvelles&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marié, et père de quatre enfants élevés en pension, le compositeur Hervé détourne un [[garçon]] de douze ans et tente de le séduire : c’est l’affaire Hervé, qui fissure sa carrière. Condamné à trois ans de détention lors d’un procès partiellement jugé à [[huis-clos]], il sort de [[prison]] au bout de dix-huit mois et tente de reprendre une place dans un domaine où Jacques Offenbach triomphe déjà. Il y parvient peu à peu, et remporte de grands succès coup sur coup avec &#039;&#039;L’œil crevé&#039;&#039; ([[1867]]), &#039;&#039;Chilpéric&#039;&#039; ([[1868]]) et &#039;&#039;Le petit Faust&#039;&#039; ([[1869]]). Il se produit en province et dans la capitale, voyage beaucoup, et ses succès ne faiblissent pas, jusqu’à &#039;&#039;Mam’zelle Nitouche&#039;&#039; ([[1883]]) son opérette sans doute la plus célèbre, inspirée de sa propre vie et dont on a tiré un film interprété notamment par Fernandel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1886]], il s’installe à Londres. L’un de ses biographes, Dominique Ghesquiere, découvre qu’Hervé s’y est marié sans avoir divorcé de sa première femme, ce qui fait de lui un bigame.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il rentre en France en [[1892]], peu de temps avant de mourir, le 3 novembre 1892.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une affaire de mœurs escamotée par les biographes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la thèse en musicologie du Québécois Pascal Blanchet, qui a publié le [[Affaire Hervé (documents)|compte rendu avant huis-clos du procès]] par &#039;&#039;La Gazette des Tribunaux&#039;&#039; tout en émettant un doute sur la culpabilité d’Hervé&amp;lt;ref&amp;gt;Pascal Blanchet, &#039;&#039;La contribution de Florimond Ronger, dit Hervé, au développement de l’opérette (1848-1870)&#039;&#039;. Thèse de l’université de Montréal pour l’obtention du Ph. D. en musicologie, août 2010, p. 309-318.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tous les biographes du compositeur avaient balayé avec désinvolture l’affaire Hervé. Il est vrai que l’intéressé lui-même avait tenté, au tout début du récit des faits par la presse, d’opposer « un démenti formel à ces infâmes accusations ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de rédiger un compte rendu de cette affaire, Jean-Claude Féray a déniché dans les archives de l’avocat Charles Lachaud, conservées à l’Institut Marc Sangnier,&amp;lt;ref&amp;gt;Maître Charles Lachaud, qui fut l’avocat de la célèbre Mme Lafarge comme de Bazaine, est le grand-père de Marc Sangnier.&amp;lt;/ref&amp;gt; le dossier RONGER, et s’est appuyé sur les journaux de l’époque. Il a aussi tenté de reconstituer la vie ultérieure du jeune protagoniste de l’affaire (métier, mariage, paternités).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Résumé de l’affaire Hervé==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1{{Exp|er}} août [[1856]], en déjeunant dans un restaurant de Neuilly, avenue de la Porte Maillot, Hervé remarque un garçon de douze ans qui officie comme [[apprenti]] sommelier chez son oncle, François Botreau. Le garçon se prénomme Pierre et n’ayant pas été reconnu par son père, porte le nom de sa mère : Botreau. Le compositeur note que l’apprenti est mal vêtu, mal chaussé, qu’il travaille dur. Aussi lui propose-t-il de changer de vie en l’accueillant chez lui. Pierre Botreau accepte facilement. Son séducteur dit qu’il viendra le chercher le soir, et qu’il lui apportera des vêtements. Ce qu’il fait. L’oncle, constatant la disparition de son apprenti, va déposer plainte auprès du commissariat de police et en parle à ses amis cochers de fiacres afin de bénéficier de leur aide dans les recherches du disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé habitait boulevard Bonne Nouvelle et sa femme qui travaillait comme lingère à l’hôpital Salpêtrière logeait alors sur son lieu de travail. Le soir, le compositeur pria le garçon de venir dans son lit et entreprit ce que l’on devine et que la morale commune réprouve. Mais le garçon protesta qu’il avait mal, ce qui coupa court aux gestes du séducteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour suivant, devant travailler, Hervé confia l’enfant à sa femme à l’hôpital Salpêtrière. Pierre Botreau revint deux jours plus tard boulevard Bonne Nouvelle. Alors qu’il effectuait une course pour Hervé, un cocher le reconnut : l’affaire était dès lors lancée. Le garçon dut retourner chez son oncle, alors qu’il n’en avait jamais exprimé la moindre envie…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter qu’un médecin examina physiquement le compositeur et notifia dans son rapport que le fameux signe de pédérastie active décrit par Ambroise Tardieu et auquel lui-même ne croyait pas était absent chez Hervé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de son procès, Hervé plaida l’instabilité nerveuse, les crises de folie — ce qu’accréditait déjà le titre de son opérette &#039;&#039;Le compositeur toqué&#039;&#039; (1854) et ce dont témoignera un directeur de théâtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant ses dix-huit mois de détention, Florimond Ronger continua de composer sous les pseudonymes de Jules Brémond, puis de Louis Heffer (tiré de ses initiales F.R.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Louis Schneider, Hervé, Charles Lecocq, coll. « Les Maîtres de l’opérette française », librairie académique Perrin et Cie, 1924&lt;br /&gt;
*Renée Cariven-Galharet et Dominique Ghesquiere, &#039;&#039;Hervé, un musicien paradoxal&#039;&#039;, Paris, éd. des Cendres, 1992.&lt;br /&gt;
*Jacques Rouchouse, Hervé, le père de l’opérette - 50 ans de Folies parisiennes, préface de Jacques Martin, éd. Michel de Maule, 1994.&lt;br /&gt;
*Pascal Blanchet, &#039;&#039;Hervé par lui-même. Écrits du père de l&#039;opérette&#039;&#039;, Actes Sud/Palazzetto Bru Zane, 2015.&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, « L’affaire Hervé », in &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, p. 500-509.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Affaire Hervé (documents)]]&lt;br /&gt;
*[[Musique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19898</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19898"/>
		<updated>2020-06-17T14:07:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Lien vers &amp;quot;Le registre infamant&amp;quot; et catégories&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Auguste-&#039;&#039;&#039;Jean-Marie Bachelot de La Pylaie&#039;&#039;&#039; est un naturaliste [[France|français]] né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le [[25 mai]] [[1786]] et mort à Marseille le [[12 octobre]] [[1856]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à [[Paris]], Jean-Marie Bachelot de La Pylaie suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes [[garçon]]s et les [[adolescent]]s le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études, qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie, tout en y découvrant des zones d’ombre. Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista dans la biographie de Bachelot de La Pylaie qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;L’Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux&#039;&#039; en [[1934]] reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe, faisant état d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tenta ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de La Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de La Pylaie, ne trouva qu’une période d’inactivité en [[1839]], qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de La Pylaie en Vendée, en [[1831]], durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre, mort trop jeune de tuberculose, qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de « &#039;&#039;Pylaye&#039;&#039; » avec la précision : « &#039;&#039;(de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot&#039;&#039; ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°&amp;amp;nbsp;12. En 1843 ou 1844, il demeurait rue Richelieu, n°&amp;amp;nbsp;26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignements à la police de Paris. C’est la 1{{Exp|ère}} division qui a fait la réponse. (2 septembre 1852)&#039;&#039;. »&amp;lt;ref&amp;gt;[[Jean-Claude Féray]], &#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, Paris, [[Quintes-feuilles]], [[2012]], p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en [[1871]]. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray, qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « Pédés » de la préfecture de police, à poursuivre son enquête dans les archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d’écrou, Dossier de procédure, Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre [[1852]] apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de La Pylaie, et révélait aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer, voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de Saint-Jean-des-Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de treize ans, alors au service de Bachelot de La Pylaie, au sujet des bruits qui couraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « &#039;&#039;avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête&#039;&#039; ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bachelot de La Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le [[30 juillet]] 1852. Le procureur non seulement recueillit les témoignages des adolescents âgés de quinze à dix-sept ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais il remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur, qui était allé recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de La Pylaie « &#039;&#039;a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et deux cents francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de La Pylaie cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac à Marseille, le 12 octobre 1856, à l’âge de soixante-dix ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants.&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot, « Bachelot de La Pylaie (1786-1856) », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dr Marcel Baudouin, &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la première heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;, Impr. P. Saffray, 1936.&lt;br /&gt;
*Ch. Boyer, « Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856) », &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l’Ain&#039;&#039;, 1938.&lt;br /&gt;
*Colonel Gaston Adolphe Joseph Gillot, « Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) : naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 (Lire en ligne : [https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf BACHELOT DE LA PYLAIE (1786-1856)]) et 1952, vol. 32.&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, « Bachelot de La Pylaie Jean-Marie Auguste », in &#039;&#039;[[Le registre infamant]]&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie « Dictionnaire », p. 178-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Bachelot de la pylaie (Jeanmarie)}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Dessinateur français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Scientifique français]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Charles_Baudelaire&amp;diff=19897</id>
		<title>Charles Baudelaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Charles_Baudelaire&amp;diff=19897"/>
		<updated>2020-06-17T13:58:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Corrections typographiques et lien vers &amp;quot;Le registre infamant&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Charles-Pierre Baudelaire&#039;&#039;&#039; ([[Paris]], [[9 avril]] [[1821]] – Paris, [[31 août]] [[1867]]) est un poète [[France|français]] dont la vie dissolue et l’amour pour les femmes est bien connu, comme en témoigne son œuvre la plus célèbre, &#039;&#039;[[Les fleurs du mal (Charles Baudelaire)|Les fleurs du mal]]&#039;&#039;. Peu conformiste, il s’intéressa pourtant à l’[[homosexualité]] — surtout sous la forme du saphisme — et semble avoir vécu au moins un épisode pédérastique à la fin de son [[adolescence]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Baudelaire pédéraste ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Roger Peyrefitte]] a développé sa thèse sur la pédérastie de Baudelaire à partir de deux éléments qu’il expose dans &#039;&#039;[[Notre amour (Roger Peyrefitte)|Notre amour]]&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Notre amour&#039;&#039;, Paris, Flammarion, 1967, p. 70-71 et 73-74.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier élément, sans doute  déterminant, a été la présence dans sa bibliothèque personnelle d’un livre rédigé par un camarade de Baudelaire au Lycée Louis-le-Grand : Charles Cousin ([[1822]]-[[1894]]). Le livre a pour titre &#039;&#039;Voyage dans mon grenier&#039;&#039; par Charles C…&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Voyage dans un grenier&#039;&#039; par Charles C... de la Société des Amis des Livres, Paris, Damascène Morgand &amp;amp; Charles Fatout, 1878, p. 11. Édition tirée à 620 exemplaires.&amp;lt;/ref&amp;gt; L’exemplaire de Peyrefitte possédait une note manuscrite de l’auteur (&#039;&#039;i. e.&#039;&#039; le fameux vers de [[Virgile]] sur Corydon dans &#039;&#039;[[Les Bucoliques (Virgile)|Les Bucoliques]]&#039;&#039;), laquelle note n’était pas, en vérité, indispensable pour la compréhension de l’allusion. Le texte est en effet assez clair :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation bloc|À M. R*** P***, éditeur à Paris.&amp;lt;br&amp;gt;J’étais, comme on vous l’a dit, Monsieur, le camarade de Charles Baudelaire au collège Louis-le-Grand. Nous avons usé, sur les mêmes bancs, plus d’une culotte : je l’avoue pourtant, à ma honte, le Baudelaire en habit bleu troué aux coudes, en bas chinés, en gros souliers, est complètement sorti de ma mémoire. Je me souviens seulement de sa brusque disparition avant la fin de nos études et du motif que lui donnèrent les cancans de la « première cour ». Le voici en latin – ou plutôt non : relisez, si vous êtes curieux, la seconde Églogue de Virgile.[…]&amp;lt;br&amp;gt;Je ne retrouvai &#039;&#039;Coridon&#039;&#039; qu’au sortir du collège. Nous nous voyions le plus souvent chez un ami commun, ancien camarade dont plus d’un contemporain, devenu célèbre (*), pourrait vous décrire le logis très fréquenté vers 1840.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;(*) Octave Feuillet, Leconte de Lisle, Pierre Dupont, P. Bocage}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce témoignage a été récusé sur un argument assez faible : Charles Cousin aurait médit par simple désir de vengeance à l’égard de Baudelaire, celui-ci s’étant débarrassé chez un bouquiniste d’un livre pourtant dédicacé par lui.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut connaître le motif du renvoi tel que le proviseur l’a formulé, car ce dernier fait une remarque pertinente sur les soupçons que le geste de Baudelaire (détruire et avaler le billet d’un camarade) fait peser sur son ami :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation bloc|Monsieur,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce matin, M. votre fils sommé par le Sous-Directeur de remettre un billet qu’un de ses camarades venait de lui glisser, refusa de le donner, le mit en morceaux et l’avala. Mandé chez moi, il me déclare qu’il aime mieux toute punition que de livrer le secret de son camarade, et pressé de s’expliquer dans l’intérêt même de cet ami qu’il laisse exposé aux soupçons les plus fâcheux, il me répond par des ricanements dont je ne dois pas souffrir l’impertinence. Je vous renvoie donc ce jeune homme, qui était doué de moyens assez remarquables, mais qui a tout gâté par un très mauvais esprit, dont le bon ordre du collège a eu plus d’une fois à souffrir.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Veuillez agréer, Monsieur, avec l’expression de mes regrets, l’assurance de mes sentiments les plus respectueux et les plus distingués.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
J. Pierrot&amp;lt;ref&amp;gt;Lettre du proviseur J. Pierrot au colonel Aupick en date du 18 avril 1839, reproduite par Claude Pichois et Jean Ziegler, in &#039;&#039;Charles Baudelaire&#039;&#039;, Fayard, 1996, p. 142.&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le second élément sur lequel se fonde Peyrefitte est d’ordre psychologique, et d’une implacable lucidité. Il consiste en une analyse des vers de jeunesse de Baudelaire, où il est question d’« écoliers » et d’« adolescence pâle » :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation bloc|Et puis venaient les soirs malsains, les nuits fiévreuses&amp;lt;br&amp;gt;Qui rendent de leur corps les filles amoureuses&amp;lt;br&amp;gt;Et les font, aux miroirs — stérile volupté —&amp;lt;br&amp;gt;Contempler les fruits mûrs de leur nubilité.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Roger Peyrefitte pose très pertinemment la question : « Qu’est-ce que ces demoiselles qui débouchent en plein lycée, comme des levrettes dans un jeu de quilles, à une époque où il n’y avait pas de cours mixte ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et il demande tout aussi pertinemment si un garçon a jamais vu une fille dans une telle posture, « fût-elle sa sœur ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En revanche, puisque tous les garçons, n’est-ce pas ? commencent par être amoureux d’eux-mêmes, ils se contemplent volontiers tout nus aux miroirs pour s’exciter, comme Narcisse, à une véritable volupté. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’argument tient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres éléments dans la vie de Baudelaire justifient un réexamen de la question de la pédérastie du poète, écartée un peu vite à la suite de Baudelaire lui-même, qui s’en est défendu avec une très grande habileté : « C’est moi-même qui ai répandu ce bruit, et l’on m’a cru ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi ces éléments figure une lettre de Baudelaire à Théodore de Bainville retrouvée et éditée par Claude Pichois et W. T. Bandy, lettre qui contient ces lignes :&amp;lt;ref&amp;gt;Bandy W. T. et Pichois Cl., « Du nouveau sur la jeunesse de Baudelaire : une lettre inédite à Banville », &#039;&#039;Revue d’Histoire littéraire de la France&#039;&#039;, janvier-mars 1965, p. 70-77.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Citation bloc|J’ai de sérieuses raisons pour avoir une peur de tous les diables de Privat, tâchez de lui boucler la langue, il saura ce que cela veut dire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles raisons avait Baudelaire de se méfier de Privat d’Anglemont dont le nom figure dans le registre de pédérastes de la Préfecture de police de Paris ? L’hypothèse avancée par Pichois et Bandy, qui touche à une dispute en paternité de poèmes anodins n’est pas sérieuse. Il semble qu’il s’agisse d’un secret plus compromettant partagé par Baudelaire, Banville et Privat d’Anglemont.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle|Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}]]&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, p. 384-385.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un témoignage précieux de l’intérêt de Baudelaire pour la pédérastie : la discussion&amp;lt;ref&amp;gt;Iwan Bloch « Ist Alfred de Musset der Verfasser von „Gamiani“ ? », &#039;&#039;Zeitschrift für Sexualwissenschaft&#039;&#039;, II, 1915, p. 175. Voir aussi J.-C. Féray et M. Herzer, « Kertbeny, une énigmatique “mosaïque d’incongruités” », &#039;&#039;Études finno-ougriennes&#039;&#039;, XXII, 1991, p. 215-239.&amp;lt;/ref&amp;gt; qu’il eut à ce sujet à Bruxelles, avec Karl Maria Kertbeny ([[1824]]-[[1882]]), l’inventeur du mot &#039;&#039;Homosexualität&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Baudelaire lui-même savait qu’il passait aux yeux de quelques-uns de ses amis pour pédéraste : « C’est moi-même, écrit-il habilement pour sa défense, qui ai répandu ce bruit, et l’on m’a cru… » Sur la base des témoignages de contemporains rassemblés par Félix Tournachon dit Nadar, et appuyés séparément par Jules Levallois et Charles Asselineau, il semble que l’hypothèse de la pédérastie de Baudelaire ne puisse pas être rejetée comme fantaisiste et qu’elle mérite au contraire d’être prise au sérieux et davantage étudiée.&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray, « Baudelaire pédéraste ? Complément d’enquête et essai de synthèse sur un vieux débat », &#039;&#039;Bulletin mensuel Quintes-feuilles&#039;&#039; n°&amp;amp;nbsp;34, octobre 2015, p. 1-5.&amp;lt;/ref&amp;gt; Et cela d’autant plus que les déclarations misogynes de Baudelaire, soulignées par Jacques Crépet et très différentes de celle d’un amateur de femmes comme Sacha Guitry, ne manquent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Les fleurs du mal (Charles Baudelaire)|Les fleurs du mal]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Roger Peyrefitte]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant_de_la_Pr%C3%A9fecture_de_police_de_Paris_au_XIXe_si%C3%A8cle&amp;diff=19896</id>
		<title>Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle</title>
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		<updated>2020-06-17T13:34:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Création de &amp;quot;Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, sous-titré &#039;&#039;« Pédés »&#039;&#039; et suivi d’un &#039;&#039;Dictionnaire des noms propres et noms communs les plus significatifs du registre&#039;&#039; ainsi que d’&#039;&#039;Annexes&#039;&#039;, est une retranscription du registre B{{Exp|B4}} de la Préfecture de police de [[Paris]], annotée et accompagnée de commentaires par [[Jean-Claude Féray]]. Cet ouvrage, publié en [[2012]] par [[Quintes-feuilles]], est souvent mentionné plus brièvement sous son titre de couverture &#039;&#039;Le registre infamant&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Établi sous la II{{e}} République, le « registre de pédérastes » B{{Exp|B4}} fut suivi au cours du {{s|XIX|e}} par le B{{Exp|B5}} et le B{{Exp|B6}}, moins intéressants, mais qui sont tout de même pris en compte dans les notes et commentaires de l’édition de 2012.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Rédaction des registres de pédérastes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dictionnaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Édition===&lt;br /&gt;
*[[Image:Le registre infamant (couverture 2012) 1773x2495.jpg|218px|thumb|right]]{{Référence:Le registre infamant/Quintes-Feuilles, 2012|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
*[[Affaire judiciaire en France]]&lt;br /&gt;
*[[Police]]&lt;br /&gt;
*[[Quintes-feuilles]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=R%C3%A9f%C3%A9rence:Le_registre_infamant/Quintes-Feuilles,_2012&amp;diff=19895</id>
		<title>Référence:Le registre infamant/Quintes-Feuilles, 2012</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=R%C3%A9f%C3%A9rence:Le_registre_infamant/Quintes-Feuilles,_2012&amp;diff=19895"/>
		<updated>2020-06-17T12:47:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Notice plus exacte, conforme à celle de la BNF&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;!-- En saisie manuelle insérer sous la ligne switch des lignes de la forme |param=val.&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Liste des attributs disponible dans la documentation du modèle Édition.&lt;br /&gt;
--&amp;gt;{{{{#switch:{{{1}}}|check|réf=Réf édition|isbd=Réf isbd|isbdmod=Réf isbdmod|refcourte=Réf courte|#default=Édition}}&lt;br /&gt;
|titre=Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIX{{e}} siècle : “Pédés”. Suivi d’un Dictionnaire des noms propres et noms communs les plus significatifs du registre ; et d’Annexes&lt;br /&gt;
|lien-titre=Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle&lt;br /&gt;
|collaborateurs=par Jean-Claude Féray ; ill. d’Olivier Frey&lt;br /&gt;
|lieu=Paris&lt;br /&gt;
|éditeur=Quintes-Feuilles&lt;br /&gt;
|année=2012&lt;br /&gt;
|imprimeur=Sté ACORT Europe&lt;br /&gt;
|date-impr=octobre 2012&lt;br /&gt;
|pages=540 p.&lt;br /&gt;
|caractéristiques=couv. ill. en coul.&lt;br /&gt;
|format=21 × 15 cm&lt;br /&gt;
|langue=français&lt;br /&gt;
|notes=Titre de couv. : &#039;&#039;Le registre infamant&#039;&#039;. – Index des noms p. 511-538.&lt;br /&gt;
|isbn=978-2-9532885-6-8&lt;br /&gt;
|complément-isbn=broché&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- Ne pas modifier après cette ligne. --&amp;gt;&lt;br /&gt;
|commentaires={{{commentaires|}}}&lt;br /&gt;
|emplacement-article={{{emplacement-article|}}}&lt;br /&gt;
|notes-article={{{notes-article|}}}&lt;br /&gt;
}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19894</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19894"/>
		<updated>2020-06-16T23:55:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Liens et corrections typographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Auguste-&#039;&#039;&#039;Jean-Marie Bachelot de La Pylaie&#039;&#039;&#039; est un naturaliste [[France|français]] né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le [[25 mai]] [[1786]] et mort à Marseille le [[12 octobre]] [[1856]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à [[Paris]], Jean-Marie Bachelot de La Pylaie suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes [[garçon]]s et les [[adolescent]]s le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études, qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie, tout en y découvrant des zones d’ombre. Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista dans la biographie de Bachelot de La Pylaie qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;L’Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux&#039;&#039; en [[1934]] reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe, faisant état d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tenta ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de La Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de La Pylaie, ne trouva qu’une période d’inactivité en [[1839]], qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de La Pylaie en Vendée, en [[1831]], durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre, mort trop jeune de tuberculose, qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de « &#039;&#039;Pylaye&#039;&#039; » avec la précision : « &#039;&#039;(de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot&#039;&#039; ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°&amp;amp;nbsp;12. En 1843 ou 1844, il demeurait rue Richelieu, n°&amp;amp;nbsp;26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignements à la police de Paris. C’est la 1{{Exp|ère}} division qui a fait la réponse. (2 septembre 1852)&#039;&#039;. »&amp;lt;ref&amp;gt;[[Jean-Claude Féray]], &#039;&#039;[[Le registre infamant]]&#039;&#039;, Paris, [[Quintes-feuilles]], [[2012]], p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en [[1871]]. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray, qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « Pédés » de la préfecture de police, à poursuivre son enquête dans les archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d’écrou, Dossier de procédure, Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre [[1852]] apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de La Pylaie, et révélait aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer, voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de Saint-Jean-des-Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de treize ans, alors au service de Bachelot de La Pylaie, au sujet des bruits qui couraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « &#039;&#039;avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête&#039;&#039; ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bachelot de La Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le [[30 juillet]] 1852. Le procureur non seulement recueillit les témoignages des adolescents âgés de quinze à dix-sept ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais il remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur, qui était allé recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de La Pylaie « &#039;&#039;a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et deux cents francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de La Pylaie cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac à Marseille, le 12 octobre 1856, à l’âge de soixante-dix ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants.&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot, « Bachelot de La Pylaie (1786-1856) », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Dr Marcel Baudouin, &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la première heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;, Impr. P. Saffray, 1936.&lt;br /&gt;
*Ch. Boyer, « Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856) », &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l’Ain&#039;&#039;, 1938.&lt;br /&gt;
*Colonel Gaston Adolphe Joseph Gillot, « Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) : naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur », &#039;&#039;Mémoires de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 (Lire en ligne : [https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf BACHELOT DE LA PYLAIE (1786-1856)]) et 1952, vol. 32.&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, « Bachelot de La Pylaie Jean-Marie Auguste », in &#039;&#039;[[Le registre infamant]]&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie « Dictionnaire », p. 178-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Savant français|Bachelot de la pylaie (Jeanmarie)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Die_dorische_Knabenliebe_(Erich_Bethe)&amp;diff=19893</id>
		<title>Die dorische Knabenliebe (Erich Bethe)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Die_dorische_Knabenliebe_(Erich_Bethe)&amp;diff=19893"/>
		<updated>2020-06-16T23:24:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Notes et références&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;« &#039;&#039;&#039;Die dorische Knabenliebe : ihre Ethik, ihre Idee&#039;&#039;&#039; » est un article du philologue [[Allemagne|allemand]] &#039;&#039;&#039;[[Erich Bethe]]&#039;&#039;&#039;, paru en [[1907]] dans la revue &#039;&#039;Rheinisches Museum für Philologie&#039;&#039; de Leipzig.&amp;lt;ref&amp;gt;Erich Bethe, « Die dorische Knabenliebe : ihre Ethik, ihre Idee », in &#039;&#039;Rheinisches Museum für Philologie&#039;&#039;, 1907, p. 438-475.&amp;lt;/ref&amp;gt; Il a été republié en [[1983]] par Wolfram Setz chez l’éditeur [[Rosa Winkel]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une traduction française de cet essai, sous le titre &#039;&#039;L’amour des garçons chez les Doriens : leur morale, leurs idées&#039;&#039;, augmenté de notes secondaires et d’une présentation, a été publiée en [[2018]] par les éditions [[Quintes-feuilles]].&amp;lt;ref&amp;gt;Erich Bethe, &#039;&#039;L’amour des garçons chez les Doriens : leur morale, leurs idées&#039;&#039;, traduit de l’allemand, présenté et annoté secondairement par Jean-Claude Féray, Quintes-feuilles, 2018. 118 pages. ISBN 978-2-9551399-5-0&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fiche de références|Die dorische Knabenliebe (Bethe)|Die dorische Knabenliebe|alignement= right}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’auteur==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Né le [[2 mai]] [[1863]] à Stettin, ville de Poméranie aujourd’hui en [[Pologne]], et mort à Leipzig le [[19 octobre]] [[1940]], Erich Bethe est un philologue allemand, formé dans les universités de Bonn et de Göttingen, et qui enseigna la philologie classique essentiellement à Leipzig.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est l’oncle du physicien Hans Bethe ([[1906]]-[[2005]]), [[prix Nobel]] de physique en [[1967]], qui collabora à l’élaboration de la première bombe nucléaire [[États-Unis|états-unienne]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Travaux antérieurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant Erich Bethe, seuls deux philologues allemands avaient osé traiter de la [[pédérastie]] grecque selon les codes et usages universitaires : K. O. Müller ([[1797]]-[[1840]]) et M. H. E. Meier ([[1796]]-[[1855]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karl Otfried Müller, dans le troisième volume de son ouvrage &#039;&#039;Geschichten Hellenischer Stämme und Städte&#039;&#039;, traite en [[1824]] de la pédérastie dorienne, de manière honnête mais trop succincte.&amp;lt;ref&amp;gt;Karl Otfried Müller, &#039;&#039;Geschichten Hellenischer Stämme und Städte&#039;&#039;, 3. Band, &#039;&#039;[[Die Dorier (Karl Otfried Müller)|Die Dorier : vier Bücher]]&#039;&#039;, 2. Abtheilung, S. 289-298, Breslau, Verl. Josef Max und Komp., 1824.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1837]], [[Moritz Hermann Eduard Meier]] publie dans la &#039;&#039;Allgemeinen Encyclopädie der Wissenschaften und Künste&#039;&#039; un long article intitulé « [[Päderastie (M. H. E. Meier)|Päderastie]] ».&amp;lt;ref&amp;gt;M. H. E. Meier, « Päderastie », in &#039;&#039;Allgemeinen Encyklopädie der Wissenschaften und Künste&#039;&#039;, 3. Section « O-Z », 9. Theil « Pacholenus – Palermo-Seide », S. 147-189, Leipzig, F. A. Brockhaus, 1837. Cet article a été traduit et considérablement étendu par [[Georges Hérelle]], sous le pseudonyme de L. R. de Pogey-Castries, pour donner un volume intitulé en français &#039;&#039;Histoire de l’amour grec dans l’Antiquité&#039;&#039; (Paris, Stendhal, 1930).&amp;lt;/ref&amp;gt; Mais en dépit de sa grande érudition, il ne prend en compte que la forme « platonique » de cet amour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La thèse défendue par Bethe==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Erich Bethe n’est donc pas le premier à avoir avancé l’idée (aujourd’hui considérée comme non démontrée) que la pédérastie a d’abord été une institution des peuples [[doriens]] ; lesquels, descendus des montagnes du Nord, auraient introduit et répandu l’amour des garçons dans toute la [[Grèce antique|Grèce]], lors de leurs migrations et de leurs conquêtes. Mais il est celui qui a le plus contribué à répandre cette thèse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’appuyant sur l’analyse de textes grecs classiques, il défend d’abord l’idée que l’amour pédérastique était pour les Doriens une institution très codifiée (notamment en ce qui concerne le [[rapt]]), hautement respectée et même sacrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il démontre aussi que pour ce peuple guerrier, à l’origine, l’[[amant]] (l’&#039;&#039;éraste&#039;&#039;) était censé transmettre ses qualités viriles et ses vertus guerrières (résumées par le mot ἀρετή) à son [[aimé]] (l’&#039;&#039;éromène&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pose ensuite cette question : aux époques archaïques, par quel moyen les Doriens croyaient-ils que ces vertus étaient transmises ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En se basant essentiellement sur les inscriptions rupestres de l’île de Théra (aujourd’hui appelée [[Santorin]]) ainsi que sur les données anthropologiques touchant les idées que les peuples primitifs se faisaient du souffle, de l’[[urine]] ou du [[sperme]] comme des émanations de l’âme (observations chez les Papous de Nouvelle-Zélande), il avance une thèse audacieuse : que les premiers Doriens imaginaient transmettre les vertus guerrières d’un éraste adulte à un éromène adolescent par le [[coït]] pédérastique, et en particulier par le sperme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bethe rapproche enfin la pédérastie dorienne de celle d’autres groupes guerriers, notamment les [[samouraï]]s du [[Japon]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réception et postérité de la thèse de Bethe==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article de Bethe fit sensation lors de sa parution. Il marque une étape dans la mesure où, pour la première fois, un universitaire parlait de manière positive et sans périphrases de la pédérastie grecque, en abordant de manière frontale le versant [[sexualité|sexuel]] de la question, sans le dénigrer, mais cherchant au contraire, en tant que scientifique, à lui trouver une explication rationnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fut critiqué par des collègues allemands ([[Anatol Semenov]], [[Albert Ruppersberg]]) ou français ([[Henri-Irénée Marrou]], [[Félix Buffière]]), mais trouva également des défenseurs et des continuateurs parmi les philologues plus versés en anthropologie, comme le Finlandais [[Rolf Lagerborg]] et le Français [[Henri Jeanmaire]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus récemment, le philologue allemand [[Harald Patzer]] ([[1910]]-[[2005]]) a développé la thèse de Bethe dans son ouvrage &#039;&#039;[[Die griechische Knabenliebe (Harald Patzer)|Die griechische Knabenliebe]]&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;Harald Patzer, &#039;&#039;Die griechische Knabenliebe&#039;&#039;, Wiesbaden, Franz, 1982. 131 pages.&amp;lt;/ref&amp;gt; Il confirme que, selon lui, la relation pédérastique chez les Doriens était censée transmettre les vertus viriles et guerrières d’un homme à un adolescent. Il précise ensuite que cet amour a persisté, chez les Grecs des époques ultérieures, dans son rôle de transmission de vertus entre éraste et éromène ; mais alors ces vertus, au lieu d’être guerrières, étaient avant tout morales et civiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, l’étude de Bethe est considérée par la plupart des hellénistes comme une étape relativement dépassée dans la connaissance des conceptions amoureuses des Grecs de l’Antiquité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation longue|titre=Extrait&lt;br /&gt;
|À Thèbes, à Théra et en Crète, l’union du couple masculin ne s’effectuait pas sans une consécration religieuse. Il y a là, pour nos consciences, un objet de grand étonnement, mais cela prouve que l’amour des garçons était pour les Doriens une chose sacrée. En vérité, cela ne fait que confirmer ce que d’autres témoignages nous enseignent ; mais un tel enseignement ne peut être reçu que par ceux qui, surmontant leurs préjugés moraux, conçoivent la recherche historique comme un travail scientifique.&amp;lt;ref&amp;gt;Erich Bethe, « L’amour des garçons chez les Doriens : leur morale, leurs idées », p. 36.&amp;lt;/ref&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Bethe}}, Erich. « Die dorische Knabenliebe : ihre Ethik, ihre Idee », in &#039;&#039;Rheinisches Museum für Philologie&#039;&#039;, p. 438-475. – Leipzig, 1907.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Bethe}}, Erich. &#039;&#039;L’amour des garçons chez les Doriens : leur morale, leurs idées&#039;&#039; / trad. de l’allemand, présenté et annoté secondairement par [[Jean-Claude Féray]]. – Paris : [[Quintes-feuilles]], 2018. – 117 p. – ISBN 978-2-9551399-5-0&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Buffière}}, Félix. &#039;&#039;[[Éros adolescent (Félix Buffière)|Éros adolescent : la pédérastie dans la Grèce antique]]&#039;&#039;. – Paris : Les Belles Lettres, 2007. – 704 p.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Lagerborg}}, Rolf. &#039;&#039;Die platonische Liebe&#039;&#039;. – 1926.&amp;lt;br&amp;gt;(Traduction de &#039;&#039;Den platoniska kärleken&#039;&#039;, Bonnier, 1915.)&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Patzer}}, Harald. &#039;&#039;Die griechische Knabenliebe&#039;&#039;. – Wiesbaden, 1982.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’article original en allemand (PDF téléchargeable) : [http://www.rhm.uni-koeln.de/062/Bethe.pdf Bethe.pdf]&lt;br /&gt;
*Page de présentation de la traduction française sur le site de l’éditeur : [https://www.quintes-feuilles.com/LAmour-des-garcons-chez-les-Doriens/ Erich Bethe – L&#039;Amour des garçons chez les Doriens, leur morale, leurs idées]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Erich Bethe]]&lt;br /&gt;
*[[Die Dorier (Karl Otfried Müller)]]&lt;br /&gt;
*[[Doriens]]&lt;br /&gt;
*[[Grèce antique]]&lt;br /&gt;
*[[Initiation]]&lt;br /&gt;
*[[Päderastie (M. H. E. Meier)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Essai en allemand|Dorische knabenliebe, Die (Erich Bethe)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_la_Pilaye&amp;diff=19892</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de la Pilaye</title>
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		<updated>2020-06-16T22:52:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Agnorum a déplacé la page Jean-Marie Bachelot de la Pilaye vers Jean-Marie Bachelot de La Pylaie : Orthographe exacte&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19891</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19891"/>
		<updated>2020-06-16T22:52:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Agnorum a déplacé la page Jean-Marie Bachelot de la Pilaye vers Jean-Marie Bachelot de La Pylaie : Orthographe exacte&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Auguste Jean-Marie Bachelot de la Pilaye&#039;&#039;&#039; est un naturaliste français né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 25 mai 1786 et mort à Marseille le 12 octobre 1856.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à Paris, il suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes garçons et les adolescents le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue. &lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie tout en y découvrant des zones d’ombre. Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista de la biographie de Bachelot de la Pilaye qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;l’Intermédiaire des Chercheurs et des curieux&#039;&#039; en 1934 reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe faisant étant d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tenta ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de la Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua lui, un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de la Pylaie ne trouva qu’une période d’inactivité en 1839 qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de la Pilaye en Vendée, en 1831, durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre mort trop jeune de tuberculose qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de &amp;quot;Pylaye&amp;quot; avec la précision : « (de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°12. En 1843, il demeurait rue Richelieu, n°26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignement à la police de Paris. C’est la première division qui a fait la réponse (2 septembre 1852)&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;[Préfecture de police et Jean-Claude Féray] – &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;. Quintes-feuilles, 2012, p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en 1871. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « pédés » de la préfecture de police à poursuivre son enquête dans les archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d&#039;écrou, Dossier de procédure, Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre 1852 apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de la Pilaye et révélaient aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de St-Jean des Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de 13 ans, alors au service de Bachelot de la Pylaie, au sujet des bruits qui courraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « &#039;&#039;avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête&#039;&#039; ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bachelot de la Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le 30 juillet 1852. Le procureur recueillit non seulement les témoignages des adolescents âgés de 15 à 17 ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur qui avait été recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de la Pilaye « &#039;&#039;a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et 200 francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de la Pilaye cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac, à Marseille le 12 octobre 1856, à l’âge de 70 ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot -Bachelot de la Pylaie (1786-1856)&#039;&#039;Mémoires de la Société d&#039;archéologie et d&#039;Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marcel Baudouin Dr - &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la première heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;. Impr. P. Saffray. 1936.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ch. Boyer - Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856). &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l&#039;Ain&#039;&#039; (1938)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Colonel G. Gillot - Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur. &#039;&#039;Mémoires de la Société d&#039;archéologie et d&#039;Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 [Lire en ligne : https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf] et 1932 vol. 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jean-Claude Féray - Bachelot de la Pylaie Jean-Marie Auguste. in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie Dictionnaire, pp. 178-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19890</id>
		<title>Discussion:Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19890"/>
		<updated>2020-06-11T17:08:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Les sentiments de Pierre Botreau + La chasse à l’enfant&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Page spéciale — Autre titre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est bien mystérieuse ! C’est avec plaisir que j’ai apporté quelques améliorations mineures (mais il reste encore à faire), et que j’ai créé une [[Affaire Hervé (documents)|page spéciale pour les articles de presse]] et autres documents qui pourront y être joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039; serait peut-être préférable à &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;, car englobant mieux l’ensemble de sa carrière. En effet, Florimond Ronger a également été chanteur (comme petit choriste d’abord, et ensuite pour ses propres œuvres), pianiste, organiste, professeur de chant, metteur en scène et directeur de troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 4 juin 2020 à 23:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:Le titre qui me semble logique serait &#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039;. J’ai préféré utiliser le même titre que Wikipédia, à savoir &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 05:26 (UTC)&lt;br /&gt;
::Le titre le plus logique serait même &#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; (avec un &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;, nom de Zeus !). Mais quand il y a pseudonyme(s), on choisit habituellement le nom le plus connu, afin de faciliter la recherche : [[Achille Essebac]], [[Jean-Claude Alain]], etc. (l’usage reste quand même plus ou moins fluctuant).&lt;br /&gt;
::S’il n’y a pas d’autre motif que d’imiter la Wikipédia française — laquelle est loin d’avoir toujours raison, témoin son attitude ridicule et injuste envers BoyWiki —, je renommerai l’article en &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039;, et créerai ensuite toutes les redirections, ainsi que la nécessaire page d’homonymie pour [[Hervé]].&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions en suspens==&lt;br /&gt;
Dans l’état actuel des recherches, il semble y avoir à propos de Florimond Ronger plus de questions que de réponses ! En voici quelques-unes :&lt;br /&gt;
*Quelle est l’origine du pseudonyme Hervé ? R.V. ne correspond à aucun de ses prénoms.&lt;br /&gt;
*Que s’est-il &#039;&#039;vraiment&#039;&#039; passé entre Pierre Botreau et lui ? Les versions de l’un comme de l’autre sont invraisemblables, car manifestement incomplètes.&lt;br /&gt;
*Quelles étaient réellement les relations entre le petit Pierre et son oncle ? Brutalité, simple affection avunculaire, ou plus (avec jalousie à la clé) ?&lt;br /&gt;
*Quels sont ces « faits qui témoignent d’une grande dépravation de mœurs », selon l’expression du président ? Avec des hommes, des jeunes gens, des adolescents, des enfants — ou tout à la fois ?&lt;br /&gt;
*Condamné à trois ans de prison, il n’en fait que la moitié, ce qui n’était guère l’usage autrefois. A-t-il bénéficié d’une grâce impériale, et pour quel motif ?&lt;br /&gt;
*À cette époque, aller en Italie avec un garçon de quinze ans, fût-il son propre fils, n’était pas innocent lorsqu’on avait des tendances pédérastiques. Or c’est ce que fit Ronger après son divorce...&lt;br /&gt;
*En raison des « crises de folie » qui l’affectaient, peut-on risquer le diagnostic de bipolarité — comme sans doute pour Jacques Thieuloy et Tony Duvert ?&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
:Certaines des questions que vous posez ne me paraissent pas énigmatiques en ceci que les réponses possibles ne sont que des variations dans une gamme cohérente : elles ne s’opposent pas diamétralement. Je réponds à celles qui me paraissent à ma portée en fonction de ma subjectivité.&lt;br /&gt;
:Il faut se replacer dans le contexte socio-économique du XIXe siècle pour comprendre que François Botreau n’était pas vraiment un Thénardier : il estimait légitime qu’un neveu recueilli chez lui, blanchi et nourri, gagne de quoi subvenir à ses besoins (la tenue d’un restaurant n’était pas de tout repos) . Sa rudesse envers le jeune Pierre peut être considérée comme étant dans la moyenne des attitudes de sa classe sociale à l’égard des enfants.&lt;br /&gt;
:Hervé, comme tout homme normalement constitué, devait avoir un faible pour les jeunes garçons et il a sûrement été apitoyé et séduit par le petit Pierre Botreau. L’expression de son penchant, face aux difficultés d’une relation sexuelle, a dû trouver un exutoire (il attendait peut-être un « mûrissement » de son protégé à ce sujet.) Et je pense que la relation de Florimond avec son fils Emmanuel était aussi de nature amoureuse, comme celle de Thomas Mann pour l’un de ses fils (Klaus, je crois) ou d’Abel Hermant pour son fils adoptif (fils de son ancienne maîtresse et donc demi-frère de sa fille morte peu de temps après sa naissance). Il y a des passages assez ahurissants à ce sujet dans &#039;&#039;Une journée brève&#039;&#039; (passages reproduits dans un livre sur la paternité chez Hermant de Quintes-feuilles – encore cet éditeur, c’est louche…)&lt;br /&gt;
:Quant au jeune Botreau, il est clair qu’il ne pouvait ressentir qu’un soulagement à être d’un seul coup propulsé dans une situation qui favorisait son bien-être. La tentative d’acte sexuel avortée du compositeur n’a été qu’un épisode sans importance à côté des engueulades de son oncle et du travail répétitif et abrutissant de laveur de bouteilles. &lt;br /&gt;
:Le président parle de faits qui témoignent d’une grande perversion de mœurs parce que, touchant le même milieu (musiciens et chanteurs), l’affaire Hervé et l’affaire Alexis Dupont étaient contemporaines et associées par la presse et les épistoliers (et elle le sera par les mémorialistes).&lt;br /&gt;
:Je ne savais pas que Jacques Thieuloy et Tony Duvert aient été bipolaires. D’ailleurs est-ce le cas (je veux dire, le diagnostic a-t-il été posé ?)&lt;br /&gt;
:Pour Hervé, je pense qu’il était loufoque et colérique (la loufoquerie accompagne une certaine forme de créativité) et non bipolaire. Son côté loufoque apparaît dans ses opérettes (et c’est ce qui fait aussi qu’il se soit plu parmi les Anglais qui aiment les excentriques. Pour moi il n’était pas un « fou à mi-temps » selon l’expression de Michel Dansel). Sa bonne santé mentale peut être déduite du fait qu’il a supporté pendant 18 mois la prison de Mazas, une prison cellulaire où le taux de suicide était très élevé à cause de l’isolement des condamnés.&lt;br /&gt;
:Les autres questions me semblent des os à ronger (avec un n, nom de Zeus !)&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 13:44 (UTC)&lt;br /&gt;
::Vos réponses apportent un éclairage intéressant sur certaines énigmes, mais sans certitudes. Rongeons donc encore…&lt;br /&gt;
::L’oncle François Botreau n’était &#039;&#039;peut-être&#039;&#039; pas un Thénardier ; mais peut-être que si : les propos de Ronger, surtout lorsqu’il cite l’autre serveur (qu’on n’a pas retrouvé, c’est vrai), sont assez durs, tant sur la façon dont est traité l’enfant que dans la description de ses vêtements sordides. A-t-il inventé tout cela pour justifier le détournement, ou y a-t-il quand même un grand fond de vérité ? Nous ne le saurons sans doute jamais, puisque apparemment la déposition à huis clos du garçon est inaccessible (détruite en 1871, si j’ai bien compris). Notons cependant qu’il ne semble guère avoir d’affection pour son oncle, puisqu’il le considère surtout comme un patron, qu’il le quitte sans scrupule, et qu’il ne lui fait d’abord aucune confidence sur les circonstances de sa fugue.&lt;br /&gt;
::Je ne crois donc pas trop à cet oncle attentionné et affectueux, qui par sens du devoir et amour familial aurait recherché et fait rechercher son pupille avec tant d’insistance. Quant à l’intérêt d’avoir un apprenti, il était limité : on en trouvait sans doute à la pelle.&lt;br /&gt;
::Mon hypothèse serait plutôt la suivante : le petit Pierre était extrêmement séduisant (ce qui explique le véritable coup de foudre de Ronger, alors que pourtant les mignons jeunes serveurs et autres apprentis ne manquaient pas à Paris). Peut-être même était-il plus ou moins séducteur — &#039;&#039;cet âge est sans pitié&#039;&#039; —, voire carrément « [[andrérastie|andréraste]] »… Et son oncle s’y était laissé prendre : entiché du gamin, qui par la force de la loi lui était totalement soumis, il devait à l’occasion le tripoter, avec plus ou moins de brutalité et de maladresse, et ne pouvait donc accepter de perdre un objet de plaisir à la fois aussi désirable et aussi facile.&lt;br /&gt;
::Plaçons-nous maintenant du côté de Pierre : voyant débarquer un client bien mis et assez bel homme, qui s’intéresse beaucoup à lui et ne paraît pas banal (les enfants adorent ce qui sort du commun), il en est séduit, et s’efforce à son tour de le séduire. La proposition de s’enfuir lui plaît beaucoup — car tant qu’à avoir des rapports intimes avec un homme, il préfèrerait ce jeune bourgeois gentil et délicat, plutôt que l’oncle brutal et abusif qui lui déplaît fort, mais par lequel il est bien obligé de se laisser faire.&lt;br /&gt;
::Une fois installé chez Florimond Ronger, celui-ci vient dispenser au garçon quelques caresses sur le divan du salon. Pierre, qui n’est pas naïf, montre sa bonne volonté, et son plaisir ; le musicien l’invite alors dans son lit. Aussitôt dit, aussitôt fait : le gamin sait bien où il met les pieds… Florimond, entre autres gâteries, tentera même une sodomisation ; mais Pierre trouve cela trop douloureux, proteste — et l’on termine donc autrement (que l’on n’ait pas « terminé » d’une manière ou d’une autre, après des débuts si prometteurs, serait psychologiquement invraisemblable, puisque tous deux étaient d’accord pour « faire quelque chose »).&lt;br /&gt;
::Autre invraisemblance : qu’aucun rapport sexuel n’ait plus eu lieu au cours de la semaine suivante ! Qui peut croire cela ? Pierre étant d’accord pour rester, il accepte la nature de cette relation, qui le satisfait bien mieux que les brutalités maladroites de son oncle. Tant qu’on ne lui fait pas mal, bien sûr — or Florimond ne manque sûrement pas de moyens pour le satisfaire sans douleur !&lt;br /&gt;
::D’ailleurs, une fois repris et raccompagné contre son gré, il ne se plaint pas du musicien, ni ne raconte ce qui s’est vraiment passé. Seul le commissaire parviendra à lui tirer les vers du nez, par les moyens habituels de pression que peut utiliser un policier sur un enfant : autorité, mensonges, menaces, voire chantage. Mais Pierre, qui ne veut pas accabler Florimond, n’avoue que le strict minimum : une seule tentative, infructueuse de surcroît…&lt;br /&gt;
::La version que je développe là, plus audacieuse que la thèse officielle, paraît cependant plus crédible, et plus cohérente avec l’ensemble des petits détails de l’affaire, comme avec la psychologie des personnages.&lt;br /&gt;
::(Si j’osais, j’ajouterais que l’attitude de madame Ronger n’est pas très claire non plus. Voici une épouse qui ne vit pas avec son mari pédéraste, tout en restant avec lui en bons termes, et qui accepte même à l’occasion de s’occuper d’un de ses jeunes amis — lequel lui fait des confidences étranges… Et quelques années plus tard, elle ne s’opposera pas à un voyage en Italie avec leur fils adolescent ! Toutes proportions gardées, on n’est peut-être pas loin d’une ambiance genre Cité du Renard…)&lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
::Je ne sais pas si un diagnostic formel de bipolarité a été posé pour Jack Thieuloy ou pour Tony Duvert. D’autant que les intéressés détestaient apparemment les psychiatres, et n’en ont sans doute jamais consulté.&lt;br /&gt;
::L’article de Wikipédia sur Thieuloy évoque des comportements tout à fait caractériels. Mais comme il n’était pas fou à plein temps, on peut supposer qu’il l’était « à mi-temps »…&lt;br /&gt;
::Quant à Duvert, ses crises occasionnelles de fureur, totalement injustifiées, font vraiment penser au trouble bipolaire (voir par exemple la cérémonie de remise du Prix Médicis, au cours de laquelle il agresse odieusement ceux-là mêmes qui lui ont obtenu cette distinction ; ou la réception au consulat de France à Marrakech, au cours de laquelle il s’emporte et fait un scandale public à propos d’un détail anodin — alors que, vu ses « occupations » locales, son intérêt aurait été plutôt de faire bonne figure).&lt;br /&gt;
::Florimond Ronger reconnaît lui-même, dans ses vieux jours, des accès de folie qui lui ont porté grand tort. Cela allait apparemment beaucoup plus loin que de simples attitudes loufoques ou colériques — qui normalement n’ont rien à voir avec de la folie, et que personne ne considère comme telle.&lt;br /&gt;
::Le fait qu’il ait bien supporté les dix-huit mois à la prison de Mazas n’est pas en soi une preuve de bonne santé mentale : on sait que dans certaines conditions inhabituelles et extrêmes, comme la guerre ou la prison, ce sont parfois les « anormaux » qui tirent le mieux leur épingle du jeu (Tournier en a fait la remarque dans &#039;&#039;Le Roi des aulnes&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 7 juin 2020 à 21:34 (UTC)&lt;br /&gt;
:::En l’absence de données, les hypothèses peuvent fleurir. Les vôtres sont très romanesques et témoignent d’un bonne imagination. Il n’y a rien à en dire, tant que vous les présentez comme des hypothèses.&lt;br /&gt;
:::Un mot au sujet de Tony Duvert : je ne prétends pas faire de diagnostic – je ne suis pas psychiatre – mais s’il fallait demander à un psy d’examiner une hypothèse, je lui proposerais d’étudier une éventuelle &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; chez Duvert.&lt;br /&gt;
:::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 8 juin 2020 à 12:10 (UTC)&lt;br /&gt;
::::Pour étudier en détail l’affaire Hervé, il n’y a pas « absence de données », mais des données fragmentaires et partiellement déformées (par les journalistes, comme d’habitude, mais aussi par les mensonges des différents protagonistes et de l’institution judiciaire). C’est dire que leur interprétation est difficile — pour autant, elle n’est pas impossible.&lt;br /&gt;
::::L’une des bases de la science, justement, ce sont les hypothèses (les idéologies, elles, religieuses ou politiques, s’appuient plutôt sur de prétendues certitudes). L’approche scientifique de l’histoire, souvent, consiste à élaborer les hypothèses qui s’accordent le mieux avec des données fragmentaires : on ne les donne pas pour certaines, mais seulement comme plus ou moins plausibles — tout en les soumettant bien sûr à la critique.&lt;br /&gt;
::::Pour les raisons que j’indique brièvement ci-dessus, il apparaît que la version « officielle » est largement invraisemblable, et incomplète. Mon hypothèse, fondée sur quelques données qui passent inaperçues à première vue, est à la fois plus complète et plus cohérente : elle a donc des chances d’être plus proche de la réalité.&lt;br /&gt;
::::Bien entendu, ce nouveau « récit » de l’affaire peut être complété, affiné, critiqué, corrigé : c’est ainsi que la connaissance progresse. Mais le mettre au compte de la seule imagination romanesque… &#039;&#039;« c’est un peu court, jeune homme ! »&#039;&#039;&lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
::::N’étant pas psychiatre non plus, je crains de m’avancer en terrain largement inconnu. Deux remarques cependant :&lt;br /&gt;
::::*Selon certains, que j’aurais tendance à rejoindre, la &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; fait partie de ces maladies mentales plus ou moins imaginaires, qui depuis quelques décennies enrichissent leurs « découvreurs », les revues spécialisées, les psychiatres, et l’industrie pharmaceutique. On médicalise à tour de bras la diversité humaine et ses innombrables imperfections : « tout bien-portant est un malade qui s’ignore »…&lt;br /&gt;
::::*La description de ce trouble, si l’on en croit l’article dédié de Wikipédia, ne comporte pas du tout l’agressivité. Or les deux épisodes que je citais à propos de Duvert le montrent extrêmement agressif ; et il l’était aussi dans d’autres circonstances, au moins verbalement, par exemple avec sa mère. C’est à cause de cela qu’on penserait plutôt à la bipolarité.&lt;br /&gt;
::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 9 juin 2020 à 15:56 (UTC)&lt;br /&gt;
:::::Au sujet des hypothèses dans l’affaire Hervé, je ne vous reproche pas d’avoir un biais paidérastique, ni même de penser mieux rendre compte de la réalité par ce biais. Seulement, Boywiki est censé être neutre et les rédacteurs sont censés s’en tenir à l’exposé des faits, que le lecteur est libre d’interpréter à sa façon. Si l’on pense devoir présenter des hypothèses, alors il faut les présenter toutes et ne pas en privilégier une seule parce celle-ci cadre bien avec un certain ressenti du rédacteur.&lt;br /&gt;
:::::S’agissant de la phobie sociale, le fait que la colère n’entre pas dans les critères de son diagnostic n’exclut pas que Tony Duvert, par ailleurs colérique, ait été un phobique social. La colère comme d’autres caractéristiques individuelles (paresse, intempérance, avarice, etc.) n’exclut pas la phobie sociale. Par ailleurs, il s’agit d’un diagnostic « léger », classé dans les névroses (pas de médicament à proposer !) alors que celui de bipolarité, classé dans les psychoses, est un diagnostic très « lourd » qui nécessite un traitement médicamenteux.&lt;br /&gt;
:::::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 10 juin 2020 à 04:43 (UTC)&lt;br /&gt;
::::::Entièrement d’accord avec vous sur la nécessaire neutralité de BoyWiki ! C’est même une des différences essentielles avec un forum. Cependant, les pages de discussion peuvent se permettre d’être moins strictes sur ce point : c’est l’endroit idéal pour présenter, en marge et en annexe de l’article principal, des interrogations, des hypothèses, ainsi que des discussions honnêtes et argumentées — bref, une véritable richesse supplémentaire, non pas en fonction des « ressentis » trop invoqués de nos jours, mais en raison d’une plus grande liberté de manœuvre.&lt;br /&gt;
::::::Pour confirmer l’intérêt de telles discussions, et donc l’importance de les placer au meilleur endroit possible, je viens d’ailleurs de transférer vers la [[Discussion:Tony Duvert|page de discussion de l’article Tony Duvert]] tout ce qui concerne l’hypothèse de bipolarité. Si vous en êtes d’accord, nous pourrons continuer là-bas l’échange à ce sujet.&lt;br /&gt;
::::::Revenons à l’affaire Hervé : ce n’est pas sans amusement que je me vois soupçonné d’un « biais paidérastique ». &#039;&#039;Damned !&#039;&#039; Obnubilé par mon « ressenti » obsessionnel pour les jeunes garçons, j’avais oublié que toute cette affaire tourne en réalité autour du commerce des paletots au XIX{{e}} siècle, et de l’accession des classes populaires à ce vêtement protecteur grâce à l’implication de quelques bonnes âmes issues du milieu artistique parisien. Et honni soit qui mâle y pense !&lt;br /&gt;
::::::Vous me reprochez de ne pas présenter toutes les hypothèses. Mais quelles sont-elles ? À ma connaissance, il n’y en a que trois principales (avec quelques nuances possibles) :&lt;br /&gt;
::::::*1°) L’innocence totale : Hervé ne s’est intéressé au petit Pierre que par pure générosité, maladroite certes mais exempte de toute arrière-pensée paidérastique ; et jamais il ne s’est permis le moindre geste trop intime à son égard. C’est naturellement la thèse de l’accusé et de son avocat, dont on sent la patte habile ayant construit cette argumentation.&lt;br /&gt;
::::::*2°) L’égarement passager et unique d’un digne époux, lequel a par inadvertance tenté de sodomiser un apprenti qu’il venait de détourner, et qui s’est bien gardé de réitérer une telle abomination. C’est la thèse que j’appelle « officielle », puisqu’elle semble partagée par à peu près tout le monde sauf l’accusé.&lt;br /&gt;
::::::*3°) Le caractère fortement paidérastique de tout cet épisode, ce qui est cohérent avec plusieurs indices. Hervé n’en est pas à son coup d’essai, et peut-être réitèrera-t-il en Italie avec son fils de quinze ans. Pierre est très insistant dans sa « drague » du jeune bourgeois, puis très peu accusateur envers lui ; tout à fait satisfait d’être « détourné », il se couche sans problème dans le même lit que le musicien, après avoir été entrepris sur le divan du salon, et ne commence à regimber que lorsque ça lui fait trop mal (on n’a pas idée d’être aussi maladroit !) ; et malgré ce désagrément momentané, il ne tente pas de s’enfuir. Quant à l’oncle François, en croque-t-il également ? Ce n’est pas certain ; cependant — pour reprendre vos termes très judicieux — « comme tout homme normalement constitué il devait avoir un faible pour les jeunes garçons » ; et cette hypothèse permet d’accorder le côté plus ou moins Thénardier (coups, guenilles) avec son empressement à retrouver le galopin.&lt;br /&gt;
::::::Les deux premières hypothèses étant déjà abondamment explicitées et défendues, comme on peut le voir dans la [[Affaire Hervé (documents)|page de documents]] (j’aimerais fort y ajouter l’article du &#039;&#039;Droit&#039;&#039;, inaccessible actuellement), je me suis concentré sur la troisième. Au vu de tous les arguments en sa faveur, elle me semble bien plus plausible que les deux autres, qui chacune à sa manière cherchent à minimiser les faits — ce qui était de l’intérêt de tous les protagonistes.&lt;br /&gt;
::::::Bref, encore une fois, il ne s’agit pas de « ressenti », mais d’une véritable argumentation, appuyée sur des points précis. C’est cela qu’on peut éventuellement critiquer, à l’aide d’arguments opposés s’il en existe.&lt;br /&gt;
::::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 10 juin 2020 à 15:12 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sentiments de Pierre Botreau==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre point de divergence réside essentiellement dans les sentiments que vous prêtez au garçon de cette affaire Hervé. N’importe quel garçon de cet âge et surtout de cette condition sociale aurait été comme lui flatté et enchanté de retenir l’attention d’un homme riche (ou manifestant une évidente aisance matérielle). D’où sa gentillesse naturelle à l’égard de son bienfaiteur qui manifestait le désir de le sortir d’une condition difficile et sordide. Sa complaisance n’est pas allée toutefois jusqu’à souffrir pour satisfaire son bienfaiteur dans l’acte que celui-ci cherchait à accomplir, et constatant sa bienveillance, il le lui a dit. Par ses réactions, Pierre Botreau était tout ce qu’il y a de plus « dans la moyenne » des garçons de cette époque, ce n’était pas un andréraste. On est loin de l’éphèbe de Pergame qui découvre – après quelques réticences – le plaisir avec son précepteur…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 11 juin 2020 à 05:58 (UTC)&lt;br /&gt;
:Préciser les divergences est essentiel dans la confrontation entre deux thèses, et c’est donc une excellente chose que vous l’ayez fait (à vrai dire, j’imaginais que vous critiquiez plus mon opinion sur l’oncle François que sur le petit Pierre).&lt;br /&gt;
:Pour moi, il ne fait guère de doute que le garçon, même s’il n’est pas andréraste à proprement parler (mais où se situe la limite ?), est très conscient de la dimension sexuelle de l’intérêt que lui porte Hervé, qu’il ne s’y oppose pas, et que même il l’utilise. Tout cela n’est peut-être pas très clair dans sa tête, mais ce n’en est pas moins présent.&lt;br /&gt;
:Voici quelques points qui m’incitent à penser de la sorte. Aucun d’eux n’emporterait la décision à lui seul, mais leur accumulation rend l’hypothèse crédible :&lt;br /&gt;
:*Pierre a douze ans et demi : à cet âge, et dans ce milieu populaire, un préadolescent normal connaît l’essentiel de la sexualité, et il en a déjà une expérience personnelle — fût-ce en solitaire. &#039;&#039;Exit&#039;&#039; le « petit innocent » de la morale bien-pensante du XIX{{e}} siècle.&lt;br /&gt;
:*Je maintiens que Pierre a probablement un charme particulier, qui le rend très séduisant, et c’est pour cela qu’Hervé ressent un véritable coup de foudre à son égard. Travaillant depuis plus d’un an dans un tel cabaret-restaurant, ce très mignon petit serveur y a côtoyé des centaines de clients, et s’est nécessairement fait draguer des dizaines de fois : il sait ce qu’est le désir d’un homme pour un garçon.&lt;br /&gt;
:*Lorsque Hervé lui témoigne un grand intérêt, Pierre en perçoit donc la dimension érotique. Souvent le désir d’une personne peut ainsi être ressenti, même inconsciemment — d’autant plus qu’Hervé n’est pas du genre timide et discret ! Or, loin de prendre ses distances, l’enfant se rapproche du gentil client et se met à le servir. Il se fait même insistant : ce n’est pas bientôt qu’il faut venir le chercher, mais tout de suite, le soir même !&lt;br /&gt;
:*N’oublions pas qu’Hervé, outre qu’il était assez riche (les clients habituels de ce restaurant venaient d’un milieu moins aisé), était jeune, plutôt bel homme, et assez excentrique pour amuser un apprenti à l’esprit vif. Celui-ci a pu être séduit — ce qui le classerait bien dans la catégorie des andrérastes, fût-ce à titre temporaire. Et un garçon séduit est souvent prêt à tout…&lt;br /&gt;
:*Un petit détail montre comment Pierre, avec l’ingénuité de la jeunesse, manipule quelque peu son admirateur. Habituellement, un garçon veut apparaître aussi bien mis que possible ; mais Pierre a compris que son aspect miséreux excite la pitié et l’intérêt du jeune bourgeois : c’est pourquoi, après le dîner, et bien qu’ayant terminé sa journée, il ne change pas ses vêtements de travail pour une tenue plus correcte (ce qui étonne son oncle). Puis il dramatise à plaisir la situation en affirmant qu’il va « s’ensauver » (ce mot dans sa bouche sonne vrai : ce n’est pas une invention d’Hervé) ; or depuis seize mois il n’a jamais tenté de &#039;&#039;s’ensauver&#039;&#039; — pourquoi donc maintenant ?&lt;br /&gt;
:*À une personne, Pierre raconte que les avances sexuelles d’Hervé ont eu lieu sur le divan ; à une autre, dans le lit. On peut penser que le garçon, loin de se contredire comme le prétend Hervé, a dit deux fois la vérité, car cela correspond au déroulement « normal » d’une telle séquence : l’homme tente quelques caresses sur le divan ; puis, voyant que le garçon est réceptif, il l’invite à venir sur le lit, plus vaste et plus confortable. Ce qui est accepté sans problème. Là encore, Pierre est parfaitement conscient de ce qui se passe, du désir sexuel de son bienfaiteur (et peut-être, du sien propre) ; et surtout, il est tout à fait d’accord pour continuer (sinon, il aurait repoussé les avances, et aurait refusé de passer dans la chambre).&lt;br /&gt;
:*On ne sait pas précisément ce qui s’est passé au début dans le lit — parce que Pierre est resté muet sur ce point. Mais on peut penser qu’Hervé n’est pas maladroit au point de se précipiter pour sodomiser le garçon : il n’ignore pas qu’en amour il faut des préliminaires, qui excitent le partenaire et obtiennent son adhésion, faute de quoi on court à un échec. Ce n’est donc qu’au bout d’un certain temps et après quelques jeux sexuels, sans doute, qu’Hervé dispose le garçon pour pratiquer une sodomisation (eh oui, ça ne se fait pas dans n’importe quelle position !…) ; puis qu’il s’y essaie. Et c’est là seulement que Pierre proteste, parce que ça fait plus mal qu’il ne s’y attendait. Cela n’a rien à voir avec une réticence morale, ni avec un dégoût sensuel, ni même avec une crainte devant l’inconnu : c’est uniquement un problème de douleur excessive — en quelque sorte, &#039;&#039;« J’ voudrais bien, mais j’ peux point… »&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:*Comme je le faisais remarquer précédemment, il n’est guère vraisemblable qu’un homme et un garçon consentants, désirants, s’arrêtent à ce stade : il faut jouir, c’est l’exigence de la sexualité masculine, tant garçonnière que virile. Mais Pierre ne dit mot de cette « conclusion » plus douce qui a sans doute eu lieu : preuve de sa connivence morale avec Hervé.&lt;br /&gt;
:*Idem pour le reste de la semaine : on imagine mal qu’Hervé n’ait plus cherché à exprimer son affection et son désir — pour le coup, voilà qui serait véritablement « contre-nature » ! Et le complaisant petit Pierre n’a aucune raison de le repousser, tant qu’on ne tente pas une nouvelle sodomisation douloureuse. Mais là aussi, motus et bouche cousue : le commissaire trop curieux n’en saura pas plus…&lt;br /&gt;
:*Enfin, je trouve très significatif que Pierre ne tente à aucun moment de s’enfuir pour retourner chez son oncle : cela prouve une nouvelle fois, s’il en était besoin, que les désirs sexuels de son protecteur ne le gênent en rien ; et donc qu’il les accepte, tout en souhaitant les limiter à des pratiques indolores. (Quant à Hervé, il fait preuve à juste titre d’une complaisante patience — car comme dit le [[Dictons et proverbes|proverbe]] arcadien, « Patience et saindoux, et l’éléphant encule le poux »…)&lt;br /&gt;
:Il me semble que votre dissentiment vient de ce que, pour vous, Pierre refuse la relation sexuelle, et en particulier la sodomisation — pour raison de fierté mal placée ou de moralisme étroit. Mais en réalité, ce n’est pas le cas : il refuse la douleur, non la sexualité ni l’acte lui-même — sinon, il aurait manifesté son désaccord beaucoup plus tôt.&lt;br /&gt;
:Les garçons de douze ans sont très divers : certains sont presque complètement asexués, ignorants ou réticents, alors que d’autres se montrent friands de sexualité, et parfois fort audacieux. Mettons que Pierre Botreau se situe entre les deux — mais, à mon avis, plus proche de la seconde extrémité que de la première : sans être « brûlant comme la braise », disons que c’est quand même un « rapide »…&lt;br /&gt;
:Encore une fois, il s’agit là d’une tentative d’hypothèse, dont nous ne saurons jamais dans quelle mesure elle correspond à la réalité. Mais une chose est sûre : les deux autres thèses — celle de l’accusé, comme l’« officielle » du juge, de l’oncle et des journaux — sont manifestement tronquées. La mienne s’efforce donc de remplir les vides, de la façon la plus vraisemblable possible…&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 11 juin 2020 à 17:08 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La chasse à l’enfant==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’hypothétique reconstitution des états d’âme de Pierre Botreau, je voudrais ajouter une autre énigme, avec un essai de solution. Voici : comment se fait-il qu’au bout de quelques jours seulement Pierre ait été repéré par un cocher qui le connaissait, puis « enlevé », dans un tout autre quartier que celui dont il venait ? (Le boulevard Bonne-Nouvelle est à quelque six kilomètres de la Porte Maillot, soit une bonne heure et demie de marche.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut bien sûr invoquer le hasard. Mais il est plus probable que l’oncle François, qui connaissait plusieurs cochers de fiacre, ait réussi son coup en les alertant, comme il l’explique au juge. L’un de ces cochers a dû faire une enquête auprès de ses collègues ; et l’un d’eux s’est souvenu avoir conduit, le vendredi soir, un jeune bourgeois et un garçon déguenillé jusqu’au boulevard Bonne-Nouvelle ; peut-être même a-t-il été en mesure de préciser à quel numéro. Dès lors, il suffisait d’organiser un guet-apens, en attendant que le garçon sorte faire une course.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela montre à quel point Hervé, sous la pression du garçon, s’est conduit de manière irréfléchie — confirmation du côté impulsif de son caractère. S’il avait eu la sagesse de faire patienter deux ou trois jours le petit Pierre, cela lui aurait donné le temps de préparer cette fugue, d’acheter des vêtements plus élégants et de la bonne taille, et surtout, d’organiser sans risque le transfert d’un quartier à l’autre : soit à pied (en se faisant suivre par le gamin, et non accompagner) ; soit en prenant plusieurs fiacres successifs dans des directions diverses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le remarque Jean-Claude Féray, toute l’existence de Pierre Botreau aurait pu en être changée !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 11 juin 2020 à 17:08 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19888</id>
		<title>Discussion:Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19888"/>
		<updated>2020-06-10T15:17:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Neutralité et hypothèses&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Page spéciale — Autre titre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est bien mystérieuse ! C’est avec plaisir que j’ai apporté quelques améliorations mineures (mais il reste encore à faire), et que j’ai créé une [[Affaire Hervé (documents)|page spéciale pour les articles de presse]] et autres documents qui pourront y être joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039; serait peut-être préférable à &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;, car englobant mieux l’ensemble de sa carrière. En effet, Florimond Ronger a également été chanteur (comme petit choriste d’abord, et ensuite pour ses propres œuvres), pianiste, organiste, professeur de chant, metteur en scène et directeur de troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 4 juin 2020 à 23:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:Le titre qui me semble logique serait &#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039;. J’ai préféré utiliser le même titre que Wikipédia, à savoir &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 05:26 (UTC)&lt;br /&gt;
::Le titre le plus logique serait même &#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; (avec un &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;, nom de Zeus !). Mais quand il y a pseudonyme(s), on choisit habituellement le nom le plus connu, afin de faciliter la recherche : [[Achille Essebac]], [[Jean-Claude Alain]], etc. (l’usage reste quand même plus ou moins fluctuant).&lt;br /&gt;
::S’il n’y a pas d’autre motif que d’imiter la Wikipédia française — laquelle est loin d’avoir toujours raison, témoin son attitude ridicule et injuste envers BoyWiki —, je renommerai l’article en &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039;, et créerai ensuite toutes les redirections, ainsi que la nécessaire page d’homonymie pour [[Hervé]].&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions en suspens==&lt;br /&gt;
Dans l’état actuel des recherches, il semble y avoir à propos de Florimond Ronger plus de questions que de réponses ! En voici quelques-unes :&lt;br /&gt;
*Quelle est l’origine du pseudonyme Hervé ? R.V. ne correspond à aucun de ses prénoms.&lt;br /&gt;
*Que s’est-il &#039;&#039;vraiment&#039;&#039; passé entre Pierre Botreau et lui ? Les versions de l’un comme de l’autre sont invraisemblables, car manifestement incomplètes.&lt;br /&gt;
*Quelles étaient réellement les relations entre le petit Pierre et son oncle ? Brutalité, simple affection avunculaire, ou plus (avec jalousie à la clé) ?&lt;br /&gt;
*Quels sont ces « faits qui témoignent d’une grande dépravation de mœurs », selon l’expression du président ? Avec des hommes, des jeunes gens, des adolescents, des enfants — ou tout à la fois ?&lt;br /&gt;
*Condamné à trois ans de prison, il n’en fait que la moitié, ce qui n’était guère l’usage autrefois. A-t-il bénéficié d’une grâce impériale, et pour quel motif ?&lt;br /&gt;
*À cette époque, aller en Italie avec un garçon de quinze ans, fût-il son propre fils, n’était pas innocent lorsqu’on avait des tendances pédérastiques. Or c’est ce que fit Ronger après son divorce...&lt;br /&gt;
*En raison des « crises de folie » qui l’affectaient, peut-on risquer le diagnostic de bipolarité — comme sans doute pour Jacques Thieuloy et Tony Duvert ?&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
:Certaines des questions que vous posez ne me paraissent pas énigmatiques en ceci que les réponses possibles ne sont que des variations dans une gamme cohérente : elles ne s’opposent pas diamétralement. Je réponds à celles qui me paraissent à ma portée en fonction de ma subjectivité.&lt;br /&gt;
:Il faut se replacer dans le contexte socio-économique du XIXe siècle pour comprendre que François Botreau n’était pas vraiment un Thénardier : il estimait légitime qu’un neveu recueilli chez lui, blanchi et nourri, gagne de quoi subvenir à ses besoins (la tenue d’un restaurant n’était pas de tout repos) . Sa rudesse envers le jeune Pierre peut être considérée comme étant dans la moyenne des attitudes de sa classe sociale à l’égard des enfants.&lt;br /&gt;
:Hervé, comme tout homme normalement constitué, devait avoir un faible pour les jeunes garçons et il a sûrement été apitoyé et séduit par le petit Pierre Botreau. L’expression de son penchant, face aux difficultés d’une relation sexuelle, a dû trouver un exutoire (il attendait peut-être un « mûrissement » de son protégé à ce sujet.) Et je pense que la relation de Florimond avec son fils Emmanuel était aussi de nature amoureuse, comme celle de Thomas Mann pour l’un de ses fils (Klaus, je crois) ou d’Abel Hermant pour son fils adoptif (fils de son ancienne maîtresse et donc demi-frère de sa fille morte peu de temps après sa naissance). Il y a des passages assez ahurissants à ce sujet dans &#039;&#039;Une journée brève&#039;&#039; (passages reproduits dans un livre sur la paternité chez Hermant de Quintes-feuilles – encore cet éditeur, c’est louche…)&lt;br /&gt;
:Quant au jeune Botreau, il est clair qu’il ne pouvait ressentir qu’un soulagement à être d’un seul coup propulsé dans une situation qui favorisait son bien-être. La tentative d’acte sexuel avortée du compositeur n’a été qu’un épisode sans importance à côté des engueulades de son oncle et du travail répétitif et abrutissant de laveur de bouteilles. &lt;br /&gt;
:Le président parle de faits qui témoignent d’une grande perversion de mœurs parce que, touchant le même milieu (musiciens et chanteurs), l’affaire Hervé et l’affaire Alexis Dupont étaient contemporaines et associées par la presse et les épistoliers (et elle le sera par les mémorialistes).&lt;br /&gt;
:Je ne savais pas que Jacques Thieuloy et Tony Duvert aient été bipolaires. D’ailleurs est-ce le cas (je veux dire, le diagnostic a-t-il été posé ?)&lt;br /&gt;
:Pour Hervé, je pense qu’il était loufoque et colérique (la loufoquerie accompagne une certaine forme de créativité) et non bipolaire. Son côté loufoque apparaît dans ses opérettes (et c’est ce qui fait aussi qu’il se soit plu parmi les Anglais qui aiment les excentriques. Pour moi il n’était pas un « fou à mi-temps » selon l’expression de Michel Dansel). Sa bonne santé mentale peut être déduite du fait qu’il a supporté pendant 18 mois la prison de Mazas, une prison cellulaire où le taux de suicide était très élevé à cause de l’isolement des condamnés.&lt;br /&gt;
:Les autres questions me semblent des os à ronger (avec un n, nom de Zeus !)&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 13:44 (UTC)&lt;br /&gt;
::Vos réponses apportent un éclairage intéressant sur certaines énigmes, mais sans certitudes. Rongeons donc encore…&lt;br /&gt;
::L’oncle François Botreau n’était &#039;&#039;peut-être&#039;&#039; pas un Thénardier ; mais peut-être que si : les propos de Ronger, surtout lorsqu’il cite l’autre serveur (qu’on n’a pas retrouvé, c’est vrai), sont assez durs, tant sur la façon dont est traité l’enfant que dans la description de ses vêtements sordides. A-t-il inventé tout cela pour justifier le détournement, ou y a-t-il quand même un grand fond de vérité ? Nous ne le saurons sans doute jamais, puisque apparemment la déposition à huis clos du garçon est inaccessible (détruite en 1871, si j’ai bien compris). Notons cependant qu’il ne semble guère avoir d’affection pour son oncle, puisqu’il le considère surtout comme un patron, qu’il le quitte sans scrupule, et qu’il ne lui fait d’abord aucune confidence sur les circonstances de sa fugue.&lt;br /&gt;
::Je ne crois donc pas trop à cet oncle attentionné et affectueux, qui par sens du devoir et amour familial aurait recherché et fait rechercher son pupille avec tant d’insistance. Quant à l’intérêt d’avoir un apprenti, il était limité : on en trouvait sans doute à la pelle.&lt;br /&gt;
::Mon hypothèse serait plutôt la suivante : le petit Pierre était extrêmement séduisant (ce qui explique le véritable coup de foudre de Ronger, alors que pourtant les mignons jeunes serveurs et autres apprentis ne manquaient pas à Paris). Peut-être même était-il plus ou moins séducteur — &#039;&#039;cet âge est sans pitié&#039;&#039; —, voire carrément « [[andrérastie|andréraste]] »… Et son oncle s’y était laissé prendre : entiché du gamin, qui par la force de la loi lui était totalement soumis, il devait à l’occasion le tripoter, avec plus ou moins de brutalité et de maladresse, et ne pouvait donc accepter de perdre un objet de plaisir à la fois aussi désirable et aussi facile.&lt;br /&gt;
::Plaçons-nous maintenant du côté de Pierre : voyant débarquer un client bien mis et assez bel homme, qui s’intéresse beaucoup à lui et ne paraît pas banal (les enfants adorent ce qui sort du commun), il en est séduit, et s’efforce à son tour de le séduire. La proposition de s’enfuir lui plaît beaucoup — car tant qu’à avoir des rapports intimes avec un homme, il préfèrerait ce jeune bourgeois gentil et délicat, plutôt que l’oncle brutal et abusif qui lui déplaît fort, mais par lequel il est bien obligé de se laisser faire.&lt;br /&gt;
::Une fois installé chez Florimond Ronger, celui-ci vient dispenser au garçon quelques caresses sur le divan du salon. Pierre, qui n’est pas naïf, montre sa bonne volonté, et son plaisir ; le musicien l’invite alors dans son lit. Aussitôt dit, aussitôt fait : le gamin sait bien où il met les pieds… Florimond, entre autres gâteries, tentera même une sodomisation ; mais Pierre trouve cela trop douloureux, proteste — et l’on termine donc autrement (que l’on n’ait pas « terminé » d’une manière ou d’une autre, après des débuts si prometteurs, serait psychologiquement invraisemblable, puisque tous deux étaient d’accord pour « faire quelque chose »).&lt;br /&gt;
::Autre invraisemblance : qu’aucun rapport sexuel n’ait plus eu lieu au cours de la semaine suivante ! Qui peut croire cela ? Pierre étant d’accord pour rester, il accepte la nature de cette relation, qui le satisfait bien mieux que les brutalités maladroites de son oncle. Tant qu’on ne lui fait pas mal, bien sûr — or Florimond ne manque sûrement pas de moyens pour le satisfaire sans douleur !&lt;br /&gt;
::D’ailleurs, une fois repris et raccompagné contre son gré, il ne se plaint pas du musicien, ni ne raconte ce qui s’est vraiment passé. Seul le commissaire parviendra à lui tirer les vers du nez, par les moyens habituels de pression que peut utiliser un policier sur un enfant : autorité, mensonges, menaces, voire chantage. Mais Pierre, qui ne veut pas accabler Florimond, n’avoue que le strict minimum : une seule tentative, infructueuse de surcroît…&lt;br /&gt;
::La version que je développe là, plus audacieuse que la thèse officielle, paraît cependant plus crédible, et plus cohérente avec l’ensemble des petits détails de l’affaire, comme avec la psychologie des personnages.&lt;br /&gt;
::(Si j’osais, j’ajouterais que l’attitude de madame Ronger n’est pas très claire non plus. Voici une épouse qui ne vit pas avec son mari pédéraste, tout en restant avec lui en bons termes, et qui accepte même à l’occasion de s’occuper d’un de ses jeunes amis — lequel lui fait des confidences étranges… Et quelques années plus tard, elle ne s’opposera pas à un voyage en Italie avec leur fils adolescent ! Toutes proportions gardées, on n’est peut-être pas loin d’une ambiance genre Cité du Renard…)&lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
::Je ne sais pas si un diagnostic formel de bipolarité a été posé pour Jack Thieuloy ou pour Tony Duvert. D’autant que les intéressés détestaient apparemment les psychiatres, et n’en ont sans doute jamais consulté.&lt;br /&gt;
::L’article de Wikipédia sur Thieuloy évoque des comportements tout à fait caractériels. Mais comme il n’était pas fou à plein temps, on peut supposer qu’il l’était « à mi-temps »…&lt;br /&gt;
::Quant à Duvert, ses crises occasionnelles de fureur, totalement injustifiées, font vraiment penser au trouble bipolaire (voir par exemple la cérémonie de remise du Prix Médicis, au cours de laquelle il agresse odieusement ceux-là mêmes qui lui ont obtenu cette distinction ; ou la réception au consulat de France à Marrakech, au cours de laquelle il s’emporte et fait un scandale public à propos d’un détail anodin — alors que, vu ses « occupations » locales, son intérêt aurait été plutôt de faire bonne figure).&lt;br /&gt;
::Florimond Ronger reconnaît lui-même, dans ses vieux jours, des accès de folie qui lui ont porté grand tort. Cela allait apparemment beaucoup plus loin que de simples attitudes loufoques ou colériques — qui normalement n’ont rien à voir avec de la folie, et que personne ne considère comme telle.&lt;br /&gt;
::Le fait qu’il ait bien supporté les dix-huit mois à la prison de Mazas n’est pas en soi une preuve de bonne santé mentale : on sait que dans certaines conditions inhabituelles et extrêmes, comme la guerre ou la prison, ce sont parfois les « anormaux » qui tirent le mieux leur épingle du jeu (Tournier en a fait la remarque dans &#039;&#039;Le Roi des aulnes&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 7 juin 2020 à 21:34 (UTC)&lt;br /&gt;
:::En l’absence de données, les hypothèses peuvent fleurir. Les vôtres sont très romanesques et témoignent d’un bonne imagination. Il n’y a rien à en dire, tant que vous les présentez comme des hypothèses.&lt;br /&gt;
:::Un mot au sujet de Tony Duvert : je ne prétends pas faire de diagnostic – je ne suis pas psychiatre – mais s’il fallait demander à un psy d’examiner une hypothèse, je lui proposerais d’étudier une éventuelle &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; chez Duvert.&lt;br /&gt;
:::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 8 juin 2020 à 12:10 (UTC)&lt;br /&gt;
::::Pour étudier en détail l’affaire Hervé, il n’y a pas « absence de données », mais des données fragmentaires et partiellement déformées (par les journalistes, comme d’habitude, mais aussi par les mensonges des différents protagonistes et de l’institution judiciaire). C’est dire que leur interprétation est difficile — pour autant, elle n’est pas impossible.&lt;br /&gt;
::::L’une des bases de la science, justement, ce sont les hypothèses (les idéologies, elles, religieuses ou politiques, s’appuient plutôt sur de prétendues certitudes). L’approche scientifique de l’histoire, souvent, consiste à élaborer les hypothèses qui s’accordent le mieux avec des données fragmentaires : on ne les donne pas pour certaines, mais seulement comme plus ou moins plausibles — tout en les soumettant bien sûr à la critique.&lt;br /&gt;
::::Pour les raisons que j’indique brièvement ci-dessus, il apparaît que la version « officielle » est largement invraisemblable, et incomplète. Mon hypothèse, fondée sur quelques données qui passent inaperçues à première vue, est à la fois plus complète et plus cohérente : elle a donc des chances d’être plus proche de la réalité.&lt;br /&gt;
::::Bien entendu, ce nouveau « récit » de l’affaire peut être complété, affiné, critiqué, corrigé : c’est ainsi que la connaissance progresse. Mais le mettre au compte de la seule imagination romanesque… &#039;&#039;« c’est un peu court, jeune homme ! »&#039;&#039;&lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
::::N’étant pas psychiatre non plus, je crains de m’avancer en terrain largement inconnu. Deux remarques cependant :&lt;br /&gt;
::::*Selon certains, que j’aurais tendance à rejoindre, la &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; fait partie de ces maladies mentales plus ou moins imaginaires, qui depuis quelques décennies enrichissent leurs « découvreurs », les revues spécialisées, les psychiatres, et l’industrie pharmaceutique. On médicalise à tour de bras la diversité humaine et ses innombrables imperfections : « tout bien-portant est un malade qui s’ignore »…&lt;br /&gt;
::::*La description de ce trouble, si l’on en croit l’article dédié de Wikipédia, ne comporte pas du tout l’agressivité. Or les deux épisodes que je citais à propos de Duvert le montrent extrêmement agressif ; et il l’était aussi dans d’autres circonstances, au moins verbalement, par exemple avec sa mère. C’est à cause de cela qu’on penserait plutôt à la bipolarité.&lt;br /&gt;
::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 9 juin 2020 à 15:56 (UTC)&lt;br /&gt;
:::::Au sujet des hypothèses dans l’affaire Hervé, je ne vous reproche pas d’avoir un biais paidérastique, ni même de penser mieux rendre compte de la réalité par ce biais. Seulement, Boywiki est censé être neutre et les rédacteurs sont censés s’en tenir à l’exposé des faits, que le lecteur est libre d’interpréter à sa façon. Si l’on pense devoir présenter des hypothèses, alors il faut les présenter toutes et ne pas en privilégier une seule parce celle-ci cadre bien avec un certain ressenti du rédacteur.&lt;br /&gt;
:::::S’agissant de la phobie sociale, le fait que la colère n’entre pas dans les critères de son diagnostic n’exclut pas que Tony Duvert, par ailleurs colérique, ait été un phobique social. La colère comme d’autres caractéristiques individuelles (paresse, intempérance, avarice, etc.) n’exclut pas la phobie sociale. Par ailleurs, il s’agit d’un diagnostic « léger », classé dans les névroses (pas de médicament à proposer !) alors que celui de bipolarité, classé dans les psychoses, est un diagnostic très « lourd » qui nécessite un traitement médicamenteux.&lt;br /&gt;
:::::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 10 juin 2020 à 04:43 (UTC)&lt;br /&gt;
::::::Entièrement d’accord avec vous sur la nécessaire neutralité de BoyWiki ! C’est même une des différences essentielles avec un forum. Cependant, les pages de discussion peuvent se permettre d’être moins strictes sur ce point : c’est l’endroit idéal pour présenter, en marge et en annexe de l’article principal, des interrogations, des hypothèses, ainsi que des discussions honnêtes et argumentées — bref, une véritable richesse supplémentaire, non pas en fonction des « ressentis » trop invoqués de nos jours, mais en raison d’une plus grande liberté de manœuvre.&lt;br /&gt;
::::::Pour confirmer l’intérêt de telles discussions, et donc l’importance de les placer au meilleur endroit possible, je viens d’ailleurs de transférer vers la [[Discussion:Tony Duvert|page de discussion de l’article Tony Duvert]] tout ce qui concerne l’hypothèse de bipolarité. Si vous en êtes d’accord, nous pourrons continuer là-bas l’échange à ce sujet.&lt;br /&gt;
::::::Revenons à l’affaire Hervé : ce n’est pas sans amusement que je me vois soupçonné d’un « biais paidérastique ». &#039;&#039;Damned !&#039;&#039; Obnubilé par mon « ressenti » obsessionnel pour les jeunes garçons, j’avais oublié que toute cette affaire tourne en réalité autour du commerce des paletots au XIX{{e}} siècle, et de l’accession des classes populaires à ce vêtement protecteur grâce à l’implication de quelques bonnes âmes issues du milieu artistique parisien. Et honni soit qui mâle y pense !&lt;br /&gt;
::::::Vous me reprochez de ne pas présenter toutes les hypothèses. Mais quelles sont-elles ? À ma connaissance, il n’y en a que trois principales (avec quelques nuances possibles) :&lt;br /&gt;
::::::*1°) L’innocence totale : Hervé ne s’est intéressé au petit Pierre que par pure générosité, maladroite certes mais exempte de toute arrière-pensée paidérastique ; et jamais il ne s’est permis le moindre geste trop intime à son égard. C’est naturellement la thèse de l’accusé et de son avocat, dont on sent la patte habile ayant construit cette argumentation.&lt;br /&gt;
::::::*2°) L’égarement passager et unique d’un digne époux, lequel a par inadvertance tenté de sodomiser un apprenti qu’il venait de détourner, et qui s’est bien gardé de réitérer une telle abomination. C’est la thèse que j’appelle « officielle », puisqu’elle semble partagée par à peu près tout le monde sauf l’accusé.&lt;br /&gt;
::::::*3°) Le caractère fortement paidérastique de tout cet épisode, ce qui est cohérent avec plusieurs indices. Hervé n’en est pas à son coup d’essai, et peut-être réitèrera-t-il en Italie avec son fils de quinze ans. Pierre est très insistant dans sa « drague » du jeune bourgeois, puis très peu accusateur envers lui ; tout à fait satisfait d’être « détourné », il se couche sans problème dans le même lit que le musicien, après avoir été entrepris sur le divan du salon, et ne commence à regimber que lorsque ça lui fait trop mal (on n’a pas idée d’être aussi maladroit !) ; et malgré ce désagrément momentané, il ne tente pas de s’enfuir. Quant à l’oncle François, en croque-t-il également ? Ce n’est pas certain ; cependant — pour reprendre vos termes très judicieux — « comme tout homme normalement constitué il devait avoir un faible pour les jeunes garçons » ; et cette hypothèse permet d’accorder le côté plus ou moins Thénardier (coups, guenilles) avec son empressement à retrouver le galopin.&lt;br /&gt;
::::::Les deux premières hypothèses étant déjà abondamment explicitées et défendues, comme on peut le voir dans la [[Affaire Hervé (documents)|page de documents]] (j’aimerais fort y ajouter l’article du &#039;&#039;Droit&#039;&#039;, inaccessible actuellement), je me suis concentré sur la troisième. Au vu de tous les arguments en sa faveur, elle me semble bien plus plausible que les deux autres, qui chacune à sa manière cherchent à minimiser les faits — ce qui était de l’intérêt de tous les protagonistes.&lt;br /&gt;
::::::Bref, encore une fois, il ne s’agit pas de « ressenti », mais d’une véritable argumentation, appuyée sur des points précis. C’est cela qu’on peut éventuellement critiquer, à l’aide d’arguments opposés s’il en existe.&lt;br /&gt;
::::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 10 juin 2020 à 15:12 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Tony_Duvert&amp;diff=19887</id>
		<title>Discussion:Tony Duvert</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Tony_Duvert&amp;diff=19887"/>
		<updated>2020-06-10T13:42:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Titres + transfert de la discussion sur l&amp;#039;hypothèse de bipolarité&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Références bibliographiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Corrector : quelques références pour la biblio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les traductions russes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.livelib.ru/book/1000687752&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.livelib.ru/book/1000529019&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.livelib.ru/book/1000733243&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.livelib.ru/book/1000465200&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
portugaises : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://biblioteca.cm-seixal.pt/docbweb/plinkres.asp?Base=BMSX&amp;amp;Form=COMP&amp;amp;StartRec=0&amp;amp;RecPag=5&amp;amp;NewSearch=1&amp;amp;SearchTxt=%22TCO%20Retrato%20de%20homem%20faca%20%3A%20romance%22%20%2B%20%22TCO%20Retrato%20de%20homem%20faca%20%3A%20romance%24%22&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://biblioteca.cm-seixal.pt/docbweb/plinkres.asp?Base=BMSX&amp;amp;Form=COMP&amp;amp;StartRec=0&amp;amp;RecPag=5&amp;amp;NewSearch=1&amp;amp;SearchTxt=%22TCO%20O%20sexo%20bem%20comportado%20%3A%20grandezas%20e%20mis%E9rias%20da%20educa%E7%E3o%20sexual%22%20%2B%20%22TCO%20O%20sexo%20bem%20comportado%20%3A%20grandezas%20e%20mis%E9rias%20da%20educa%E7%E3o%20sexual%24%22&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
japonaises : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://reference.weblio.jp/details/Duvert/R100000002I000001415570?title=%E5%B9%BB%E6%83%B3%E3%81%AE%E9%A2%A8%E6%99%AF&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://reference.weblio.jp/details/Duvert/R100000002I000001366958?title=%E8%96%94%E8%96%87%E6%97%A5%E8%A8%98&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://reference.weblio.jp/details/Duvert/R100000002I000001595096?title=小鳥の園芸師&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suédoise : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.oversattarlexikon.se/verk/5175.aspx&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
slovène : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://books.google.fr/books/about/Dnevnik_nedol%C5%BEne%C5%BEa.html?id=Xw_dSAAACAAJ&amp;amp;redir_esc=y&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
espagnole :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://ccuc.cbuc.cat/search~S23*cat?/i847316024X/i847316024x/-53%2C0%2C0%2CE/frameset&amp;amp;FF=i8473110242&amp;amp;1%2C1%2C&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
anglaises :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://mitpress.mit.edu/books/diary-innocent&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://mitpress.mit.edu/books/atlantic-island&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://books.google.fr/books/about/The_Undiscoverable_Reading.html?id=72jqoAEACAAJ&amp;amp;redir_esc=y&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hypothèse de bipolarité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&#039;&#039;[le début de cet échange a été transféré depuis la [[Discussion:Hervé (musicien)|page de discussion sur le musicien Hervé]], où elle n’avait plus sa place]&#039;&#039;&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[…] peut-on risquer le diagnostic de bipolarité — comme sans doute pour Jacques Thieuloy et Tony Duvert ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
:Je ne savais pas que Jacques Thieuloy et Tony Duvert aient été bipolaires. D’ailleurs est-ce le cas (je veux dire, le diagnostic a-t-il été posé ?)&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 13:44 (UTC)&lt;br /&gt;
::Je ne sais pas si un diagnostic formel de bipolarité a été posé pour Jack Thieuloy ou pour Tony Duvert. D’autant que les intéressés détestaient apparemment les psychiatres, et n’en ont sans doute jamais consulté.&lt;br /&gt;
::L’article de Wikipédia sur Thieuloy évoque des comportements tout à fait caractériels. Mais comme il n’était pas fou à plein temps, on peut supposer qu’il l’était « à mi-temps »…&lt;br /&gt;
::Quant à Duvert, ses crises occasionnelles de fureur, totalement injustifiées, font vraiment penser au trouble bipolaire (voir par exemple la cérémonie de remise du Prix Médicis, au cours de laquelle il agresse odieusement ceux-là mêmes qui lui ont obtenu cette distinction ; ou la réception au consulat de France à Marrakech, au cours de laquelle il s’emporte et fait un scandale public à propos d’un détail anodin — alors que, vu ses « occupations » locales, son intérêt aurait été plutôt de faire bonne figure).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 7 juin 2020 à 21:34 (UTC)&lt;br /&gt;
:::Un mot au sujet de Tony Duvert : je ne prétends pas faire de diagnostic – je ne suis pas psychiatre – mais s’il fallait demander à un psy d’examiner une hypothèse, je lui proposerais d’étudier une éventuelle &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; chez Duvert.&lt;br /&gt;
:::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 8 juin 2020 à 12:10 (UTC)&lt;br /&gt;
::::N’étant pas psychiatre non plus, je crains de m’avancer en terrain largement inconnu. Deux remarques cependant :&lt;br /&gt;
::::*Selon certains, que j’aurais tendance à rejoindre, la &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; fait partie de ces maladies mentales plus ou moins imaginaires, qui depuis quelques décennies enrichissent leurs « découvreurs », les revues spécialisées, les psychiatres, et l’industrie pharmaceutique. On médicalise à tour de bras la diversité humaine et ses innombrables imperfections : « tout bien-portant est un malade qui s’ignore »…&lt;br /&gt;
::::*La description de ce trouble, si l’on en croit l’article dédié de Wikipédia, ne comporte pas du tout l’agressivité. Or les deux épisodes que je citais à propos de Duvert le montrent extrêmement agressif ; et il l’était aussi dans d’autres circonstances, au moins verbalement, par exemple avec sa mère. C’est à cause de cela qu’on penserait plutôt à la bipolarité.&lt;br /&gt;
::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 9 juin 2020 à 15:56 (UTC)&lt;br /&gt;
:::::S’agissant de la phobie sociale, le fait que la colère n’entre pas dans les critères de son diagnostic n’exclut pas que Tony Duvert, par ailleurs colérique, ait été un phobique social. La colère comme d’autres caractéristiques individuelles (paresse, intempérance, avarice, etc.) n’exclut pas la phobie sociale. Par ailleurs, il s’agit d’un diagnostic « léger », classé dans les névroses (pas de médicament à proposer !) alors que celui de bipolarité, classé dans les psychoses, est un diagnostic très « lourd » qui nécessite un traitement médicamenteux.&lt;br /&gt;
:::::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 10 juin 2020 à 04:43 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19885</id>
		<title>Discussion:Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19885"/>
		<updated>2020-06-09T15:56:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Hypothèses sérieuses&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Page spéciale — Autre titre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est bien mystérieuse ! C’est avec plaisir que j’ai apporté quelques améliorations mineures (mais il reste encore à faire), et que j’ai créé une [[Affaire Hervé (documents)|page spéciale pour les articles de presse]] et autres documents qui pourront y être joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039; serait peut-être préférable à &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;, car englobant mieux l’ensemble de sa carrière. En effet, Florimond Ronger a également été chanteur (comme petit choriste d’abord, et ensuite pour ses propres œuvres), pianiste, organiste, professeur de chant, metteur en scène et directeur de troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 4 juin 2020 à 23:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:Le titre qui me semble logique serait &#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039;. J’ai préféré utiliser le même titre que Wikipédia, à savoir &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 05:26 (UTC)&lt;br /&gt;
::Le titre le plus logique serait même &#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; (avec un &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;, nom de Zeus !). Mais quand il y a pseudonyme(s), on choisit habituellement le nom le plus connu, afin de faciliter la recherche : [[Achille Essebac]], [[Jean-Claude Alain]], etc. (l’usage reste quand même plus ou moins fluctuant).&lt;br /&gt;
::S’il n’y a pas d’autre motif que d’imiter la Wikipédia française — laquelle est loin d’avoir toujours raison, témoin son attitude ridicule et injuste envers BoyWiki —, je renommerai l’article en &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039;, et créerai ensuite toutes les redirections, ainsi que la nécessaire page d’homonymie pour [[Hervé]].&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions en suspens==&lt;br /&gt;
Dans l’état actuel des recherches, il semble y avoir à propos de Florimond Ronger plus de questions que de réponses ! En voici quelques-unes :&lt;br /&gt;
*Quelle est l’origine du pseudonyme Hervé ? R.V. ne correspond à aucun de ses prénoms.&lt;br /&gt;
*Que s’est-il &#039;&#039;vraiment&#039;&#039; passé entre Pierre Botreau et lui ? Les versions de l’un comme de l’autre sont invraisemblables, car manifestement incomplètes.&lt;br /&gt;
*Quelles étaient réellement les relations entre le petit Pierre et son oncle ? Brutalité, simple affection avunculaire, ou plus (avec jalousie à la clé) ?&lt;br /&gt;
*Quels sont ces « faits qui témoignent d’une grande dépravation de mœurs », selon l’expression du président ? Avec des hommes, des jeunes gens, des adolescents, des enfants — ou tout à la fois ?&lt;br /&gt;
*Condamné à trois ans de prison, il n’en fait que la moitié, ce qui n’était guère l’usage autrefois. A-t-il bénéficié d’une grâce impériale, et pour quel motif ?&lt;br /&gt;
*À cette époque, aller en Italie avec un garçon de quinze ans, fût-il son propre fils, n’était pas innocent lorsqu’on avait des tendances pédérastiques. Or c’est ce que fit Ronger après son divorce...&lt;br /&gt;
*En raison des « crises de folie » qui l’affectaient, peut-on risquer le diagnostic de bipolarité — comme sans doute pour Jacques Thieuloy et Tony Duvert ?&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
:Certaines des questions que vous posez ne me paraissent pas énigmatiques en ceci que les réponses possibles ne sont que des variations dans une gamme cohérente : elles ne s’opposent pas diamétralement. Je réponds à celles qui me paraissent à ma portée en fonction de ma subjectivité.&lt;br /&gt;
:Il faut se replacer dans le contexte socio-économique du XIXe siècle pour comprendre que François Botreau n’était pas vraiment un Thénardier : il estimait légitime qu’un neveu recueilli chez lui, blanchi et nourri, gagne de quoi subvenir à ses besoins (la tenue d’un restaurant n’était pas de tout repos) . Sa rudesse envers le jeune Pierre peut être considérée comme étant dans la moyenne des attitudes de sa classe sociale à l’égard des enfants.&lt;br /&gt;
:Hervé, comme tout homme normalement constitué, devait avoir un faible pour les jeunes garçons et il a sûrement été apitoyé et séduit par le petit Pierre Botreau. L’expression de son penchant, face aux difficultés d’une relation sexuelle, a dû trouver un exutoire (il attendait peut-être un « mûrissement » de son protégé à ce sujet.) Et je pense que la relation de Florimond avec son fils Emmanuel était aussi de nature amoureuse, comme celle de Thomas Mann pour l’un de ses fils (Klaus, je crois) ou d’Abel Hermant pour son fils adoptif (fils de son ancienne maîtresse et donc demi-frère de sa fille morte peu de temps après sa naissance). Il y a des passages assez ahurissants à ce sujet dans &#039;&#039;Une journée brève&#039;&#039; (passages reproduits dans un livre sur la paternité chez Hermant de Quintes-feuilles – encore cet éditeur, c’est louche…)&lt;br /&gt;
:Quant au jeune Botreau, il est clair qu’il ne pouvait ressentir qu’un soulagement à être d’un seul coup propulsé dans une situation qui favorisait son bien-être. La tentative d’acte sexuel avortée du compositeur n’a été qu’un épisode sans importance à côté des engueulades de son oncle et du travail répétitif et abrutissant de laveur de bouteilles. &lt;br /&gt;
:Le président parle de faits qui témoignent d’une grande perversion de mœurs parce que, touchant le même milieu (musiciens et chanteurs), l’affaire Hervé et l’affaire Alexis Dupont étaient contemporaines et associées par la presse et les épistoliers (et elle le sera par les mémorialistes).&lt;br /&gt;
:Je ne savais pas que Jacques Thieuloy et Tony Duvert aient été bipolaires. D’ailleurs est-ce le cas (je veux dire, le diagnostic a-t-il été posé ?)&lt;br /&gt;
:Pour Hervé, je pense qu’il était loufoque et colérique (la loufoquerie accompagne une certaine forme de créativité) et non bipolaire. Son côté loufoque apparaît dans ses opérettes (et c’est ce qui fait aussi qu’il se soit plu parmi les Anglais qui aiment les excentriques. Pour moi il n’était pas un « fou à mi-temps » selon l’expression de Michel Dansel). Sa bonne santé mentale peut être déduite du fait qu’il a supporté pendant 18 mois la prison de Mazas, une prison cellulaire où le taux de suicide était très élevé à cause de l’isolement des condamnés.&lt;br /&gt;
:Les autres questions me semblent des os à ronger (avec un n, nom de Zeus !)&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 13:44 (UTC)&lt;br /&gt;
::Vos réponses apportent un éclairage intéressant sur certaines énigmes, mais sans certitudes. Rongeons donc encore…&lt;br /&gt;
::L’oncle François Botreau n’était &#039;&#039;peut-être&#039;&#039; pas un Thénardier ; mais peut-être que si : les propos de Ronger, surtout lorsqu’il cite l’autre serveur (qu’on n’a pas retrouvé, c’est vrai), sont assez durs, tant sur la façon dont est traité l’enfant que dans la description de ses vêtements sordides. A-t-il inventé tout cela pour justifier le détournement, ou y a-t-il quand même un grand fond de vérité ? Nous ne le saurons sans doute jamais, puisque apparemment la déposition à huis clos du garçon est inaccessible (détruite en 1871, si j’ai bien compris). Notons cependant qu’il ne semble guère avoir d’affection pour son oncle, puisqu’il le considère surtout comme un patron, qu’il le quitte sans scrupule, et qu’il ne lui fait d’abord aucune confidence sur les circonstances de sa fugue.&lt;br /&gt;
::Je ne crois donc pas trop à cet oncle attentionné et affectueux, qui par sens du devoir et amour familial aurait recherché et fait rechercher son pupille avec tant d’insistance. Quant à l’intérêt d’avoir un apprenti, il était limité : on en trouvait sans doute à la pelle.&lt;br /&gt;
::Mon hypothèse serait plutôt la suivante : le petit Pierre était extrêmement séduisant (ce qui explique le véritable coup de foudre de Ronger, alors que pourtant les mignons jeunes serveurs et autres apprentis ne manquaient pas à Paris). Peut-être même était-il plus ou moins séducteur — &#039;&#039;cet âge est sans pitié&#039;&#039; —, voire carrément « [[andrérastie|andréraste]] »… Et son oncle s’y était laissé prendre : entiché du gamin, qui par la force de la loi lui était totalement soumis, il devait à l’occasion le tripoter, avec plus ou moins de brutalité et de maladresse, et ne pouvait donc accepter de perdre un objet de plaisir à la fois aussi désirable et aussi facile.&lt;br /&gt;
::Plaçons-nous maintenant du côté de Pierre : voyant débarquer un client bien mis et assez bel homme, qui s’intéresse beaucoup à lui et ne paraît pas banal (les enfants adorent ce qui sort du commun), il en est séduit, et s’efforce à son tour de le séduire. La proposition de s’enfuir lui plaît beaucoup — car tant qu’à avoir des rapports intimes avec un homme, il préfèrerait ce jeune bourgeois gentil et délicat, plutôt que l’oncle brutal et abusif qui lui déplaît fort, mais par lequel il est bien obligé de se laisser faire.&lt;br /&gt;
::Une fois installé chez Florimond Ronger, celui-ci vient dispenser au garçon quelques caresses sur le divan du salon. Pierre, qui n’est pas naïf, montre sa bonne volonté, et son plaisir ; le musicien l’invite alors dans son lit. Aussitôt dit, aussitôt fait : le gamin sait bien où il met les pieds… Florimond, entre autres gâteries, tentera même une sodomisation ; mais Pierre trouve cela trop douloureux, proteste — et l’on termine donc autrement (que l’on n’ait pas « terminé » d’une manière ou d’une autre, après des débuts si prometteurs, serait psychologiquement invraisemblable, puisque tous deux étaient d’accord pour « faire quelque chose »).&lt;br /&gt;
::Autre invraisemblance : qu’aucun rapport sexuel n’ait plus eu lieu au cours de la semaine suivante ! Qui peut croire cela ? Pierre étant d’accord pour rester, il accepte la nature de cette relation, qui le satisfait bien mieux que les brutalités maladroites de son oncle. Tant qu’on ne lui fait pas mal, bien sûr — or Florimond ne manque sûrement pas de moyens pour le satisfaire sans douleur !&lt;br /&gt;
::D’ailleurs, une fois repris et raccompagné contre son gré, il ne se plaint pas du musicien, ni ne raconte ce qui s’est vraiment passé. Seul le commissaire parviendra à lui tirer les vers du nez, par les moyens habituels de pression que peut utiliser un policier sur un enfant : autorité, mensonges, menaces, voire chantage. Mais Pierre, qui ne veut pas accabler Florimond, n’avoue que le strict minimum : une seule tentative, infructueuse de surcroît…&lt;br /&gt;
::La version que je développe là, plus audacieuse que la thèse officielle, paraît cependant plus crédible, et plus cohérente avec l’ensemble des petits détails de l’affaire, comme avec la psychologie des personnages.&lt;br /&gt;
::(Si j’osais, j’ajouterais que l’attitude de madame Ronger n’est pas très claire non plus. Voici une épouse qui ne vit pas avec son mari pédéraste, tout en restant avec lui en bons termes, et qui accepte même à l’occasion de s’occuper d’un de ses jeunes amis — lequel lui fait des confidences étranges… Et quelques années plus tard, elle ne s’opposera pas à un voyage en Italie avec leur fils adolescent ! Toutes proportions gardées, on n’est peut-être pas loin d’une ambiance genre Cité du Renard…)&lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
::Je ne sais pas si un diagnostic formel de bipolarité a été posé pour Jack Thieuloy ou pour Tony Duvert. D’autant que les intéressés détestaient apparemment les psychiatres, et n’en ont sans doute jamais consulté.&lt;br /&gt;
::L’article de Wikipédia sur Thieuloy évoque des comportements tout à fait caractériels. Mais comme il n’était pas fou à plein temps, on peut supposer qu’il l’était « à mi-temps »…&lt;br /&gt;
::Quant à Duvert, ses crises occasionnelles de fureur, totalement injustifiées, font vraiment penser au trouble bipolaire (voir par exemple la cérémonie de remise du Prix Médicis, au cours de laquelle il agresse odieusement ceux-là mêmes qui lui ont obtenu cette distinction ; ou la réception au consulat de France à Marrakech, au cours de laquelle il s’emporte et fait un scandale public à propos d’un détail anodin — alors que, vu ses « occupations » locales, son intérêt aurait été plutôt de faire bonne figure).&lt;br /&gt;
::Florimond Ronger reconnaît lui-même, dans ses vieux jours, des accès de folie qui lui ont porté grand tort. Cela allait apparemment beaucoup plus loin que de simples attitudes loufoques ou colériques — qui normalement n’ont rien à voir avec de la folie, et que personne ne considère comme telle.&lt;br /&gt;
::Le fait qu’il ait bien supporté les dix-huit mois à la prison de Mazas n’est pas en soi une preuve de bonne santé mentale : on sait que dans certaines conditions inhabituelles et extrêmes, comme la guerre ou la prison, ce sont parfois les « anormaux » qui tirent le mieux leur épingle du jeu (Tournier en a fait la remarque dans &#039;&#039;Le Roi des aulnes&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 7 juin 2020 à 21:34 (UTC)&lt;br /&gt;
:::En l’absence de données, les hypothèses peuvent fleurir. Les vôtres sont très romanesques et témoignent d’un bonne imagination. Il n’y a rien à en dire, tant que vous les présentez comme des hypothèses.&lt;br /&gt;
:::Un mot au sujet de Tony Duvert : je ne prétends pas faire de diagnostic – je ne suis pas psychiatre – mais s’il fallait demander à un psy d’examiner une hypothèse, je lui proposerais d’étudier une éventuelle &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; chez Duvert.&lt;br /&gt;
:::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 8 juin 2020 à 12:10 (UTC)&lt;br /&gt;
::::Pour étudier en détail l’affaire Hervé, il n’y a pas « absence de données », mais des données fragmentaires et partiellement déformées (par les journalistes, comme d’habitude, mais aussi par les mensonges des différents protagonistes et de l’institution judiciaire). C’est dire que leur interprétation est difficile — pour autant, elle n’est pas impossible.&lt;br /&gt;
::::L’une des bases de la science, justement, ce sont les hypothèses (les idéologies, elles, religieuses ou politiques, s’appuient plutôt sur de prétendues certitudes). L’approche scientifique de l’histoire, souvent, consiste à élaborer les hypothèses qui s’accordent le mieux avec des données fragmentaires : on ne les donne pas pour certaines, mais seulement comme plus ou moins plausibles — tout en les soumettant bien sûr à la critique.&lt;br /&gt;
::::Pour les raisons que j’indique brièvement ci-dessus, il apparaît que la version « officielle » est largement invraisemblable, et incomplète. Mon hypothèse, fondée sur quelques données qui passent inaperçues à première vue, est à la fois plus complète et plus cohérente : elle a donc des chances d’être plus proche de la réalité.&lt;br /&gt;
::::Bien entendu, ce nouveau « récit » de l’affaire peut être complété, affiné, critiqué, corrigé : c’est ainsi que la connaissance progresse. Mais le mettre au compte de la seule imagination romanesque… &#039;&#039;« c’est un peu court, jeune homme ! »&#039;&#039;&lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
::::N’étant pas psychiatre non plus, je crains de m’avancer en terrain largement inconnu. Deux remarques cependant :&lt;br /&gt;
::::*Selon certains, que j’aurais tendance à rejoindre, la &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; fait partie de ces maladies mentales plus ou moins imaginaires, qui depuis quelques décennies enrichissent leurs « découvreurs », les revues spécialisées, les psychiatres, et l’industrie pharmaceutique. On médicalise à tour de bras la diversité humaine et ses innombrables imperfections : « tout bien-portant est un malade qui s’ignore »…&lt;br /&gt;
::::*La description de ce trouble, si l’on en croit l’article dédié de Wikipédia, ne comporte pas du tout l’agressivité. Or les deux épisodes que je citais à propos de Duvert le montrent extrêmement agressif ; et il l’était aussi dans d’autres circonstances, au moins verbalement, par exemple avec sa mère. C’est à cause de cela qu’on penserait plutôt à la bipolarité.&lt;br /&gt;
::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 9 juin 2020 à 15:56 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19883</id>
		<title>Discussion:Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19883"/>
		<updated>2020-06-07T21:34:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Thénardier ou pas ? Bipolaires ou pas ?&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Page spéciale — Autre titre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est bien mystérieuse ! C’est avec plaisir que j’ai apporté quelques améliorations mineures (mais il reste encore à faire), et que j’ai créé une [[Affaire Hervé (documents)|page spéciale pour les articles de presse]] et autres documents qui pourront y être joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039; serait peut-être préférable à &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;, car englobant mieux l’ensemble de sa carrière. En effet, Florimond Ronger a également été chanteur (comme petit choriste d’abord, et ensuite pour ses propres œuvres), pianiste, organiste, professeur de chant, metteur en scène et directeur de troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 4 juin 2020 à 23:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:Le titre qui me semble logique serait &#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039;. J’ai préféré utiliser le même titre que Wikipédia, à savoir &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 05:26 (UTC)&lt;br /&gt;
::Le titre le plus logique serait même &#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; (avec un &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;, nom de Zeus !). Mais quand il y a pseudonyme(s), on choisit habituellement le nom le plus connu, afin de faciliter la recherche : [[Achille Essebac]], [[Jean-Claude Alain]], etc. (l’usage reste quand même plus ou moins fluctuant).&lt;br /&gt;
::S’il n’y a pas d’autre motif que d’imiter la Wikipédia française — laquelle est loin d’avoir toujours raison, témoin son attitude ridicule et injuste envers BoyWiki —, je renommerai l’article en &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039;, et créerai ensuite toutes les redirections, ainsi que la nécessaire page d’homonymie pour [[Hervé]].&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions en suspens==&lt;br /&gt;
Dans l’état actuel des recherches, il semble y avoir à propos de Florimond Ronger plus de questions que de réponses ! En voici quelques-unes :&lt;br /&gt;
*Quelle est l’origine du pseudonyme Hervé ? R.V. ne correspond à aucun de ses prénoms.&lt;br /&gt;
*Que s’est-il &#039;&#039;vraiment&#039;&#039; passé entre Pierre Botreau et lui ? Les versions de l’un comme de l’autre sont invraisemblables, car manifestement incomplètes.&lt;br /&gt;
*Quelles étaient réellement les relations entre le petit Pierre et son oncle ? Brutalité, simple affection avunculaire, ou plus (avec jalousie à la clé) ?&lt;br /&gt;
*Quels sont ces « faits qui témoignent d’une grande dépravation de mœurs », selon l’expression du président ? Avec des hommes, des jeunes gens, des adolescents, des enfants — ou tout à la fois ?&lt;br /&gt;
*Condamné à trois ans de prison, il n’en fait que la moitié, ce qui n’était guère l’usage autrefois. A-t-il bénéficié d’une grâce impériale, et pour quel motif ?&lt;br /&gt;
*À cette époque, aller en Italie avec un garçon de quinze ans, fût-il son propre fils, n’était pas innocent lorsqu’on avait des tendances pédérastiques. Or c’est ce que fit Ronger après son divorce...&lt;br /&gt;
*En raison des « crises de folie » qui l’affectaient, peut-on risquer le diagnostic de bipolarité — comme sans doute pour Jacques Thieuloy et Tony Duvert ?&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
:Certaines des questions que vous posez ne me paraissent pas énigmatiques en ceci que les réponses possibles ne sont que des variations dans une gamme cohérente : elles ne s’opposent pas diamétralement. Je réponds à celles qui me paraissent à ma portée en fonction de ma subjectivité.&lt;br /&gt;
:Il faut se replacer dans le contexte socio-économique du XIXe siècle pour comprendre que François Botreau n’était pas vraiment un Thénardier : il estimait légitime qu’un neveu recueilli chez lui, blanchi et nourri, gagne de quoi subvenir à ses besoins (la tenue d’un restaurant n’était pas de tout repos) . Sa rudesse envers le jeune Pierre peut être considérée comme étant dans la moyenne des attitudes de sa classe sociale à l’égard des enfants.&lt;br /&gt;
:Hervé, comme tout homme normalement constitué, devait avoir un faible pour les jeunes garçons et il a sûrement été apitoyé et séduit par le petit Pierre Botreau. L’expression de son penchant, face aux difficultés d’une relation sexuelle, a dû trouver un exutoire (il attendait peut-être un « mûrissement » de son protégé à ce sujet.) Et je pense que la relation de Florimond avec son fils Emmanuel était aussi de nature amoureuse, comme celle de Thomas Mann pour l’un de ses fils (Klaus, je crois) ou d’Abel Hermant pour son fils adoptif (fils de son ancienne maîtresse et donc demi-frère de sa fille morte peu de temps après sa naissance). Il y a des passages assez ahurissants à ce sujet dans &#039;&#039;Une journée brève&#039;&#039; (passages reproduits dans un livre sur la paternité chez Hermant de Quintes-feuilles – encore cet éditeur, c’est louche…)&lt;br /&gt;
:Quant au jeune Botreau, il est clair qu’il ne pouvait ressentir qu’un soulagement à être d’un seul coup propulsé dans une situation qui favorisait son bien-être. La tentative d’acte sexuel avortée du compositeur n’a été qu’un épisode sans importance à côté des engueulades de son oncle et du travail répétitif et abrutissant de laveur de bouteilles. &lt;br /&gt;
:Le président parle de faits qui témoignent d’une grande perversion de mœurs parce que, touchant le même milieu (musiciens et chanteurs), l’affaire Hervé et l’affaire Alexis Dupont étaient contemporaines et associées par la presse et les épistoliers (et elle le sera par les mémorialistes).&lt;br /&gt;
:Je ne savais pas que Jacques Thieuloy et Tony Duvert aient été bipolaires. D’ailleurs est-ce le cas (je veux dire, le diagnostic a-t-il été posé ?)&lt;br /&gt;
:Pour Hervé, je pense qu’il était loufoque et colérique (la loufoquerie accompagne une certaine forme de créativité) et non bipolaire. Son côté loufoque apparaît dans ses opérettes (et c’est ce qui fait aussi qu’il se soit plu parmi les Anglais qui aiment les excentriques. Pour moi il n’était pas un « fou à mi-temps » selon l’expression de Michel Dansel). Sa bonne santé mentale peut être déduite du fait qu’il a supporté pendant 18 mois la prison de Mazas, une prison cellulaire où le taux de suicide était très élevé à cause de l’isolement des condamnés.&lt;br /&gt;
:Les autres questions me semblent des os à ronger (avec un n, nom de Zeus !)&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 13:44 (UTC)&lt;br /&gt;
::Vos réponses apportent un éclairage intéressant sur certaines énigmes, mais sans certitudes. Rongeons donc encore…&lt;br /&gt;
::L’oncle François Botreau n’était &#039;&#039;peut-être&#039;&#039; pas un Thénardier ; mais peut-être que si : les propos de Ronger, surtout lorsqu’il cite l’autre serveur (qu’on n’a pas retrouvé, c’est vrai), sont assez durs, tant sur la façon dont est traité l’enfant que dans la description de ses vêtements sordides. A-t-il inventé tout cela pour justifier le détournement, ou y a-t-il quand même un grand fond de vérité ? Nous ne le saurons sans doute jamais, puisque apparemment la déposition à huis clos du garçon est inaccessible (détruite en 1871, si j’ai bien compris). Notons cependant qu’il ne semble guère avoir d’affection pour son oncle, puisqu’il le considère surtout comme un patron, qu’il le quitte sans scrupule, et qu’il ne lui fait d’abord aucune confidence sur les circonstances de sa fugue.&lt;br /&gt;
::Je ne crois donc pas trop à cet oncle attentionné et affectueux, qui par sens du devoir et amour familial aurait recherché et fait rechercher son pupille avec tant d’insistance. Quant à l’intérêt d’avoir un apprenti, il était limité : on en trouvait sans doute à la pelle.&lt;br /&gt;
::Mon hypothèse serait plutôt la suivante : le petit Pierre était extrêmement séduisant (ce qui explique le véritable coup de foudre de Ronger, alors que pourtant les mignons jeunes serveurs et autres apprentis ne manquaient pas à Paris). Peut-être même était-il plus ou moins séducteur — &#039;&#039;cet âge est sans pitié&#039;&#039; —, voire carrément « [[andrérastie|andréraste]] »… Et son oncle s’y était laissé prendre : entiché du gamin, qui par la force de la loi lui était totalement soumis, il devait à l’occasion le tripoter, avec plus ou moins de brutalité et de maladresse, et ne pouvait donc accepter de perdre un objet de plaisir à la fois aussi désirable et aussi facile.&lt;br /&gt;
::Plaçons-nous maintenant du côté de Pierre : voyant débarquer un client bien mis et assez bel homme, qui s’intéresse beaucoup à lui et ne paraît pas banal (les enfants adorent ce qui sort du commun), il en est séduit, et s’efforce à son tour de le séduire. La proposition de s’enfuir lui plaît beaucoup — car tant qu’à avoir des rapports intimes avec un homme, il préfèrerait ce jeune bourgeois gentil et délicat, plutôt que l’oncle brutal et abusif qui lui déplaît fort, mais par lequel il est bien obligé de se laisser faire.&lt;br /&gt;
::Une fois installé chez Florimond Ronger, celui-ci vient dispenser au garçon quelques caresses sur le divan du salon. Pierre, qui n’est pas naïf, montre sa bonne volonté, et son plaisir ; le musicien l’invite alors dans son lit. Aussitôt dit, aussitôt fait : le gamin sait bien où il met les pieds… Florimond, entre autres gâteries, tentera même une sodomisation ; mais Pierre trouve cela trop douloureux, proteste — et l’on termine donc autrement (que l’on n’ait pas « terminé » d’une manière ou d’une autre, après des débuts si prometteurs, serait psychologiquement invraisemblable, puisque tous deux étaient d’accord pour « faire quelque chose »).&lt;br /&gt;
::Autre invraisemblance : qu’aucun rapport sexuel n’ait plus eu lieu au cours de la semaine suivante ! Qui peut croire cela ? Pierre étant d’accord pour rester, il accepte la nature de cette relation, qui le satisfait bien mieux que les brutalités maladroites de son oncle. Tant qu’on ne lui fait pas mal, bien sûr — or Florimond ne manque sûrement pas de moyens pour le satisfaire sans douleur !&lt;br /&gt;
::D’ailleurs, une fois repris et raccompagné contre son gré, il ne se plaint pas du musicien, ni ne raconte ce qui s’est vraiment passé. Seul le commissaire parviendra à lui tirer les vers du nez, par les moyens habituels de pression que peut utiliser un policier sur un enfant : autorité, mensonges, menaces, voire chantage. Mais Pierre, qui ne veut pas accabler Florimond, n’avoue que le strict minimum : une seule tentative, infructueuse de surcroît…&lt;br /&gt;
::La version que je développe là, plus audacieuse que la thèse officielle, paraît cependant plus crédible, et plus cohérente avec l’ensemble des petits détails de l’affaire, comme avec la psychologie des personnages.&lt;br /&gt;
::(Si j’osais, j’ajouterais que l’attitude de madame Ronger n’est pas très claire non plus. Voici une épouse qui ne vit pas avec son mari pédéraste, tout en restant avec lui en bons termes, et qui accepte même à l’occasion de s’occuper d’un de ses jeunes amis — lequel lui fait des confidences étranges… Et quelques années plus tard, elle ne s’opposera pas à un voyage en Italie avec leur fils adolescent ! Toutes proportions gardées, on n’est peut-être pas loin d’une ambiance genre Cité du Renard…)&lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
::Je ne sais pas si un diagnostic formel de bipolarité a été posé pour Jack Thieuloy ou pour Tony Duvert. D’autant que les intéressés détestaient apparemment les psychiatres, et n’en ont sans doute jamais consulté.&lt;br /&gt;
::L’article de Wikipédia sur Thieuloy évoque des comportements tout à fait caractériels. Mais comme il n’était pas fou à plein temps, on peut supposer qu’il l’était « à mi-temps »…&lt;br /&gt;
::Quant à Duvert, ses crises occasionnelles de fureur, totalement injustifiées, font vraiment penser au trouble bipolaire (voir par exemple la cérémonie de remise du Prix Médicis, au cours de laquelle il agresse odieusement ceux-là mêmes qui lui ont obtenu cette distinction ; ou la réception au consulat de France à Marrakech, au cours de laquelle il s’emporte et fait un scandale public à propos d’un détail anodin — alors que, vu ses « occupations » locales, son intérêt aurait été plutôt de faire bonne figure).&lt;br /&gt;
::Florimond Ronger reconnaît lui-même, dans ses vieux jours, des accès de folie qui lui ont porté grand tort. Cela allait apparemment beaucoup plus loin que de simples attitudes loufoques ou colériques — qui normalement n’ont rien à voir avec de la folie, et que personne ne considère comme telle.&lt;br /&gt;
::Le fait qu’il ait bien supporté les dix-huit mois à la prison de Mazas n’est pas en soi une preuve de bonne santé mentale : on sait que dans certaines conditions inhabituelles et extrêmes, comme la guerre ou la prison, ce sont parfois les « anormaux » qui tirent le mieux leur épingle du jeu (Tournier en a fait la remarque dans &#039;&#039;Le Roi des aulnes&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 7 juin 2020 à 21:34 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Musique&amp;diff=19882</id>
		<title>Musique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Musique&amp;diff=19882"/>
		<updated>2020-06-07T18:31:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Camille Saint-Saëns, Karol Szymanowski, Piotr Ilitch Tchaïkovski, Charles Trenet&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La &#039;&#039;&#039;[[musique]]&#039;&#039;&#039; forme l’un des principaux domaines de l’art garçonnier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouvera ci-dessous une liste alphabétique de musiciens ayant composé des œuvres pour voix de garçon, ou ayant dirigé des [[chœur de garçons|chœurs de garçons]], ou dont les goûts amoureux étaient plus ou moins clairement [[pédérastique (définition)|pédérastiques]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux [[petit chanteur|petits chanteurs]] sont mentionnés, leur nom figurant en minuscules et en italique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chœurs de garçons sont indiqués en minuscules et en gras. Ils sont classés selon leur nom spécifique, leur ville ou leur établissement, sans tenir compte de mots génériques tels que &#039;&#039;chœur, chorale, choir, Chor,&#039;&#039; etc. (Ne sont mentionnés que les chœurs qui sont, ou qui ont été, exclusivement masculins.)&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
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==A==&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;Conformément à l’usage, l’article &#039;&#039;&#039;al&#039;&#039;&#039; (parfois transcrit &#039;&#039;&#039;ad- an- ar- as- at- az-&#039;&#039;&#039;, ou encore &#039;&#039;&#039;el&#039;&#039;&#039;, etc.) n’est pas pris en compte à l’initiale pour le classement alphabétique des noms arabes transcrits. En revanche, il est conservé au début des noms d’origine arabe européanisés.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[Aachener Domchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Abd El Fettah Karim]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Mohammad Abd el-Wahab|Abd el-Wahab, Mohammad]]&#039;&#039; (1907 – 1991)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Adolf Fredriks Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs d’Aix-en-Provence]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[American Boychoir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[Antwerps Kathedraalkoor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Charles Coypeau d’Assoucy|ASSOUCY, Charles Coypeau d’]] (1605 – 1677)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs d’Asnières]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Augsburger Domsingknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Aurelius Sängerknaben Calw]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Ąžuoliukas]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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*[[Bandits (groupe)|Bandits]]&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Bar-le-Duc]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Knabenkantorei Basel]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Belgique]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;“[[Billy]]” = Laurent Bitan&#039;&#039; (né en 1970)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Sacramentskoor Breda]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Benjamin Britten|BRITTEN, Benjamin]] (1913 – 1976)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[De Buddy’s]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[Maîtrise de Caen]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Canterbury Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Cap 15]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Chevatim]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[Christ Church Cathedral Choir, Oxford]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Maîtrise de Garçons de Colmar]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois|Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs à la Croix Potencée]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;small&amp;gt;Conformément à l’usage, ne sont pas pris en compte à l’initiale pour le classement alphabétique : le &#039;&#039;&#039;de&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;d’&#039;&#039;&#039; des noms français ; &#039;&#039;&#039;da&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;di&#039;&#039;&#039; dans les noms italiens ; &#039;&#039;&#039;den&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;der&#039;&#039;&#039; dans les noms néerlandais. En revanche, ces particules sont conservées au début des noms des autres pays.&amp;lt;br&amp;gt;Les formes &#039;&#039;&#039;des&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;du&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;del&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;della&#039;&#039;&#039;, etc., sont toujours conservées.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;[[Demis]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Desborough School Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Peter Dijkstra|Dĳkstra, Peter]]&#039;&#039; (né en 1978)&lt;br /&gt;
*[[Alan John Doggett|DOGGETT, Alan John]] (1936 – 1978)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Knabenchor der Chorakademie Dortmund]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Downside School, Purley]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Knabenchor Dresden]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Dresdner Kapellknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Dresdner Kreuzchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Durham Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[Escolanía de El Escorial]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Alumnat d’En Calcat]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;[[Dylan Eurig|Eurig, Dylan]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[Førde guttekor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Forest School, Winnersh]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de France]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs Franciliens]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Freiburger Sängerknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[George Watson’s College Boys’ Chorus]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Carlo Gesualdo|GESUALDO, Carlo]] (1566 – 1613)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Gloucester Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*[[Nicolas Gombert|GOMBERT, Nicolas]] (vers 1495 – vers 1560)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Göteborgs Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Guildford Cathedral]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[Haags Matrozenkoor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Haberdashers’ Aske’s School Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Stadtsingechor zu Halle]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Knabenchor Hannover]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Boys Choir of Harlem]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;“[[Heintje]]” = Hendrik Nikolaas Theodoor Simons&#039;&#039; (né en 1955)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Heliga Trefaldighets Gosskör i Kristianstad]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Sebastian Hennig|Hennig, Sebastian]]&#039;&#039; (né en 1968)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Hereford Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*“[[Hervé (musicien)|Hervé]]” = Louis-Auguste-Florimond RONGER (1825 – 1892)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[The Choirboys of High Wycombe Parish Church]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Holland Boys Choir]]&#039;&#039;&#039; (Stadsknapenkoor Elburg)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Ted Huffman|Huffman, Ted]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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==I==&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[Knapenkoor In Dulci Jubilo]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[In vehementi spiritu]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==J==&lt;br /&gt;
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*&#039;&#039;&#039;[[The Jackson Five]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Michael Jackson|JACKSON, Michael]] (1958 – 2009)&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Aled Jones|Jones, Aled]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;“[[Joselito]]” = José Jiménez Fernández&#039;&#039; (né en 1943)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==K==&lt;br /&gt;
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| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Chór Chłopięco-Męski Bazyliki Kaliskiej]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Kampen Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of King’s College, Cambridge]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Københavns Drengekor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==L==&lt;br /&gt;
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| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*[[Giovanni Maria Lanfranco|LANFRANCO, Giovanni Maria]] (vers 1490 – 1545)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Laval]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Libera]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Lichfield Cathedral]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Linköpings Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[London Boys Choir]]&#039;&#039;&#039; (London School of Jewish Song)&lt;br /&gt;
*[[Jean-Baptiste Lully|LULLY, Jean-Baptiste]] (1632 – 1687)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Lunds Domkyrkas Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Lyon]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==M==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*[[Fernand Maillet|MAILLET, Fernand]] (1896 – 1963)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Mainzer Domchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Martve Boys’ Chorus]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Bejun Mehta|Mehta, Bejun]]&#039;&#039; (né en 1968)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Mercredi Libre]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Gian Carlo Menotti|MENOTTI, Gian Carlo]] (1911 – 2007)&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Miami Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Minnesota Boychoir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs du Mont-Royal]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Escolanía de Montserrat]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Chœur de garçons de Mulhouse]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==N==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of New College, Oxford]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Nidarosdomens Guttekor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Maîtrise de Notre-Dame]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==O==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Olavsguttene]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Olavskoret]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Oslo Domkirkes Guttekor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==P==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Pacific Boychoir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Pastoureaux]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Paris]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Passy-Buzenval]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Dominique Phinot|PHINOT, Dominique]] (vers 1510 – vers 1558)&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Pirhei Yeroushalaim]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Poppys]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Poznański Chór Chłopięcy]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Poznańskie Słowiki]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Pueri Cantores]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==Q==&lt;br /&gt;
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| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Regensburger Domspatzen]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Richard Renvoisy|RENVOISY, Richard]] (mort en [[1586]])&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Pueri Cantores Resovienses]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Rīgas Doma Zēnu Koris]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Darren Roberts|Roberts, Darren]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Roder Jongenskoor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Rossignolets de Dunkerque]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Rotterdams Jongenskoor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==S==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Saint Alban’s School Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Saint-André de Colmar]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Sainte-Croix de Neuilly]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Saint-Dominique]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Maîtrise de garçons de la Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Saint-François de Versailles]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Saint John’s College, Cambridge]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Saint Paul’s Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Maîtrise Saint-Pierre-aux-Liens de Bulle]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs du Collège Saint-Pierre de Uccle]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Camille Saint-Saëns|SAINT-SAËNS, Camille]] (1835 – 1921)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Sanct Hallvard-guttene]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Sanct Johannes-Guttene]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Sankt Florianer Sängerknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Escolanía de la Abadía de Santa Cruz del Valle de los Caídos]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Schola Cantorum Cantate Domino]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de la Schola de Sion]]&#039;&#039;&#039; (Schola des Petits Chanteurs de Notre-Dame de Valère)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Cappella musicale pontificia sistina]]&#039;&#039;&#039; (Chœur de la chapelle Sixtine) &lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Jantje Smit|Smit, Jantje]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Sollentuna Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Sølvguttene]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Southend Boys’ Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Stockholms Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Stockholms Domkyrkoförsamlings Gosskör]]&#039;&#039;&#039; (St Jacobs Gosskör)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Stuttgarter Hymnus-Chorknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Karol Szymanowski|SZYMANOWSKI, Karol]] (1882 – 1937)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==T==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*[[Piotr Ilitch Tchaïkovski|TCHAÏKOVSKI, Piotr Ilitch]] (1840 – 1893)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Tees Valley Boys’ Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Texas Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Thann]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Thomanerchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Tölzer Knabenchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Touraine]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Charles Trenet|TRENET, Charles]] (1913 – 2001)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Trinity Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Trinity College, Cambridge]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Tzlil V’Zemer Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==U==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Uppsala Domkyrkas Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==V==&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;Conformément à l’usage, la particule &#039;&#039;&#039;von&#039;&#039;&#039; n’est pas prise en compte à l’initiale pour le classement alphabétique des noms allemands. En revanche, &#039;&#039;&#039;van&#039;&#039;&#039; est conservé au début des noms néerlandais et flamands.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Stephen Van Dyck|Van Dyck, Stephen]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Versailles]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==W==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Wells Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Westminster Abbey]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Westminster Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Wiener Sängerknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Wiltener Sängerknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Winchester Cathedral]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Windsbacher Knabenchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Worcester Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Wuppertaler Kurrende]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==X==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==Y==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Yeshiva Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==Z==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Zürcher Sängerknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
*[[Chœur de garçons]]&lt;br /&gt;
*[[Dessin]]&lt;br /&gt;
*[[Peinture]]&lt;br /&gt;
*[[Petit chanteur]]&lt;br /&gt;
*[[Photographie]]&lt;br /&gt;
*[[Sculpture]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Musique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Musique&amp;diff=19881</id>
		<title>Musique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Musique&amp;diff=19881"/>
		<updated>2020-06-07T18:06:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Hervé&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La &#039;&#039;&#039;[[musique]]&#039;&#039;&#039; forme l’un des principaux domaines de l’art garçonnier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouvera ci-dessous une liste alphabétique de musiciens ayant composé des œuvres pour voix de garçon, ou ayant dirigé des [[chœur de garçons|chœurs de garçons]], ou dont les goûts amoureux étaient plus ou moins clairement [[pédérastique (définition)|pédérastiques]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux [[petit chanteur|petits chanteurs]] sont mentionnés, leur nom figurant en minuscules et en italique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chœurs de garçons sont indiqués en minuscules et en gras. Ils sont classés selon leur nom spécifique, leur ville ou leur établissement, sans tenir compte de mots génériques tels que &#039;&#039;chœur, chorale, choir, Chor,&#039;&#039; etc. (Ne sont mentionnés que les chœurs qui sont, ou qui ont été, exclusivement masculins.)&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{| id=&amp;quot;toc&amp;quot; border=&amp;quot;0&amp;quot; align=&amp;quot;center&amp;quot;&lt;br /&gt;
|[[#A|A]] [[#B|B]] [[#C|C]] [[#D|D]] [[#E|E]] [[#F|F]] [[#G|G]] [[#H|H]] [[#I|I]] [[#J|J]] [[#K|K]] [[#L|L]] [[#M|M]] [[#N|N]] [[#O|O]] [[#P|P]] [[#Q|Q]] [[#R|R]] [[#S|S]] [[#T|T]] [[#U|U]] [[#V|V]] [[#W|W]] [[#X|X]] [[#Y|Y]] [[#Z|Z]]&lt;br /&gt;
|}__NOTOC__&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
==A==&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;Conformément à l’usage, l’article &#039;&#039;&#039;al&#039;&#039;&#039; (parfois transcrit &#039;&#039;&#039;ad- an- ar- as- at- az-&#039;&#039;&#039;, ou encore &#039;&#039;&#039;el&#039;&#039;&#039;, etc.) n’est pas pris en compte à l’initiale pour le classement alphabétique des noms arabes transcrits. En revanche, il est conservé au début des noms d’origine arabe européanisés.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Aachener Domchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Abd El Fettah Karim]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Mohammad Abd el-Wahab|Abd el-Wahab, Mohammad]]&#039;&#039; (1907 – 1991)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Adolf Fredriks Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs d’Aix-en-Provence]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[American Boychoir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Antwerps Kathedraalkoor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Charles Coypeau d’Assoucy|ASSOUCY, Charles Coypeau d’]] (1605 – 1677)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs d’Asnières]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Augsburger Domsingknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Aurelius Sängerknaben Calw]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Ąžuoliukas]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==B==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*[[Bandits (groupe)|Bandits]]&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Bar-le-Duc]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Knabenkantorei Basel]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Belgique]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;“[[Billy]]” (Laurent Bitan)&#039;&#039; (né en 1970)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Sacramentskoor Breda]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Benjamin Britten|BRITTEN, Benjamin]] (1913 – 1976)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[De Buddy’s]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==C==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Maîtrise de Caen]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Canterbury Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Cap 15]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Chevatim]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Christ Church Cathedral Choir, Oxford]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Maîtrise de Garçons de Colmar]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois|Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs à la Croix Potencée]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==D==&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;Conformément à l’usage, ne sont pas pris en compte à l’initiale pour le classement alphabétique : le &#039;&#039;&#039;de&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;d’&#039;&#039;&#039; des noms français ; &#039;&#039;&#039;da&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;di&#039;&#039;&#039; dans les noms italiens ; &#039;&#039;&#039;den&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;der&#039;&#039;&#039; dans les noms néerlandais. En revanche, ces particules sont conservées au début des noms des autres pays.&amp;lt;br&amp;gt;Les formes &#039;&#039;&#039;des&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;du&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;del&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;della&#039;&#039;&#039;, etc., sont toujours conservées.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Demis]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Desborough School Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Peter Dijkstra|Dĳkstra, Peter]]&#039;&#039; (né en 1978)&lt;br /&gt;
*[[Alan John Doggett|DOGGETT, Alan John]] (1936 – 1978)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Knabenchor der Chorakademie Dortmund]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Downside School, Purley]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Knabenchor Dresden]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Dresdner Kapellknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Dresdner Kreuzchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Durham Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==E==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Escolanía de El Escorial]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Alumnat d’En Calcat]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Dylan Eurig|Eurig, Dylan]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==F==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Førde guttekor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Forest School, Winnersh]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de France]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs Franciliens]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Freiburger Sängerknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==G==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[George Watson’s College Boys’ Chorus]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Carlo Gesualdo|GESUALDO, Carlo]] (1566 – 1613)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Gloucester Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*[[Nicolas Gombert|GOMBERT, Nicolas]] (vers 1495 – vers 1560)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Göteborgs Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Guildford Cathedral]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==H==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Haags Matrozenkoor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Haberdashers’ Aske’s School Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Stadtsingechor zu Halle]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Knabenchor Hannover]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Boys Choir of Harlem]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;“[[Heintje]]” = Hendrik Nikolaas Theodoor Simons&#039;&#039; (né en 1955)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Heliga Trefaldighets Gosskör i Kristianstad]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Sebastian Hennig|Hennig, Sebastian]]&#039;&#039; (né en 1968)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Hereford Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*“[[Hervé (musicien)|Hervé]]” = Louis-Auguste-Florimond RONGER (1825 – 1892)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[The Choirboys of High Wycombe Parish Church]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Holland Boys Choir]]&#039;&#039;&#039; (Stadsknapenkoor Elburg)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Ted Huffman|Huffman, Ted]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==I==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Knapenkoor In Dulci Jubilo]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[In vehementi spiritu]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==J==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[The Jackson Five]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Michael Jackson|JACKSON, Michael]] (1958 – 2009)&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Aled Jones|Jones, Aled]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;“[[Joselito]]” (José Jiménez Fernández)&#039;&#039; (né en 1943)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==K==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Chór Chłopięco-Męski Bazyliki Kaliskiej]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Kampen Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of King’s College, Cambridge]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Københavns Drengekor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==L==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*[[Giovanni Maria Lanfranco|LANFRANCO, Giovanni Maria]] (vers 1490 – 1545)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Laval]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Libera]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Lichfield Cathedral]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Linköpings Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[London Boys Choir]]&#039;&#039;&#039; (London School of Jewish Song)&lt;br /&gt;
*[[Jean-Baptiste Lully|LULLY, Jean-Baptiste]] (1632 – 1687)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Lunds Domkyrkas Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Lyon]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==M==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*[[Fernand Maillet|MAILLET, Fernand]] (1896 – 1963)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Mainzer Domchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Martve Boys’ Chorus]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Bejun Mehta|Mehta, Bejun]]&#039;&#039; (né en 1968)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Mercredi Libre]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Gian Carlo Menotti|MENOTTI, Gian Carlo]] (1911 – 2007)&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Miami Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Minnesota Boychoir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs du Mont-Royal]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Escolanía de Montserrat]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Chœur de garçons de Mulhouse]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==N==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of New College, Oxford]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Nidarosdomens Guttekor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Maîtrise de Notre-Dame]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==O==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Olavsguttene]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Olavskoret]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Oslo Domkirkes Guttekor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==P==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Pacific Boychoir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Pastoureaux]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Paris]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Passy-Buzenval]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Dominique Phinot|PHINOT, Dominique]] (vers 1510 – vers 1558)&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Pirhei Yeroushalaim]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Poppys]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Poznański Chór Chłopięcy]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Poznańskie Słowiki]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Pueri Cantores]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==Q==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==R==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Regensburger Domspatzen]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*[[Richard Renvoisy|RENVOISY, Richard]] (mort en [[1586]])&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Pueri Cantores Resovienses]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Rīgas Doma Zēnu Koris]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Darren Roberts|Roberts, Darren]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Roder Jongenskoor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Rossignolets de Dunkerque]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Rotterdams Jongenskoor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==S==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Saint Alban’s School Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Saint-André de Colmar]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Sainte-Croix de Neuilly]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Saint-Dominique]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Maîtrise de garçons de la Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Saint-François de Versailles]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Saint John’s College, Cambridge]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Saint Paul’s Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Maîtrise Saint-Pierre-aux-Liens de Bulle]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs du Collège Saint-Pierre de Uccle]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Sanct Hallvard-guttene]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Sanct Johannes-Guttene]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Sankt Florianer Sängerknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Escolanía de la Abadía de Santa Cruz del Valle de los Caídos]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Schola Cantorum Cantate Domino]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de la Schola de Sion]]&#039;&#039;&#039; (Schola des Petits Chanteurs de Notre-Dame de Valère)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Cappella musicale pontificia sistina]]&#039;&#039;&#039; (Chœur de la chapelle Sixtine) &lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Jantje Smit|Smit, Jantje]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Sollentuna Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Sølvguttene]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Southend Boys’ Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Stockholms Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Stockholms Domkyrkoförsamlings Gosskör]]&#039;&#039;&#039; (St Jacobs Gosskör)&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Stuttgarter Hymnus-Chorknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==T==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Tees Valley Boys’ Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Texas Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Thann]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Thomanerchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Tölzer Knabenchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Touraine]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Trinity Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Trinity College, Cambridge]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Tzlil V’Zemer Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==U==&lt;br /&gt;
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| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Uppsala Domkyrkas Gosskör]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==V==&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;Conformément à l’usage, la particule &#039;&#039;&#039;von&#039;&#039;&#039; n’est pas prise en compte à l’initiale pour le classement alphabétique des noms allemands. En revanche, &#039;&#039;&#039;van&#039;&#039;&#039; est conservé au début des noms néerlandais et flamands.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Stephen Van Dyck|Van Dyck, Stephen]]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Les Petits Chanteurs de Versailles]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==W==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Wells Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Westminster Abbey]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Westminster Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Wiener Sängerknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Wiltener Sängerknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Choir of Winchester Cathedral]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Windsbacher Knabenchor]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Worcester Cathedral Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Wuppertaler Kurrende]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==X==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
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*&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==Y==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Yeshiva Boys Choir]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==Z==&lt;br /&gt;
{| width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Die Zürcher Sängerknaben]]&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; width=&amp;quot;50%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
*&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
*[[Chœur de garçons]]&lt;br /&gt;
*[[Dessin]]&lt;br /&gt;
*[[Peinture]]&lt;br /&gt;
*[[Petit chanteur]]&lt;br /&gt;
*[[Photographie]]&lt;br /&gt;
*[[Sculpture]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Musique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9&amp;diff=19880</id>
		<title>Hervé</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9&amp;diff=19880"/>
		<updated>2020-06-07T17:47:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Modification de &amp;quot;Hervé&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Homonymie}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Hervé&#039;&#039;&#039;  est un prénom [[France|français]] qui peut faire référence à :&lt;br /&gt;
*[[Hervé (musicien)|Hervé]], pseudonyme le plus connu du [[musique|musicien]] Florimond Ronger ([[1825]] – [[1892]]), qui fut impliqué en [[1856]] dans l’[[Affaire Hervé (documents)|affaire Hervé]].&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;[[Hervé (Maurice Balland)|Hervé]]&#039;&#039;, [[roman autobiographique]] du [[prêtre chrétien|prêtre]] [[catholicisme|catholique]] [[Maurice Balland]] ([[1914]] – [[2003]]). Paru vers [[1984]], on peut en lire l’intégralité sur [[BoyWiki]] à partir du [[Hervé (Maurice Balland) – I|premier chapitre]].&lt;br /&gt;
=====Prénom=====&lt;br /&gt;
*[[Hervé Baslé]] ([[1938]] – [[2019]]), réalisateur de nombreux films qui mettent en scène de jeunes [[garçon]]s.&lt;br /&gt;
*[[Hervé Bazin]], écrivain français ([[1911]] – [[1996]])&lt;br /&gt;
*[[Hervé Guibert]], écrivain français ([[1955]] – [[1991]]).&lt;br /&gt;
*Hervé Lavenue, pseudonyme de l’auteur du [[roman érotique]] &#039;&#039;[[Les vices de l’ange (Hervé Lavenue)|Les vices de l’ange]]&#039;&#039; ([[1949]]).&lt;br /&gt;
=====Patronyme=====&lt;br /&gt;
*[[Guy Hervé]], un des deux auteurs du récit sur le [[Maroc]] &#039;&#039;[[Les enfants de Fez (Hervé, Kerrest)|Les enfants de Fez]]&#039;&#039; ([[1980]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Herve}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(compositeur)&amp;diff=19879</id>
		<title>Discussion:Hervé (compositeur)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(compositeur)&amp;diff=19879"/>
		<updated>2020-06-07T16:42:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Agnorum a déplacé la page Discussion:Hervé (compositeur) vers Discussion:Hervé (musicien) : Meilleure prise en compte de la carrière musicale d&amp;#039;Hervé&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Discussion:Hervé (musicien)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19878</id>
		<title>Discussion:Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19878"/>
		<updated>2020-06-07T16:42:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Agnorum : Agnorum a déplacé la page Discussion:Hervé (compositeur) vers Discussion:Hervé (musicien) : Meilleure prise en compte de la carrière musicale d&amp;#039;Hervé&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Page spéciale — Autre titre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est bien mystérieuse ! C’est avec plaisir que j’ai apporté quelques améliorations mineures (mais il reste encore à faire), et que j’ai créé une [[Affaire Hervé (documents)|page spéciale pour les articles de presse]] et autres documents qui pourront y être joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039; serait peut-être préférable à &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;, car englobant mieux l’ensemble de sa carrière. En effet, Florimond Ronger a également été chanteur (comme petit choriste d’abord, et ensuite pour ses propres œuvres), pianiste, organiste, professeur de chant, metteur en scène et directeur de troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 4 juin 2020 à 23:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:Le titre qui me semble logique serait &#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039;. J’ai préféré utiliser le même titre que Wikipédia, à savoir &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 05:26 (UTC)&lt;br /&gt;
::Le titre le plus logique serait même &#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; (avec un &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;, nom de Zeus !). Mais quand il y a pseudonyme(s), on choisit habituellement le nom le plus connu, afin de faciliter la recherche : [[Achille Essebac]], [[Jean-Claude Alain]], etc. (l’usage reste quand même plus ou moins fluctuant).&lt;br /&gt;
::S’il n’y a pas d’autre motif que d’imiter la Wikipédia française — laquelle est loin d’avoir toujours raison, témoin son attitude ridicule et injuste envers BoyWiki —, je renommerai l’article en &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039;, et créerai ensuite toutes les redirections, ainsi que la nécessaire page d’homonymie pour [[Hervé]].&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions en suspens==&lt;br /&gt;
Dans l’état actuel des recherches, il semble y avoir à propos de Florimond Ronger plus de questions que de réponses ! En voici quelques-unes :&lt;br /&gt;
*Quelle est l’origine du pseudonyme Hervé ? R.V. ne correspond à aucun de ses prénoms.&lt;br /&gt;
*Que s’est-il &#039;&#039;vraiment&#039;&#039; passé entre Pierre Botreau et lui ? Les versions de l’un comme de l’autre sont invraisemblables, car manifestement incomplètes.&lt;br /&gt;
*Quelles étaient réellement les relations entre le petit Pierre et son oncle ? Brutalité, simple affection avunculaire, ou plus (avec jalousie à la clé) ?&lt;br /&gt;
*Quels sont ces « faits qui témoignent d’une grande dépravation de mœurs », selon l’expression du président ? Avec des hommes, des jeunes gens, des adolescents, des enfants — ou tout à la fois ?&lt;br /&gt;
*Condamné à trois ans de prison, il n’en fait que la moitié, ce qui n’était guère l’usage autrefois. A-t-il bénéficié d’une grâce impériale, et pour quel motif ?&lt;br /&gt;
*À cette époque, aller en Italie avec un garçon de quinze ans, fût-il son propre fils, n’était pas innocent lorsqu’on avait des tendances pédérastiques. Or c’est ce que fit Ronger après son divorce...&lt;br /&gt;
*En raison des « crises de folie » qui l’affectaient, peut-on risquer le diagnostic de bipolarité — comme sans doute pour Jacques Thieuloy et Tony Duvert ?&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines des questions que vous posez ne me paraissent pas énigmatiques en ceci que les réponses possibles ne sont que des variations dans une gamme cohérente : elles ne s’opposent pas diamétralement. Je réponds à celles qui me paraissent à ma portée en fonction de ma subjectivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut se replacer dans le contexte socio-économique du XIXe siècle pour comprendre que François Botreau n’était pas vraiment un Thénardier : il estimait légitime qu’un neveu recueilli chez lui, blanchi et nourri, gagne de quoi subvenir à ses besoins (la tenue d’un restaurant n’était pas de tout repos) . Sa rudesse envers le jeune Pierre peut être considérée comme étant dans la moyenne des attitudes de sa classe sociale à l’égard des enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé, comme tout homme normalement constitué, devait avoir un faible pour les jeunes garçons et il a sûrement été apitoyé et séduit par le petit Pierre Botreau. L’expression de son penchant, face aux difficultés d’une relation sexuelle, a dû trouver un exutoire (il attendait peut-être un « mûrissement » de son protégé à ce sujet.) Et je pense que la relation de Florimond avec son fils Emmanuel était aussi de nature amoureuse, comme celle de Thomas Mann pour l’un de ses fils (Klaus, je crois) ou d’Abel Hermant pour son fils adoptif (fils de son ancienne maîtresse et donc demi-frère de sa fille morte peu de temps après sa naissance). Il y a des passages assez ahurissants à ce sujet dans &#039;&#039;Une journée brève&#039;&#039; (passages reproduits dans un livre sur la paternité chez Hermant de Quintes-feuilles – encore cet éditeur, c’est louche…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant au jeune Botreau, il est clair qu’il ne pouvait ressentir qu’un soulagement à être d’un seul coup propulsé dans une situation qui favorisait son bien-être. La tentative d’acte sexuel avortée du compositeur n’a été qu’un épisode sans importance à côté des engueulades de son oncle et du travail répétitif et abrutissant de laveur de bouteilles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le président parle de faits qui témoignent d’une grande perversion de mœurs parce que, touchant le même milieu (musiciens et chanteurs), l’affaire Hervé et l’affaire Alexis Dupont étaient contemporaines et associées par la presse et les épistoliers (et elle le sera par les mémorialistes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne savais pas que Jacques Thieuloy et Tony Duvert aient été bipolaires. D’ailleurs est-ce le cas (je veux dire, le diagnostic a-t-il été posé ?)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Hervé, je pense qu’il était loufoque et colérique (la loufoquerie accompagne une certaine forme de créativité) et non bipolaire. Son côté loufoque apparaît dans ses opérettes (et c’est ce qui fait aussi qu’il se soit plu parmi les Anglais qui aiment les excentriques. Pour moi il n’était pas un « fou à mi-temps » selon l’expression de Michel Dansel). Sa bonne santé mentale peut être déduite du fait qu’il a supporté pendant 18 mois la prison de Mazas, une prison cellulaire où le taux de suicide était très élevé à cause de l’isolement des condamnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autres questions me semblent des os à ronger (avec un n, nom de Zeus !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 13:44 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Agnorum</name></author>
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