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	<title>BoyWiki - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=L%27affaire_Th%C3%A9ophile_Jeanson&amp;diff=20184</id>
		<title>L&#039;affaire Théophile Jeanson</title>
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		<updated>2021-10-13T09:28:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’affaire Théophile Jeanson est une affaire criminelle survenue en 1868 dans le Petit Séminaire de Pont-à-Mousson et dont le retentissement initial a tenu aux sentiments amoureux passionnés du meutrier, un jeune séminariste de 19 ans, envers sa victime, un garçon de 16 ans et demi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le lieu du crime ==&lt;br /&gt;
Logé dans un cadre prestigieux (l’abbaye des Prémontés, aujourd’hui musée abritant une hôtellerie), le Petit Séminaire de Pont-à-Mousson était un établissement d’enseignement religieux réputé dans toute la Lorraine. Son supérieur, l’abbé Jules Gombervaux (1820-1883), jouissait d’une notoriété avantageuse qui dépassait le cadre régional.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La victime : Jacques Joseph Jouatte==&lt;br /&gt;
Né à Nomény (Meurthe-et-Moselle) le 12 septembre 1851 et fils d’un quincailler, Jacques Joseph Jouatte avait seize ans et demi au moment des faits. Au petit séminaire, des rumeurs affirmaient que ce joli garçon accordait des privautés sexuelles aux autres séminaristes au gré de ses caprices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le meutrier : François Théophile Jeanson==&lt;br /&gt;
Né à Tremblecourt (Meurthe-et-Moselle) le 13 mars 1849, François Théophile Jeanson avait dix-neuf ans au moment du crime. Très intelligent, il avait bénéficié, enfant, de l’attention du curé de Tremblecourt, l’abbé Jules Éroux (1821-1871), qui se chargea de son éducation primaire. L’abbé avait cependant noté que la fièvre thyphoïde dont le jeune Théophile souffrit à huit ans, avait quelque peu altéré son intelligence et modifié sa psychologie. Classé néanmoins parmi les meilleurs élèves du Petit Séminaire, Théophile Jeanson avait la réputation d’être un original, au comportement qualifié de bizarre. Il se sentait fait pour aimer, car avant de désirer se lier à Joseph Jouatte, il éprouva une forte amitié particulière pour le jeune Anthime, 14 ans, neveu du curé Jules Éroux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les faits ==&lt;br /&gt;
Dans la nuit du 29 au 30 mai 1868, Théophile Jeanson alluma un incendie dans la salle d’étude du Petit Séminaire dont il souhaitait être renvoyé, puis, grisé par les flammes et la fumée, monta au dortoir où dormaient ses camarades et égorgea, à l’aide d’un rasoir, son ami Joseph Jouatte. Arrêté peu après sans résistance, il déclara avoir tué le garçon qu’il aimait pour le pas le laisser derrière lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Avant procès, l’expertise psychiatrique ==&lt;br /&gt;
Devant l’étrangeté des déclarations du meurtrier, le procureur impérial demanda une expertise mentale. Elle fut confiée aux aliénistes Henri Bonnet (1828-1900), directeur de l’asile d’aliénés de Maréville (près de Nancy) et à son collègue, le Dr Jules Bulard (1828-1876). Les deux experts, après avoir examiné Théophile Jeanson et l’avoir très longuement interrogé sur sa sexualité, conclurent à une totale absence de folie et donc à l’entière responsabilité de ses actes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le procès à Nancy ==&lt;br /&gt;
Tenu les 10 et 11 février 1869 devant la cour d’assises de Nancy où la déposition des docteurs Bonnet &amp;amp; Bulard joua un rôle déterminant, le procès conclut à l’entière responsabilité de Théophile Jeanson qui ne dut qu’à son jeune âge de n’être condamné qu’à vingt ans travaux forcés.&lt;br /&gt;
Néanmoins deux infractions au Code de procédure criminelle amenèrent la cassation du jugement et le renvoi de Théophile Jeanson devant un nouveau jury d’assises, à Metz. L’avocat de Jeanson eut l’idée de requérir une sorte de contre-expertise sur l’état mental de l’accusé auprès du Dr Morel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Intervention d’aliénistes contestataires et polémique avec le Dr Bonnet ==&lt;br /&gt;
Il se trouve que l’ancien directeur de l’asile de Maréville, le Dr Bénédict Augustin Morel (1809-1873), entendit parler de l’affaire Théophile Jeanson en Bavière, où il était intervenu au procès d’un assassin dont il contribua à sauver la tête. De retour vers Rouen où il officiait, il s’arrêta à Maréville, eut un bref entretien avec Jeanson, et se fit une mauvaise opinion de la démarche des experts. C’est en l’occurrence contre le point de vue du Dr Bonnet que Morel s’opposait, car le Dr Bulard, qui fut un de ses anciens élèves, lui sembla se comporter en suiveur dans l’expertise du cas Jeanson. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre aliéniste, le Dr Delasiauve, attira l’attention de ses collègues sur les analogies frappantes entre l’affaire Jeanson et une autre affaire, survenue en 1857, celle d’un séminariste d’Aix-en-Provence qui tenta d’assassiner le jeune camarade dont il était amoureux fou, et qui fut, lui, reconnu aliéné : l’affaire Louis Raimbaud &amp;lt;ref&amp;gt;Dr Aubanel – « Cours d’assises des bouches du Rhône. L’affaire de Louis R… » Annales médico-psychologiques n° 05, 1859, pp. 42 à 105.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de cette analogie, Morel rédigea un rapport qu’il soumit à l’appréciation de collègues de la &#039;&#039;Société médico-psychologique&#039;&#039;, ainsi qu’à celle de la &#039;&#039;Société de médecine légale&#039;&#039; qui venait d’être créée. L’intervention officielle de cette jeune Société provoqua l’indignation des magistrats qui considérèrent comme inopportune l’immixtion de la médecine dans une affaire de justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Dr Bonnet, qui se sentit visé par la contre-expertise du Dr Morel, se défendit dans un article où il explicita son point de vue sur l’acte commis par Jeanson : le séminariste avait tué le garçon qu’il aimait et qui le repoussait exactement comme un amant tue la femme qui le rejette avec mépris. La sexualité de Jeanson était donc au cœur des débats, car pour Morel, l’amour du meurtrier pour sa victime était resté chaste : il s’agissait d’une amitié particulière ardente, compliquée par la volonté de Jeanson de quitter le Petit Séminaire et d’abandonner la prêtrise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le second procès à Metz ==&lt;br /&gt;
La cour d’assise de Metz, en juin 1869, après trois jours d’audience qui furent une répétition des séances de la cour de Nancy, conclut à la responsabilité de Jeanson qui fut à nouveau condamné à vingt ans de travaux forcés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sort ultérieur de Théophile Jeanson ==&lt;br /&gt;
Enfermé au bagne de Toulon, Théophile Jeanson fut ensuite embarqué en janvier 1870 sur la frégate &#039;&#039;La Sybille&#039;&#039; à destination de la Nouvelle Calédonie. C’est au bagne récemment construit sur l’île de Nou qu’il trouva la mort, d’une péritonite, le 24 juin 1877, à l’âge de vingt-huit ans. Son corps fut jeté dans une fosse commune dont plus rien ne subsiste aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Retentissements littéraires de l’affaire Jeanson ?==&lt;br /&gt;
Il est possible que l’affaire Jeanson telle qu’elle fut relatée par les journaux de l’époque ait exercé une influence décisive sur Isidore Ducasse dit le comte de Lautréamont au moment de la rédaction du premier &#039;&#039;Chant de Maldoror&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;Est-ce un délire de ma raison malade, est-ce un instinct secret qui ne dépend pas de mes raisonnements, pareil à celui de l’aigle déchirant sa proie, qui m’a poussé à commettre ce crime ; et pourtant, autant que ma victime, je souffrais ! Adolescent, pardonne-moi. Une fois sortis de cette vie passagère, je veux que nous soyons entrelacés pendant l’éternité ; ne former qu’un seul être, ma bouche collée à ta bouche…&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
•	Henry Bonnet &amp;amp; Jules Bulard (médecins en chef de l’Asile public d’aliénés de Maréville) – &#039;&#039;Rapport médico-légal sur l’état mental du nommé Théophile-François Jeanson inculpé d’incendie et d’assassinat volontaire&#039;&#039;.  Nancy : impr. de Sordoillet, 1869.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Delasiauve – Les deux séminaristes. &#039;&#039;Journal de médecine mentale&#039;&#039;. 1869, pp. 236-281.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	B.A. Morel – Consultation médico-légale sur l’état mental de Jeanson. &#039;&#039;Annales d’Hygiène publique et de médecine légale&#039;&#039;. 1869, pp. 152-210.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Brierre de Boismont, Guérard, Jules Falret – Rapport fait à la Société de médecine légale sur l’affaire Jeanson (Falret, rapporteur). &#039;&#039;Annales d’Hygiène publique et de médecine légale&#039;&#039;. 1869, pp. 210-236.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Henri Bonnet : La vérité sur l’affaire Jeanson. &#039;&#039;Annales médico-psychologiques&#039;&#039; n° 03., 1870, pages : 231 à 263.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Dr E. Dumesnil – La vérité sur l’affaire Jeanson. Quelques réflexions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Delasiauve : À monsieur le Dr Lunier, rédacteur en chef des Annales médico-psychologiques.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Annales médico-psychologiques&#039;&#039; n° 03, 1870, pp. 526 à 529.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Dr Morel – La vérité sur l’affaire Jeanson. Réponse au Dr Bonnet. &#039;&#039;Annales médico-psychologiques&#039;&#039;. 1870, pp. 420-263.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jules Falret : &#039;&#039;Les Aliénés et les asiles d’aliénés, assistance, législation et médecine légale&#039;&#039;, 1890. pp. 267-355.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jean-Claude Caron – &#039;&#039;Les feux de la discorde&#039;&#039;. Hachette littérature, 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Raymond Clément – &#039;&#039;Crimes étranges mais vrais&#039;&#039;. Ed du Panthéon, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jean-Claude Féray – &#039;&#039;Une criminelle expertise : l’affaire Jeanson&#039;&#039;. Quintes-feuilles, 2021.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
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		<title>L&#039;affaire Théophile Jeanson</title>
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		<updated>2021-10-13T09:24:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Création de l&amp;#039;Affaire Théophile Jeanson&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’affaire Théophile Jeanson est une affaire criminelle survenue en 1868 dans le Petit Séminaire de Pont-à-Mousson et dont le retentissement initial a tenu aux sentiments amoureux passionnés du meutrier, un jeune séminariste de 19 ans, envers sa victime, un garçon de 16 ans et demi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le lieu du crime ==&lt;br /&gt;
Logé dans un cadre prestigieux (l’abbaye des Prémontés, aujourd’hui musée abritant une hôtellerie), le Petit Séminaire de Pont-à-Mousson était un établissement d’enseignement religieux réputé dans toute la Lorraine. Son supérieur, l’abbé Jules Gombervaux (1820-1883), jouissait d’une notoriété avantageuse qui dépassait le cadre régional.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La victime : Jacques Joseph Jouatte==&lt;br /&gt;
Né à Nomény (Meurthe-et-Moselle) le 12 septembre 1851 et fils d’un quincailler, Jacques Joseph Jouatte avait seize ans et demi au moment des faits. Au petit séminaire, des rumeurs affirmaient que ce joli garçon accordait des privautés sexuelles aux autres séminaristes au gré de ses caprices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le meutrier : François Théophile Jeanson==&lt;br /&gt;
Né à Tremblecourt (Meurthe-et-Moselle) le 13 mars 1849, François Théophile Jeanson avait dix-neuf ans au moment du crime. Très intelligent, il avait bénéficié, enfant, de l’attention du curé de Tremblecourt, l’abbé Jules Éroux (1821-1871), qui se chargea de son éducation primaire. L’abbé avait cependant noté que la fièvre thyphoïde dont le jeune Théophile souffrit à huit ans, avait quelque peu altéré son intelligence et modifié sa psychologie. Classé néanmoins parmi les meilleurs élèves du Petit Séminaire, Théophile Jeanson avait la réputation d’être un original, au comportement qualifié de bizarre. Il se sentait fait pour aimer, car avant de désirer se lier à Joseph Jouatte, il éprouva une forte amitié particulière pour le jeune Anthime, 14 ans, neveu du curé Jules Éroux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les faits ==&lt;br /&gt;
Dans la nuit du 29 au 30 mai 1868, Théophile Jeanson alluma un incendie dans la salle d’étude du Petit Séminaire dont il souhaitait être renvoyé, puis, grisé par les flammes et la fumée, monta au dortoir où dormaient ses camarades et égorgea, à l’aide d’un rasoir, son ami Joseph Jouatte. Arrêté peu après sans résistance, il déclara avoir tué le garçon qu’il aimait pour le pas le laisser derrière lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Avant procès, l’expertise psychiatrique ==&lt;br /&gt;
Devant l’étrangeté des déclarations du meurtrier, le procureur impérial demanda une expertise mentale. Elle fut confiée aux aliénistes Henri Bonnet (1828-1900), directeur de l’asile d’aliénés de Maréville (près de Nancy) et à son collègue, le Dr Jules Bulard (1828-1876). Les deux experts, après avoir examiné Théophile Jeanson et l’avoir très longuement interrogé sur sa sexualité, conclurent à une totale absence de folie et donc à l’entière responsabilité de ses actes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le procès à Nancy ==&lt;br /&gt;
Tenu les 10 et 11 février 1869 devant la cour d’assises de Nancy où la déposition des docteurs Bonnet &amp;amp; Bulard joua un rôle déterminant, le procès conclut à l’entière responsabilité de Théophile Jeanson qui ne dut qu’à son jeune âge de n’être condamné qu’à vingt ans travaux forcés.&lt;br /&gt;
Néanmoins deux infractions au Code de procédure criminelle amenèrent la cassation du jugement et le renvoi de Théophile Jeanson devant un nouveau jury d’assises, à Metz. L’avocat de Jeanson eut l’idée de requérir une sorte de contre-expertise sur l’état mental de l’accusé auprès du Dr Morel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Intervention d’aliénistes contestataires et polémique avec le Dr Bonnet ==&lt;br /&gt;
Il se trouve que l’ancien directeur de l’asile de Maréville, le Dr Bénédict Augustin Morel (1809-1873), entendit parler de l’affaire Théophile Jeanson en Bavière, où il était intervenu au procès d’un assassin dont il contribua à sauver la tête. De retour vers Rouen où il officiait, il s’arrêta à Maréville, eut un bref entretien avec Jeanson, et se fit une mauvaise opinion de la démarche des experts. C’est en l’occurrence contre le point de vue du Dr Bonnet que Morel s’opposait, car le Dr Bulard, qui fut un de ses anciens élèves, lui sembla se comporter en suiveur dans l’expertise du cas Jeanson. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre aliéniste, le Dr Delasiauve, attira l’attention de ses collègues sur les analogies frappantes entre l’affaire Jeanson et une autre affaire, survenue en 1857, celle d’un séminariste d’Aix-en-Provence qui tenta d’assassiner le jeune camarade dont il était amoureux fou, et qui fut, lui, reconnu aliéné : l’affaire Louis Raimbaud &amp;lt;ref&amp;gt;Dr Aubanel – « Cours d’assises des bouches du Rhône. L’affaire de Louis R… » Annales médico-psychologiques n° 05, 1859, pp. 42 à 105.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de cette analogie, Morel rédigea un rapport qu’il soumit à l’appréciation de collègues de la &#039;&#039;Société médico-psychologique&#039;&#039;, ainsi qu’à celle de la &#039;&#039;Société de médecine légale&#039;&#039; qui venait d’être créée. L’intervention officielle de cette jeune Société provoqua l’indignation des magistrats qui considérèrent comme inopportune l’immixtion de la médecine dans une affaire de justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Dr Bonnet, qui se sentit visé par la contre-expertise du Dr Morel, se défendit dans un article où il explicita son point de vue sur l’acte commis par Jeanson : le séminariste avait tué le garçon qu’il aimait et qui le repoussait exactement comme un amant tue la femme qui le rejette avec mépris. La sexualité de Jeanson était donc au cœur des débats, car pour Morel, l’amour du meurtrier pour sa victime était resté chaste : il s’agissait d’une amitié particulière ardente, compliquée par la volonté de Jeanson de quitter le Petit Séminaire et d’abandonner la prêtrise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le second procès à Metz ==&lt;br /&gt;
La cour d’assise de Metz, en juin 1869, après trois jours d’audience qui furent une répétition des séances de la cour de Nancy, conclut à la responsabilité de Jeanson qui fut à nouveau condamné à vingt ans de travaux forcés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sort ultérieur de Jeanson ==&lt;br /&gt;
Enfermé au bagne de Toulon, Théophile Jeanson fut ensuite embarqué en janvier 1870 sur la frégate &#039;&#039;La Sybille&#039;&#039; à destination de la Nouvelle Calédonie. C’est au bagne récemment construit sur l’île de Nou qu’il trouva la mort, d’une péritonite, le 24 juin 1877, à l’âge de vingt-huit ans. Son corps fut jeté dans une fosse commune dont plus rien ne subsiste aujourd’hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Retentissements littéraires de l’affaire Jeanson ?==&lt;br /&gt;
Il est possible que l’affaire Jeanson telle qu’elle fut relatée par les journaux de l’époque ait exercé une influence décisive sur Lautréamont au moment de la rédaction du premier &#039;&#039;Chant de Maldoror&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;Est-ce un délire de ma raison malade, est-ce un instinct secret qui ne dépend pas de mes raisonnements, pareil à celui de l’aigle déchirant sa proie, qui m’a poussé à commettre ce crime ; et pourtant, autant que ma victime, je souffrais ! Adolescent, pardonne-moi. Une fois sortis de cette vie passagère, je veux que nous soyons entrelacés pendant l’éternité ; ne former qu’un seul être, ma bouche collée à ta bouche…&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
•	Henry Bonnet &amp;amp; Jules Bulard (médecins en chef de l’Asile public d’aliénés de Maréville) – &#039;&#039;Rapport médico-légal sur l’état mental du nommé Théophile-François Jeanson inculpé d’incendie et d’assassinat volontaire&#039;&#039;.  Nancy : impr. de Sordoillet, 1869.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Delasiauve – Les deux séminaristes. &#039;&#039;Journal de médecine mentale&#039;&#039;. 1869, pp. 236-281.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	B.A. Morel – Consultation médico-légale sur l’état mental de Jeanson. &#039;&#039;Annales d’Hygiène publique et de médecine légale&#039;&#039;. 1869, pp. 152-210.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Brierre de Boismont, Guérard, Jules Falret – Rapport fait à la Société de médecine légale sur l’affaire Jeanson (Falret, rapporteur). &#039;&#039;Annales d’Hygiène publique et de médecine légale&#039;&#039;. 1869, pp. 210-236.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Henri Bonnet : La vérité sur l’affaire Jeanson. &#039;&#039;Annales médico-psychologiques&#039;&#039; n° 03., 1870, pages : 231 à 263.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Dr E. Dumesnil – La vérité sur l’affaire Jeanson. Quelques réflexions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Delasiauve : À monsieur le Dr Lunier, rédacteur en chef des Annales médico-psychologiques.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Annales médico-psychologiques&#039;&#039; n° 03, 1870, pp. 526 à 529.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Dr Morel – La vérité sur l’affaire Jeanson. Réponse au Dr Bonnet. &#039;&#039;Annales médico-psychologiques&#039;&#039;. 1870, pp. 420-263.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jules Falret : &#039;&#039;Les Aliénés et les asiles d’aliénés, assistance, législation et médecine légale&#039;&#039;, 1890. pp. 267-355.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jean-Claude Caron – &#039;&#039;Les feux de la discorde&#039;&#039;. Hachette littérature, 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Raymond Clément – &#039;&#039;Crimes étranges mais vrais&#039;&#039;. Ed du Panthéon, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jean-Claude Féray – &#039;&#039;Une criminelle expertise : l’affaire Jeanson&#039;&#039;. Quintes-feuilles, 2021.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
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		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quintes-feuilles&amp;diff=20182</id>
		<title>Quintes-feuilles</title>
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		<updated>2021-10-13T09:03:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Quintes-Feuilles (logo) 500x500.gif|150px|thumb|right|Logo des éditions Quintes-feuilles]]&#039;&#039;&#039;Quintes-feuilles&#039;&#039;&#039; est une maison d’édition [[France|française]] spécialisée dans la publication d’ouvrages traitant de différents aspects de l’histoire de l’[[homosexualité]], et mettant plus particulièrement l’accent sur un versant négligé par les autres éditeurs : l’amour des jeunes garçons, ou « [[paidérastie]] ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les éditions Quintes-feuilles ont été créées en [[2000]] par [[Jean-Claude Féray]], qui en assure la direction et la gestion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fin 2021, Quintes-feuilles avait publié 31 volumes, à quoi il faut ajouter 36 bulletins mensuels, 24 bulletins trimestriels et 11 bulletins hors-série.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ouvrages sont en vente dans les librairies homosexuelles comme [[Les Mots à la Bouche]], à [[Paris]], mais aussi via les circuits traditionnels : sur commande dans toute librairie, ainsi que par les sites internet spécialisés (Chapitre.com, l’entreprise de commerce [[États-Unis|états-unienne]] [[Amazon]]&amp;lt;ref&amp;gt;Amazon est l’une des cinq grandes entreprises états-uniennes regroupées sous le sigle GAFAM ([[Google]], Apple, [[Facebook]], Amazon, [[Microsoft]]), connues pour leurs tendances hégémoniques mondiales, ainsi que pour la fréquente utilisation abusive et indiscrète des données de leurs clients.&amp;lt;/ref&amp;gt;, etc.). Ils peuvent aussi être commandés directement sur le site de Quintes-feuilles, et réglés via le service de paiement états-unien Paypal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Particularités==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logo de Quintes-feuilles est le mot khmer prononcé &#039;&#039;pram&#039;&#039; et qui signifie « cinq ». Il est tracé en rouge, couleur porte-bonheur en Asie, et symbole du [[baiser]], de l’[[amour]] et de la passion en Occident.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les livres publiés par Quintes-feuilles sont caractérisés, quant à la forme, par des formats variables et des présentations diversifiées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Politique éditoriale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les œuvres littéraires publiées comportent des rééditions de romans oubliés (&#039;&#039;[[Antone Ramon (Amédée Guiard)|Antone Ramon]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Dédé (Achille Essebac)|Dédé]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Une jeunesse (Jacques d’Adelswärd-Fersen)|Une jeunesse]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Geri, ou Un premier amour (Louis Beysson)|Le secret de Geri]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Olmetta ou L’Amour et l’ange (Renaud Icard)|Olmetta]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Le disciple aimé (Abel Hermant)|Une folle amitié de collégien]]&#039;&#039;), des traductions nouvelles (&#039;&#039;[[Satyricon (Pétrone)|Encolpe et Giton ou Le Satyricon de Pétrone moins le Banquet de Trimalcion]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Bom-Crioulo (Adolfo Caminha)|Un amour d’ébène]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Die dorische Knabenliebe (Erich Bethe)|L’amour des garçons chez les Doriens]]&#039;&#039;), et même une réécriture partielle, dont le principe a suscité des critiques (&#039;&#039;[[Lettres amoureuses d’un frère à son élève|Les lettres amoureuses d’un frère à son élève, revues et toilettées]]&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’y ajoutent plusieurs ouvrages inédits, dont certains sont relativement anciens (le [[roman historique]] &#039;&#039;[[Mon page (Renaud Icard)|Mon page]]&#039;&#039; de [[Renaud Icard]] illustré par [[Gaston Goor]], ou encore &#039;&#039;[[La neuvaine du petit faune (Jacques d’Adelwärd-Fersen)|La neuvaine du petit faune]]&#039;&#039; écrite par [[Jacques d’Adelwärd-Fersen]] pour le jeune [[Corrado Annicelli]]) ; d’autres, beaucoup plus récents, ont manifestement été écrits pour cet éditeur (&#039;&#039;[[Angkor, une dernière fois (Youri Yaref)|Angkor, une dernière fois]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[La Friponnière (Didier Denché)|La Friponnière]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Dieu lui-même n’en sait rien (Didier Denché)|Dieu lui-même n’en sait rien]]&#039;&#039;, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages de critique littéraire et d’histoire abordent des sujets originaux de la culture pédérastique ou homosexuelle : le &#039;&#039;[[Manifeste pour un authentique dico-bio-homo (Denché, Vivré)|Manifeste pour un authentique dico-bio-homo]]&#039;&#039; appelle à rédiger un dictionnaire biographique des personnages de l’histoire de l’homosexualité ; &#039;&#039;[[Grecques, les mœurs du hanneton ? (Jean-Claude Féray)|Grecques, les mœurs du hanneton ?]]&#039;&#039; expose une histoire détaillée et documentée du mot « pédérastie » ; &#039;&#039;[[Achille Essebac, romancier du désir (Jean-Claude Féray)|Achille Essebac, romancier du désir]]&#039;&#039; présente la vie et l’œuvre de cet écrivain peu connu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quintes-feuilles est donc une entreprise éditoriale culturelle et militante, la première en France à avoir une orientation nettement et ouvertement « paidérastique », selon le mot remis en vigueur par Jean-Claude Féray.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livres traitant de la « paidérastie »==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ordre chronologique :&lt;br /&gt;
*[[Image:Encolpe et Giton ou Le Satyricon (couverture 2000) 247x361.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Encolpe et Giton, ou Le Satyricon de Pétrone/Quintes-Feuilles, 2000|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:L&#039;arcane indien (couverture 2002) 819x1206.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:L’arcane indien/Quintes-Feuilles, 2002|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Histoire du mot pédérastie (couverture 2004) 379x588.gif|210px|thumb|left]]{{Référence:Grecques, les mœurs du hanneton ?/Quintes-Feuilles, 2004|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Manifeste pour un authentique dico-bio-homo (couverture 2004) 351x613.jpg|179px|thumb|left]]{{Référence:Manifeste pour un authentique dico-bio-homo/Quintes-Feuilles, 2004|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Angkor une dernière fois (couverture 2005) 317x469.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Angkor, une dernière fois/Quintes-Feuilles, 2005|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Le secret de Geri (couverture 2005) 1153x1665.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Geri, ou Un premier amour/Le secret de Geri – Quintes-Feuilles, 2005|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Les lettres amoureuses d&#039;un frère à son élève revues et toilettées (couverture 2006) 1130x1769.jpg|210px|thumb|left]]{{Référence:Lettres amoureuses d’un frère à son élève/Les lettres amoureuses d’un frère à son élève revues et toilettées – Quintes-Feuilles, 2006|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Antone Ramon (couverture 2007) 1153x1683.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Antone Ramon/Quintes-Feuilles, 2007|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Achille Essebac romancier du désir (couverture 2008) 1251x1781.jpg|255px|thumb|left]]{{Référence:Achille Essebac, romancier du désir/Quintes-Feuilles, 2008|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:La Friponnière (couverture 2009) 1341x1860.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:La Friponnière/Quintes-Feuilles, 2008|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Mon page (couverture 2009) 682x1210.jpg|210px|thumb|left]]{{Référence:Mon page/Quintes-Feuilles, 2009|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Dédé (couverture 2009) 1088x1634.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Dédé (Essebac)/Quintes-Feuilles, 2009|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Une jeunesse La neuvaine du petit faune (couverture 2010) 1159x1703.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Une jeunesse (Adelswärd-Fersen)/Une jeunesse, La neuvaine du petit faune – Quintes-Feuilles, 2010|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Un amour d&#039;ébène (couverture 2010) 1155x1688.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Bom-Crioulo/Un amour d’ébène – Quintes-Feuilles, 2010|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Mon cœur de ton visage n&#039;a pu oublier la douceur (couverture 2011) 1099x1612.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Mon cœur, de ton visage, n’a pu oublier la douceur/Quintes-Feuilles, 2011|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Le registre infamant (couverture 2012) 1773x2495.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Le registre infamant/Quintes-Feuilles, 2012|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Olmetta (couverture 2013) 416x600.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Olmetta ou L’Amour et l’ange/Quintes-Feuilles, 2013|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Une folle amitié de collégien (couverture 2014) 411x595.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Le disciple aimé/Une folle amitié de collégien – Quintes-Feuilles, 2014|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Les amis célèbres (couverture 2017) 720x1081.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Les amis célèbres de la fable et de l’histoire/Quintes-feuilles, 2017|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Boyhood and adolescence - Bibliographie sélective (cover 2017) 699x1030.jpg|270px|thumb|left]]{{Référence:Bibliographie sélective sur l’enfance et l’adolescence, l’éphébophilie, l’hébéphilie et la pédophilie/Boyhood and adolescence, ephebophilia, hebephilia, and pedophilia – Quintes-feuilles, 2017|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:L&#039;amour des garçons chez les Doriens (couverture 2018) 411x634.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Die dorische Knabenliebe (Bethe)/L’amour des garçons chez les Doriens – Quintes-feuilles, 2018|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Dieu lui-même n&#039;en sait rien (couverture 2018) 411x542.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Dieu lui-même n’en sait rien/Quintes-feuilles, 2018|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livres sur l’homosexualité non-paidérastique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Prime-Stevenson}}, E. I. &#039;&#039;Du similisexualisme dans les Armées et de la prostitution homosexuelle (militaire et civile) à la Belle Époque&#039;&#039;. – 2003.&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Dubout}}, Kevin. &#039;&#039;Eric Simac (1874-1913) : un oublié du « mouvement de libération » homosexuel de la Belle Époque&#039;&#039;. – 2014.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Féray}}, Jean-Claude. &#039;&#039;L’impossible conciliation ou La vie héroïque du Dr Claude François Michéa&#039;&#039;. – 2015.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Kervran}}, Christian-François de. &#039;&#039;Les dix et une nuits de Jean Barraqué et Michel Foucault à Trélévern&#039;&#039;. – 2016.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Prime-Stevenson}}, Edward. &#039;&#039;Toutes les eaux… et autres nouvelles&#039;&#039;. – 2016.&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bulletin==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De janvier [[2013]] à décembre 2016, un &#039;&#039;[[Bulletin mensuel Quintes-feuilles]]&#039;&#039; numérisé, gratuit et en libre accès, a été publié régulièrement au format PDF. Le bulletin est devenu trimestriel à compter de janvier 2016, ce qui a entraîné la parution de bulletins hors-série.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comportant une dizaine de pages, ces bulletins suivent et commentent en partie la publication des livres de cet éditeur, tout en la complétant par des documents le plus souvent inédits (correspondances, illustrations, etc). Ils traitent souvent de sujets en relation avec la thématique historique, littéraire, artistique et sociologique de Quintes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une rubrique « Libre expression » présente en outre des opinions de lecteurs autour de divers sujets d’actualité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
*[[Jean-Claude Féray]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
*[http://www.quintes-feuilles.com/ Site des éditions Quintes-feuilles].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Brennendes_Geheimnis_(Stefan_Zweig)&amp;diff=20181</id>
		<title>Brennendes Geheimnis (Stefan Zweig)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Brennendes_Geheimnis_(Stefan_Zweig)&amp;diff=20181"/>
		<updated>2021-10-09T13:47:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;Brennendes Geheimnis&#039;&#039; (&#039;&#039;Brûlant secret&#039;&#039;) est le titre de la principale nouvelle de Stefan Zweig publiée à Leipzig en 1911 dans le recueil &#039;&#039;Erstes Erlebnis : vier Geschichten aus Kinderland&#039;&#039; (&#039;&#039;Première expérience : quatre histoires du monde des enfants&#039;&#039;). La nouvelle, ensuite publiée isolément en 1914, a connu de nombreuses éditions et traductions. Parue en français en 1938, elle est connue surtout en raison de plusieurs adaptations cinématographiques, plus ou moins fidèles, qui en ont été tirées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Résumé==&lt;br /&gt;
Un jeune aristocrate viennois qui porte le titre de baron se rend en train à Semmerling, station de villégiature dans les Alpes autrichiennes, pour y passer ses vacances de fonctionnaire. Dès son arrivée, il redoute de s’y ennuyer et cherche parmi les clientes de l’hôtel où il est descendu une femme assez attrayante pour lui permettre de vivre une aventure sensuelle. Il repère vite une Juive un peu grasse mais encore attirante qui s’adresse en français à son fils de douze ans, prénommé Edgar. Ce dernier, de santé fragile, doit se reposer, profiter du grand air et du soleil. Son père, avocat juif de Vienne, n’a pu l’accompagner en raison de son travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un matin, le baron, voyant le jeune Edgar s’efforcer de se distraire seul devant l’hôtel, s’avise d’engager la conversation avec lui, car il y voit le moyen de lier ainsi connaissance avec la mère. D’abord étonné de l’intérêt qu’un adulte lui porte, Edgar qui n’a pas de véritable ami de son âge, est vite mis en confiance par la conversation du baron. L’aristocrate lui parle de ses chiens et voudrait même en offrir un au garçon. Les deux nouveaux amis se voient le lendemain et se promènent ensemble dans la forêt environnante. Edgar, en garçon ingénu au cœur pur, livre au baron des confidences sur son père et sur sa mère. Le chasseur de femmes qu’est le baron comprend alors qu’il va pouvoir vivre une belle aventure, et fait connaissance de la mère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le trio ainsi formé se retrouve bientôt au dîner. Lorsque Edgar, prié d’aller se coucher avant les adultes, tente de s’endormir, il est sous l’effet d’un éblouissement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;Edgar était là dans l’obscurité, à la fois ravi de bonheur et tout troublé ; il voulait rire et il était obligé de pleurer, car il aimait le baron comme il n’avait jamais aimé un ami, ni son père ni sa mère, ni même Dieu. Toute la passion précoce de ses années passées s’attachait à l’image de cet homme dont quelques heures auparavant le nom lui était encore inconnu.&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu’ingénu, Edgar est intelligent et observateur. Il se rend vite compte que le baron porte un intérêt particulier à sa mère, laquelle devient alors pour lui, de manière transitoire, une rivale. En découvrant ensuite, avec rage, la duplicité du baron, le garçon voit dans sa mère qu’il s’était mis à détester, une victime potentielle, tombée dans les rets d’un dangereux manipulateur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’interroge aussi sur le comportement étrange des deux adultes, qui semblent cacher un brûlant secret.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les événements bouleversants qui s’enchaînent ne vont pas révéler à Edgar le secret des adultes, mais ils vont lui permettre d’effectuer un premier pas en sa direction, et surtout de quitter le monde de l’enfance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Traductions françaises :==&lt;br /&gt;
•	La première traduction en français de &#039;&#039;Brennendes Geheimnis&#039;&#039; est due à Alzir Hella (1881-1953) qui fut un temps agent littéraire de Zweig et son traducteur attitré. Cette version est celle que l’on trouve en édition de poche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Nicole Taubes a ensuite réalisé pour le compte de Gallimard une nouvelle traduction, celle que l’on trouve dans la collection Folio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Aline Odoul a de son côté œuvré à une traduction parue chez Payot et Rivages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Le germaniste Jean-Pierre Vasseur a publié en 2015 une édition bilingue allemand-français (éditions Vasseur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adaptations cinématographiques==&lt;br /&gt;
La première adaptation en langue allemande de &#039;&#039;Brennendes Geheimnis&#039;&#039; date de 1933. Le rôle d’Edgar était tenu par Hans Joachim Schaufuß (1918-1941). La version française de ce film a porté le titre de &#039;&#039;Fin de saison&#039;&#039; (1934). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Stanley Kubrick avait le projet d’en réaliser une adaptation. Le film ne fut en réalité jamais tourné, mais Kubrick aurait incorporé certaines des idées développées à son sujet dans &#039;&#039;Eyes Wide Shut&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un film en langue allemande destiné à la télévision a été tourné en 1977. Le rôle d’Edgar était tenu par Thomas Ohrner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1988, Andrew Birkin (frère de Jane Birkin) a tourné une adaptation en langue anglaise &#039;&#039;Burning Secret&#039;&#039;, avec l’émouvant David Eberts dans le rôle du garçon qui se prénomme ici &#039;&#039;Edmund&#039;&#039; (car il est américain dans cette version) au lieu d’&#039;&#039;Edgar&#039;&#039;. Ce film anglais est beaucoup moins fidèle à la nouvelle de Zweig que le téléfilm allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Anecdote===&lt;br /&gt;
Le film allemand, son tournage même peut-être, et en tout cas le jeune acteur Thomas Ohrner semblent avoir exercé une forte impression sur l’artiste et illustrateur français Michel Gourlier (1925-2018). Non seulement ses portraits de garçons suggèrent une influence du physique du jeune interprète d’Edgar, mais il est possible que Gourlier ait inventé, sur son modèle, l’existence d’une sorte de garçon idéal, portant les deux prénoms de &#039;&#039;Jory&#039;&#039; et de &#039;&#039;David&#039;&#039;. L’artiste a en effet retracé la courte et tragique existence de ce garçon, en la décrivant comme réelle, dans sa correspondance avec quelques amis choisis.&lt;br /&gt;
&amp;lt;ref&amp;gt; Jean-Claude Féray : « Michel Gourlier : données bio-bibliographiques.» &#039;&#039;Bulletin Quintes-feuilles hors-série n°8&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
En ligne : https://www.quintes-feuilles.com/wp-content/uploads/BQ-F-HS8.pdf&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Brennendes_Geheimnis_(Stefan_Zweig)&amp;diff=20180</id>
		<title>Brennendes Geheimnis (Stefan Zweig)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Brennendes_Geheimnis_(Stefan_Zweig)&amp;diff=20180"/>
		<updated>2021-10-09T13:28:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;Brennendes Geheimnis&#039;&#039; (&#039;&#039;Brûlant secret&#039;&#039;) est le titre de la principale nouvelle de Stefan Zweig publiée à Leipzig en 1911 dans le recueil &#039;&#039;Erstes Erlebnis : vier Geschichten aus Kinderland&#039;&#039; (&#039;&#039;Première expérience : quatre histoires du monde des enfants&#039;&#039;). La nouvelle, ensuite publiée isolément en 1914, a connu de nombreuses éditions et traductions. Parue en français en 1938, elle est connue surtout en raison de plusieurs adaptations cinématographiques, plus ou moins fidèles, qui en ont été tirées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Résumé==&lt;br /&gt;
Un jeune aristocrate viennois qui porte le titre de baron se rend en train à Semmerling, station de villégiature dans les Alpes autrichiennes, pour y passer ses vacances de fonctionnaire. Dès son arrivée, il redoute de s’y ennuyer et cherche parmi les clientes de l’hôtel où il est descendu une femme assez attrayante pour lui permettre de vivre une aventure sensuelle. Il repère vite une Juive un peu grasse mais encore attirante qui s’adresse en français à son fils de douze ans, prénommé Edgar. Ce dernier, de santé fragile, doit se reposer, profiter du grand air et du soleil. Son père, avocat juif de Vienne, n’a pu l’accompagner en raison de son travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un matin, le baron, voyant le jeune Edgar s’efforcer de se distraire seul devant l’hôtel, s’avise d’engager la conversation avec lui, car il y voit le moyen de lier ainsi connaissance avec la mère. D’abord étonné de l’intérêt qu’un adulte lui porte, Edgar qui n’a pas de véritable ami de son âge, est vite mis en confiance par la conversation du baron. L’aristocrate lui parle de ses chiens et voudrait même en offrir un au garçon. Les deux nouveaux amis se voient le lendemain et se promènent ensemble dans la forêt environnante. Edgar, en garçon ingénu au cœur pur, livre au baron des confidences sur son père et sur sa mère. Le chasseur de femmes qu’est le baron comprend alors qu’il va pouvoir vivre une belle aventure, et fait connaissance de la mère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le trio ainsi formé se retrouve bientôt au dîner. Lorsque Edgar, prié d’aller se coucher avant les adultes, tente de s’endormir, il est sous l’effet d’un éblouissement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;Edgar était là dans l’obscurité, à la fois ravi de bonheur et tout troublé ; il voulait rire et il était obligé de pleurer, car il aimait le baron comme il n’avait jamais aimé un ami, ni son père ni sa mère, ni même Dieu. Toute la passion précoce de ses années passées s’attachait à l’image de cet homme dont quelques heures auparavant le nom lui était encore inconnu.&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu’ingénu, Edgar est intelligent et observateur. Il se rend vite compte que le baron porte un intérêt particulier à sa mère, laquelle devient alors pour lui, de manière transitoire, une rivale. En découvrant ensuite, avec rage, la duplicité du baron, le garçon voit dans sa mère qu’il s’était mis à détester, une victime potentielle, tombée dans les rets d’un dangereux manipulateur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’interroge aussi sur le comportement étrange des deux adultes, qui semblent cacher un brûlant secret.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les événements bouleversants qui s’enchaînent ne vont pas révéler à Edgar le secret des adultes, mais ils vont lui permettre d’effectuer un premier pas en sa direction, et surtout de quitter le monde de l’enfance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Traductions françaises :==&lt;br /&gt;
•	La première traduction en français de &#039;&#039;Brennendes Geheimnis&#039;&#039; est due à Alzir Hella (1881-1953) qui fut un temps agent littéraire de Zweig et son traducteur attitré. Cette version est celle que l’on trouve en édition de poche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Nicole Taubes a ensuite réalisé pour le compte de Gallimard une nouvelle traduction, celle que l’on trouve dans la collection Folio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Aline Odoul a de son côté œuvré à une traduction parue chez Payot et Rivages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Le germaniste Jean-Pierre Vasseur a publié en 2015 une édition bilingue allemand-français (éditions Vasseur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adaptations cinématographiques==&lt;br /&gt;
La première adaptation en langue allemande de &#039;&#039;Brennendes Geheimnis&#039;&#039; date de 1933. Le rôle d’Edgar était tenu par Hans Joachim Schaufuß (1918-1941). La version française de ce film a porté le titre de &#039;&#039;Fin de saison&#039;&#039; (1934). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Stanley Kubrick avait le projet d’en réaliser une adaptation. Le film ne fut en réalité jamais tourné, mais Kubrick aurait incorporé certaines des idées développées à son sujet dans &#039;&#039;Eyes Wide Shut&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un film en langue allemande destiné à la télévision a été tourné en 1977. Le rôle d’Edgar était tenu par Thomas Ohrner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1988, Andrew Birkin (frère de Jane Birkin) a tourné une adaptation en langue anglaise &#039;&#039;Burning Secret&#039;&#039;, avec l’émouvant David Eberts dans le rôle du garçon qui se prénomme ici &#039;&#039;Edmund&#039;&#039; (car il est américain dans cette version) au lieu d’&#039;&#039;Edgar&#039;&#039;. Ce film anglais est beaucoup moins fidèle à la nouvelle de Zweig que le téléfilm allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Anecdote===&lt;br /&gt;
Le film allemand, son tournage même peut-être, et en tout cas le jeune acteur Thomas Ohrner semblent avoir exercé une forte impression sur l’artiste et illustrateur français Michel Gourlier (1925-2018). Non seulement ses portraits de garçons suggèrent une influence du physique du jeune interprète d’Edgar, mais il est possible que Gourlier ait inventé, sur son modèle, l’existence d’une sorte de garçon idéal, portant les deux prénoms de &#039;&#039;Jory&#039;&#039; et de &#039;&#039;David&#039;&#039;. L’artiste a en effet retracé la courte et tragique existence de ce garçon, en la décrivant comme réelle, dans sa correspondance avec quelques amis choisis.&lt;br /&gt;
&amp;lt;ref&amp;gt; Jean-Claude Féray : &#039;&#039;Michel Gourlier : données bio-bibliographiques&#039;&#039;. En ligne : https://www.quintes-feuilles.com/wp-content/uploads/BQ-F-HS8.pdf&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
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		<title>Brennendes Geheimnis (Stefan Zweig)</title>
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		<updated>2021-10-09T13:26:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Page créée avec « &amp;#039;&amp;#039;Brennendes Geheimnis&amp;#039;&amp;#039; (&amp;#039;&amp;#039;Brûlant secret&amp;#039;&amp;#039;) est le titre de la principale nouvelle de Stefan Zweig publiée à Leipzig en 1911 dans le recueil &amp;#039;&amp;#039;Erstes Erlebnis : vier… »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;Brennendes Geheimnis&#039;&#039; (&#039;&#039;Brûlant secret&#039;&#039;) est le titre de la principale nouvelle de Stefan Zweig publiée à Leipzig en 1911 dans le recueil &#039;&#039;Erstes Erlebnis : vier Geschichten aus Kinderland&#039;&#039; (&#039;&#039;Première expérience : quatre histoires du monde des enfants&#039;&#039;). La nouvelle, ensuite publiée isolément en 1914, a connu de nombreuses éditions et traductions. Parue en français en 1938, elle est connue surtout en raison de plusieurs adaptations cinématographiques, plus ou moins fidèles, qui en ont été tirées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Résumé==&lt;br /&gt;
Un jeune aristocrate viennois qui porte le titre de baron se rend en train à Semmerling, station de villégiature dans les Alpes autrichiennes, pour y passer ses vacances de fonctionnaire. Dès son arrivée, il redoute de s’y ennuyer et cherche parmi les clientes de l’hôtel où il est descendu une femme assez attrayante pour lui permettre de vivre une aventure sensuelle. Il repère vite une Juive un peu grasse mais encore attirante qui s’adresse en français à son fils de douze ans, prénommé Edgar. Ce dernier, de santé fragile, doit se reposer, profiter du grand air et du soleil. Son père, avocat juif de Vienne, n’a pu l’accompagner en raison de son travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un matin, le baron, voyant le jeune Edgar s’efforcer de se distraire seul devant l’hôtel, s’avise d’engager la conversation avec lui, car il y voit le moyen de lier ainsi connaissance avec la mère. D’abord étonné de l’intérêt qu’un adulte lui porte, Edgar qui n’a pas de véritable ami de son âge, est vite mis en confiance par la conversation du baron. L’aristocrate lui parle de ses chiens et voudrait même en offrir un au garçon. Les deux nouveaux amis se voient le lendemain et se promènent ensemble dans la forêt environnante. Edgar, en garçon ingénu au cœur pur, livre au baron des confidences sur son père et sur sa mère. Le chasseur de femmes qu’est le baron comprend alors qu’il va pouvoir vivre une belle aventure, et fait connaissance de la mère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le trio ainsi formé se retrouve bientôt au dîner. Lorsque Edgar, prié d’aller se coucher avant les adultes, tente de s’endormir, il est sous l’effet d’un éblouissement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;Edgar était là dans l’obscurité, à la fois ravi de bonheur et tout troublé ; il voulait rire et il était obligé de pleurer, car il aimait le baron comme il n’avait jamais aimé un ami, ni son père ni sa mère, ni même Dieu. Toute la passion précoce de ses années passées s’attachait à l’image de cet homme dont quelques heures auparavant le nom lui était encore inconnu.&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu’ingénu, Edgar est intelligent et observateur. Il se rend vite compte que le baron porte un intérêt particulier à sa mère, laquelle devient alors pour lui, de manière transitoire, une rivale. En découvrant ensuite, avec rage, la duplicité du baron, le garçon voit dans sa mère qu’il s’était mis à détester, une victime potentielle, tombée dans les rets d’un dangereux manipulateur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’interroge aussi sur le comportement étrange des deux adultes, qui semblent cacher un brûlant secret.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les événements bouleversants qui s’enchaînent ne vont pas révéler à Edgar le secret des adultes, mais ils vont lui permettre d’effectuer un premier pas en sa direction, et surtout de quitter le monde de l’enfance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Traductions françaises :==&lt;br /&gt;
•	La première traduction en français de &#039;&#039;Brennendes Geheimnis&#039;&#039; est due à Alzir Hella (1881-1953) qui fut un temps agent littéraire de Zweig et son traducteur attitré. Cette version est celle que l’on trouve en édition de poche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Nicole Taubes a ensuite réalisé pour le compte de Gallimard une nouvelle traduction, celle que l’on trouve dans la collection Folio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Aline Odoul a de son côté œuvré à une traduction parue chez Payot et Rivages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Le germaniste Jean-Pierre Vasseur a publié en 2015 une édition bilingue allemand-français (éditions Vasseur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adaptations cinématographiques==&lt;br /&gt;
La première adaptation en langue allemande de &#039;&#039;Brennendes Geheimnis&#039;&#039; date de 1933. Le rôle d’Edgar était tenu par Hans Joachim Schaufuß (1918-1941). La version française de ce film a porté le titre de &#039;&#039;Fin de saison&#039;&#039; (1934). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Stanley Kubrick avait le projet d’en réaliser une adaptation. Le film ne fut en réalité jamais tourné, mais Kubrick aurait incorporé certaines des idées développées à son sujet dans &#039;&#039;Eyes Wide Shut&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un film en langue allemande destiné à la télévision a été tourné en 1977. Le rôle d’Edgar était tenu par Thomas Ohrner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1988, Andrew Birkin (frère de Jane Birkin) a tourné une adaptation en langue anglaise &#039;&#039;Burning Secret&#039;&#039;, avec l’émouvant David Eberts dans le rôle du garçon qui se prénomme ici &#039;&#039;Edmund&#039;&#039; (car il est américain dans cette version) au lieu d’&#039;&#039;Edgar&#039;&#039;. Ce film anglais est beaucoup moins fidèle à la nouvelle de Zweig que le téléfilm allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Anecdote===&lt;br /&gt;
Le film allemand, son tournage même peut-être, et en tout cas le jeune acteur Thomas Ohrner semblent avoir exercé une forte impression sur l’artiste et illustrateur français Michel Gourlier (1925-2018). Non seulement ses portraits de garçons suggèrent une influence du physique du jeune interprète d’Edgar, mais il est possible que Gourlier ait inventé, sur son modèle, l’existence d’une sorte de garçon idéal, portant les deux prénoms de &#039;&#039;Jory&#039;&#039; et de &#039;&#039;David&#039;&#039;. L’artiste a en effet retracé la courte et tragique existence de ce garçon, en la décrivant comme réelle, dans sa correspondance avec quelques amis choisis.&amp;lt;ref&amp;gt; Jean-Claude Féray : &#039;&#039;Michel Gourlier : données bio-bibliographiques&#039;&#039;. En ligne : https://www.quintes-feuilles.com/wp-content/uploads/BQ-F-HS8.pdf&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Un_amour_platonique_(Louis_Beysson)&amp;diff=19981</id>
		<title>Un amour platonique (Louis Beysson)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Un_amour_platonique_(Louis_Beysson)&amp;diff=19981"/>
		<updated>2021-03-24T07:56:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Précision sur la version espagnole&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; est un [[roman autobiographique]] de &#039;&#039;&#039;[[Louis Beysson]]&#039;&#039;&#039;, paru en [[1884]] à [[Paris]] chez É. Dentu. Un narrateur anonyme y relate et commente l’[[amitié particulière (psychologie)|amitié passionnée]], dans un [[internat]] [[catholicisme|catholique]], entre un élève de seize ans et un [[garçon]] plus jeune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première édition de ce récit avait paru en [[1876]] à Lyon, chez Aimé Vingtrinier, sous la forme plus succincte d’une nouvelle intitulée &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première version a été reprise en [[2005]] par [[Quintes-feuilles]], sous le titre &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, dans une édition qui rejette les commentaires du narrateur de 1876, mais qui inclut néanmoins les corrections stylistiques apportées par l’auteur.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fiche de références|Geri, ou Un premier amour|Un amour platonique|alignement= right}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Louis Beysson==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né à Lyon en [[1856]], Louis Besson, fils d’un riche courtier en soie, termine ses études secondaires au collège Saint-Michel de Fribourg. C’est dans cet internat [[suisse]] qu’il éprouve une vive et soudaine amitié particulière pour un jeune [[Italie]]n dont le prénom transposé dans la nouvelle est Geri.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élève de l’École des Beaux-Arts de Lyon, Louis Besson exerce un temps dans le journalisme ; puis à Paris, en littérature, sous le nom de Beysson, avec quelques œuvres sans grand intérêt ni grand succès, qui cherchent successivement leur inspiration dans le naturalisme, l’histoire récente, ou la psychologie catholicisante : &#039;&#039;Mousseline&#039;&#039;, &#039;&#039;Bismarck à Warzin&#039;&#039;, &#039;&#039;Napoléon IV&#039;&#039;, &#039;&#039;Un fils du Christ&#039;&#039;. La réédition très modifiée, en 1884, du &#039;&#039;Geri&#039;&#039; de 1876 sous le titre &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;, témoigne soit d’un manque de courage pour affirmer sa différence, soit d’un grand conformisme devant certaines croyances psychiatriques de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenu à la peinture dans la région lyonnaise, Louis Beysson y trouve enfin un certain succès, se faisant une spécialité des trains, des voies ferrées et des gares. Après un mariage tardif avec une artiste peintre, mère célibataire d’un garçon de onze ans, il meurt le [[7 août]] [[1912]], à l’âge de cinquante-six ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Trois titres pour trois versions==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis Beysson n’a qu’une vingtaine d’années lorsqu’il publie à Lyon, en 1876, le récit à peine romancé de son amour d’[[adolescent]] pour un petit Italien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Envoyé dans un collège religieux en Suisse, le jeune Victor est pris d’une immense tristesse liée à un sentiment de solitude dont il craint de périr, jusqu’au jour où, après s’être endormi dans un oratoire qui était son refuge, il est réveillé par un garçon d’« une grâce inexprimable » qui lui sourit et lui tient la main. Victor se jette dans ses bras, le presse sur son cœur, et découvre que le garçon comprend mal son langage : il est italien et se prénomme Geri. Leur sympathie et leur amour va d’abord s’exprimer par leurs regards.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geri, de santé délicate, occupe une chambre isolée dans le pensionnat. Mais les deux adolescents se croisent au réfectoire, et se rencontrent dans le verger du collège. Victor s’éprend à la folie de ce garçon au visage d’ange : « Autour de lui rayonnait un charme inexprimable qui éclairait le ciel le plus sombre, me faisait aimer les arbres, la prairie du verger, en transformant merveilleusement tout ce qu’il approchait. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’un jour le supérieur annonce aux pensionnaires que Geri va quitter l’établissement, Victor est désespéré : « Un glaive qui m’eût percé jusqu’au fond du cœur ne m’aurait pas atteint plus mortellement que ces cruelles paroles ». Lors d’une cérémonie où lui et Geri échangent autour du prêtre des objets symboliques, Victor, bouleversé par l’expression de tristesse de son ami qui semble lui dire adieu, perd connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, il va tout faire pour que Geri ne quitte pas le collège et surtout, pour le revoir aussi souvent qu’il le peut. À chaque rencontre, Geri exprime son amour, son attachement éternel à Victor, mais il lui cache un secret qui se traduit par des pleurs. Le lecteur découvre avant la fin du roman les raisons des larmes de Geri.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Huit ans après la première édition, Louis Beysson publie à Paris, chez Édouard Dentu, une deuxième version notablement modifiée et augmentée. Si le récit de l’amitié entre les deux garçons reste identique — avec cependant de nombreuses corrections de style —, il est scindé en six chapitres, qui transforment la nouvelle en roman, et s’accompagne d’une dédicace « À Madame de M*** ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours d’une conversation relatée par un narrateur anonyme, Victor, dix ans après avoir quitté le collège, évoque les tourments de son âme rêveuse et maladive, ainsi que ses échecs tant professionnels que sentimentaux. À ce romantisme compréhensible chez un adolescent, mais quelque peu malsain de la part d’un adulte, s’opposent les commentaires de son interlocuteur, lequel est censé représenter bon sens et normalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces ajouts expriment les divergences du narrateur et de son « triste héros » à l’égard de la femme : le premier considère qu’elle est « ce qu’il y a de meilleur au monde » ; alors que le second maudit « &#039;&#039;l’impure&#039;&#039; qui engendre le repentir, les regrets, les remords, divise ceux que la nature a unis, corrompt l’homme, terrasse, étouffe le génie et, dans sa jalousie, ternirait jusqu’au soleil lui-même ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme du récit de son amitié particulière avec Geri, on apprend que Victor a vainement tenté d’échapper à ses démons par un [[mariage]] hâtif et raté. Il finira ses jours, jeune encore, dans un « terrible naufrage » dont les causes restent confuses, mais qui n’est pas sans rappeler les affreux et mortels tourments que les médecins du {{s|XIX|e}} attribuaient aux malheureux s’adonnant à la [[masturbation]]&amp;lt;ref&amp;gt;Voir par exemple les élucubrations de plusieurs [[médecin]]s dans le &#039;&#039;[[Dictionnaire des sciences médicales (Panckoucke)|Dictionnaire des sciences médicales par une société de médecins et de chirurgiens]]&#039;&#039;, publié par l’éditeur parisien C. L. F. Panckoucke de [[1812]] à [[1822]] ; ou &#039;&#039;[[Le livre sans titre|Le livre sans titre : dédié aux jeunes gens, et aux pères et mères de famille]]&#039;&#039;, publié à Paris en [[1830]].&amp;lt;/ref&amp;gt; : ici, les tendances [[homosexualité|homosexuelles]] et [[pédérastie|pédérastiques]] ne semblent guère mieux traitées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2005)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Jean-Claude Féray]], dans la réédition de [[Quintes-feuilles]] en 2005, considère les ajouts de 1884 comme des enrobages de précaution, finalement peu sincères. Il rejette donc en annexe les propos du commentateur anonyme, mais conserve les corrections stylistiques du récit principal, ainsi que la séparation en chapitres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour distinguer cependant cette nouvelle version de la toute première, un autre titre est choisi, qui reprend le prénom du petit Italien : &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette version a été traduite en anglais par Laetitia Collier et publiée en 2020 toujours par les éditions [[Quintes-feuilles]] sous le titre &#039;&#039;Geri&#039;s Secret&#039;&#039;, avec une préface de l&#039;Américain James J. Gifford.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est cette même version qui a été traduite en espagnol. Le traducteur, Augusto Prieto, a toutefois préféré adopter pour titre celui de la nouvelle initiale, ce qu&#039;il explique dans sa préface.&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions successives====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Geri, ou Un premier amour/Aimé Vingtrinier, 1876|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*{{Référence:Geri, ou Un premier amour/Un amour platonique – Édouard Dentu, 1884|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Le secret de Geri (couverture 2005) 1153x1665.jpg|150px|thumb|right]]{{Référence:Geri, ou Un premier amour/Le secret de Geri – Quintes-Feuilles, 2005|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Geri (portada 2020) 424x652.jpg|150px|thumb|right]]{{Référence:Geri, ou Un premier amour/Geri – Amistades Particulares, 2020|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Amitié particulière (psychologie)]]&lt;br /&gt;
*[[Internat]]&lt;br /&gt;
*[[Louis Beysson]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Amour platonique, un, beysson, louis}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Église catholique dans la littérature]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Roman français]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quintes-feuilles&amp;diff=19975</id>
		<title>Quintes-feuilles</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quintes-feuilles&amp;diff=19975"/>
		<updated>2020-12-02T07:34:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Quintes-Feuilles (logo) 500x500.gif|150px|thumb|right|Logo des éditions Quintes-feuilles]]&#039;&#039;&#039;Quintes-feuilles&#039;&#039;&#039; est une maison d’édition [[France|française]] spécialisée dans la publication d’ouvrages traitant de différents aspects de l’histoire de l’[[homosexualité]], et mettant plus particulièrement l’accent sur un versant négligé par les autres éditeurs : l’amour des jeunes garçons, ou « [[paidérastie]] ».&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les éditions Quintes-feuilles ont été créées en [[2000]] par [[Jean-Claude Féray]], qui en assure la direction et la gestion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin de décembre 2020, Quintes-feuilles a publié 30 volumes, à quoi il faut ajouter 36 bulletins mensuels, 20 bulletins trimestriels et 9 bulletins hors-série.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ouvrages sont en vente dans les librairies homosexuelles comme [[Les Mots à la Bouche]], à [[Paris]], mais aussi via les circuits traditionnels : sur commande dans toute librairie, ainsi que par les sites internet spécialisés (Chapitre.com, l’entreprise de commerce [[États-Unis|états-unienne]] [[Amazon]]&amp;lt;ref&amp;gt;Amazon est l’une des cinq grandes entreprises états-uniennes regroupées sous le sigle GAFAM ([[Google]], Apple, [[Facebook]], Amazon, [[Microsoft]]), connues pour leurs tendances hégémoniques mondiales, ainsi que pour la fréquente utilisation abusive et indiscrète des données de leurs clients.&amp;lt;/ref&amp;gt;, etc.). Ils peuvent aussi être commandés directement sur le site de Quintes-feuilles, et réglés via le service de paiement états-unien Paypal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Particularités==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logo de Quintes-feuilles est le mot khmer prononcé &#039;&#039;pram&#039;&#039; et qui signifie « cinq ». Il est tracé en rouge, couleur porte-bonheur en Asie, et symbole du [[baiser]], de l’[[amour]] et de la passion en Occident.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les livres publiés par Quintes-feuilles sont caractérisés, quant à la forme, par des formats variables et des présentations diversifiées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Politique éditoriale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les œuvres littéraires publiées comportent des rééditions de romans oubliés (&#039;&#039;[[Antone Ramon (Amédée Guiard)|Antone Ramon]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Dédé (Achille Essebac)|Dédé]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Une jeunesse (Jacques d’Adelswärd-Fersen)|Une jeunesse]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Geri, ou Un premier amour (Louis Beysson)|Le secret de Geri]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Olmetta ou L’Amour et l’ange (Renaud Icard)|Olmetta]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Le disciple aimé (Abel Hermant)|Une folle amitié de collégien]]&#039;&#039;), des traductions nouvelles (&#039;&#039;[[Satyricon (Pétrone)|Encolpe et Giton ou Le Satyricon de Pétrone moins le Banquet de Trimalcion]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Bom-Crioulo (Adolfo Caminha)|Un amour d’ébène]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Die dorische Knabenliebe (Erich Bethe)|L’amour des garçons chez les Doriens]]&#039;&#039;), et même une réécriture partielle, dont le principe a suscité des critiques (&#039;&#039;[[Lettres amoureuses d’un frère à son élève|Les lettres amoureuses d’un frère à son élève, revues et toilettées]]&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’y ajoutent plusieurs ouvrages inédits, dont certains sont relativement anciens (le [[roman historique]] &#039;&#039;[[Mon page (Renaud Icard)|Mon page]]&#039;&#039; de [[Renaud Icard]] illustré par [[Gaston Goor]], ou encore &#039;&#039;[[La neuvaine du petit faune (Jacques d’Adelwärd-Fersen)|La neuvaine du petit faune]]&#039;&#039; écrite par [[Jacques d’Adelwärd-Fersen]] pour le jeune [[Corrado Annicelli]]) ; d’autres, beaucoup plus récents, ont manifestement été écrits pour cet éditeur (&#039;&#039;[[Angkor, une dernière fois (Youri Yaref)|Angkor, une dernière fois]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[La Friponnière (Didier Denché)|La Friponnière]]&#039;&#039;, &#039;&#039;[[Dieu lui-même n’en sait rien (Didier Denché)|Dieu lui-même n’en sait rien]]&#039;&#039;, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages de critique littéraire et d’histoire abordent des sujets originaux de la culture pédérastique ou homosexuelle : le &#039;&#039;[[Manifeste pour un authentique dico-bio-homo (Denché, Vivré)|Manifeste pour un authentique dico-bio-homo]]&#039;&#039; appelle à rédiger un dictionnaire biographique des personnages de l’histoire de l’homosexualité ; &#039;&#039;[[Grecques, les mœurs du hanneton ? (Jean-Claude Féray)|Grecques, les mœurs du hanneton ?]]&#039;&#039; expose une histoire détaillée et documentée du mot « pédérastie » ; &#039;&#039;[[Achille Essebac, romancier du désir (Jean-Claude Féray)|Achille Essebac, romancier du désir]]&#039;&#039; présente la vie et l’œuvre de cet écrivain peu connu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quintes-feuilles est donc une entreprise éditoriale culturelle et militante, la première en France à avoir une orientation nettement et ouvertement « paidérastique », selon le mot remis en vigueur par Jean-Claude Féray.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livres traitant de la « paidérastie »==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ordre chronologique :&lt;br /&gt;
*[[Image:Encolpe et Giton ou Le Satyricon (couverture 2000) 247x361.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Encolpe et Giton, ou Le Satyricon de Pétrone/Quintes-Feuilles, 2000|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:L&#039;arcane indien (couverture 2002) 819x1206.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:L’arcane indien/Quintes-Feuilles, 2002|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Histoire du mot pédérastie (couverture 2004) 379x588.gif|210px|thumb|left]]{{Référence:Grecques, les mœurs du hanneton ?/Quintes-Feuilles, 2004|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Manifeste pour un authentique dico-bio-homo (couverture 2004) 351x613.jpg|179px|thumb|left]]{{Référence:Manifeste pour un authentique dico-bio-homo/Quintes-Feuilles, 2004|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Angkor une dernière fois (couverture 2005) 317x469.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Angkor, une dernière fois/Quintes-Feuilles, 2005|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Le secret de Geri (couverture 2005) 1153x1665.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Geri, ou Un premier amour/Le secret de Geri – Quintes-Feuilles, 2005|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Les lettres amoureuses d&#039;un frère à son élève revues et toilettées (couverture 2006) 1130x1769.jpg|210px|thumb|left]]{{Référence:Lettres amoureuses d’un frère à son élève/Les lettres amoureuses d’un frère à son élève revues et toilettées – Quintes-Feuilles, 2006|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Antone Ramon (couverture 2007) 1153x1683.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Antone Ramon/Quintes-Feuilles, 2007|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Achille Essebac romancier du désir (couverture 2008) 1251x1781.jpg|255px|thumb|left]]{{Référence:Achille Essebac, romancier du désir/Quintes-Feuilles, 2008|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:La Friponnière (couverture 2009) 1341x1860.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:La Friponnière/Quintes-Feuilles, 2008|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Mon page (couverture 2009) 682x1210.jpg|210px|thumb|left]]{{Référence:Mon page/Quintes-Feuilles, 2009|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Dédé (couverture 2009) 1088x1634.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Dédé (Essebac)/Quintes-Feuilles, 2009|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Une jeunesse La neuvaine du petit faune (couverture 2010) 1159x1703.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Une jeunesse (Adelswärd-Fersen)/Une jeunesse, La neuvaine du petit faune – Quintes-Feuilles, 2010|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Un amour d&#039;ébène (couverture 2010) 1155x1688.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Bom-Crioulo/Un amour d’ébène – Quintes-Feuilles, 2010|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Mon cœur de ton visage n&#039;a pu oublier la douceur (couverture 2011) 1099x1612.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Mon cœur, de ton visage, n’a pu oublier la douceur/Quintes-Feuilles, 2011|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Le registre infamant (couverture 2012) 1773x2495.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Le registre infamant/Quintes-Feuilles, 2012|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Olmetta (couverture 2013) 416x600.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Olmetta ou L’Amour et l’ange/Quintes-Feuilles, 2013|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Une folle amitié de collégien (couverture 2014) 411x595.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Le disciple aimé/Une folle amitié de collégien – Quintes-Feuilles, 2014|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Les amis célèbres (couverture 2017) 720x1081.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Les amis célèbres de la fable et de l’histoire/Quintes-feuilles, 2017|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Boyhood and adolescence - Bibliographie sélective (cover 2017) 699x1030.jpg|270px|thumb|left]]{{Référence:Bibliographie sélective sur l’enfance et l’adolescence, l’éphébophilie, l’hébéphilie et la pédophilie/Boyhood and adolescence, ephebophilia, hebephilia, and pedophilia – Quintes-feuilles, 2017|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:L&#039;amour des garçons chez les Doriens (couverture 2018) 411x634.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Die dorische Knabenliebe (Bethe)/L’amour des garçons chez les Doriens – Quintes-feuilles, 2018|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Dieu lui-même n&#039;en sait rien (couverture 2018) 411x542.jpg|218px|thumb|left]]{{Référence:Dieu lui-même n’en sait rien/Quintes-feuilles, 2018|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Livres sur l’homosexualité non-paidérastique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Prime-Stevenson}}, E. I. &#039;&#039;Du similisexualisme dans les Armées et de la prostitution homosexuelle (militaire et civile) à la Belle Époque&#039;&#039;. – 2003.&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Dubout}}, Kevin. &#039;&#039;Eric Simac (1874-1913) : un oublié du « mouvement de libération » homosexuel de la Belle Époque&#039;&#039;. – 2014.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Féray}}, Jean-Claude. &#039;&#039;L’impossible conciliation ou La vie héroïque du Dr Claude François Michéa&#039;&#039;. – 2015.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Kervran}}, Christian-François de. &#039;&#039;Les dix et une nuits de Jean Barraqué et Michel Foucault à Trélévern&#039;&#039;. – 2016.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Prime-Stevenson}}, Edward. &#039;&#039;Toutes les eaux… et autres nouvelles&#039;&#039;. – 2016.&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bulletin==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De janvier [[2013]] à décembre 2016, un &#039;&#039;[[Bulletin mensuel Quintes-feuilles]]&#039;&#039; numérisé, gratuit et en libre accès, a été publié régulièrement au format PDF. Le bulletin est devenu trimestriel à compter de janvier 2016, ce qui a entraîné la parution de bulletins hors-série.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comportant une dizaine de pages, ces bulletins suivent et commentent en partie la publication des livres de cet éditeur, tout en la complétant par des documents le plus souvent inédits (correspondances, illustrations, etc). Ils traitent souvent de sujets en relation avec la thématique historique, littéraire, artistique et sociologique de Quintes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une rubrique « Libre expression » présente en outre des opinions de lecteurs autour de divers sujets d’actualité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
*[[Jean-Claude Féray]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
*[http://www.quintes-feuilles.com/ Site des éditions Quintes-feuilles].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Un_amour_platonique_(Louis_Beysson)&amp;diff=19974</id>
		<title>Un amour platonique (Louis Beysson)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Un_amour_platonique_(Louis_Beysson)&amp;diff=19974"/>
		<updated>2020-12-02T07:30:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; est un [[roman autobiographique]] de &#039;&#039;&#039;[[Louis Beysson]]&#039;&#039;&#039;, paru en [[1884]] à [[Paris]] chez É. Dentu. Un narrateur anonyme y relate et commente l’[[amitié particulière (psychologie)|amitié passionnée]], dans un [[internat]] [[catholicisme|catholique]], entre un élève de seize ans et un [[garçon]] plus jeune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première édition de ce récit avait paru en [[1876]] à Lyon, chez Aimé Vingtrinier, sous la forme plus succincte d’une nouvelle intitulée &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette première version a été reprise en [[2005]] par [[Quintes-feuilles]], sous le titre &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, dans une édition qui rejette les commentaires du narrateur de 1876, mais qui inclut néanmoins les corrections stylistiques apportées par l’auteur.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fiche de références|Geri, ou Un premier amour|Un amour platonique|alignement= right}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Louis Beysson==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né à Lyon en [[1856]], Louis Besson, fils d’un riche courtier en soie, termine ses études secondaires au collège Saint-Michel de Fribourg. C’est dans cet internat [[suisse]] qu’il éprouve une vive et soudaine amitié particulière pour un jeune [[Italie]]n dont le prénom transposé dans la nouvelle est Geri.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élève de l’École des Beaux-Arts de Lyon, Louis Besson exerce un temps dans le journalisme ; puis à Paris, en littérature, sous le nom de Beysson, avec quelques œuvres sans grand intérêt ni grand succès, qui cherchent successivement leur inspiration dans le naturalisme, l’histoire récente, ou la psychologie catholicisante : &#039;&#039;Mousseline&#039;&#039;, &#039;&#039;Bismarck à Warzin&#039;&#039;, &#039;&#039;Napoléon IV&#039;&#039;, &#039;&#039;Un fils du Christ&#039;&#039;. La réédition très modifiée, en 1884, du &#039;&#039;Geri&#039;&#039; de 1876 sous le titre &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;, témoigne soit d’un manque de courage pour affirmer sa différence, soit d’un grand conformisme devant certaines croyances psychiatriques de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenu à la peinture dans la région lyonnaise, Louis Beysson y trouve enfin un certain succès, se faisant une spécialité des trains, des voies ferrées et des gares. Après un mariage tardif avec une artiste peintre, mère célibataire d’un garçon de onze ans, il meurt le [[7 août]] [[1912]], à l’âge de cinquante-six ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Trois titres pour trois versions==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis Beysson n’a qu’une vingtaine d’années lorsqu’il publie à Lyon, en 1876, le récit à peine romancé de son amour d’[[adolescent]] pour un petit Italien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Envoyé dans un collège religieux en Suisse, le jeune Victor est pris d’une immense tristesse liée à un sentiment de solitude dont il craint de périr, jusqu’au jour où, après s’être endormi dans un oratoire qui était son refuge, il est réveillé par un garçon d’« une grâce inexprimable » qui lui sourit et lui tient la main. Victor se jette dans ses bras, le presse sur son cœur, et découvre que le garçon comprend mal son langage : il est italien et se prénomme Geri. Leur sympathie et leur amour va d’abord s’exprimer par leurs regards.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geri, de santé délicate, occupe une chambre isolée dans le pensionnat. Mais les deux adolescents se croisent au réfectoire, et se rencontrent dans le verger du collège. Victor s’éprend à la folie de ce garçon au visage d’ange : « Autour de lui rayonnait un charme inexprimable qui éclairait le ciel le plus sombre, me faisait aimer les arbres, la prairie du verger, en transformant merveilleusement tout ce qu’il approchait. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’un jour le supérieur annonce aux pensionnaires que Geri va quitter l’établissement, Victor est désespéré : « Un glaive qui m’eût percé jusqu’au fond du cœur ne m’aurait pas atteint plus mortellement que ces cruelles paroles ». Lors d’une cérémonie où lui et Geri échangent autour du prêtre des objets symboliques, Victor, bouleversé par l’expression de tristesse de son ami qui semble lui dire adieu, perd connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, il va tout faire pour que Geri ne quitte pas le collège et surtout, pour le revoir aussi souvent qu’il le peut. À chaque rencontre, Geri exprime son amour, son attachement éternel à Victor, mais il lui cache un secret qui se traduit par des pleurs. Le lecteur découvre avant la fin du roman les raisons des larmes de Geri.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Huit ans après la première édition, Louis Beysson publie à Paris, chez Édouard Dentu, une deuxième version notablement modifiée et augmentée. Si le récit de l’amitié entre les deux garçons reste identique — avec cependant de nombreuses corrections de style —, il est scindé en six chapitres, qui transforment la nouvelle en roman, et s’accompagne d’une dédicace « À Madame de M*** ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours d’une conversation relatée par un narrateur anonyme, Victor, dix ans après avoir quitté le collège, évoque les tourments de son âme rêveuse et maladive, ainsi que ses échecs tant professionnels que sentimentaux. À ce romantisme compréhensible chez un adolescent, mais quelque peu malsain de la part d’un adulte, s’opposent les commentaires de son interlocuteur, lequel est censé représenter bon sens et normalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces ajouts expriment les divergences du narrateur et de son « triste héros » à l’égard de la femme : le premier considère qu’elle est « ce qu’il y a de meilleur au monde » ; alors que le second maudit « &#039;&#039;l’impure&#039;&#039; qui engendre le repentir, les regrets, les remords, divise ceux que la nature a unis, corrompt l’homme, terrasse, étouffe le génie et, dans sa jalousie, ternirait jusqu’au soleil lui-même ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme du récit de son amitié particulière avec Geri, on apprend que Victor a vainement tenté d’échapper à ses démons par un [[mariage]] hâtif et raté. Il finira ses jours, jeune encore, dans un « terrible naufrage » dont les causes restent confuses, mais qui n’est pas sans rappeler les affreux et mortels tourments que les médecins du {{s|XIX|e}} attribuaient aux malheureux s’adonnant à la [[masturbation]]&amp;lt;ref&amp;gt;Voir par exemple les élucubrations de plusieurs [[médecin]]s dans le &#039;&#039;[[Dictionnaire des sciences médicales (Panckoucke)|Dictionnaire des sciences médicales par une société de médecins et de chirurgiens]]&#039;&#039;, publié par l’éditeur parisien C. L. F. Panckoucke de [[1812]] à [[1822]] ; ou &#039;&#039;[[Le livre sans titre|Le livre sans titre : dédié aux jeunes gens, et aux pères et mères de famille]]&#039;&#039;, publié à Paris en [[1830]].&amp;lt;/ref&amp;gt; : ici, les tendances [[homosexualité|homosexuelles]] et [[pédérastie|pédérastiques]] ne semblent guère mieux traitées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2005)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Jean-Claude Féray]], dans la réédition de [[Quintes-feuilles]] en 2005, considère les ajouts de 1884 comme des enrobages de précaution, finalement peu sincères. Il rejette donc en annexe les propos du commentateur anonyme, mais conserve les corrections stylistiques du récit principal, ainsi que la séparation en chapitres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour distinguer cependant cette nouvelle version de la toute première, un autre titre est choisi, qui reprend le prénom du petit Italien : &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette version a été traduite en anglais par Laetitia Collier et publiée en 2020 toujours par les éditions [[Quintes-feuilles]] sous le titre &#039;&#039;Geri&#039;s Secret&#039;&#039;, avec une préface de l&#039;Américain James J. Gifford.&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions successives====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Geri, ou Un premier amour/Aimé Vingtrinier, 1876|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*{{Référence:Geri, ou Un premier amour/Un amour platonique – Édouard Dentu, 1884|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Le secret de Geri (couverture 2005) 1153x1665.jpg|150px|thumb|right]]{{Référence:Geri, ou Un premier amour/Le secret de Geri – Quintes-Feuilles, 2005|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
*[[Image:Geri (portada 2020) 424x652.jpg|150px|thumb|right]]{{Référence:Geri, ou Un premier amour/Geri – Amistades Particulares, 2020|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Amitié particulière (psychologie)]]&lt;br /&gt;
*[[Internat]]&lt;br /&gt;
*[[Louis Beysson]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Amour platonique, un, beysson, louis}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Église catholique dans la littérature]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Roman français]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19944</id>
		<title>François Roch Ferré</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19944"/>
		<updated>2020-10-04T12:30:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : suite de la biographie jusqu&amp;#039;au décès en Afrique de F-R Ferré&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;François Roch Ferré&#039;&#039;&#039; est un [[instituteur]] jugé en [[1841]] pour [[attouchement sexuel|attouchements sexuels]] sur ses élèves, et que les aliénistes Alexandre Brierre de Boismont, Guillaume Ferrus et Achille-Louis Foville ont examiné dans le cadre d’une contre-expertise sur l’état mental de l’inculpé. Cette expertise a été commentée (notamment par [[Michel Foucault]]) à une époque où les éléments biographiques sur François Roch Ferré faisaient encore défaut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Roch Ferré est né à Miermaigne (Eure-et-Loir) le [[16 août]] [[1809]]. Il était le fils d’un tourneur sur bois, Marie Nicolas Ferré, et de Louise Anne Catherine Bléreau. Le père (âgé de quarante-quatre ans à la naissance de François Roch) comme la mère (alors âgée de trente-neuf ans), étaient tous deux veufs d’un premier mariage. Leur union avait été célébrée à Miermaigne le [[5 juin]] [[1807]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la naissance de François Roch, le couple a eu un autre [[garçon]], né dans le même village de Miermaigne, le [[23 août]] [[1812]] : Barthélémy Timothée Ferré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille semble s’être déplacée plus au nord, dans le village de Thiron-Gardais, puisque c’est là que le lendemain de [[Noël]], le [[26 décembre]] [[1814]], le père décéda à l’âge de quarante-neuf ans. François Roch, alors âgé de cinq ans, et son frère Barthélémy Timothée, deux ans, se sont donc retrouvés [[orphelin]]s de père dès leur tendre enfance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelons ce que nous apportent comme éléments les aliénistes dans leur expertise : l’éducation scolaire de François Roch à Angers, son instruction complétée au séminaire de Chartres, une réforme de son service militaire à Lyon pour cause de &amp;quot;monomanie religieuse et aliénation&amp;quot;, un premier poste d’instituteur rempli à Belley où François Roch se fit remarquer par une gifle administrée au maire de la ville pour un manquement à la place sociale qui lui revenait lors d’un service religieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déclaré atteint de folie, et donc irresponsable, par l’expertise conjointe de Brierre de Boismont, Ferrus et Foville, François Roch Ferré a été acquitté et libéré. &lt;br /&gt;
Il est vraisemblable qu’il ait fait un passage plus ou moins long à l’asile de Bonneval dont il dépendait comme originaire du département d’Eure-et-Loir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, François Roch Ferré a rejoint l’armée d’Afrique (alors qu’il fut déclaré réformé à Lyon) le 11 juillet 1848. C’est en Afrique qu’il a trouvé la mort, par dysenterie, le 15 août 1848, à l’âge de 39 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Expertises médicales==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un premier [[médecin]] de Châteaudun, qui s’était prononcé pour l’entière responsabilité de Ferré, s’était vu contredit par trois de ses collègues de la ville de Chartres, lesquels avaient conclu à la folie de l’[[inculpé]]. Cette contradiction dans les analyses de l’état mental de François Roch Ferré avait entraîné la requête des juges auprès des aliénistes parisiens pour un avis synthétique tranché et décisif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois experts aliénistes appartenaient à la Société médico-psychologique, qui existe toujours aujourd’hui et leur rapport a paru dans le tout premier numéro de la revue de cette société, qui paraît encore sous le même nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le problème des archives==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les archives départementales de l’Eure-et-Loir, et en particulier celles de la [[Institution judiciaire|justice]], ont souffert de destructions diverses, notamment à la suite des incendies liés aux bombardements de la ville de Chartres durant la [[Seconde Guerre mondiale]]. Ces lacunes rendent impossibles certains développements sur l’affaire François Roch Ferré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Référence===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Attentat aux mœurs, condamnation, appel, expertise médicale et prononcé du jugement (texte intégral)|« Attentat aux mœurs, condamnation, appel, expertise médicale et prononcé du jugement »]] / [Alexandre Brierre de Boismont], in &#039;&#039;Annales médico-psychologiques : journal de l’anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux, destiné particulièrement à recueillir tous les documents relatifs à la science des rapports du physique et du moral, à la pathologie mentale, à la médecine légale des aliénés, et à la clinique des névroses&#039;&#039;, t. I{{Exp|er}}, p. 289-299. – Paris : Fortin, Masson et C{{Exp|ie}}, 1843 (Paris : Impr. de Bourgogne et Martinet). – XXVIII-520 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Michel Foucault, [Cours au Collège de France 1974-1975] [http://ekladata.com/a5J-kPD0FAZwSKkLJzNbvbFa1Jw/Foucault-Michel-Les-Anormaux-1974-1975-.pdf &#039;&#039;Les anormaux&#039;&#039;].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sources===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, « Les grands procès qui ont marqué l’histoire de l’homosexualité au {{Petites capitales|xix}}{{e}} siècle. II, L’affaire François Roch Ferré (1842-1843) », [https://www.quintes-feuilles.com/wp-content/uploads/2014/08/Avril-2014.pdf &#039;&#039;Bulletin mensuel Quintes-Feuilles&#039;&#039;, n° 16, avril 2014].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jean-Claude Féray, [https://www.quintes-feuilles.com/Du-nouveau-sur-Francois-Roch-Ferre/ « Du nouveau sur François Roch Ferré »].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19943</id>
		<title>Discussion:François Roch Ferré</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19943"/>
		<updated>2020-10-04T09:15:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : remerciements et précision sur le nommé François Roch Ferré&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Outils de mise en page==&lt;br /&gt;
Le logiciel modifié ne fait pas apparaître les outils qui permettent la mise en page d&#039;un point de vue typographique : s&#039;agit-il d&#039;un problème ou faut-il procéder de manière différente ?&lt;br /&gt;
:Oui, il semblerait qu&#039;on nous impose une nouvelle présentation qui fait perdre les outils antérieurs, et ceci sans nous avoir consultés ([[BoyWiki:Agora/28_septembre_2020|voir ici l&#039;intervention]] de [[Utilisateur:Caprineus|Caprineus]], qui a raison d&#039;être furieux vu le travail qu&#039;il a fourni il y a quelques années !).&lt;br /&gt;
:Les outils élémentaires de mise en page sont cependant les mêmes dans tous les wikis, et faciles à retenir :&lt;br /&gt;
:*on encadre le titre de la page par deux fois 1 signe &amp;quot;égale&amp;quot; : &amp;lt;nowiki&amp;gt;=Titre de page=&amp;lt;/nowiki&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
:*on encadre les titres des parties par deux fois 2 (ou plus) signes =, en fonction du niveau souhaité : &amp;lt;nowiki&amp;gt;==Titre de second niveau==&amp;lt;/nowiki&amp;gt;, &amp;lt;nowiki&amp;gt;===Titre de troisième niveau===&amp;lt;/nowiki&amp;gt;, etc. ;&lt;br /&gt;
:*l&#039;&#039;&#039;italique&#039;&#039; se fait en encadrant un texte avec deux fois 2 apostrophes droites : &amp;lt;nowiki&amp;gt;&#039;&#039;texte en italique&#039;&#039;&amp;lt;/nowiki&amp;gt; donne &#039;&#039;texte en italique&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
:*le &#039;&#039;&#039;gras&#039;&#039;&#039; se fait en encadrant un texte avec deux fois 3 apostrophes droites : &amp;lt;nowiki&amp;gt;&#039;&#039;&#039;texte en gras&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/nowiki&amp;gt; donne &#039;&#039;&#039;texte en gras&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
:*le &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;gras italique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; additionne les deux, soit deux fois 5 apostrophes droites : &amp;lt;nowiki&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;texte en gras italique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/nowiki&amp;gt; donne &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;texte en gras italique&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
:*encadrer un texte par des doubles crochets permet de créer un lien interne.&lt;br /&gt;
:*On passe au paragraphe suivant en laissant une ligne vide.&lt;br /&gt;
:On peut déjà créer une page très lisible avec ces instructions basiques. Après, on peut aussi prier pour que les Chefs Invisibles (sont-ce des Illuminatis ?) comprennent qu&#039;imposer une volonté sans esprit de collaboration ne peut que décourager les intervenants (on en a connu des exemples...).&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 3 octobre 2020 à 20:23 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Article déjà existant==&lt;br /&gt;
L&#039;expertise de 1843 a déjà été publiée sur BoyWiki : [[Attentat aux mœurs, condamnation, appel, expertise médicale et prononcé du jugement (texte intégral)]]. Mais en effet un article sur le principal intéressé viendra utilement la compléter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Noter que le rapport d&#039;expertise le nomme soit Roch-François Ferré, soit Roch Ferré, soit Ferré. Donc jamais « François Roch Ferré ». Sauf information complémentaire, il serait donc opportun de modifier le titre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 3 octobre 2020 à 20:39 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci pour ces explications et pour la mise en page de l’article &#039;&#039;&#039;François Roch Ferré&#039;&#039;&#039;. J’enregistre les modalités typographiques pour d’autres éventuelles contributions. Il aurait été souhaitable d’ajouter la balise &amp;lt;ref&amp;gt; et celle du lien externe, pour les autres contributeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne le nommé &amp;quot;François Roch Ferré&amp;quot;, dans la mesure où son acte de naissance a été retrouvé, il convient de rétablir la vérité : les quelques érudits qui ont examiné son cas ont commis l’erreur de l’appeler Roch Ferré. Son prénom usuel était en réalité François (voir les registres d’écrou sur le site Quintes-feuilles). Son acte de naissance et son acte de décès montrent que c’est &#039;&#039;&#039;François Roch Ferré&#039;&#039;&#039; qu’il faut retenir. Je suggère d’établir des renvois vers ce fichier correct et de ne pas renforcer les erreurs.&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Skanda]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19939</id>
		<title>Discussion:François Roch Ferré</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19939"/>
		<updated>2020-10-02T08:11:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : J&amp;#039;ai créé la page &amp;quot;françois Roch Ferré&amp;quot; sans avoir les outils de mise en page !&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le logiciel modifié ne fait pas apparaître les outils qui permettent la mise en page d&#039;un point de vue typographique : s&#039;agit-il d&#039;un problème ou faut-il procéder de manière différente ?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19938</id>
		<title>François Roch Ferré</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Fran%C3%A7ois_Roch_Ferr%C3%A9&amp;diff=19938"/>
		<updated>2020-10-02T08:08:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Page créée avec « François Roch Ferré est un instituteur jugé en 1841 pour attouchements sexuels sur ses élèves, et que les aliénistes Alexandre Brierre de Boismont, Guillaume Ferrus… »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;François Roch Ferré est un instituteur jugé en 1841 pour attouchements sexuels sur ses élèves, et que les aliénistes Alexandre Brierre de Boismont, Guillaume Ferrus et Achille-Louis Foville ont examiné dans le cadre d’une contre-expertise sur l’état mental de l’inculpé. Cette expertise a été commentée (notamment par Michel Foucault) à une époque où les éléments biographiques sur François Roch Ferré faisaient encore défaut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Biographie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Roch Ferré est né à Miermaigne (Eure-et-Loir) le 16 août 1809. Il était le fils d’un tourneur sur bois, Marie Nicolas Ferré, et de Louise Anne Catherine Bléreau. Le père (âgé de 44 ans à la naissance de François Roch) comme la mère (alors âgée de 39 ans), étaient tous deux veufs d’un premier mariage. Leur union fut célébrée à Miermaigne le 5 juin 1807.&lt;br /&gt;
Après la naissance de François Roch, le couple a eu un autre garçon, né dans le même village de Miermaigne, le 23 août 1812 : Barthélémy Timothée Ferré.&lt;br /&gt;
La famille semble s’être déplacée plus au nord, dans le village de Thiron-Gardais, puisque c’est là que le lendemain de Noël, le 26 décembre 1814, le père décèda à l’âge de 49 ans. François Roch, alors âgé de 5 ans et son frère Barthélémy Timothée, 2 ans, se sont donc retrouvés orphelins de père dès leur tendre enfance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Expertises médicales&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un premier médecin de Châteaudun qui s’était prononcé pour l’entière responsabilité de Ferré s’était vu contredit par trois de ses collègues de la ville de Chartres, lesquels avaient conclu à la folie de l’inculpé. Cette contradiction dans les analyses de l’état mental de François Roch Ferré avait entraîné la requête des juges auprès des aliénistes parisiens pour un avis synthétique tranché et décisif. &lt;br /&gt;
Les trois experts aliénistes appartenaient à la Société médico-psychologique, qui existe toujours aujourd’hui et leur rapport a paru dans le tout premier numéro de la revue de cette société qui paraît encore sous le même nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème des archives&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les archives départementales de l’Eure-et-Loir et en particulier celles de la justice, ont souffert de destructions diverses, notamment à la suite des incendies liés aux bombardements de la ville de Chartres durant la Seconde guerre mondiale. Ces lacunes rendent impossibles certains développements sur l’affaire François Roch Ferré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Référence &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Michel Foucault – [Cours au Collège de France 1974-1975] Les anormaux.&lt;br /&gt;
http://ekladata.com/a5J-kPD0FAZwSKkLJzNbvbFa1Jw/Foucault-Michel-Les-Anormaux-1974-1975-.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sources &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Claude Féray - Les grands procès qui ont marqué l’histoire de l’homosexualité au XIXe siècle. II - L’affaire François Roch Ferré (1842-1843). Bulletin mensuel Quintes-Feuilles n°16 ; Avri 2014.&lt;br /&gt;
https://www.quintes-feuilles.com/wp-content/uploads/2014/08/Avril-2014.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Claude Féray - Du nouveau sur François Roch Ferré https://www.quintes-feuilles.com/Du-nouveau-sur-Francois-Roch-Ferre/&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Joseph_Charrier&amp;diff=19935</id>
		<title>Joseph Charrier</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Joseph_Charrier&amp;diff=19935"/>
		<updated>2020-08-08T04:15:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Joseph Charrier né à Philippeville (Algérie) le 28 juillet 1858 et décédé à Aix-en-Provence le 23 septembre 1895, à 36 ans, est un paidéraste qui a fait l’objet d’un rapport d’expertise psychiatrique en raison de récidives d’attentats à la pudeur commis sur de jeunes garçons, puis d’un internement en l’asile d’aliénés d’Aix-en-Provence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Importance du rapport d’expertise des docteurs Pacotte et Raynaud d’Alger ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publié en 1895 dans les &#039;&#039;Archives de l’Anthropologie criminelle&#039;&#039; du professeur Alexandre Lacassagne, ce rapport d’expertise a été l’un des éléments qui ont permis au psychiatre Richard von Krafft-Ebing (1840-1902) d’étendre le concept de pédophilie dont il est le créateur et qu’il n’avait conçu qu’hétérosexuelle (sous l’appellation de &#039;&#039;paedophilia erotica&#039;&#039;), à l’homosexualité&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray – &#039;&#039;Grecques les mœurs du hanneton ? Histoire du mot pédérastie et de ses dérivés en langue française.&#039;&#039; Quintes-feuilles, 2004, p. 87-92.&amp;lt;/ref&amp;gt; : la pédérastie, en dépit de ses spécificités, s’est ainsi trouvée « récupérée » et regroupée à tort sous le terme générique de pédophilie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Singularité du cas Joseph Charrier ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fils et dix-neuvième enfant de colons français installés en Algérie, Joseph Charrier était un homme intelligent et éduqué qui a cherché à bénéficier de la clémence du jury d’assises devant lequel il pensait devoir comparaître en plaidant l’irresponsabilité pénale d’actes qu’il condamnait lui-même moralement&amp;lt;ref&amp;gt;Dr Raynaud – Perversion du sens génital [lettre de Joseph Charrier au Dr Raynaud]. &#039;&#039;Annales de psychiatrie et d&#039;hypnologie dans leurs rapports avec la psychologie et la médecine légale&#039;&#039;. 1898, 139-141.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il a ainsi fourni au Dr Lucien Raynaud matière à psychiatriser son cas. Raynaud s’est appuyé sur un concept encore en vogue en son temps : la dégénérescence psychique. Pacotte et Raynaud, puis les deux médecins de l’hôpital de Mustapha en Algérie, Charles Trabut et Eugène Battarel ont proposé au préfet du département d’Alger d’interner Joseph Charrier à l’asile d’aliénés d’Aix-en-Provence, ce qui fut décidé le 16 novembre 1894.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joseph Charrier constitue ainsi l’un des très rares cas (peut-être unique) de paidéraste interné en asile en raison de ses mœurs et d’un manque de contrôle de ses pulsions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Métiers de Joseph Charrier ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joseph Charrier a exercé de nombreux métiers, mais celui retenu dans les documents d’archives est professeur. Il a en réalité peu enseigné, sinon comme précepteur, et a gagné sa vie surtout comme journaliste. Il s’est essayé à la littérature et à la poésie : les poèmes qu’il composait étaient à la gloire des garçons. Aussi bien Lucien Raynaud que le médecin directeur de l’asile d’Aix-en-Provence, le Dr Édouard Dauby ont reconnu ses talents et ont admis la beauté de ses poèmes dans leurs rapports à son sujet. Peut-être, Joseph Charrier s’il n’avait pas été incarcéré puis interné en asile, aurait-il pu publier une plaquette de ses vers consacrés à l’enfance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sort après internement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sort de Joseph Charrier est connu grâce aux registres de l’asile d’aliénés Montperrin d’Aix-en-Provence&amp;lt;ref&amp;gt;Archives départementales des Boûches-du-Rhône. Registres de l’asiles d’aliénés Montperrin d’Aix-en-Provence. Registre 44 – Placements office Hommes et Femmes  (03/01/1894-21/11/1894) folio 159.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déprimé et taciturne en raison de son internement dans un asile loin de son pays natal, Joseph Charrier a néanmoins cédé à ses pulsions avec le jeune infirmier chargé de surveiller le dortoir où il dormait. Âgé de dix-huit ans, l’infirmier, nommé Félix Bourdon, après avoir cédé à trois reprises à Joseph Charrier, s’est refusé à continuer des relations qui constituaient une faute professionnelle. Son supérieur hiérarchique, à qui il s’était confessé, l’a déplacé à la surveillance d’un autre dortoir. Cette décision a entraîné le désespoir de Joseph Charrier, qui s’est suicidé par pendaison, au petit matin du 23 septembre 1895.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Source ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Claude Féray - Un paidéraste devant la justice des hommes au XIXe siècle, en Algérie « le cas Pacotte &amp;amp; Raynaud ». &#039;&#039;Bulletin Quintes-feuilles&#039;&#039; hors-série n°9. [https://www.quintes-feuilles.com/wp-content/uploads/BQ-F-HS9.pdf]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Joseph_Charrier&amp;diff=19934</id>
		<title>Joseph Charrier</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Joseph_Charrier&amp;diff=19934"/>
		<updated>2020-08-07T08:25:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Joseph Charrier né à Philippeville (Algérie) le 28 juillet 1858 et décédé à Aix-en-Provence le 23 septembre 1895, à 36 ans, est un paidéraste qui a fait l’objet d’un rapport d’expertise psychiatrique en raison de récidives d’attentats à la pudeur commis sur de jeunes garçons, puis d’un internement en l’asile d’aliénés d’Aix-en-Provence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Importance du rapport d’expertise des docteurs Pacotte et Raynaud d’Alger ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publié en 1895 dans les &#039;&#039;Archives de l’Anthropologie criminelle&#039;&#039; du professeur Alexandre Lacassagne, ce rapport d’expertise a été l’un des éléments qui ont permis au psychiatre Richard von Krafft-Ebing (1840-1902) d’étendre le concept de pédophilie dont il est le créateur et qu’il n’avait conçu qu’hétérosexuelle (sous l’appellation de paedophilia erotica), à l’homosexualité&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray – &#039;&#039;Grecques les mœurs du hanneton ? Histoire du mot pédérastie et de ses dérivés en langue française.&#039;&#039; Quintes-feuilles, 2004, p. 87-92.&amp;lt;/ref&amp;gt; : la pédérastie, en dépit de ses spécificités, s’est ainsi trouvée « récupérée » et regroupée à tort sous le terme générique de pédophilie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Singularité du cas Joseph Charrier ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fils et dix-neuvième enfant de colons français installés en Algérie, Joseph Charrier était un homme intelligent et éduqué qui a cherché à bénéficier de la clémence du jury d’assises devant lequel il pensait devoir comparaître en plaidant l’irresponsabilité pénale d’actes qu’il condamnait lui-même moralement&amp;lt;ref&amp;gt;Dr Raynaud – Perversion du sens génital [lettre de Joseph Charrier au Dr Raynaud]. &#039;&#039;Annales de psychiatrie et d&#039;hypnologie dans leurs rapports avec la psychologie et la médecine légale&#039;&#039;. 1898, 139-141.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il a ainsi fourni au Dr Lucien Raynaud matière à psychiatriser son cas. Raynaud s’est appuyé sur un concept encore en vogue en son temps : la dégénérescence psychique. Pacotte et Raynaud, puis les deux médecins de l’hôpital de Mustapha en Algérie, Charles Trabut et Eugène Battarel ont proposé au préfet du département d’Alger d’interner Joseph Charrier à l’asile d’aliénés d’Aix-en-Provence, ce qui fut décidé le 16 novembre 1894.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joseph Charrier constitue ainsi l’un des très rares cas (peut-être unique) de paidéraste interné en asile en raison de ses mœurs et d’un manque de contrôle de ses pulsions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Métiers de Joseph Charrier ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joseph Charrier a exercé de nombreux métiers, mais celui retenu dans les documents d’archives est professeur. Il a en réalité peu enseigné, sinon comme précepteur, et a gagné sa vie surtout comme journaliste. Il s’est essayé à la littérature et à la poésie : les poèmes qu’il composait étaient à la gloire des garçons. Aussi bien Lucien Raynaud que le médecin directeur de l’asile d’Aix-en-Provence, le Dr Édouard Dauby ont reconnu ses talents et ont admis la beauté de ses poèmes dans leurs rapports à son sujet. Peut-être, Joseph Charrier s’il n’avait pas été incarcéré puis interné en asile, aurait-il pu publier une plaquette de ses vers consacrés à l’enfance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sort après internement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sort de Joseph Charrier est connu grâce aux registres de l’asile d’aliénés Montperrin d’Aix-en-Provence&amp;lt;ref&amp;gt;Archives départementales des Boûches-du-Rhône. Registres de l’asiles d’aliénés Montperrin d’Aix-en-Provence. Registre 44 – Placements office Hommes et Femmes  (03/01/1894-21/11/1894) folio 159.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déprimé et taciturne en raison de son internement dans un asile loin de son pays natal, Joseph Charrier a néanmoins cédé à ses pulsions avec le jeune infirmier chargé de surveiller le dortoir où il dormait. Âgé de dix-huit ans, l’infirmier, nommé Félix Bourdon, après avoir cédé à trois reprises à Joseph Charrier, s’est refusé à continuer des relations qui constituaient une faute professionnelle. Son supérieur hiérarchique, à qui il s’était confessé, l’a déplacé à la surveillance d’un autre dortoir. Cette décision a entraîné le désespoir de Joseph Charrier, qui s’est suicidé par pendaison, au petit matin du 23 septembre 1895.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Source ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Claude Féray - Un paidéraste devant la justice des hommes au XIXe siècle, en Algérie « le cas Pacotte &amp;amp; Raynaud ». &#039;&#039;Bulletin Quintes-feuilles&#039;&#039; hors-série n°9. [https://www.quintes-feuilles.com/wp-content/uploads/BQ-F-HS9.pdf]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Joseph_Charrier&amp;diff=19933</id>
		<title>Joseph Charrier</title>
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		<updated>2020-08-07T08:23:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : création de la page&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Joseph Charrier né à Philippeville (Algérie) le 28 juillet 1858 et décédé à Aix-en-Provence le 23 septembre 1895, à 36 ans, est un paidéraste qui a fait l’objet d’un rapport d’expertise psychiatrique en raison de récidives d’attentats à la pudeur commis sur de jeunes garçons, puis d’un internement en l’asile d’aliénés d’Aix-en-Provence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Importance du rapport d’expertise des docteurs Pacotte et Raynaud d’Alger ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publié en 1895 dans les &#039;&#039;Archives de l’Anthropologie criminelle&#039;&#039; du professeur Alexandre Lacassagne, ce rapport d’expertise a été l’un des éléments qui ont permis au psychiatre Richard von Krafft-Ebing (1840-1902) d’étendre le concept de pédophilie dont il est le créateur et qu’il n’avait conçu qu’hétérosexuelle (sous l’appellation de paedophilia erotica), à l’homosexualité&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray – &#039;&#039;Grecques les mœurs du hanneton ? Histoire du mot pédérastie et de ses dérivés en langue française.&#039;&#039; Quintes-feuilles, 2004, p. 87-92.&amp;lt;/ref&amp;gt; : la pédérastie, en dépit de ses spécificités, s’est ainsi trouvée « récupérée » et regroupée à tort sous le terme générique de pédophilie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Singularité du cas Joseph Charrier ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fils et dix-neuvième enfant de colons français installés en Algérie, Joseph Charrier était un homme intelligent et éduqué qui a cherché à bénéficier de la clémence du jury d’assises devant lequel il pensait devoir comparaître en plaidant l’irresponsabilité pénale d’actes qu’il condamnait lui-même moralement&amp;lt;ref&amp;gt;Dr Raynaud – Perversion du sens génital [lettre de Joseph Charrier au Dr Raynaud]. &#039;&#039;Annales de psychiatrie et d&#039;hypnologie dans leurs rapports avec la psychologie et la médecine légale&#039;&#039;. 1898, 139-141.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il a ainsi fourni au Dr Lucien Raynaud matière à psychiatriser son cas. Raynaud s’est appuyé sur un concept encore en vogue en son temps : la dégénérescence psychique. Pacotte et Raynaud, puis les deux médecins de l’hôpital de Mustapha en Algérie, Charles Trabut et Eugène Battarel ont proposé au préfet du département d’Alger d’interner Joseph Charrier à l’asile d’aliénés d’Aix-en-Provence, ce qui fut décidé le 16 novembre 1894.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joseph Charrier constitue ainsi l’un des très rares cas (peut-être unique) de paidéraste interné en asile en raison de ses mœurs et d’un manque de contrôle de ses pulsions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Métiers de Joseph Charrier ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joseph Charrier a exercé de nombreux métiers, mais celui retenu dans les documents d’archives est professeur. Il a en réalité peu enseigné, sinon comme précepteur, et a gagné sa vie surtout comme journaliste. Il s’est essayé à la littérature et à la poésie : les poèmes qu’il composait étaient à la gloire des garçons. Aussi bien Lucien Raynaud que le médecin directeur de l’asile d’Aix-en-Provence, le Dr Édouard Dauby ont reconnu ses talents et ont admis la beauté de ses poèmes dans leurs rapports à son sujet. Peut-être, Joseph Charrier s’il n’avait pas été incarcéré puis interné en asile, aurait-il pu publier une plaquette de ses vers consacrés à l’enfance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sort après internement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sort de Joseph Charrier est connu grâce aux registres de l’asile d’aliénés Montperrin d’Aix-en-Provence&amp;lt;ref&amp;gt;Archives départementales des Boûches-du-Rhône. Registres de l’asiles d’aliénés Montperrin d’Aix-en-Provence. Registre 44 – Placements office Hommes et Femmes  (03/01/1894-21/11/1894) folio 159.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Déprimé et taciturne en raison de son internement dans un asile loin de son pays natal, Joseph Charrier a néanmoins cédé à ses pulsions avec le jeune infirmier chargé de surveiller le dortoir où il dormait. Âgé de dix-huit ans, l’infirmier, nommé Félix Bourdon, après avoir cédé à trois reprises à Joseph Charrier, s’est refusé à continuer des relations qui constituaient une faute professionnelle. Son supérieur hiérarchique, à qui il s’était confessé, l’a déplacé à la surveillance d’un autre dortoir. Cette décision a entraîné le désespoir de Joseph Charrier, qui s’est suicidé par pendaison, au petit matin du 23 septembre 1895.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Source ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Claude Féray - Un paidéraste devant la justice des hommes au XIXe siècle, en Algérie « le cas Pacotte &amp;amp; Raynaud ». Bulletin Quintes-feuilles hors-série n°9. [https://www.quintes-feuilles.com/wp-content/uploads/BQ-F-HS9.pdf]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant_de_la_Pr%C3%A9fecture_de_police_de_Paris_au_XIXe_si%C3%A8cle&amp;diff=19929</id>
		<title>Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant_de_la_Pr%C3%A9fecture_de_police_de_Paris_au_XIXe_si%C3%A8cle&amp;diff=19929"/>
		<updated>2020-06-27T06:19:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, sous-titré &#039;&#039;« Pédés »&#039;&#039; et suivi d’un &#039;&#039;Dictionnaire des noms propres et noms communs les plus significatifs du registre&#039;&#039; ainsi que d’&#039;&#039;Annexes&#039;&#039;, est une retranscription du registre B{{Exp|B4}} de la Préfecture de police de [[Paris]], annotée et accompagnée de commentaires par [[Jean-Claude Féray]]. Cet ouvrage, publié en [[2012]] par [[Quintes-feuilles]], est souvent mentionné plus brièvement sous son titre de couverture &#039;&#039;Le registre infamant&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Établi sous la II{{e}} République, le « registre de pédérastes » B{{Exp|B4}} fut suivi au cours du {{s|XIX|e}} par le B{{Exp|B5}} et le B{{Exp|B6}}, moins intéressants, mais qui sont tout de même pris en compte dans les notes et commentaires de l’édition de 2012.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Rédaction des registres de pédérastes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les amateurs de garçons dans le registre « Pédés »===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’âge des « [[Jésus (métier)|petits jésus]] » ou des [[prostitué]]s mineurs (la [[majorité]] étant alors à vingt et un ans) est rarement mentionné dans le registre établi par la Préfecture de police de Paris : celui de &#039;&#039;&#039;Colibri&#039;&#039;&#039;, quinze ans, celui de &#039;&#039;&#039;Ray&#039;&#039;&#039; « qui a eu la cristaline&amp;lt;ref&amp;gt;Le mot &#039;&#039;cristalline&#039;&#039; fait l’objet d’une entrée dans la partie &amp;quot;Dictionnaire&amp;quot; du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039;, en raison des changements de sa signification au cours des siècles. Après avoir d’abord désigné, au XVIIe siècle, une maladie vénérienne de nature le plus souvent syphilitique, le mot a ensuite désigné les vésicules d’herpès préputiales ou vulvaires, pour prendre au XIXe siècle, la signification presque exclusive de  chancre syphilitique à l’anus. C’est ce sens qui est attesté dans les registres de la préfecture de police de Paris.&amp;lt;/ref&amp;gt; à 15 ans », et celui de &#039;&#039;&#039;Bariski&#039;&#039;&#039;, seize ans, constituent des exceptions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La police de l’époque ne distinguait pas les personnalités intéressées par les jeunes garçons des autres personnalités étiquetées « pédés » au sens large, souvent désignées comme « tantes » et dont le nom et le signalement sont portés dans le registre. Elle mentionnait néanmoins parfois, parmi d’autres particularités, un intérêt notable concernant les « mômes », de sorte qu’il est possible de repérer, sur la centaine de noms du premier registre, quelques amateurs de jeunes garçons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, sont mentionnés, sans qu’ils fassent l’objet d’une monographie dans la partie « Dictionnaire » du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le libraire &#039;&#039;&#039;Alvarez&#039;&#039;&#039;, marié et père de famille, à qui un tailleur aurait fourni « un petit garçon pour une passe ».&lt;br /&gt;
*Le &#039;&#039;&#039;[[baron Chaléon]]&#039;&#039;&#039; qui entretenait des « jésus » et auquel un employé à l’administration des postes « procurait des petits garçons ».&lt;br /&gt;
*L’abbé &#039;&#039;&#039;[[Camille David]]&#039;&#039;&#039;, ancien aumônier de collège, condamné pour outrage public à la pudeur commis sur un garçon de quatorze ans.&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Jean-Claude Gelot]]&#039;&#039;&#039;, arrêté en même temps que Jules Duvivier, quatorze ans, le second ayant accepté de masturber le premier pour cinquante centimes.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;[[Isidore François Lerendu]]&#039;&#039;&#039;, « pédéraste qui a levé deux mômes de 12 et 13 ans et les a emmenés chez lui ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Claude Pagaut]]&#039;&#039;&#039; qui a fait « des propositions honteuses au jeune Clause Édouard, âgé de 15 ans ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Rivoir]]&#039;&#039;&#039;, surpris au Jardin des plantes pour avoir mis son membre à nu « dans la main d’un petit garçon de 12 ans environ ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Eugène Joseph Yvert]]&#039;&#039;&#039; (ou Ivert), à qui un tapissier « procure de jeunes garçons ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dictionnaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Font l’objet d’une monographie dans la partie « Dictionnaire » du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Honoré-Charles Baston de Lariboisière]]&#039;&#039;&#039;, pour cette remarque : « On dit qu’il va à la recherche de petits garçons ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Auguste [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]]&#039;&#039;&#039;, à qui un domestique « procurait des mômes » .&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Jean-Fortuné Dobelin]]&#039;&#039;&#039;, qui « amenait des petits garçons coucher avec lui ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Mathieu Joseph Bonaventure Orfila]]&#039;&#039;&#039; « qui amène chez lui des petits vagabonds, des jésus ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Louis Augustin Onésiphore Taveau]]&#039;&#039;&#039;, dentiste, inventeur d’un amalgame d’argent, et qui a communiqué la syphilis dont il souffrait aux garçons qu’il accueillait et qu’il [[adoption|adoptait]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, si le nom du compositeur &#039;&#039;&#039;[[Hervé (musicien)|Hervé]]&#039;&#039;&#039; (Florimond Ronger) n’est pas inscrit dans le registre de la préfecture de police de Paris, son affaire (détournement d’un garçon de douze ans) fait l’objet d’une monographie en raison de son traitement exactement contemporain de celle du chanteur d’opéra Alexis Dupont dont le nom figure, lui, dans le Registre. Les deux artistes furent du reste arrêtés par le même policier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Édition===&lt;br /&gt;
*[[Image:Le registre infamant (couverture 2012) 1773x2495.jpg|218px|thumb|right]]{{Référence:Le registre infamant/Quintes-Feuilles, 2012|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
*[[Affaire judiciaire en France]]&lt;br /&gt;
*[[Police]]&lt;br /&gt;
*[[Quintes-feuilles]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant_de_la_Pr%C3%A9fecture_de_police_de_Paris_au_XIXe_si%C3%A8cle&amp;diff=19928</id>
		<title>Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle</title>
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		<updated>2020-06-25T15:43:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Le mot cristalline&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, sous-titré &#039;&#039;« Pédés »&#039;&#039; et suivi d’un &#039;&#039;Dictionnaire des noms propres et noms communs les plus significatifs du registre&#039;&#039; ainsi que d’&#039;&#039;Annexes&#039;&#039;, est une retranscription du registre B{{Exp|B4}} de la Préfecture de police de [[Paris]], annotée et accompagnée de commentaires par [[Jean-Claude Féray]]. Cet ouvrage, publié en [[2012]] par [[Quintes-feuilles]], est souvent mentionné plus brièvement sous son titre de couverture &#039;&#039;Le registre infamant&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Établi sous la II{{e}} République, le « registre de pédérastes » B{{Exp|B4}} fut suivi au cours du {{s|XIX|e}} par le B{{Exp|B5}} et le B{{Exp|B6}}, moins intéressants, mais qui sont tout de même pris en compte dans les notes et commentaires de l’édition de 2012.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Rédaction des registres de pédérastes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les amateurs de garçons dans le registre « Pédés »===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’âge des « [[Jésus (métier)|petits jésus]] » ou des [[prostitué]]s mineurs (la [[majorité]] étant alors à vingt et un ans) est rarement mentionné dans le registre établi par la Préfecture de police de Paris : celui de &#039;&#039;&#039;Colibri&#039;&#039;&#039;, quinze ans, celui de &#039;&#039;&#039;Ray&#039;&#039;&#039; « qui a eu la cristaline&amp;lt;ref&amp;gt;Le mot &#039;&#039;cristalline&#039;&#039; fait l’objet d’une entrée dans la partie &amp;quot;Dictionnaire&amp;quot; du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039;, en raison des changements de sa signification au cours des siècles. Après avoir d’abord désigné, au XVIIe siècle, une maladie vénérienne de nature le plus souvent syphilitique, le mot a ensuite désigné les vésicules d’herpès préputial ou vulvaire, pour prendre au XIXe siècle, la signification presque exclusive de  chancre syphilitique à l’anus. C’est ce sens qui est attesté dans les registres de la préfecture de police de Paris.&amp;lt;/ref&amp;gt; à 15 ans », et celui de &#039;&#039;&#039;Bariski&#039;&#039;&#039;, seize ans, constituent des exceptions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La police de l’époque ne distinguait pas les personnalités intéressées par les jeunes garçons des autres personnalités étiquetées « pédés » au sens large, souvent désignées comme « tantes » et dont le nom et le signalement sont portés dans le registre. Elle mentionnait néanmoins parfois, parmi d’autres particularités, un intérêt notable concernant les « mômes », de sorte qu’il est possible de repérer, sur la centaine de noms du premier registre, quelques amateurs de jeunes garçons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, sont mentionnés, sans qu’ils fassent l’objet d’une monographie dans la partie « Dictionnaire » du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le libraire &#039;&#039;&#039;Alvarez&#039;&#039;&#039;, marié et père de famille, à qui un tailleur aurait fourni « un petit garçon pour une passe ».&lt;br /&gt;
*Le &#039;&#039;&#039;[[baron Chaléon]]&#039;&#039;&#039; qui entretenait des « jésus » et auquel un employé à l’administration des postes « procurait des petits garçons ».&lt;br /&gt;
*L’abbé &#039;&#039;&#039;[[Camille David]]&#039;&#039;&#039;, ancien aumônier de collège, condamné pour outrage public à la pudeur commis sur un garçon de quatorze ans.&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Jean-Claude Gelot]]&#039;&#039;&#039;, arrêté en même temps que Jules Duvivier, quatorze ans, le second ayant accepté de masturber le premier pour cinquante centimes.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;[[Isidore François Lerendu]]&#039;&#039;&#039;, « pédéraste qui a levé deux mômes de 12 et 13 ans et les a emmenés chez lui ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Claude Pagaut]]&#039;&#039;&#039; qui a fait « des propositions honteuses au jeune Clause Édouard, âgé de 15 ans ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Rivoir]]&#039;&#039;&#039;, surpris au Jardin des plantes pour avoir mis son membre à nu « dans la main d’un petit garçon de 12 ans environ ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Eugène Joseph Yvert]]&#039;&#039;&#039; (ou Ivert), à qui un tapissier « procure de jeunes garçons ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dictionnaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Font l’objet d’une monographie dans la partie « Dictionnaire » du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Honoré-Charles Baston de Lariboisière]]&#039;&#039;&#039;, pour cette remarque : « On dit qu’il va à la recherche de petits garçons ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Auguste [[Jean-Marie Bachelot de La Pylaie]]&#039;&#039;&#039;, à qui un domestique « procurait des mômes » .&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Jean-Fortuné Dobelin]]&#039;&#039;&#039;, qui « amenait des petits garçons coucher avec lui ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Mathieu Joseph Bonaventure Orfila]]&#039;&#039;&#039; « qui amène chez lui des petits vagabonds, des jésus ».&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;[[Louis Augustin Onésiphore Taveau]]&#039;&#039;&#039;, dentiste, inventeur d’un amalgame d’argent, et qui a communiqué la syphilis dont il souffrait aux garçons qu’il accueillait et qu’il [[adoption|adoptait]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, si le nom du compositeur &#039;&#039;&#039;[[Hervé (musicien)|Hervé]]&#039;&#039;&#039; (Florimond Ronger) n’est pas inscrit dans le registre de la préfecture de police de Paris, son affaire (détournement d’un garçon de douze ans) fait l’objet d’une monographie en raison de son traitement exactement contemporain de celle du chanteur d’opéra Alexis Dupont dont le nom figure, lui, dans le Registre. Les deux artistes furent du reste arrêtés par le même policier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Édition===&lt;br /&gt;
*[[Image:Le registre infamant (couverture 2012) 1773x2495.jpg|218px|thumb|right]]{{Référence:Le registre infamant/Quintes-Feuilles, 2012|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
*[[Affaire judiciaire en France]]&lt;br /&gt;
*[[Police]]&lt;br /&gt;
*[[Quintes-feuilles]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant_de_la_Pr%C3%A9fecture_de_police_de_Paris_au_XIXe_si%C3%A8cle&amp;diff=19926</id>
		<title>Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au XIXe siècle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_premier_registre_infamant_de_la_Pr%C3%A9fecture_de_police_de_Paris_au_XIXe_si%C3%A8cle&amp;diff=19926"/>
		<updated>2020-06-23T15:57:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le premier registre infamant de la Préfecture de police de Paris au {{s-|XIX|e}}&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, sous-titré &#039;&#039;« Pédés »&#039;&#039; et suivi d’un &#039;&#039;Dictionnaire des noms propres et noms communs les plus significatifs du registre&#039;&#039; ainsi que d’&#039;&#039;Annexes&#039;&#039;, est une retranscription du registre B{{Exp|B4}} de la Préfecture de police de [[Paris]], annotée et accompagnée de commentaires par [[Jean-Claude Féray]]. Cet ouvrage, publié en [[2012]] par [[Quintes-feuilles]], est souvent mentionné plus brièvement sous son titre de couverture &#039;&#039;Le registre infamant&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Établi sous la II{{e}} République, le « registre de pédérastes » B{{Exp|B4}} fut suivi au cours du {{s|XIX|e}} par le B{{Exp|B5}} et le B{{Exp|B6}}, moins intéressants, mais qui sont tout de même pris en compte dans les notes et commentaires de l’édition de 2012.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les amoureux des garçons dans le registre « pédés » de la Préfecture de police de Paris==&lt;br /&gt;
L’âge des « petits jésus » ou des prostitués mineurs (la majorité étant à 21 ans) est rarement mentionné dans le registre établi par la Préfecture de police de Paris : celui de &#039;&#039;&#039;Colibri&#039;&#039;&#039;, 15 ans, celui de &#039;&#039;&#039;Ray&#039;&#039;&#039; « qui a eu la cristalline à 15 ans », et celui de &#039;&#039;&#039;Bariski&#039;&#039;&#039;, 16 ans, constituent des exceptions. &lt;br /&gt;
La police de l’époque ne distinguait pas les personnalités intéressées par les jeunes garçons des autres personnalités étiquetées « pédés » au sens large, souvent désignées comme « tantes » et dont le nom et le signalement sont portés dans le registre. Elle mentionnait néanmoins parfois, parmi d’autres particularités, un intérêt notable concernant les « mômes », de sorte qu’il est possible de repérer sur la centaine de noms du premier registre quelques amoureux des jeunes garçons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, sont mentionnés, sans qu’ils fassent l’objet d’une monographie dans la partie &#039;&#039;Dictionnaire&#039;&#039; du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Le « Baron Chaléon »&#039;&#039;&#039; qui entretenait des « jésus » et auquel un employé à l’administration des postes « procurait des petits garçons ».&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Isidore François Lerendu&#039;&#039;&#039;, « pédéraste qui a levé deux mômes de 12 et 13 ans et les a emmenés chez lui. »&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Rivoir&#039;&#039;&#039; surpris au jardin des plantes pour avoir mis son membre à nu dans les mains d’un petit garçon de 12 ans.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;L’abbé Camille David&#039;&#039;&#039;, ancien aumônier de collège, condamné pour outrage public à la pudeur commis sur un garçon de 14 ans.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Le libraire Alvarez&#039;&#039;&#039;, marié et père de famille, à qui un tailleur aurait fourni « un petit garçon pour une passe. »&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Claude Pagaut&#039;&#039;&#039; qui a fait « des propositions honteuses au jeune Clause Édouard, âgé de 15 ans ».&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Jean Claude Gelot&#039;&#039;&#039;, arrêté en même temps que Jules Duvivier, 14 ans, le second ayant accepté de masturber le premier pour 50 centimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Font l’objet d’une monographie (partie &#039;&#039;Dictionnaire&#039;&#039; du &#039;&#039;Registre infamant&#039;&#039;) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Lariboisière (Honoré Charles Baston de Lariboisière)&#039;&#039;&#039; pour cette remarque : « On dit qu’il va à la recherche de petits garçons ». &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Jean-Fortuné Dobelin&#039;&#039;&#039;, qui amenait « des petits garçons coucher avec lui. »&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Auguste Jean-Marie [[Bachelot de la Pylaie]]&#039;&#039;&#039; à qui un domestique « procurait des mômes. » &lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;[[Mathieu Joseph Bonaventure Orfila]]&#039;&#039;&#039; « qui amène chez lui des petits vagabonds, des jésus »&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Louis Augustin Onésiphore Taveau&#039;&#039;&#039;, dentiste, inventeur d’un amalgame d’argent, et qui a communiqué la syphilis dont il souffrait aux garçons qu’il accueillait et qu’il adoptait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, si le nom du compositeur [[&#039;&#039;&#039;Hervé&#039;&#039;&#039;]] (Florimond Ronger) n’est pas inscrit dans le registre de la préfecture de police de Paris, son affaire (détournement d’un garçon de 12 ans) fait l’objet d’une monographie en raison de son traitement exactement contemporain de celle du chanteur d’opéra Alexis Dupont dont le nom figure, lui, dans le Registre. Les deux artistes furent du reste arrêtés par le même policier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Rédaction des registres de pédérastes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dictionnaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Édition===&lt;br /&gt;
*[[Image:Le registre infamant (couverture 2012) 1773x2495.jpg|218px|thumb|right]]{{Référence:Le registre infamant/Quintes-Feuilles, 2012|isbdmod}}&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
*[[Affaire judiciaire en France]]&lt;br /&gt;
*[[Police]]&lt;br /&gt;
*[[Quintes-feuilles]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19889</id>
		<title>Discussion:Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19889"/>
		<updated>2020-06-11T05:58:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Page spéciale — Autre titre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est bien mystérieuse ! C’est avec plaisir que j’ai apporté quelques améliorations mineures (mais il reste encore à faire), et que j’ai créé une [[Affaire Hervé (documents)|page spéciale pour les articles de presse]] et autres documents qui pourront y être joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039; serait peut-être préférable à &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;, car englobant mieux l’ensemble de sa carrière. En effet, Florimond Ronger a également été chanteur (comme petit choriste d’abord, et ensuite pour ses propres œuvres), pianiste, organiste, professeur de chant, metteur en scène et directeur de troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 4 juin 2020 à 23:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:Le titre qui me semble logique serait &#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039;. J’ai préféré utiliser le même titre que Wikipédia, à savoir &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 05:26 (UTC)&lt;br /&gt;
::Le titre le plus logique serait même &#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; (avec un &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;, nom de Zeus !). Mais quand il y a pseudonyme(s), on choisit habituellement le nom le plus connu, afin de faciliter la recherche : [[Achille Essebac]], [[Jean-Claude Alain]], etc. (l’usage reste quand même plus ou moins fluctuant).&lt;br /&gt;
::S’il n’y a pas d’autre motif que d’imiter la Wikipédia française — laquelle est loin d’avoir toujours raison, témoin son attitude ridicule et injuste envers BoyWiki —, je renommerai l’article en &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039;, et créerai ensuite toutes les redirections, ainsi que la nécessaire page d’homonymie pour [[Hervé]].&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions en suspens==&lt;br /&gt;
Dans l’état actuel des recherches, il semble y avoir à propos de Florimond Ronger plus de questions que de réponses ! En voici quelques-unes :&lt;br /&gt;
*Quelle est l’origine du pseudonyme Hervé ? R.V. ne correspond à aucun de ses prénoms.&lt;br /&gt;
*Que s’est-il &#039;&#039;vraiment&#039;&#039; passé entre Pierre Botreau et lui ? Les versions de l’un comme de l’autre sont invraisemblables, car manifestement incomplètes.&lt;br /&gt;
*Quelles étaient réellement les relations entre le petit Pierre et son oncle ? Brutalité, simple affection avunculaire, ou plus (avec jalousie à la clé) ?&lt;br /&gt;
*Quels sont ces « faits qui témoignent d’une grande dépravation de mœurs », selon l’expression du président ? Avec des hommes, des jeunes gens, des adolescents, des enfants — ou tout à la fois ?&lt;br /&gt;
*Condamné à trois ans de prison, il n’en fait que la moitié, ce qui n’était guère l’usage autrefois. A-t-il bénéficié d’une grâce impériale, et pour quel motif ?&lt;br /&gt;
*À cette époque, aller en Italie avec un garçon de quinze ans, fût-il son propre fils, n’était pas innocent lorsqu’on avait des tendances pédérastiques. Or c’est ce que fit Ronger après son divorce...&lt;br /&gt;
*En raison des « crises de folie » qui l’affectaient, peut-on risquer le diagnostic de bipolarité — comme sans doute pour Jacques Thieuloy et Tony Duvert ?&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
:Certaines des questions que vous posez ne me paraissent pas énigmatiques en ceci que les réponses possibles ne sont que des variations dans une gamme cohérente : elles ne s’opposent pas diamétralement. Je réponds à celles qui me paraissent à ma portée en fonction de ma subjectivité.&lt;br /&gt;
:Il faut se replacer dans le contexte socio-économique du XIXe siècle pour comprendre que François Botreau n’était pas vraiment un Thénardier : il estimait légitime qu’un neveu recueilli chez lui, blanchi et nourri, gagne de quoi subvenir à ses besoins (la tenue d’un restaurant n’était pas de tout repos) . Sa rudesse envers le jeune Pierre peut être considérée comme étant dans la moyenne des attitudes de sa classe sociale à l’égard des enfants.&lt;br /&gt;
:Hervé, comme tout homme normalement constitué, devait avoir un faible pour les jeunes garçons et il a sûrement été apitoyé et séduit par le petit Pierre Botreau. L’expression de son penchant, face aux difficultés d’une relation sexuelle, a dû trouver un exutoire (il attendait peut-être un « mûrissement » de son protégé à ce sujet.) Et je pense que la relation de Florimond avec son fils Emmanuel était aussi de nature amoureuse, comme celle de Thomas Mann pour l’un de ses fils (Klaus, je crois) ou d’Abel Hermant pour son fils adoptif (fils de son ancienne maîtresse et donc demi-frère de sa fille morte peu de temps après sa naissance). Il y a des passages assez ahurissants à ce sujet dans &#039;&#039;Une journée brève&#039;&#039; (passages reproduits dans un livre sur la paternité chez Hermant de Quintes-feuilles – encore cet éditeur, c’est louche…)&lt;br /&gt;
:Quant au jeune Botreau, il est clair qu’il ne pouvait ressentir qu’un soulagement à être d’un seul coup propulsé dans une situation qui favorisait son bien-être. La tentative d’acte sexuel avortée du compositeur n’a été qu’un épisode sans importance à côté des engueulades de son oncle et du travail répétitif et abrutissant de laveur de bouteilles. &lt;br /&gt;
:Le président parle de faits qui témoignent d’une grande perversion de mœurs parce que, touchant le même milieu (musiciens et chanteurs), l’affaire Hervé et l’affaire Alexis Dupont étaient contemporaines et associées par la presse et les épistoliers (et elle le sera par les mémorialistes).&lt;br /&gt;
:Je ne savais pas que Jacques Thieuloy et Tony Duvert aient été bipolaires. D’ailleurs est-ce le cas (je veux dire, le diagnostic a-t-il été posé ?)&lt;br /&gt;
:Pour Hervé, je pense qu’il était loufoque et colérique (la loufoquerie accompagne une certaine forme de créativité) et non bipolaire. Son côté loufoque apparaît dans ses opérettes (et c’est ce qui fait aussi qu’il se soit plu parmi les Anglais qui aiment les excentriques. Pour moi il n’était pas un « fou à mi-temps » selon l’expression de Michel Dansel). Sa bonne santé mentale peut être déduite du fait qu’il a supporté pendant 18 mois la prison de Mazas, une prison cellulaire où le taux de suicide était très élevé à cause de l’isolement des condamnés.&lt;br /&gt;
:Les autres questions me semblent des os à ronger (avec un n, nom de Zeus !)&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 13:44 (UTC)&lt;br /&gt;
::Vos réponses apportent un éclairage intéressant sur certaines énigmes, mais sans certitudes. Rongeons donc encore…&lt;br /&gt;
::L’oncle François Botreau n’était &#039;&#039;peut-être&#039;&#039; pas un Thénardier ; mais peut-être que si : les propos de Ronger, surtout lorsqu’il cite l’autre serveur (qu’on n’a pas retrouvé, c’est vrai), sont assez durs, tant sur la façon dont est traité l’enfant que dans la description de ses vêtements sordides. A-t-il inventé tout cela pour justifier le détournement, ou y a-t-il quand même un grand fond de vérité ? Nous ne le saurons sans doute jamais, puisque apparemment la déposition à huis clos du garçon est inaccessible (détruite en 1871, si j’ai bien compris). Notons cependant qu’il ne semble guère avoir d’affection pour son oncle, puisqu’il le considère surtout comme un patron, qu’il le quitte sans scrupule, et qu’il ne lui fait d’abord aucune confidence sur les circonstances de sa fugue.&lt;br /&gt;
::Je ne crois donc pas trop à cet oncle attentionné et affectueux, qui par sens du devoir et amour familial aurait recherché et fait rechercher son pupille avec tant d’insistance. Quant à l’intérêt d’avoir un apprenti, il était limité : on en trouvait sans doute à la pelle.&lt;br /&gt;
::Mon hypothèse serait plutôt la suivante : le petit Pierre était extrêmement séduisant (ce qui explique le véritable coup de foudre de Ronger, alors que pourtant les mignons jeunes serveurs et autres apprentis ne manquaient pas à Paris). Peut-être même était-il plus ou moins séducteur — &#039;&#039;cet âge est sans pitié&#039;&#039; —, voire carrément « [[andrérastie|andréraste]] »… Et son oncle s’y était laissé prendre : entiché du gamin, qui par la force de la loi lui était totalement soumis, il devait à l’occasion le tripoter, avec plus ou moins de brutalité et de maladresse, et ne pouvait donc accepter de perdre un objet de plaisir à la fois aussi désirable et aussi facile.&lt;br /&gt;
::Plaçons-nous maintenant du côté de Pierre : voyant débarquer un client bien mis et assez bel homme, qui s’intéresse beaucoup à lui et ne paraît pas banal (les enfants adorent ce qui sort du commun), il en est séduit, et s’efforce à son tour de le séduire. La proposition de s’enfuir lui plaît beaucoup — car tant qu’à avoir des rapports intimes avec un homme, il préfèrerait ce jeune bourgeois gentil et délicat, plutôt que l’oncle brutal et abusif qui lui déplaît fort, mais par lequel il est bien obligé de se laisser faire.&lt;br /&gt;
::Une fois installé chez Florimond Ronger, celui-ci vient dispenser au garçon quelques caresses sur le divan du salon. Pierre, qui n’est pas naïf, montre sa bonne volonté, et son plaisir ; le musicien l’invite alors dans son lit. Aussitôt dit, aussitôt fait : le gamin sait bien où il met les pieds… Florimond, entre autres gâteries, tentera même une sodomisation ; mais Pierre trouve cela trop douloureux, proteste — et l’on termine donc autrement (que l’on n’ait pas « terminé » d’une manière ou d’une autre, après des débuts si prometteurs, serait psychologiquement invraisemblable, puisque tous deux étaient d’accord pour « faire quelque chose »).&lt;br /&gt;
::Autre invraisemblance : qu’aucun rapport sexuel n’ait plus eu lieu au cours de la semaine suivante ! Qui peut croire cela ? Pierre étant d’accord pour rester, il accepte la nature de cette relation, qui le satisfait bien mieux que les brutalités maladroites de son oncle. Tant qu’on ne lui fait pas mal, bien sûr — or Florimond ne manque sûrement pas de moyens pour le satisfaire sans douleur !&lt;br /&gt;
::D’ailleurs, une fois repris et raccompagné contre son gré, il ne se plaint pas du musicien, ni ne raconte ce qui s’est vraiment passé. Seul le commissaire parviendra à lui tirer les vers du nez, par les moyens habituels de pression que peut utiliser un policier sur un enfant : autorité, mensonges, menaces, voire chantage. Mais Pierre, qui ne veut pas accabler Florimond, n’avoue que le strict minimum : une seule tentative, infructueuse de surcroît…&lt;br /&gt;
::La version que je développe là, plus audacieuse que la thèse officielle, paraît cependant plus crédible, et plus cohérente avec l’ensemble des petits détails de l’affaire, comme avec la psychologie des personnages.&lt;br /&gt;
::(Si j’osais, j’ajouterais que l’attitude de madame Ronger n’est pas très claire non plus. Voici une épouse qui ne vit pas avec son mari pédéraste, tout en restant avec lui en bons termes, et qui accepte même à l’occasion de s’occuper d’un de ses jeunes amis — lequel lui fait des confidences étranges… Et quelques années plus tard, elle ne s’opposera pas à un voyage en Italie avec leur fils adolescent ! Toutes proportions gardées, on n’est peut-être pas loin d’une ambiance genre Cité du Renard…)&lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
::Je ne sais pas si un diagnostic formel de bipolarité a été posé pour Jack Thieuloy ou pour Tony Duvert. D’autant que les intéressés détestaient apparemment les psychiatres, et n’en ont sans doute jamais consulté.&lt;br /&gt;
::L’article de Wikipédia sur Thieuloy évoque des comportements tout à fait caractériels. Mais comme il n’était pas fou à plein temps, on peut supposer qu’il l’était « à mi-temps »…&lt;br /&gt;
::Quant à Duvert, ses crises occasionnelles de fureur, totalement injustifiées, font vraiment penser au trouble bipolaire (voir par exemple la cérémonie de remise du Prix Médicis, au cours de laquelle il agresse odieusement ceux-là mêmes qui lui ont obtenu cette distinction ; ou la réception au consulat de France à Marrakech, au cours de laquelle il s’emporte et fait un scandale public à propos d’un détail anodin — alors que, vu ses « occupations » locales, son intérêt aurait été plutôt de faire bonne figure).&lt;br /&gt;
::Florimond Ronger reconnaît lui-même, dans ses vieux jours, des accès de folie qui lui ont porté grand tort. Cela allait apparemment beaucoup plus loin que de simples attitudes loufoques ou colériques — qui normalement n’ont rien à voir avec de la folie, et que personne ne considère comme telle.&lt;br /&gt;
::Le fait qu’il ait bien supporté les dix-huit mois à la prison de Mazas n’est pas en soi une preuve de bonne santé mentale : on sait que dans certaines conditions inhabituelles et extrêmes, comme la guerre ou la prison, ce sont parfois les « anormaux » qui tirent le mieux leur épingle du jeu (Tournier en a fait la remarque dans &#039;&#039;Le Roi des aulnes&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 7 juin 2020 à 21:34 (UTC)&lt;br /&gt;
:::En l’absence de données, les hypothèses peuvent fleurir. Les vôtres sont très romanesques et témoignent d’un bonne imagination. Il n’y a rien à en dire, tant que vous les présentez comme des hypothèses.&lt;br /&gt;
:::Un mot au sujet de Tony Duvert : je ne prétends pas faire de diagnostic – je ne suis pas psychiatre – mais s’il fallait demander à un psy d’examiner une hypothèse, je lui proposerais d’étudier une éventuelle &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; chez Duvert.&lt;br /&gt;
:::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 8 juin 2020 à 12:10 (UTC)&lt;br /&gt;
::::Pour étudier en détail l’affaire Hervé, il n’y a pas « absence de données », mais des données fragmentaires et partiellement déformées (par les journalistes, comme d’habitude, mais aussi par les mensonges des différents protagonistes et de l’institution judiciaire). C’est dire que leur interprétation est difficile — pour autant, elle n’est pas impossible.&lt;br /&gt;
::::L’une des bases de la science, justement, ce sont les hypothèses (les idéologies, elles, religieuses ou politiques, s’appuient plutôt sur de prétendues certitudes). L’approche scientifique de l’histoire, souvent, consiste à élaborer les hypothèses qui s’accordent le mieux avec des données fragmentaires : on ne les donne pas pour certaines, mais seulement comme plus ou moins plausibles — tout en les soumettant bien sûr à la critique.&lt;br /&gt;
::::Pour les raisons que j’indique brièvement ci-dessus, il apparaît que la version « officielle » est largement invraisemblable, et incomplète. Mon hypothèse, fondée sur quelques données qui passent inaperçues à première vue, est à la fois plus complète et plus cohérente : elle a donc des chances d’être plus proche de la réalité.&lt;br /&gt;
::::Bien entendu, ce nouveau « récit » de l’affaire peut être complété, affiné, critiqué, corrigé : c’est ainsi que la connaissance progresse. Mais le mettre au compte de la seule imagination romanesque… &#039;&#039;« c’est un peu court, jeune homme ! »&#039;&#039;&lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
::::N’étant pas psychiatre non plus, je crains de m’avancer en terrain largement inconnu. Deux remarques cependant :&lt;br /&gt;
::::*Selon certains, que j’aurais tendance à rejoindre, la &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; fait partie de ces maladies mentales plus ou moins imaginaires, qui depuis quelques décennies enrichissent leurs « découvreurs », les revues spécialisées, les psychiatres, et l’industrie pharmaceutique. On médicalise à tour de bras la diversité humaine et ses innombrables imperfections : « tout bien-portant est un malade qui s’ignore »…&lt;br /&gt;
::::*La description de ce trouble, si l’on en croit l’article dédié de Wikipédia, ne comporte pas du tout l’agressivité. Or les deux épisodes que je citais à propos de Duvert le montrent extrêmement agressif ; et il l’était aussi dans d’autres circonstances, au moins verbalement, par exemple avec sa mère. C’est à cause de cela qu’on penserait plutôt à la bipolarité.&lt;br /&gt;
::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 9 juin 2020 à 15:56 (UTC)&lt;br /&gt;
:::::Au sujet des hypothèses dans l’affaire Hervé, je ne vous reproche pas d’avoir un biais paidérastique, ni même de penser mieux rendre compte de la réalité par ce biais. Seulement, Boywiki est censé être neutre et les rédacteurs sont censés s’en tenir à l’exposé des faits, que le lecteur est libre d’interpréter à sa façon. Si l’on pense devoir présenter des hypothèses, alors il faut les présenter toutes et ne pas en privilégier une seule parce celle-ci cadre bien avec un certain ressenti du rédacteur.&lt;br /&gt;
:::::S’agissant de la phobie sociale, le fait que la colère n’entre pas dans les critères de son diagnostic n’exclut pas que Tony Duvert, par ailleurs colérique, ait été un phobique social. La colère comme d’autres caractéristiques individuelles (paresse, intempérance, avarice, etc.) n’exclut pas la phobie sociale. Par ailleurs, il s’agit d’un diagnostic « léger », classé dans les névroses (pas de médicament à proposer !) alors que celui de bipolarité, classé dans les psychoses, est un diagnostic très « lourd » qui nécessite un traitement médicamenteux.&lt;br /&gt;
:::::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 10 juin 2020 à 04:43 (UTC)&lt;br /&gt;
::::::Entièrement d’accord avec vous sur la nécessaire neutralité de BoyWiki ! C’est même une des différences essentielles avec un forum. Cependant, les pages de discussion peuvent se permettre d’être moins strictes sur ce point : c’est l’endroit idéal pour présenter, en marge et en annexe de l’article principal, des interrogations, des hypothèses, ainsi que des discussions honnêtes et argumentées — bref, une véritable richesse supplémentaire, non pas en fonction des « ressentis » trop invoqués de nos jours, mais en raison d’une plus grande liberté de manœuvre.&lt;br /&gt;
::::::Pour confirmer l’intérêt de telles discussions, et donc l’importance de les placer au meilleur endroit possible, je viens d’ailleurs de transférer vers la [[Discussion:Tony Duvert|page de discussion de l’article Tony Duvert]] tout ce qui concerne l’hypothèse de bipolarité. Si vous en êtes d’accord, nous pourrons continuer là-bas l’échange à ce sujet.&lt;br /&gt;
::::::Revenons à l’affaire Hervé : ce n’est pas sans amusement que je me vois soupçonné d’un « biais paidérastique ». &#039;&#039;Damned !&#039;&#039; Obnubilé par mon « ressenti » obsessionnel pour les jeunes garçons, j’avais oublié que toute cette affaire tourne en réalité autour du commerce des paletots au XIX{{e}} siècle, et de l’accession des classes populaires à ce vêtement protecteur grâce à l’implication de quelques bonnes âmes issues du milieu artistique parisien. Et honni soit qui mâle y pense !&lt;br /&gt;
::::::Vous me reprochez de ne pas présenter toutes les hypothèses. Mais quelles sont-elles ? À ma connaissance, il n’y en a que trois principales (avec quelques nuances possibles) :&lt;br /&gt;
::::::*1°) L’innocence totale : Hervé ne s’est intéressé au petit Pierre que par pure générosité, maladroite certes mais exempte de toute arrière-pensée paidérastique ; et jamais il ne s’est permis le moindre geste trop intime à son égard. C’est naturellement la thèse de l’accusé et de son avocat, dont on sent la patte habile ayant construit cette argumentation.&lt;br /&gt;
::::::*2°) L’égarement passager et unique d’un digne époux, lequel a par inadvertance tenté de sodomiser un apprenti qu’il venait de détourner, et qui s’est bien gardé de réitérer une telle abomination. C’est la thèse que j’appelle « officielle », puisqu’elle semble partagée par à peu près tout le monde sauf l’accusé.&lt;br /&gt;
::::::*3°) Le caractère fortement paidérastique de tout cet épisode, ce qui est cohérent avec plusieurs indices. Hervé n’en est pas à son coup d’essai, et peut-être réitèrera-t-il en Italie avec son fils de quinze ans. Pierre est très insistant dans sa « drague » du jeune bourgeois, puis très peu accusateur envers lui ; tout à fait satisfait d’être « détourné », il se couche sans problème dans le même lit que le musicien, après avoir été entrepris sur le divan du salon, et ne commence à regimber que lorsque ça lui fait trop mal (on n’a pas idée d’être aussi maladroit !) ; et malgré ce désagrément momentané, il ne tente pas de s’enfuir. Quant à l’oncle François, en croque-t-il également ? Ce n’est pas certain ; cependant — pour reprendre vos termes très judicieux — « comme tout homme normalement constitué il devait avoir un faible pour les jeunes garçons » ; et cette hypothèse permet d’accorder le côté plus ou moins Thénardier (coups, guenilles) avec son empressement à retrouver le galopin.&lt;br /&gt;
::::::Les deux premières hypothèses étant déjà abondamment explicitées et défendues, comme on peut le voir dans la [[Affaire Hervé (documents)|page de documents]] (j’aimerais fort y ajouter l’article du &#039;&#039;Droit&#039;&#039;, inaccessible actuellement), je me suis concentré sur la troisième. Au vu de tous les arguments en sa faveur, elle me semble bien plus plausible que les deux autres, qui chacune à sa manière cherchent à minimiser les faits — ce qui était de l’intérêt de tous les protagonistes.&lt;br /&gt;
::::::Bref, encore une fois, il ne s’agit pas de « ressenti », mais d’une véritable argumentation, appuyée sur des points précis. C’est cela qu’on peut éventuellement critiquer, à l’aide d’arguments opposés s’il en existe.&lt;br /&gt;
::::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 10 juin 2020 à 15:12 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre point de divergence réside essentiellement dans les sentiments que vous prêtez au garçon de cette affaire Hervé. N’importe quel garçon de cet âge et surtout de cette condition sociale aurait été comme lui flatté et enchanté de retenir l’attention d’un homme riche (ou manifestant une évidente aisance matérielle). D’où sa gentillesse naturelle à l’égard de son bienfaiteur qui manifestait le désir de le sortir d’une condition difficile et sordide. Sa complaisance n’est pas allée toutefois jusqu’à souffrir pour satisfaire son bienfaiteur dans l’acte que celui-ci cherchait à accomplir, et constatant sa bienveillance, il le lui a dit. Par ses réactions, Pierre Botreau était tout ce qu’il y a de plus « dans la moyenne » des garçons de cette époque, ce n’était pas un andréraste. On est loin de l’éphèbe de Pergame qui découvre – après quelques réticences – le plaisir avec son précepteur…&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 11 juin 2020 à 05:58 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19886</id>
		<title>Discussion:Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19886"/>
		<updated>2020-06-10T04:43:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Page spéciale — Autre titre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est bien mystérieuse ! C’est avec plaisir que j’ai apporté quelques améliorations mineures (mais il reste encore à faire), et que j’ai créé une [[Affaire Hervé (documents)|page spéciale pour les articles de presse]] et autres documents qui pourront y être joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039; serait peut-être préférable à &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;, car englobant mieux l’ensemble de sa carrière. En effet, Florimond Ronger a également été chanteur (comme petit choriste d’abord, et ensuite pour ses propres œuvres), pianiste, organiste, professeur de chant, metteur en scène et directeur de troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 4 juin 2020 à 23:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:Le titre qui me semble logique serait &#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039;. J’ai préféré utiliser le même titre que Wikipédia, à savoir &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 05:26 (UTC)&lt;br /&gt;
::Le titre le plus logique serait même &#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; (avec un &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;, nom de Zeus !). Mais quand il y a pseudonyme(s), on choisit habituellement le nom le plus connu, afin de faciliter la recherche : [[Achille Essebac]], [[Jean-Claude Alain]], etc. (l’usage reste quand même plus ou moins fluctuant).&lt;br /&gt;
::S’il n’y a pas d’autre motif que d’imiter la Wikipédia française — laquelle est loin d’avoir toujours raison, témoin son attitude ridicule et injuste envers BoyWiki —, je renommerai l’article en &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039;, et créerai ensuite toutes les redirections, ainsi que la nécessaire page d’homonymie pour [[Hervé]].&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions en suspens==&lt;br /&gt;
Dans l’état actuel des recherches, il semble y avoir à propos de Florimond Ronger plus de questions que de réponses ! En voici quelques-unes :&lt;br /&gt;
*Quelle est l’origine du pseudonyme Hervé ? R.V. ne correspond à aucun de ses prénoms.&lt;br /&gt;
*Que s’est-il &#039;&#039;vraiment&#039;&#039; passé entre Pierre Botreau et lui ? Les versions de l’un comme de l’autre sont invraisemblables, car manifestement incomplètes.&lt;br /&gt;
*Quelles étaient réellement les relations entre le petit Pierre et son oncle ? Brutalité, simple affection avunculaire, ou plus (avec jalousie à la clé) ?&lt;br /&gt;
*Quels sont ces « faits qui témoignent d’une grande dépravation de mœurs », selon l’expression du président ? Avec des hommes, des jeunes gens, des adolescents, des enfants — ou tout à la fois ?&lt;br /&gt;
*Condamné à trois ans de prison, il n’en fait que la moitié, ce qui n’était guère l’usage autrefois. A-t-il bénéficié d’une grâce impériale, et pour quel motif ?&lt;br /&gt;
*À cette époque, aller en Italie avec un garçon de quinze ans, fût-il son propre fils, n’était pas innocent lorsqu’on avait des tendances pédérastiques. Or c’est ce que fit Ronger après son divorce...&lt;br /&gt;
*En raison des « crises de folie » qui l’affectaient, peut-on risquer le diagnostic de bipolarité — comme sans doute pour Jacques Thieuloy et Tony Duvert ?&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
:Certaines des questions que vous posez ne me paraissent pas énigmatiques en ceci que les réponses possibles ne sont que des variations dans une gamme cohérente : elles ne s’opposent pas diamétralement. Je réponds à celles qui me paraissent à ma portée en fonction de ma subjectivité.&lt;br /&gt;
:Il faut se replacer dans le contexte socio-économique du XIXe siècle pour comprendre que François Botreau n’était pas vraiment un Thénardier : il estimait légitime qu’un neveu recueilli chez lui, blanchi et nourri, gagne de quoi subvenir à ses besoins (la tenue d’un restaurant n’était pas de tout repos) . Sa rudesse envers le jeune Pierre peut être considérée comme étant dans la moyenne des attitudes de sa classe sociale à l’égard des enfants.&lt;br /&gt;
:Hervé, comme tout homme normalement constitué, devait avoir un faible pour les jeunes garçons et il a sûrement été apitoyé et séduit par le petit Pierre Botreau. L’expression de son penchant, face aux difficultés d’une relation sexuelle, a dû trouver un exutoire (il attendait peut-être un « mûrissement » de son protégé à ce sujet.) Et je pense que la relation de Florimond avec son fils Emmanuel était aussi de nature amoureuse, comme celle de Thomas Mann pour l’un de ses fils (Klaus, je crois) ou d’Abel Hermant pour son fils adoptif (fils de son ancienne maîtresse et donc demi-frère de sa fille morte peu de temps après sa naissance). Il y a des passages assez ahurissants à ce sujet dans &#039;&#039;Une journée brève&#039;&#039; (passages reproduits dans un livre sur la paternité chez Hermant de Quintes-feuilles – encore cet éditeur, c’est louche…)&lt;br /&gt;
:Quant au jeune Botreau, il est clair qu’il ne pouvait ressentir qu’un soulagement à être d’un seul coup propulsé dans une situation qui favorisait son bien-être. La tentative d’acte sexuel avortée du compositeur n’a été qu’un épisode sans importance à côté des engueulades de son oncle et du travail répétitif et abrutissant de laveur de bouteilles. &lt;br /&gt;
:Le président parle de faits qui témoignent d’une grande perversion de mœurs parce que, touchant le même milieu (musiciens et chanteurs), l’affaire Hervé et l’affaire Alexis Dupont étaient contemporaines et associées par la presse et les épistoliers (et elle le sera par les mémorialistes).&lt;br /&gt;
:Je ne savais pas que Jacques Thieuloy et Tony Duvert aient été bipolaires. D’ailleurs est-ce le cas (je veux dire, le diagnostic a-t-il été posé ?)&lt;br /&gt;
:Pour Hervé, je pense qu’il était loufoque et colérique (la loufoquerie accompagne une certaine forme de créativité) et non bipolaire. Son côté loufoque apparaît dans ses opérettes (et c’est ce qui fait aussi qu’il se soit plu parmi les Anglais qui aiment les excentriques. Pour moi il n’était pas un « fou à mi-temps » selon l’expression de Michel Dansel). Sa bonne santé mentale peut être déduite du fait qu’il a supporté pendant 18 mois la prison de Mazas, une prison cellulaire où le taux de suicide était très élevé à cause de l’isolement des condamnés.&lt;br /&gt;
:Les autres questions me semblent des os à ronger (avec un n, nom de Zeus !)&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 13:44 (UTC)&lt;br /&gt;
::Vos réponses apportent un éclairage intéressant sur certaines énigmes, mais sans certitudes. Rongeons donc encore…&lt;br /&gt;
::L’oncle François Botreau n’était &#039;&#039;peut-être&#039;&#039; pas un Thénardier ; mais peut-être que si : les propos de Ronger, surtout lorsqu’il cite l’autre serveur (qu’on n’a pas retrouvé, c’est vrai), sont assez durs, tant sur la façon dont est traité l’enfant que dans la description de ses vêtements sordides. A-t-il inventé tout cela pour justifier le détournement, ou y a-t-il quand même un grand fond de vérité ? Nous ne le saurons sans doute jamais, puisque apparemment la déposition à huis clos du garçon est inaccessible (détruite en 1871, si j’ai bien compris). Notons cependant qu’il ne semble guère avoir d’affection pour son oncle, puisqu’il le considère surtout comme un patron, qu’il le quitte sans scrupule, et qu’il ne lui fait d’abord aucune confidence sur les circonstances de sa fugue.&lt;br /&gt;
::Je ne crois donc pas trop à cet oncle attentionné et affectueux, qui par sens du devoir et amour familial aurait recherché et fait rechercher son pupille avec tant d’insistance. Quant à l’intérêt d’avoir un apprenti, il était limité : on en trouvait sans doute à la pelle.&lt;br /&gt;
::Mon hypothèse serait plutôt la suivante : le petit Pierre était extrêmement séduisant (ce qui explique le véritable coup de foudre de Ronger, alors que pourtant les mignons jeunes serveurs et autres apprentis ne manquaient pas à Paris). Peut-être même était-il plus ou moins séducteur — &#039;&#039;cet âge est sans pitié&#039;&#039; —, voire carrément « [[andrérastie|andréraste]] »… Et son oncle s’y était laissé prendre : entiché du gamin, qui par la force de la loi lui était totalement soumis, il devait à l’occasion le tripoter, avec plus ou moins de brutalité et de maladresse, et ne pouvait donc accepter de perdre un objet de plaisir à la fois aussi désirable et aussi facile.&lt;br /&gt;
::Plaçons-nous maintenant du côté de Pierre : voyant débarquer un client bien mis et assez bel homme, qui s’intéresse beaucoup à lui et ne paraît pas banal (les enfants adorent ce qui sort du commun), il en est séduit, et s’efforce à son tour de le séduire. La proposition de s’enfuir lui plaît beaucoup — car tant qu’à avoir des rapports intimes avec un homme, il préfèrerait ce jeune bourgeois gentil et délicat, plutôt que l’oncle brutal et abusif qui lui déplaît fort, mais par lequel il est bien obligé de se laisser faire.&lt;br /&gt;
::Une fois installé chez Florimond Ronger, celui-ci vient dispenser au garçon quelques caresses sur le divan du salon. Pierre, qui n’est pas naïf, montre sa bonne volonté, et son plaisir ; le musicien l’invite alors dans son lit. Aussitôt dit, aussitôt fait : le gamin sait bien où il met les pieds… Florimond, entre autres gâteries, tentera même une sodomisation ; mais Pierre trouve cela trop douloureux, proteste — et l’on termine donc autrement (que l’on n’ait pas « terminé » d’une manière ou d’une autre, après des débuts si prometteurs, serait psychologiquement invraisemblable, puisque tous deux étaient d’accord pour « faire quelque chose »).&lt;br /&gt;
::Autre invraisemblance : qu’aucun rapport sexuel n’ait plus eu lieu au cours de la semaine suivante ! Qui peut croire cela ? Pierre étant d’accord pour rester, il accepte la nature de cette relation, qui le satisfait bien mieux que les brutalités maladroites de son oncle. Tant qu’on ne lui fait pas mal, bien sûr — or Florimond ne manque sûrement pas de moyens pour le satisfaire sans douleur !&lt;br /&gt;
::D’ailleurs, une fois repris et raccompagné contre son gré, il ne se plaint pas du musicien, ni ne raconte ce qui s’est vraiment passé. Seul le commissaire parviendra à lui tirer les vers du nez, par les moyens habituels de pression que peut utiliser un policier sur un enfant : autorité, mensonges, menaces, voire chantage. Mais Pierre, qui ne veut pas accabler Florimond, n’avoue que le strict minimum : une seule tentative, infructueuse de surcroît…&lt;br /&gt;
::La version que je développe là, plus audacieuse que la thèse officielle, paraît cependant plus crédible, et plus cohérente avec l’ensemble des petits détails de l’affaire, comme avec la psychologie des personnages.&lt;br /&gt;
::(Si j’osais, j’ajouterais que l’attitude de madame Ronger n’est pas très claire non plus. Voici une épouse qui ne vit pas avec son mari pédéraste, tout en restant avec lui en bons termes, et qui accepte même à l’occasion de s’occuper d’un de ses jeunes amis — lequel lui fait des confidences étranges… Et quelques années plus tard, elle ne s’opposera pas à un voyage en Italie avec leur fils adolescent ! Toutes proportions gardées, on n’est peut-être pas loin d’une ambiance genre Cité du Renard…)&lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
::Je ne sais pas si un diagnostic formel de bipolarité a été posé pour Jack Thieuloy ou pour Tony Duvert. D’autant que les intéressés détestaient apparemment les psychiatres, et n’en ont sans doute jamais consulté.&lt;br /&gt;
::L’article de Wikipédia sur Thieuloy évoque des comportements tout à fait caractériels. Mais comme il n’était pas fou à plein temps, on peut supposer qu’il l’était « à mi-temps »…&lt;br /&gt;
::Quant à Duvert, ses crises occasionnelles de fureur, totalement injustifiées, font vraiment penser au trouble bipolaire (voir par exemple la cérémonie de remise du Prix Médicis, au cours de laquelle il agresse odieusement ceux-là mêmes qui lui ont obtenu cette distinction ; ou la réception au consulat de France à Marrakech, au cours de laquelle il s’emporte et fait un scandale public à propos d’un détail anodin — alors que, vu ses « occupations » locales, son intérêt aurait été plutôt de faire bonne figure).&lt;br /&gt;
::Florimond Ronger reconnaît lui-même, dans ses vieux jours, des accès de folie qui lui ont porté grand tort. Cela allait apparemment beaucoup plus loin que de simples attitudes loufoques ou colériques — qui normalement n’ont rien à voir avec de la folie, et que personne ne considère comme telle.&lt;br /&gt;
::Le fait qu’il ait bien supporté les dix-huit mois à la prison de Mazas n’est pas en soi une preuve de bonne santé mentale : on sait que dans certaines conditions inhabituelles et extrêmes, comme la guerre ou la prison, ce sont parfois les « anormaux » qui tirent le mieux leur épingle du jeu (Tournier en a fait la remarque dans &#039;&#039;Le Roi des aulnes&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 7 juin 2020 à 21:34 (UTC)&lt;br /&gt;
:::En l’absence de données, les hypothèses peuvent fleurir. Les vôtres sont très romanesques et témoignent d’un bonne imagination. Il n’y a rien à en dire, tant que vous les présentez comme des hypothèses.&lt;br /&gt;
:::Un mot au sujet de Tony Duvert : je ne prétends pas faire de diagnostic – je ne suis pas psychiatre – mais s’il fallait demander à un psy d’examiner une hypothèse, je lui proposerais d’étudier une éventuelle &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; chez Duvert.&lt;br /&gt;
:::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 8 juin 2020 à 12:10 (UTC)&lt;br /&gt;
::::Pour étudier en détail l’affaire Hervé, il n’y a pas « absence de données », mais des données fragmentaires et partiellement déformées (par les journalistes, comme d’habitude, mais aussi par les mensonges des différents protagonistes et de l’institution judiciaire). C’est dire que leur interprétation est difficile — pour autant, elle n’est pas impossible.&lt;br /&gt;
::::L’une des bases de la science, justement, ce sont les hypothèses (les idéologies, elles, religieuses ou politiques, s’appuient plutôt sur de prétendues certitudes). L’approche scientifique de l’histoire, souvent, consiste à élaborer les hypothèses qui s’accordent le mieux avec des données fragmentaires : on ne les donne pas pour certaines, mais seulement comme plus ou moins plausibles — tout en les soumettant bien sûr à la critique.&lt;br /&gt;
::::Pour les raisons que j’indique brièvement ci-dessus, il apparaît que la version « officielle » est largement invraisemblable, et incomplète. Mon hypothèse, fondée sur quelques données qui passent inaperçues à première vue, est à la fois plus complète et plus cohérente : elle a donc des chances d’être plus proche de la réalité.&lt;br /&gt;
::::Bien entendu, ce nouveau « récit » de l’affaire peut être complété, affiné, critiqué, corrigé : c’est ainsi que la connaissance progresse. Mais le mettre au compte de la seule imagination romanesque… &#039;&#039;« c’est un peu court, jeune homme ! »&#039;&#039;&lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
::::N’étant pas psychiatre non plus, je crains de m’avancer en terrain largement inconnu. Deux remarques cependant :&lt;br /&gt;
::::*Selon certains, que j’aurais tendance à rejoindre, la &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; fait partie de ces maladies mentales plus ou moins imaginaires, qui depuis quelques décennies enrichissent leurs « découvreurs », les revues spécialisées, les psychiatres, et l’industrie pharmaceutique. On médicalise à tour de bras la diversité humaine et ses innombrables imperfections : « tout bien-portant est un malade qui s’ignore »…&lt;br /&gt;
::::*La description de ce trouble, si l’on en croit l’article dédié de Wikipédia, ne comporte pas du tout l’agressivité. Or les deux épisodes que je citais à propos de Duvert le montrent extrêmement agressif ; et il l’était aussi dans d’autres circonstances, au moins verbalement, par exemple avec sa mère. C’est à cause de cela qu’on penserait plutôt à la bipolarité.&lt;br /&gt;
::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 9 juin 2020 à 15:56 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sujet des hypothèses dans l’affaire Hervé, je ne vous reproche pas d’avoir un biais paidérastique, ni même de penser mieux rendre compte de la réalité par ce biais. Seulement, Boywiki est censé être neutre et les rédacteurs sont censés s’en tenir à l’exposé des faits, que le lecteur est libre d’interpréter à sa façon. Si l’on pense devoir présenter des hypothèses, alors il faut les présenter toutes et ne pas en privilégier une seule parce celle-ci cadre bien avec un certain ressenti du rédacteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S’agissant de la phobie sociale, le fait que la colère n’entre pas dans les critères de son diagnostic n’exclut pas que Tony Duvert, par ailleurs colérique, ait été un phobique social. La colère comme d’autres caractéristiques individuelles (paresse, intempérance, avarice, etc.) n’exclut pas la phobie sociale. Par ailleurs, il s’agit d’un diagnostic « léger », classé dans les névroses (pas de médicament à proposer !) alors que celui de bipolarité, classé dans les psychoses, est un diagnostic très « lourd » qui nécessite un traitement médicamenteux.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 10 juin 2020 à 04:43 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19884</id>
		<title>Discussion:Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19884"/>
		<updated>2020-06-08T12:10:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Page spéciale — Autre titre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est bien mystérieuse ! C’est avec plaisir que j’ai apporté quelques améliorations mineures (mais il reste encore à faire), et que j’ai créé une [[Affaire Hervé (documents)|page spéciale pour les articles de presse]] et autres documents qui pourront y être joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039; serait peut-être préférable à &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;, car englobant mieux l’ensemble de sa carrière. En effet, Florimond Ronger a également été chanteur (comme petit choriste d’abord, et ensuite pour ses propres œuvres), pianiste, organiste, professeur de chant, metteur en scène et directeur de troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 4 juin 2020 à 23:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:Le titre qui me semble logique serait &#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039;. J’ai préféré utiliser le même titre que Wikipédia, à savoir &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 05:26 (UTC)&lt;br /&gt;
::Le titre le plus logique serait même &#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; (avec un &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;, nom de Zeus !). Mais quand il y a pseudonyme(s), on choisit habituellement le nom le plus connu, afin de faciliter la recherche : [[Achille Essebac]], [[Jean-Claude Alain]], etc. (l’usage reste quand même plus ou moins fluctuant).&lt;br /&gt;
::S’il n’y a pas d’autre motif que d’imiter la Wikipédia française — laquelle est loin d’avoir toujours raison, témoin son attitude ridicule et injuste envers BoyWiki —, je renommerai l’article en &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039;, et créerai ensuite toutes les redirections, ainsi que la nécessaire page d’homonymie pour [[Hervé]].&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions en suspens==&lt;br /&gt;
Dans l’état actuel des recherches, il semble y avoir à propos de Florimond Ronger plus de questions que de réponses ! En voici quelques-unes :&lt;br /&gt;
*Quelle est l’origine du pseudonyme Hervé ? R.V. ne correspond à aucun de ses prénoms.&lt;br /&gt;
*Que s’est-il &#039;&#039;vraiment&#039;&#039; passé entre Pierre Botreau et lui ? Les versions de l’un comme de l’autre sont invraisemblables, car manifestement incomplètes.&lt;br /&gt;
*Quelles étaient réellement les relations entre le petit Pierre et son oncle ? Brutalité, simple affection avunculaire, ou plus (avec jalousie à la clé) ?&lt;br /&gt;
*Quels sont ces « faits qui témoignent d’une grande dépravation de mœurs », selon l’expression du président ? Avec des hommes, des jeunes gens, des adolescents, des enfants — ou tout à la fois ?&lt;br /&gt;
*Condamné à trois ans de prison, il n’en fait que la moitié, ce qui n’était guère l’usage autrefois. A-t-il bénéficié d’une grâce impériale, et pour quel motif ?&lt;br /&gt;
*À cette époque, aller en Italie avec un garçon de quinze ans, fût-il son propre fils, n’était pas innocent lorsqu’on avait des tendances pédérastiques. Or c’est ce que fit Ronger après son divorce...&lt;br /&gt;
*En raison des « crises de folie » qui l’affectaient, peut-on risquer le diagnostic de bipolarité — comme sans doute pour Jacques Thieuloy et Tony Duvert ?&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
:Certaines des questions que vous posez ne me paraissent pas énigmatiques en ceci que les réponses possibles ne sont que des variations dans une gamme cohérente : elles ne s’opposent pas diamétralement. Je réponds à celles qui me paraissent à ma portée en fonction de ma subjectivité.&lt;br /&gt;
:Il faut se replacer dans le contexte socio-économique du XIXe siècle pour comprendre que François Botreau n’était pas vraiment un Thénardier : il estimait légitime qu’un neveu recueilli chez lui, blanchi et nourri, gagne de quoi subvenir à ses besoins (la tenue d’un restaurant n’était pas de tout repos) . Sa rudesse envers le jeune Pierre peut être considérée comme étant dans la moyenne des attitudes de sa classe sociale à l’égard des enfants.&lt;br /&gt;
:Hervé, comme tout homme normalement constitué, devait avoir un faible pour les jeunes garçons et il a sûrement été apitoyé et séduit par le petit Pierre Botreau. L’expression de son penchant, face aux difficultés d’une relation sexuelle, a dû trouver un exutoire (il attendait peut-être un « mûrissement » de son protégé à ce sujet.) Et je pense que la relation de Florimond avec son fils Emmanuel était aussi de nature amoureuse, comme celle de Thomas Mann pour l’un de ses fils (Klaus, je crois) ou d’Abel Hermant pour son fils adoptif (fils de son ancienne maîtresse et donc demi-frère de sa fille morte peu de temps après sa naissance). Il y a des passages assez ahurissants à ce sujet dans &#039;&#039;Une journée brève&#039;&#039; (passages reproduits dans un livre sur la paternité chez Hermant de Quintes-feuilles – encore cet éditeur, c’est louche…)&lt;br /&gt;
:Quant au jeune Botreau, il est clair qu’il ne pouvait ressentir qu’un soulagement à être d’un seul coup propulsé dans une situation qui favorisait son bien-être. La tentative d’acte sexuel avortée du compositeur n’a été qu’un épisode sans importance à côté des engueulades de son oncle et du travail répétitif et abrutissant de laveur de bouteilles. &lt;br /&gt;
:Le président parle de faits qui témoignent d’une grande perversion de mœurs parce que, touchant le même milieu (musiciens et chanteurs), l’affaire Hervé et l’affaire Alexis Dupont étaient contemporaines et associées par la presse et les épistoliers (et elle le sera par les mémorialistes).&lt;br /&gt;
:Je ne savais pas que Jacques Thieuloy et Tony Duvert aient été bipolaires. D’ailleurs est-ce le cas (je veux dire, le diagnostic a-t-il été posé ?)&lt;br /&gt;
:Pour Hervé, je pense qu’il était loufoque et colérique (la loufoquerie accompagne une certaine forme de créativité) et non bipolaire. Son côté loufoque apparaît dans ses opérettes (et c’est ce qui fait aussi qu’il se soit plu parmi les Anglais qui aiment les excentriques. Pour moi il n’était pas un « fou à mi-temps » selon l’expression de Michel Dansel). Sa bonne santé mentale peut être déduite du fait qu’il a supporté pendant 18 mois la prison de Mazas, une prison cellulaire où le taux de suicide était très élevé à cause de l’isolement des condamnés.&lt;br /&gt;
:Les autres questions me semblent des os à ronger (avec un n, nom de Zeus !)&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 13:44 (UTC)&lt;br /&gt;
::Vos réponses apportent un éclairage intéressant sur certaines énigmes, mais sans certitudes. Rongeons donc encore…&lt;br /&gt;
::L’oncle François Botreau n’était &#039;&#039;peut-être&#039;&#039; pas un Thénardier ; mais peut-être que si : les propos de Ronger, surtout lorsqu’il cite l’autre serveur (qu’on n’a pas retrouvé, c’est vrai), sont assez durs, tant sur la façon dont est traité l’enfant que dans la description de ses vêtements sordides. A-t-il inventé tout cela pour justifier le détournement, ou y a-t-il quand même un grand fond de vérité ? Nous ne le saurons sans doute jamais, puisque apparemment la déposition à huis clos du garçon est inaccessible (détruite en 1871, si j’ai bien compris). Notons cependant qu’il ne semble guère avoir d’affection pour son oncle, puisqu’il le considère surtout comme un patron, qu’il le quitte sans scrupule, et qu’il ne lui fait d’abord aucune confidence sur les circonstances de sa fugue.&lt;br /&gt;
::Je ne crois donc pas trop à cet oncle attentionné et affectueux, qui par sens du devoir et amour familial aurait recherché et fait rechercher son pupille avec tant d’insistance. Quant à l’intérêt d’avoir un apprenti, il était limité : on en trouvait sans doute à la pelle.&lt;br /&gt;
::Mon hypothèse serait plutôt la suivante : le petit Pierre était extrêmement séduisant (ce qui explique le véritable coup de foudre de Ronger, alors que pourtant les mignons jeunes serveurs et autres apprentis ne manquaient pas à Paris). Peut-être même était-il plus ou moins séducteur — &#039;&#039;cet âge est sans pitié&#039;&#039; —, voire carrément « [[andrérastie|andréraste]] »… Et son oncle s’y était laissé prendre : entiché du gamin, qui par la force de la loi lui était totalement soumis, il devait à l’occasion le tripoter, avec plus ou moins de brutalité et de maladresse, et ne pouvait donc accepter de perdre un objet de plaisir à la fois aussi désirable et aussi facile.&lt;br /&gt;
::Plaçons-nous maintenant du côté de Pierre : voyant débarquer un client bien mis et assez bel homme, qui s’intéresse beaucoup à lui et ne paraît pas banal (les enfants adorent ce qui sort du commun), il en est séduit, et s’efforce à son tour de le séduire. La proposition de s’enfuir lui plaît beaucoup — car tant qu’à avoir des rapports intimes avec un homme, il préfèrerait ce jeune bourgeois gentil et délicat, plutôt que l’oncle brutal et abusif qui lui déplaît fort, mais par lequel il est bien obligé de se laisser faire.&lt;br /&gt;
::Une fois installé chez Florimond Ronger, celui-ci vient dispenser au garçon quelques caresses sur le divan du salon. Pierre, qui n’est pas naïf, montre sa bonne volonté, et son plaisir ; le musicien l’invite alors dans son lit. Aussitôt dit, aussitôt fait : le gamin sait bien où il met les pieds… Florimond, entre autres gâteries, tentera même une sodomisation ; mais Pierre trouve cela trop douloureux, proteste — et l’on termine donc autrement (que l’on n’ait pas « terminé » d’une manière ou d’une autre, après des débuts si prometteurs, serait psychologiquement invraisemblable, puisque tous deux étaient d’accord pour « faire quelque chose »).&lt;br /&gt;
::Autre invraisemblance : qu’aucun rapport sexuel n’ait plus eu lieu au cours de la semaine suivante ! Qui peut croire cela ? Pierre étant d’accord pour rester, il accepte la nature de cette relation, qui le satisfait bien mieux que les brutalités maladroites de son oncle. Tant qu’on ne lui fait pas mal, bien sûr — or Florimond ne manque sûrement pas de moyens pour le satisfaire sans douleur !&lt;br /&gt;
::D’ailleurs, une fois repris et raccompagné contre son gré, il ne se plaint pas du musicien, ni ne raconte ce qui s’est vraiment passé. Seul le commissaire parviendra à lui tirer les vers du nez, par les moyens habituels de pression que peut utiliser un policier sur un enfant : autorité, mensonges, menaces, voire chantage. Mais Pierre, qui ne veut pas accabler Florimond, n’avoue que le strict minimum : une seule tentative, infructueuse de surcroît…&lt;br /&gt;
::La version que je développe là, plus audacieuse que la thèse officielle, paraît cependant plus crédible, et plus cohérente avec l’ensemble des petits détails de l’affaire, comme avec la psychologie des personnages.&lt;br /&gt;
::(Si j’osais, j’ajouterais que l’attitude de madame Ronger n’est pas très claire non plus. Voici une épouse qui ne vit pas avec son mari pédéraste, tout en restant avec lui en bons termes, et qui accepte même à l’occasion de s’occuper d’un de ses jeunes amis — lequel lui fait des confidences étranges… Et quelques années plus tard, elle ne s’opposera pas à un voyage en Italie avec leur fils adolescent ! Toutes proportions gardées, on n’est peut-être pas loin d’une ambiance genre Cité du Renard…)&lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
:: &lt;br /&gt;
::Je ne sais pas si un diagnostic formel de bipolarité a été posé pour Jack Thieuloy ou pour Tony Duvert. D’autant que les intéressés détestaient apparemment les psychiatres, et n’en ont sans doute jamais consulté.&lt;br /&gt;
::L’article de Wikipédia sur Thieuloy évoque des comportements tout à fait caractériels. Mais comme il n’était pas fou à plein temps, on peut supposer qu’il l’était « à mi-temps »…&lt;br /&gt;
::Quant à Duvert, ses crises occasionnelles de fureur, totalement injustifiées, font vraiment penser au trouble bipolaire (voir par exemple la cérémonie de remise du Prix Médicis, au cours de laquelle il agresse odieusement ceux-là mêmes qui lui ont obtenu cette distinction ; ou la réception au consulat de France à Marrakech, au cours de laquelle il s’emporte et fait un scandale public à propos d’un détail anodin — alors que, vu ses « occupations » locales, son intérêt aurait été plutôt de faire bonne figure).&lt;br /&gt;
::Florimond Ronger reconnaît lui-même, dans ses vieux jours, des accès de folie qui lui ont porté grand tort. Cela allait apparemment beaucoup plus loin que de simples attitudes loufoques ou colériques — qui normalement n’ont rien à voir avec de la folie, et que personne ne considère comme telle.&lt;br /&gt;
::Le fait qu’il ait bien supporté les dix-huit mois à la prison de Mazas n’est pas en soi une preuve de bonne santé mentale : on sait que dans certaines conditions inhabituelles et extrêmes, comme la guerre ou la prison, ce sont parfois les « anormaux » qui tirent le mieux leur épingle du jeu (Tournier en a fait la remarque dans &#039;&#039;Le Roi des aulnes&#039;&#039;).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 7 juin 2020 à 21:34 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l’absence de données, les hypothèses peuvent fleurir. Les vôtres sont très romanesques et témoignent d’un bonne imagination. Il n’y a rien à en dire, tant que vous les présentez comme des hypothèses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un mot au sujet de Tony Duvert : je ne prétends pas faire de diagnostic – je ne suis pas psychiatre – mais s’il fallait demander à un psy d’examiner une hypothèse, je lui proposerais d’étudier une éventuelle &#039;&#039;phobie sociale&#039;&#039; chez Duvert.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 8 juin 2020 à 12:10 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19875</id>
		<title>Discussion:Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19875"/>
		<updated>2020-06-05T13:44:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Page spéciale — Autre titre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est bien mystérieuse ! C’est avec plaisir que j’ai apporté quelques améliorations mineures (mais il reste encore à faire), et que j’ai créé une [[Affaire Hervé (documents)|page spéciale pour les articles de presse]] et autres documents qui pourront y être joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039; serait peut-être préférable à &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;, car englobant mieux l’ensemble de sa carrière. En effet, Florimond Ronger a également été chanteur (comme petit choriste d’abord, et ensuite pour ses propres œuvres), pianiste, organiste, professeur de chant, metteur en scène et directeur de troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 4 juin 2020 à 23:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:Le titre qui me semble logique serait &#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039;. J’ai préféré utiliser le même titre que Wikipédia, à savoir &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 05:26 (UTC)&lt;br /&gt;
::Le titre le plus logique serait même &#039;&#039;&#039;Florimond Ronger&#039;&#039;&#039; (avec un &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;, nom de Zeus !). Mais quand il y a pseudonyme(s), on choisit habituellement le nom le plus connu, afin de faciliter la recherche : [[Achille Essebac]], [[Jean-Claude Alain]], etc. (l’usage reste quand même plus ou moins fluctuant).&lt;br /&gt;
::S’il n’y a pas d’autre motif que d’imiter la Wikipédia française — laquelle est loin d’avoir toujours raison, témoin son attitude ridicule et injuste envers BoyWiki —, je renommerai l’article en &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039;, et créerai ensuite toutes les redirections, ainsi que la nécessaire page d’homonymie pour [[Hervé]].&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Questions en suspens==&lt;br /&gt;
Dans l’état actuel des recherches, il semble y avoir à propos de Florimond Ronger plus de questions que de réponses ! En voici quelques-unes :&lt;br /&gt;
*Quelle est l’origine du pseudonyme Hervé ? R.V. ne correspond à aucun de ses prénoms.&lt;br /&gt;
*Que s’est-il &#039;&#039;vraiment&#039;&#039; passé entre Pierre Botreau et lui ? Les versions de l’un comme de l’autre sont invraisemblables, car manifestement incomplètes.&lt;br /&gt;
*Quelles étaient réellement les relations entre le petit Pierre et son oncle ? Brutalité, simple affection avunculaire, ou plus (avec jalousie à la clé) ?&lt;br /&gt;
*Quels sont ces « faits qui témoignent d’une grande dépravation de mœurs », selon l’expression du président ? Avec des hommes, des jeunes gens, des adolescents, des enfants — ou tout à la fois ?&lt;br /&gt;
*Condamné à trois ans de prison, il n’en fait que la moitié, ce qui n’était guère l’usage autrefois. A-t-il bénéficié d’une grâce impériale, et pour quel motif ?&lt;br /&gt;
*À cette époque, aller en Italie avec un garçon de quinze ans, fût-il son propre fils, n’était pas innocent lorsqu’on avait des tendances pédérastiques. Or c’est ce que fit Ronger après son divorce...&lt;br /&gt;
*En raison des « crises de folie » qui l’affectaient, peut-on risquer le diagnostic de bipolarité — comme sans doute pour Jacques Thieuloy et Tony Duvert ?&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 5 juin 2020 à 11:29 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines des questions que vous posez ne me paraissent pas énigmatiques en ceci que les réponses possibles ne sont que des variations dans une gamme cohérente : elles ne s’opposent pas diamétralement. Je réponds à celles qui me paraissent à ma portée en fonction de ma subjectivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut se replacer dans le contexte socio-économique du XIXe siècle pour comprendre que François Botreau n’était pas vraiment un Thénardier : il estimait légitime qu’un neveu recueilli chez lui, blanchi et nourri, gagne de quoi subvenir à ses besoins (la tenue d’un restaurant n’était pas de tout repos) . Sa rudesse envers le jeune Pierre peut être considérée comme étant dans la moyenne des attitudes de sa classe sociale à l’égard des enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé, comme tout homme normalement constitué, devait avoir un faible pour les jeunes garçons et il a sûrement été apitoyé et séduit par le petit Pierre Botreau. L’expression de son penchant, face aux difficultés d’une relation sexuelle, a dû trouver un exutoire (il attendait peut-être un « mûrissement » de son protégé à ce sujet.) Et je pense que la relation de Florimond avec son fils Emmanuel était aussi de nature amoureuse, comme celle de Thomas Mann pour l’un de ses fils (Klaus, je crois) ou d’Abel Hermant pour son fils adoptif (fils de son ancienne maîtresse et donc demi-frère de sa fille morte peu de temps après sa naissance). Il y a des passages assez ahurissants à ce sujet dans &#039;&#039;Une journée brève&#039;&#039; (passages reproduits dans un livre sur la paternité chez Hermant de Quintes-feuilles – encore cet éditeur, c’est louche…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant au jeune Botreau, il est clair qu’il ne pouvait ressentir qu’un soulagement à être d’un seul coup propulsé dans une situation qui favorisait son bien-être. La tentative d’acte sexuel avortée du compositeur n’a été qu’un épisode sans importance à côté des engueulades de son oncle et du travail répétitif et abrutissant de laveur de bouteilles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le président parle de faits qui témoignent d’une grande perversion de mœurs parce que, touchant le même milieu (musiciens et chanteurs), l’affaire Hervé et l’affaire Alexis Dupont étaient contemporaines et associées par la presse et les épistoliers (et elle le sera par les mémorialistes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne savais pas que Jacques Thieuloy et Tony Duvert aient été bipolaires. D’ailleurs est-ce le cas (je veux dire, le diagnostic a-t-il été posé ?)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Hervé, je pense qu’il était loufoque et colérique (la loufoquerie accompagne une certaine forme de créativité) et non bipolaire. Son côté loufoque apparaît dans ses opérettes (et c’est ce qui fait aussi qu’il se soit plu parmi les Anglais qui aiment les excentriques. Pour moi il n’était pas un « fou à mi-temps » selon l’expression de Michel Dansel). Sa bonne santé mentale peut être déduite du fait qu’il a supporté pendant 18 mois la prison de Mazas, une prison cellulaire où le taux de suicide était très élevé à cause de l’isolement des condamnés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autres questions me semblent des os à ronger (avec un n, nom de Zeus !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 13:44 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19873</id>
		<title>Discussion:Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19873"/>
		<updated>2020-06-05T05:27:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Page spéciale — Autre titre==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette affaire est bien mystérieuse ! C’est avec plaisir que j’ai apporté quelques améliorations mineures (mais il reste encore à faire), et que j’ai créé une [[Affaire Hervé (documents)|page spéciale pour les articles de presse]] et autres documents qui pourront y être joints.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre &#039;&#039;&#039;Hervé (musicien)&#039;&#039;&#039; serait peut-être préférable à &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;, car englobant mieux l’ensemble de sa carrière. En effet, Florimond Ronger a également été chanteur (comme petit choriste d’abord, et ensuite pour ses propres œuvres), pianiste, organiste, professeur de chant, metteur en scène et directeur de troupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 4 juin 2020 à 23:27 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre qui me semble logique serait &#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039;. J’ai préféré utiliser le même titre que Wikipédia, à savoir &#039;&#039;&#039;Hervé (compositeur)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 5 juin 2020 à 05:26 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19869</id>
		<title>Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19869"/>
		<updated>2020-06-02T08:00:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039; né à Houdain (Pas-de-Calais) le 30 juin 1825 et mort à Paris le 3 novembre 1892 est un compositeur français, considéré comme le père de l’opérette française au même titre que son rival Jacques Offenbach.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque son père décède, Florimond Roger n’a que dix ans, et sa mère, veuve, monte à Paris avec ses trois enfants. Elle trouve un emploi à l’église Saint-Roch. Florimond y apprend le chant et le solfège comme choriste. Il n’est pas impossible qu’il y ait connu intimement, à 12 ans, le chanteur d’opéra Alexis Dupont (47 ans) qui officiait alors comme maître de chant à l’église Saint-Roch&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray – L’affaire Hervé (1856) in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, p. 507.&amp;lt;/ref&amp;gt; et qui sera condamné en 1856 pour une affaire de mœurs avec des filles mineures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Florimond continue son apprentissage de la musique au conservatoire avec Esprit Auber. Il trouve ensuite une fonction comme organiste et commence à rédiger des opérettes sous le pseudonyme d’Hervé. Il a également enseigné le chant à des aliénés de Bicêtre et de la Salpêtrière, ce qui fait que certains biographes l’ont décrit (à tort) comme l’introducteur de la musicothérapie en psychiatrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les succès de ses opérettes s’enchaînent, il devient chef d’orchestre, dirige un café-concert (&#039;&#039;les Folies Concertantes&#039;&#039;) et par la suite une salle de spectacle : &#039;&#039;les Folies Nouvelles&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marié, et père de quatre enfants élevés en pension, le compositeur Hervé détourne un jeune garçon de 12 ans et tente de le séduire : c’est l’affaire Hervé qui fissure sa carrière : condamné à 3 ans de détention lors d’un procès jugé à huis-clos, il sort de prison au bout de 18 mois et tente de reprendre une place dans un domaine où Jacques Offenbach triomphe déjà. Il y parvient peu à peu et remporte de grands succès coup sur coup avec &#039;&#039;L’œil crevé&#039;&#039; (1867), &#039;&#039;Chilpéric&#039;&#039; (1868) et &#039;&#039;Le petit Faust&#039;&#039; (1869). Il se produit en province et dans la capitale, voyage beaucoup, et ses succès ne faiblissent pas, jusqu’à &#039;&#039;Mam’zelle Nitouche&#039;&#039; (1883) son opérette sans doute la plus célèbre inspirée de sa propre vie et dont on a tiré un film interprété notamment par Fernandel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1886, il s’installe à Londres et l’un de ses biographes, Dominique Ghesquiere, découvre qu’Hervé s’y marie sans avoir divorcé de sa première femme, ce qui fait de lui un bigame.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il rentre en France en 1892, peu de temps avant de mourir, le 3 novembre 1892.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une affaire de mœurs que ses biographes s’efforce d’escamoter ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la thèse en musicologie du Québécois Pascal Blanchet, qui a publié le compte rendu avant huis-clos du procès par &#039;&#039;La Gazette des Tribunaux&#039;&#039; tout en émettant un doute sur la culpabilité d’Hervé&amp;lt;ref&amp;gt;Pascal Blanchet – La contribution de Florimond Roger, dit Hervé au développement de l’opérette (1848-1870). Thèse de l’université de Montréal pour l’obtention du Ph. D. en musicologie, août 2010, pp. 309-318.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tous les biographes du compositeur avaient balayé avec désinvolture l’affaire Hervé. Il est vrai que l’intéressé lui-même avait tenté, au tout début du récit des faits par la presse, d’opposer « un démenti formel à ces infâmes accusations. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de rédiger un compte-rendu de cette affaire, Jean-Claude Féray a déniché dans les archives de l’avocat Charles Lachaud conservées à l’Institut Marc Sangnier&amp;lt;ref&amp;gt;Maitre Charles Lachaud qui fut l’avocat de la célèbre Mme Lafarge comme de Bazaine, est le grand-père de Marc Sangnier.&amp;lt;/ref&amp;gt; le dossier ROGER et s’est appuyé sur les journaux de l’époque. Il a aussi tenté de reconstituer la vie ultérieure du garçon de 12 ans (métier, mariage, paternités).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’affaire Hervé en résumé ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjeunant un jour (le 1er août 1856) dans un restaurant de Neuilly, avenue de la Porte Maillot, Hervé remarque un jeune garçon de 12 ans qui officie comme apprenti sommelier chez son oncle, François Botreau. Le garçon se prénomme Pierre et n’ayant pas été reconnu par son père, porte le nom de sa mère : Botreau. Le compositeur note que l’apprenti est mal vêtu, mal chaussé, qu’il travaille dur. Aussi lui propose-t-il de changer de vie en l’accueillant chez lui. Pierre Botreau accepte facilement. Son séducteur dit qu’il viendra le chercher le soir, et qu’il lui apportera des vêtements. Ce qu’il fait. L’oncle, constatant la disparition de son apprenti, va déposer plainte auprès du commissariat de police et en parle à ses amis cochers de fiacres afin de bénéficier de leur aide dans les recherches du disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé habitait boulevard Bonne Nouvelle et sa femme qui travaillait comme lingère à l’hôpital Salpêtrière logeait alors sur son lieu de travail. Le soir, le compositeur pria le garçon de venir dans son lit et entreprit ce que l’on devine et que la morale commune réprouve. Mais le garçon protesta qu’il avait mal, ce qui coupa court aux gestes du séducteur. &lt;br /&gt;
Le jour suivant, devant travailler, Hervé confia l’enfant à sa femme à l’hôpital Salpêtrière. Pierre Botreau revint deux jours plus tard boulevard Bonne Nouvelle. Alors qu’il effectuait une course pour Hervé, un cocher le reconnut : l’affaire était dès lors lancée. Le garçon dut retourner chez son oncle, alors qu’il n’en avait jamais exprimé la moindre envie…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter qu’un médecin examina physiquement le compositeur et notifia dans son rapport que le fameux signe de pédérastie active décrit par Ambroise Tardieu et auquel lui-même ne croyait pas était absent chez Hervé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de son procès, Hervé plaida l’instabilité nerveuse, les crises de folie – ce qu’accréditait déjà le titre de son opérette &#039;&#039;Le compositeur toqué&#039;&#039; (1854) et ce dont témoignera un directeur de théâtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant ses dix-huit mois de détention, Florimond Roger continua de composer sous les pseudonymes de Jules Brémond puis de Louis Heffer (tiré de ses initiales F.R.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Louis Schneider, Hervé, Charles Lecocq, coll. « Les Maîtres de l’opérette française », librairie académique Perrin et Cie, 1924&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Renée Cariven-Galharet et Dominique Ghesquiere, &#039;&#039;Hervé, un musicien paradoxal&#039;&#039;, Paris, éd. des Cendres, 1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jacques Rouchouse, Hervé, le père de l’opérette - 50 ans de Folies parisiennes, préface de Jacques Martin, éd. Michel de Maule, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Pascal Blanchet, &#039;&#039;Hervé par lui-même. Écrits du père de l&#039;opérette&#039;&#039;, Actes Sud/Palazzetto Bru Zane, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jean-Claude Féray, l’affaire Hervé in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, pp. 500-509.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19868</id>
		<title>Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19868"/>
		<updated>2020-06-02T07:55:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039; né à Houdain (Pas-de-Calais) le 30 juin 1825 et mort à Paris le 3 novembre 1892 est un compositeur français, considéré comme le père de l’opérette française au même titre que son rival Jacques Offenbach.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque son père décède, Florimond Roger n’a que dix ans, et sa mère, veuve, monte à Paris avec ses trois enfants. Elle trouve un emploi à l’église Saint-Roch. Florimond y apprend le chant et le solfège comme choriste. Il n’est pas impossible qu’il y ait connu intimement, à 12 ans, le chanteur d’opéra Alexis Dupont (47 ans) qui officiait alors comme maître de chant à l’église Saint-Roch&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray – L’affaire Hervé (1856) in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, p. 507.&amp;lt;/ref&amp;gt; et qui sera condamné en 1856 pour une affaire de mœurs avec des filles mineures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Florimond continue son apprentissage de la musique au conservatoire avec Esprit Auber. Il trouve ensuite une fonction comme organiste et commence à rédiger des opérettes sous le pseudonyme d’Hervé. Il a également enseigné le chant à des aliénés de Bicêtre et de la Salpêtrière, ce qui fait que certains biographes l’ont décrit (à tort) comme l’introducteur de la musicothérapie en psychiatrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les succès de ses opérettes s’enchaînent, il devient chef d’orchestre, dirige un café-concert (&#039;&#039;les Folies Concertantes&#039;&#039;) et par la suite une salle de spectacle : &#039;&#039;les Folies Nouvelles&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marié, et père de quatre enfants élevés en pension, le compositeur Hervé détourne un jeune garçon de 12 ans et tente de le séduire : c’est l’affaire Hervé qui fissure sa carrière : condamné à 3 ans de détention lors d’un procès jugé à huis-clos, il sort de prison au bout de 18 mois et tente de reprendre une place dans un domaine où Jacques Offenbach triomphe déjà. Il y parvient peu à peu et remporte de grands succès coup sur coup avec &#039;&#039;L’œil crevé&#039;&#039; (1867), &#039;&#039;Chilpéric&#039;&#039; (1868) et &#039;&#039;Le petit Faust&#039;&#039; (1869). Il se produit en province et dans la capitale, voyage beaucoup, et ses succès ne faiblissent pas, jusqu’à &#039;&#039;Mam’zelle Nitouche&#039;&#039; (1883) son opérette sans doute la plus célèbre inspirée de sa propre vie et dont on a tiré un film interprété notamment par Fernandel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1886, il s’installe à Londres et l’un de ses biographes, Dominique Ghesquiere, découvre qu’Hervé s’y marie sans avoir divorcé de sa première femme, ce qui fait de lui un bigame.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il rentre en France en 1892, peu de temps avant de mourir, le 3 novembre 1892.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une affaire de mœurs que ses biographes s’efforce d’escamoter ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la thèse en musicologie du Québécois Pascal Blanchet, qui a publié le compte rendu avant huis-clos du procès par &#039;&#039;La Gazette des Tribunaux&#039;&#039; tout en émettant un doute sur la culpabilité d’Hervé&amp;lt;ref&amp;gt;Pascal Blanchet – La contribution de Florimond Roger, dit Hervé au développement de l’opérette (1848-1870). Thèse de l’université de Montréal pour l’obtention du Ph. D. en musicologie, août 2010, pp. 309-318.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tous les biographes du compositeur avaient balayé avec désinvolture l’affaire Hervé. Il est vrai que l’intéressé lui-même avait tenté, au tout début du récit des faits par la presse, d’opposer « un démenti formel à ces infâmes accusations. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de rédiger un compte-rendu de cette affaire, Jean-Claude Féray a déniché dans les archives de l’avocat Charles Lachaud conservées à l’Institut Marc Sangnier&amp;lt;ref&amp;gt;Maitre Charles Lachaud qui fut l’avocat de la célèbre Mme Lafarge comme de Bazaine, est le grand-père de Marc Sangnier.&amp;lt;/ref&amp;gt; le dossier ROGER et s’est appuyé sur les journaux de l’époque. Il a aussi tenté de reconstituer la vie ultérieure du garçon de 12 ans (métier, mariage, paternités).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’affaire Hervé en résumé ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjeunant un jour (le 1er août 1856) dans un restaurant de Neuilly, avenue de la Porte Maillot, Hervé remarque un jeune garçon de 12 ans qui officie comme apprenti sommelier chez son oncle, François Botreau. Le garçon se prénomme Pierre et n’ayant pas été reconnu par son père, porte le nom de sa mère : Botreau. Le compositeur note que l’apprenti est mal vêtu, mal chaussé, qu’il travaille dur. Aussi lui propose-t-il de changer de vie en l’accueillant chez lui. Pierre Botreau accepte facilement. Son séducteur dit qu’il viendra le chercher le soir, et qu’il lui apportera des vêtements. Ce qu’il fait. L’oncle, constatant la disparition de son apprenti, va déposer plainte auprès du commissariat de police et en parle à ses amis cochers de fiacres afin de bénéficier de leur aide dans les recherches du disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé habitait boulevard Bonne Nouvelle et sa femme qui travaillait comme lingère à l’hôpital Salpêtrière logeait alors sur son lieu de travail. Le soir, le compositeur pria le garçon de venir dans son lit et entreprit ce que l’on devine et que la morale commune réprouve. Mais le garçon protesta qu’il avait mal, ce qui coupa court aux gestes du séducteur. &lt;br /&gt;
Le jour suivant, devant travailler, Hervé confia l’enfant à sa femme à l’hôpital Salpêtrière. Pierre Botreau revint deux jours plus tard boulevard Bonne Nouvelle. Alors qu’il effectuait une course pour Hervé, un cocher le reconnut : l’affaire était dès lors lancée. Le garçon dut retourner chez son oncle, alors qu’il n’en avait jamais exprimé la moindre envie…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter qu’un médecin examina physiquement le compositeur et notifia dans son rapport que le fameux signe de pédérastie active décrit par Ambroise Tardieu et auquel lui-même ne croyait pas était absent chez Hervé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de son procès, Hervé plaida l’instabilité nerveuse, les crises de folie – ce qu’accréditait déjà le titre de son opérette &#039;&#039;Le compositeur toqué&#039;&#039; et ce dont témoignera un directeur de théâtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant ses dix-huit mois de détention, Florimond Roger continua de composer sous les pseudonymes de Jules Brémond puis de Louis Heffer (tiré de ses initiales F.R.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Louis Schneider, Hervé, Charles Lecocq, coll. « Les Maîtres de l’opérette française », librairie académique Perrin et Cie, 1924&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Renée Cariven-Galharet et Dominique Ghesquiere, &#039;&#039;Hervé, un musicien paradoxal&#039;&#039;, Paris, éd. des Cendres, 1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jacques Rouchouse, Hervé, le père de l’opérette - 50 ans de Folies parisiennes, préface de Jacques Martin, éd. Michel de Maule, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Pascal Blanchet, &#039;&#039;Hervé par lui-même. Écrits du père de l&#039;opérette&#039;&#039;, Actes Sud/Palazzetto Bru Zane, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jean-Claude Féray, l’affaire Hervé in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, pp. 500-509.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19867</id>
		<title>Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19867"/>
		<updated>2020-06-02T07:53:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039; né à Houdain (Pas-de-Calais) le 30 juin 1825 et mort à Paris le 3 novembre 1892 est un compositeur français, considéré comme le père de l’opérette française au même titre que son rival Jacques Offenbach.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque son père décède, Florimond Roger n’a que dix ans, et sa mère, veuve, monte à Paris avec ses trois enfants. Elle trouve un emploi à l’église Saint-Roch. Florimond y apprend le chant et le solfège comme choriste. Il n’est pas impossible qu’il y ait connu intimement, à 12 ans, le chanteur d’opéra Alexis Dupont (47 ans) qui officiait alors comme maître de chant à l’église Saint-Roch&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray – L’affaire Hervé (1856) in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, p. 507.&amp;lt;/ref&amp;gt; et qui sera condamné en 1856 pour une affaire de mœurs avec des filles mineures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Florimond continue son apprentissage de la musique au conservatoire avec Esprit Auber. Il trouve ensuite une fonction comme organiste et commence à rédiger des opérettes sous le pseudonyme d’Hervé. Il a également enseigné le chant à des aliénés de Bicêtre et de la Salpêtrière, ce qui fait que certains biographes l’ont décrit (à tort) comme l’introducteur de la musicothérapie en psychiatrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les succès de ses opérettes s’enchaînent, il devient chef d’orchestre, dirige un café-concert (&#039;&#039;les Folies Concertantes&#039;&#039;) et par la suite une salle de spectacle : &#039;&#039;les Folies Nouvelles&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marié, et père de quatre enfants élevés en pension, le compositeur Hervé détourne un jeune garçon de 12 ans et tente de le séduire : c’est l’affaire Hervé qui fissure sa carrière : condamné à 3 ans de détention lors d’un procès jugé à huis-clos, il sort de prison au bout de 18 mois et tente de reprendre une place dans un domaine où Jacques Offenbach triomphe déjà. Il y parvient peu à peu et remporte de grands succès coup sur coup avec &#039;&#039;L’œil crevé&#039;&#039; (1867), &#039;&#039;Chilpéric&#039;&#039; (1868) et &#039;&#039;Le petit Faust&#039;&#039; (1869). Il se produit en province et dans la capitale, voyage beaucoup, et ses succès ne faiblissent pas, jusqu’à &#039;&#039;Mam’zelle Nitouche&#039;&#039; (1883) son opérette sans doute la plus célèbre inspirée de sa propre vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1886, il s’installe à Londres et l’un de ses biographes, Dominique Ghesquiere, découvre qu’Hervé s’y marie sans avoir divorcé de sa première femme, ce qui fait de lui un bigame.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il rentre en France en 1892, peu de temps avant de mourir, le 3 novembre 1892.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une affaire de mœurs que ses biographes s’efforce d’escamoter ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la thèse en musicologie du Québécois Pascal Blanchet, qui a publié le compte rendu avant huis-clos du procès par &#039;&#039;La Gazette des Tribunaux&#039;&#039; tout en émettant un doute sur la culpabilité d’Hervé&amp;lt;ref&amp;gt;Pascal Blanchet – La contribution de Florimond Roger, dit Hervé au développement de l’opérette (1848-1870). Thèse de l’université de Montréal pour l’obtention du Ph. D. en musicologie, août 2010, pp. 309-318.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tous les biographes du compositeur avaient balayé avec désinvolture l’affaire Hervé. Il est vrai que l’intéressé lui-même avait tenté, au tout début du récit des faits par la presse, d’opposer « un démenti formel à ces infâmes accusations. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de rédiger un compte-rendu de cette affaire, Jean-Claude Féray a déniché dans les archives de l’avocat Charles Lachaud conservées à l’Institut Marc Sangnier&amp;lt;ref&amp;gt;Maitre Charles Lachaud qui fut l’avocat de la célèbre Mme Lafarge comme de Bazaine, est le grand-père de Marc Sangnier.&amp;lt;/ref&amp;gt; le dossier ROGER et s’est appuyé sur les journaux de l’époque. Il a aussi tenté de reconstituer la vie ultérieure du garçon de 12 ans (métier, mariage, paternités).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’affaire Hervé en résumé ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjeunant un jour (le 1er août 1856) dans un restaurant de Neuilly, avenue de la Porte Maillot, Hervé remarque un jeune garçon de 12 ans qui officie comme apprenti sommelier chez son oncle, François Botreau. Le garçon se prénomme Pierre et n’ayant pas été reconnu par son père, porte le nom de sa mère : Botreau. Le compositeur note que l’apprenti est mal vêtu, mal chaussé, qu’il travaille dur. Aussi lui propose-t-il de changer de vie en l’accueillant chez lui. Pierre Botreau accepte facilement. Son séducteur dit qu’il viendra le chercher le soir, et qu’il lui apportera des vêtements. Ce qu’il fait. L’oncle, constatant la disparition de son apprenti, va déposer plainte auprès du commissariat de police et en parle à ses amis cochers de fiacres afin de bénéficier de leur aide dans les recherches du disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé habitait boulevard Bonne Nouvelle et sa femme qui travaillait comme lingère à l’hôpital Salpêtrière logeait alors sur son lieu de travail. Le soir, le compositeur pria le garçon de venir dans son lit et entreprit ce que l’on devine et que la morale commune réprouve. Mais le garçon protesta qu’il avait mal, ce qui coupa court aux gestes du séducteur. &lt;br /&gt;
Le jour suivant, devant travailler, Hervé confia l’enfant à sa femme à l’hôpital Salpêtrière. Pierre Botreau revint deux jours plus tard boulevard Bonne Nouvelle. Alors qu’il effectuait une course pour Hervé, un cocher le reconnut : l’affaire était dès lors lancée. Le garçon dut retourner chez son oncle, alors qu’il n’en avait jamais exprimé la moindre envie…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter qu’un médecin examina physiquement le compositeur et notifia dans son rapport que le fameux signe de pédérastie active décrit par Ambroise Tardieu et auquel lui-même ne croyait pas était absent chez Hervé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de son procès, Hervé plaida l’instabilité nerveuse, les crises de folie – ce qu’accréditait déjà le titre de son opérette &#039;&#039;Le compositeur toqué&#039;&#039; et ce dont témoignera un directeur de théâtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant ses dix-huit mois de détention, Florimond Roger continua de composer sous les pseudonymes de Jules Brémond puis de Louis Heffer (tiré de ses initiales F.R.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Louis Schneider, Hervé, Charles Lecocq, coll. « Les Maîtres de l’opérette française », librairie académique Perrin et Cie, 1924&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Renée Cariven-Galharet et Dominique Ghesquiere, &#039;&#039;Hervé, un musicien paradoxal&#039;&#039;, Paris, éd. des Cendres, 1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jacques Rouchouse, Hervé, le père de l’opérette - 50 ans de Folies parisiennes, préface de Jacques Martin, éd. Michel de Maule, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Pascal Blanchet, &#039;&#039;Hervé par lui-même. Écrits du père de l&#039;opérette&#039;&#039;, Actes Sud/Palazzetto Bru Zane, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jean-Claude Féray, l’affaire Hervé in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, pp. 500-509.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19866</id>
		<title>Hervé (musicien)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19866"/>
		<updated>2020-06-02T07:52:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039; né à Houdain (Pas-de-Calais) le 30 juin 1825 et mort à Paris le 3 novembre 1892 est un compositeur français, considéré comme le père de l’opérette française au même titre que son rival Jacques Offenbach.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque son père décède, Florimond Roger n’a que dix ans, et sa mère, veuve, monte à Paris avec ses trois enfants. Elle trouve un emploi à l’église Saint-Roch. Florimond y apprend le chant et le solfège comme choriste. Il n’est pas impossible qu’il y ait connu intimement, à 12 ans, le chanteur d’opéra Alexis Dupont (47 ans) qui officiait alors comme maître de chant à l’église Saint-Roch&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray – L’affaire Hervé (1856) in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, p. 507.&amp;lt;/ref&amp;gt; et qui sera condamné en 1856 pour une affaire de mœurs avec des filles mineures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Florimond continue son apprentissage de la musique au conservatoire avec Esprit Auber. Il trouve ensuite une fonction comme organiste et commence à rédiger des opérettes sous le pseudonyme d’Hervé. Il a également enseigné le chant à des aliénés de Bicêtre et de la Salpêtrière, ce qui fait que certains biographes l’ont décrit (à tort) comme l’introducteur de la musicothérapie en psychiatrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les succès de ses opérettes s’enchaînent, il devient chef d’orchestre, dirige un café-concert (&#039;&#039;les Folies Concertantes&#039;&#039;) et par la suite une salle de spectacle : &#039;&#039;les Folies Nouvelles&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marié, et père de quatre enfants élevés en pension, le compositeur Hervé détourne un jeune garçon de 12 ans et tente de le séduire : c’est l’affaire Hervé qui fissure sa carrière : condamné à 3 ans de détention lors d’un procès jugé en huis-clos, il sort de prison au bout de 18 mois et tente de reprendre une place dans un domaine où Jacques Offenbach triomphe déjà. Il y parvient peu à peu et remporte de grands succès coup sur coup avec &#039;&#039;L’œil crevé&#039;&#039; (1867), &#039;&#039;Chilpéric&#039;&#039; (1868) et &#039;&#039;Le petit Faust&#039;&#039; (1869). Il se produit en province et dans la capitale, voyage beaucoup, et ses succès ne faiblissent pas, jusqu’à &#039;&#039;Mam’zelle Nitouche&#039;&#039; (1883) son opérette sans doute la plus célèbre inspirée de sa propre vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1886, il s’installe à Londres et l’un de ses biographes, Dominique Ghesquiere, découvre qu’Hervé s’y marie sans avoir divorcé de sa première femme, ce qui fait de lui un bigame.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il rentre en France en 1892, peu de temps avant de mourir, le 3 novembre 1892.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une affaire de mœurs que ses biographes s’efforce d’escamoter ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la thèse en musicologie du Québécois Pascal Blanchet, qui a publié le compte rendu avant huis-clos du procès par &#039;&#039;La Gazette des Tribunaux&#039;&#039; tout en émettant un doute sur la culpabilité d’Hervé&amp;lt;ref&amp;gt;Pascal Blanchet – La contribution de Florimond Roger, dit Hervé au développement de l’opérette (1848-1870). Thèse de l’université de Montréal pour l’obtention du Ph. D. en musicologie, août 2010, pp. 309-318.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tous les biographes du compositeur avaient balayé avec désinvolture l’affaire Hervé. Il est vrai que l’intéressé lui-même avait tenté, au tout début du récit des faits par la presse, d’opposer « un démenti formel à ces infâmes accusations. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de rédiger un compte-rendu de cette affaire, Jean-Claude Féray a déniché dans les archives de l’avocat Charles Lachaud conservées à l’Institut Marc Sangnier&amp;lt;ref&amp;gt;Maitre Charles Lachaud qui fut l’avocat de la célèbre Mme Lafarge comme de Bazaine, est le grand-père de Marc Sangnier.&amp;lt;/ref&amp;gt; le dossier ROGER et s’est appuyé sur les journaux de l’époque. Il a aussi tenté de reconstituer la vie ultérieure du garçon de 12 ans (métier, mariage, paternités).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’affaire Hervé en résumé ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjeunant un jour (le 1er août 1856) dans un restaurant de Neuilly, avenue de la Porte Maillot, Hervé remarque un jeune garçon de 12 ans qui officie comme apprenti sommelier chez son oncle, François Botreau. Le garçon se prénomme Pierre et n’ayant pas été reconnu par son père, porte le nom de sa mère : Botreau. Le compositeur note que l’apprenti est mal vêtu, mal chaussé, qu’il travaille dur. Aussi lui propose-t-il de changer de vie en l’accueillant chez lui. Pierre Botreau accepte facilement. Son séducteur dit qu’il viendra le chercher le soir, et qu’il lui apportera des vêtements. Ce qu’il fait. L’oncle, constatant la disparition de son apprenti, va déposer plainte auprès du commissariat de police et en parle à ses amis cochers de fiacres afin de bénéficier de leur aide dans les recherches du disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé habitait boulevard Bonne Nouvelle et sa femme qui travaillait comme lingère à l’hôpital Salpêtrière logeait alors sur son lieu de travail. Le soir, le compositeur pria le garçon de venir dans son lit et entreprit ce que l’on devine et que la morale commune réprouve. Mais le garçon protesta qu’il avait mal, ce qui coupa court aux gestes du séducteur. &lt;br /&gt;
Le jour suivant, devant travailler, Hervé confia l’enfant à sa femme à l’hôpital Salpêtrière. Pierre Botreau revint deux jours plus tard boulevard Bonne Nouvelle. Alors qu’il effectuait une course pour Hervé, un cocher le reconnut : l’affaire était dès lors lancée. Le garçon dut retourner chez son oncle, alors qu’il n’en avait jamais exprimé la moindre envie…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter qu’un médecin examina physiquement le compositeur et notifia dans son rapport que le fameux signe de pédérastie active décrit par Ambroise Tardieu et auquel lui-même ne croyait pas était absent chez Hervé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de son procès, Hervé plaida l’instabilité nerveuse, les crises de folie – ce qu’accréditait déjà le titre de son opérette &#039;&#039;Le compositeur toqué&#039;&#039; et ce dont témoignera un directeur de théâtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant ses dix-huit mois de détention, Florimond Roger continua de composer sous les pseudonymes de Jules Brémond puis de Louis Heffer (tiré de ses initiales F.R.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Louis Schneider, Hervé, Charles Lecocq, coll. « Les Maîtres de l’opérette française », librairie académique Perrin et Cie, 1924&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Renée Cariven-Galharet et Dominique Ghesquiere, &#039;&#039;Hervé, un musicien paradoxal&#039;&#039;, Paris, éd. des Cendres, 1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jacques Rouchouse, Hervé, le père de l’opérette - 50 ans de Folies parisiennes, préface de Jacques Martin, éd. Michel de Maule, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Pascal Blanchet, &#039;&#039;Hervé par lui-même. Écrits du père de l&#039;opérette&#039;&#039;, Actes Sud/Palazzetto Bru Zane, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jean-Claude Féray, l’affaire Hervé in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, pp. 500-509.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Herv%C3%A9_(musicien)&amp;diff=19865</id>
		<title>Hervé (musicien)</title>
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		<updated>2020-06-02T05:02:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Page créée avec « &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Florimond Roger dit Hervé&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; né à Houdain (Pas-de-Calais) le 30 juin 1825 et mort à Paris le 3 novembre 1892 est un compositeur français, considéré par certains... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Florimond Roger dit Hervé&#039;&#039;&#039; né à Houdain (Pas-de-Calais) le 30 juin 1825 et mort à Paris le 3 novembre 1892 est un compositeur français, considéré par certains biographes comme le père de l’opérette française au même titre que son rival Jacques Offenbach.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque son père décède, Florimond Roger n’a que dix ans, et sa mère, veuve, monte à Paris avec ses trois enfants. Elle trouve un emploi à l’église Saint-Roch. Florimond y apprend le chant et le solfège comme choriste. Il n’est pas impossible qu’il y ait connu intimement, à 12 ans, le chanteur d’opéra Alexis Dupont (47 ans) qui officiait alors comme maître de chant à l’église Saint-Roch&amp;lt;ref&amp;gt;Jean-Claude Féray – L’affaire Hervé (1856) in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, p. 507.&amp;lt;/ref&amp;gt; et qui sera condamné en 1856 pour une affaire de mœurs avec des filles mineures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Florimond continue son apprentissage de la musique au conservatoire avec Esprit Auber. Il trouve ensuite une fonction comme organiste et commence à rédiger des opérettes sous le pseudonyme d’Hervé. Il a également enseigné le chant à des aliénés de Bicêtre et de la Salpêtrière, ce qui fait que certains biographes l’ont décrit (à tort) comme l’introducteur de la musicothérapie en psychiatrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les succès de ses opérettes s’enchaînent, il devient chef d’orchestre, dirige un café-concert (&#039;&#039;les Folies Concertantes&#039;&#039;) et par la suite une salle de spectacle : &#039;&#039;les Folies Nouvelles&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marié, et père de quatre enfants élevés en pension, le compositeur Hervé détourne un jeune garçon de 12 ans et tente de le séduire : c’est l’affaire Hervé qui fissure sa carrière : condamné à 3 ans de détention lors d’un procès jugé en huis-clos, il sort de prison au bout de 18 mois et tente de reprendre une place dans un domaine où Jacques Offenbach triomphe déjà. Il y parvient peu à peu et remporte de grands succès coup sur coup avec &#039;&#039;L’œil crevé&#039;&#039; (1867), &#039;&#039;Chilpéric&#039;&#039; (1868) et &#039;&#039;Le petit Faust&#039;&#039; (1869). Il se produit en province et dans la capitale, voyage beaucoup, et ses succès ne faiblissent pas, jusqu’à &#039;&#039;Mam’zelle Nitouche&#039;&#039; (1883) son opérette sans doute la plus célèbre inspirée de sa propre vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1886, il s’installe à Londres et l’un de ses biographes, Dominique Ghesquiere, découvre qu’Hervé s’y marie sans avoir divorcé de sa première femme, ce qui fait de lui un bigame.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il rentre en France en 1892, peu de temps avant de mourir, le 3 novembre 1892.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une affaire de mœurs que ses biographes s’efforce d’escamoter ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la thèse en musicologie du Québécois Pascal Blanchet, qui a publié le compte rendu avant huis-clos du procès par &#039;&#039;La Gazette des Tribunaux&#039;&#039; tout en émettant un doute sur la culpabilité d’Hervé&amp;lt;ref&amp;gt;Pascal Blanchet – La contribution de Florimond Roger, dit Hervé au développement de l’opérette (1848-1870). Thèse de l’université de Montréal pour l’obtention du Ph. D. en musicologie, août 2010, pp. 309-318.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tous les biographes du compositeur avaient balayé avec désinvolture l’affaire Hervé. Il est vrai que l’intéressé lui-même avait tenté, au tout début du récit des faits par la presse, d’opposer « un démenti formel à ces infâmes accusations. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de rédiger un compte-rendu de cette affaire, Jean-Claude Féray a déniché dans les archives de l’avocat Charles Lachaud conservées à l’Institut Marc Sangnier&amp;lt;ref&amp;gt;Maitre Charles Lachaud qui fut l’avocat de la célèbre Mme Lafarge comme de Bazaine, est le grand-père de Marc Sangnier.&amp;lt;/ref&amp;gt; le dossier ROGER et s’est appuyé sur les journaux de l’époque. Il a aussi tenté de reconstituer la vie ultérieure du garçon de 12 ans (métier, mariage, paternités).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’affaire Hervé en résumé ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjeunant un jour (le 1er août 1856) dans un restaurant de Neuilly, avenue de la Porte Maillot, Hervé remarque un jeune garçon de 12 ans qui officie comme apprenti sommelier chez son oncle, François Botreau. Le garçon se prénomme Pierre et n’ayant pas été reconnu par son père, porte le nom de sa mère : Botreau. Le compositeur note que l’apprenti est mal vêtu, mal chaussé, qu’il travaille dur. Aussi lui propose-t-il de changer de vie en l’accueillant chez lui. Pierre Botreau accepte facilement. Son séducteur dit qu’il viendra le chercher le soir, et qu’il lui apportera des vêtements. Ce qu’il fait. L’oncle, constatant la disparition de son apprenti, va déposer plainte auprès du commissariat de police et en parle à ses amis cochers de fiacres afin de bénéficier de leur aide dans les recherches du disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hervé habitait boulevard Bonne Nouvelle et sa femme qui travaillait comme lingère à l’hôpital Salpêtrière logeait alors sur son lieu de travail. Le soir, le compositeur pria le garçon de venir dans son lit et entreprit ce que l’on devine et que la morale commune réprouve. Mais le garçon protesta qu’il avait mal, ce qui coupa court aux gestes du séducteur. &lt;br /&gt;
Le jour suivant, devant travailler, Hervé confia l’enfant à sa femme à l’hôpital Salpêtrière. Pierre Botreau revint deux jours plus tard boulevard Bonne Nouvelle. Alors qu’il effectuait une course pour Hervé, un cocher le reconnut : l’affaire était dès lors lancée. Le garçon dut retourner chez son oncle, alors qu’il n’en avait jamais exprimé la moindre envie…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter qu’un médecin examina physiquement le compositeur et notifia dans son rapport que le fameux signe de pédérastie active décrit par Ambroise Tardieu et auquel lui-même ne croyait pas était absent chez Hervé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de son procès, Hervé plaida l’instabilité nerveuse, les crises de folie – ce qu’accréditait déjà le titre de son opérette &#039;&#039;Le compositeur toqué&#039;&#039; et ce dont témoignera un directeur de théâtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant ses dix-huit mois de détention, Florimond Roger continua de composer sous les pseudonymes de Jules Brémond puis de Louis Heffer (tiré de ses initiales F.R.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Louis Schneider, Hervé, Charles Lecocq, coll. « Les Maîtres de l’opérette française », librairie académique Perrin et Cie, 1924&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Renée Cariven-Galharet et Dominique Ghesquiere, &#039;&#039;Hervé, un musicien paradoxal&#039;&#039;, Paris, éd. des Cendres, 1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jacques Rouchouse, Hervé, le père de l’opérette - 50 ans de Folies parisiennes, préface de Jacques Martin, éd. Michel de Maule, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Pascal Blanchet, &#039;&#039;Hervé par lui-même. Écrits du père de l&#039;opérette&#039;&#039;, Actes Sud/Palazzetto Bru Zane, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•	Jean-Claude Féray, l’affaire Hervé in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, pp. 500-509.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion_R%C3%A9f%C3%A9rence:Geri,_ou_Un_premier_amour/Geri_%E2%80%93_Amistades_Particulares,_2020&amp;diff=19864</id>
		<title>Discussion Référence:Geri, ou Un premier amour/Geri – Amistades Particulares, 2020</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion_R%C3%A9f%C3%A9rence:Geri,_ou_Un_premier_amour/Geri_%E2%80%93_Amistades_Particulares,_2020&amp;diff=19864"/>
		<updated>2020-06-01T16:51:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Voyez comme les choses sont compliquées dès lors que l&#039;on s&#039;efforce de se montrer pointilleux et honnête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, le titre donné à cette traduction suggère que le traducteur est parti de la nouvelle de Louis Beysson.&lt;br /&gt;
Or, mon petit doigt me dit que le traducteur est parti de l&#039;édition Quintes-feuilles, plus facile à se procurer... via Amazon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien sûr, il resterait à le vérifier, ce que je me propose de faire à la condition de pouvoir me procurer l&#039;ouvrage traduit. Malheureusement, Amazon l&#039;annonce &amp;quot;non disponible&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le même traducteur a donné une version de Dédé... celle de Quintes-feuilles encore, qui comporte un panachage des deux versions de ce roman d&#039;Achille Essebac.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 30 mai 2020 à 14:36 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ajoute que le titre de la version espagnole est &#039;&#039;Geri, un primer amor. Amistades Particulares.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 30 mai 2020 à 14:41 (UTC)&lt;br /&gt;
:Si l’hégémonique Amazon (grâce auquel tous les éditeurs et libraires européens auront sans doute disparu dans quelques décennies) vous prive du &#039;&#039;Geri&#039;&#039; espagnol, on ne peut que vous souhaiter un agréable voyage à Madrid pour en acheter un exemplaire — là où les &#039;&#039;chicos&#039;&#039; de treize ans sont nettement plus accessibles qu’en France...&lt;br /&gt;
:Mais on peut également en commander directement (des exemplaires, pas des &#039;&#039;chicos&#039;&#039;) via cette page :&lt;br /&gt;
:https://amistadesparticulares.com/paginas/envio_correo.htm&lt;br /&gt;
:Quant au titre que vous indiquez, j’en suis surpris. La référence la plus complète que j’aie trouvée est celle de l’éditeur, qui n’indique pas d’autre titre que &#039;&#039;Geri&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:https://amistadesparticulares.com/paginas/Titulos/Geri.htm&lt;br /&gt;
:Mais il ne montre que la couverture du livre (or, en bonne catalographie, c’est la page de titre qui fait foi). Donc, si vous avez une autre source, elle sera bienvenue.&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 31 mai 2020 à 23:09 (UTC)&lt;br /&gt;
::Merci pour vos conseils de déplacement à Madrid, mais pour l’instant non seulement les voyages hors de France sont interdits, mais l’Espagne a de plus fermé ses frontières.&lt;br /&gt;
::Pour l’autre source, c’est celle qui s’affiche sur une page d’Amazon lorsqu’on tape le nom du traducteur dans un moteur de recherche :&lt;br /&gt;
::https://www.amazon.fr/s?i=english-books&amp;amp;rh=p_27%3AAugusto+F.+Prieto&amp;amp;s=relevancerank&amp;amp;text=Augusto+F.+Prieto&amp;amp;ref=dp_byline_sr_book_2&lt;br /&gt;
::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 1 juin 2020 à 03:12 (UTC)&lt;br /&gt;
:::Les passeurs montagnards et les contrebandiers ont longtemps été les petits métiers les plus florissants entre la France et l’Espagne (peut-être même des &#039;&#039;chicos&#039;&#039; s’y employaient-ils...). Ce joli temps serait-il définitivement terminé ?&lt;br /&gt;
:::Le lien vers Amazon donne en effet des indications légèrement différentes du site de l’éditeur. À commencer par son nom : &#039;&#039;&#039;Asociación Cultural Amistades Particulares, Libros Libres&#039;&#039;&#039; au lieu du plus simple &#039;&#039;&#039;Amistades Particulares&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:::Pour le titre, si ces précisions sont exactes (c’est-à-dire recopiées de la page de titre), il se composerait d’un titre et d’un sous-titre — ce qui doit s’exprimer ainsi : &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Geri : un primer amor&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;. Ce n’est donc plus la forme française, composée d’un titre principal et d’un titre alternatif, reliés par &#039;&#039;ou&#039;&#039; : &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:::Il va sans dire que de telles différences sont fréquentes entre un original et ses traductions.&lt;br /&gt;
:::Faut-il en définitive se fier à l’éditeur espagnol, ou au vendeur états-unien ? Faute d’avoir eu un exemplaire en main, je reste perplexe...&lt;br /&gt;
:::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 1 juin 2020 à 12:36 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je vais essayer de me procurer un exemplaire de la traduction. J&#039;interviendrai à nouveau si j&#039;y parviens.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 1 juin 2020 à 16:51 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19862</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19862"/>
		<updated>2020-06-01T11:15:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Auguste Jean-Marie Bachelot de la Pilaye&#039;&#039;&#039; est un naturaliste français né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 25 mai 1786 et mort à Marseille le 12 octobre 1856.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à Paris, il suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes garçons et les adolescents le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue. &lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie tout en y découvrant des zones d’ombre. Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista de la biographie de Bachelot de la Pilaye qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;l’Intermédiaire des Chercheurs et des curieux&#039;&#039; en 1934 reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe faisant étant d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tenta ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de la Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua lui, un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de la Pylaie ne trouva qu’une période d’inactivité en 1839 qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de la Pilaye en Vendée, en 1831, durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre mort trop jeune de tuberculose qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de &amp;quot;Pylaye&amp;quot; avec la précision : « (de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°12. En 1843, il demeurait rue Richelieu, n°26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignement à la police de Paris. C’est la première division qui a fait la réponse (2 septembre 1852)&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;[Préfecture de police et Jean-Claude Féray] – &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;. Quintes-feuilles, 2012, p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en 1871. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « pédés » de la préfecture de police à poursuivre son enquête dans les archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d&#039;écrou, Dossier de procédure, Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre 1852 apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de la Pilaye et révélaient aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de St-Jean des Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de 13 ans, alors au service de Bachelot de la Pylaie, au sujet des bruits qui courraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « &#039;&#039;avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête&#039;&#039; ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bachelot de la Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le 30 juillet 1852. Le procureur recueillit non seulement les témoignages des adolescents âgés de 15 à 17 ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur qui avait été recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de la Pilaye « &#039;&#039;a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et 200 francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de la Pilaye cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac, à Marseille le 12 octobre 1856, à l’âge de 70 ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot -Bachelot de la Pylaie (1786-1856)&#039;&#039;Mémoires de la Société d&#039;archéologie et d&#039;Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marcel Baudouin Dr - &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la première heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;. Impr. P. Saffray. 1936.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ch. Boyer - Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856). &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l&#039;Ain&#039;&#039; (1938)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Colonel G. Gillot - Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur. &#039;&#039;Mémoires de la Société d&#039;archéologie et d&#039;Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 [Lire en ligne : https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf] et 1932 vol. 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jean-Claude Féray - Bachelot de la Pylaie Jean-Marie Auguste. in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie Dictionnaire, pp. 178-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19861</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
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		<updated>2020-06-01T08:17:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : ponctuation et orthographe&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Auguste Jean-Marie Bachelot de la Pilaye&#039;&#039;&#039; est un naturaliste français né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 25 mai 1786 et mort à Marseille le 12 octobre 1856.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à Paris, il suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes garçons et les adolescents le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue. &lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie tout en y découvrant des zones d’ombre. Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista de la biographie de Bachelot de la Pilaye qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;l’Intermédiaire des Chercheurs et des curieux&#039;&#039; en 1934 reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe faisant étant d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tentera ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de la Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua lui, un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de la Pylaie ne trouva qu’une période d’inactivité en 1839 qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de la Pilaye en Vendée, en 1831, durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre mort trop jeune qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de Pylaye avec la précision : « (de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°12. En 1843, il demeurait rue Richelieu, n°26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignement à la police de Paris. C’est la première division qui a fait la réponse (2 septembre 1852)&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;[Préfecture de police et Jean-Claude Féray] – &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;. Quintes-feuilles, 2012, p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en 1871. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « pédés » de la préfecture de police à poursuivre son enquête dans archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d&#039;écrou, Dossier de procédure, Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre 1852 apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de la Pilaye et révélaient aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de St-Jean des Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de 13 ans, alors au service de Bachelot de la Pylaie, au sujet des bruits qui courraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « &#039;&#039;avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête&#039;&#039; ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bachelot de la Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le 30 juillet 1852. Le procureur recueillit non seulement les témoignages des adolescents âgés de 15 à 17 ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur qui avait été recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de la Pilaye « &#039;&#039;a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et 200 francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de la Pilaye cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac, à Marseille le 12 octobre 1856, à l’âge de 70 ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot -Bachelot de la Pylaie (1786-1856)&#039;&#039;Mémoires de la Société d&#039;archéologie et d&#039;Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marcel Baudouin Dr - &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la première heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;. Impr. P. Saffray. 1936.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ch. Boyer - Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856). &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l&#039;Ain&#039;&#039; (1938)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Colonel G. Gillot - Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur. &#039;&#039;Mémoires de la Société d&#039;archéologie et d&#039;Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 [Lire en ligne : https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf] et 1932 vol. 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jean-Claude Féray - Bachelot de la Pylaie Jean-Marie Auguste. in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie Dictionnaire, pp. 178-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19860</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
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		<updated>2020-06-01T08:07:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Création de la page&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Auguste Jean-Marie Bachelot de la Pilaye&#039;&#039;&#039; est un naturaliste français né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 25 mai 1786 et mort à Marseille le 12 octobre 1856.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à Paris, il suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes garçons et les adolescents le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue. &lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie tout en y découvrant des zones d’ombre . Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista de la biographie de Bachelot de la Pilaye qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;l’Intermédiaire des Chercheurs et des curieux&#039;&#039; en 1934 reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe faisant étant d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tentera ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de la Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua lui, un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de la Pylaie ne trouva qu’une période d’inactivité en 1839 qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de la Pilaye en Vendée, en 1831, durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre mort trop jeune qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de Pylaye avec la précision : « (de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°12. En 1843, il demeurait rue Richelieu, n°26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignement à la police de Paris. C’est la première division qui a fait la réponse (2 septembre 1852)&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;[Préfecture de police et Jean-Claude Féray] – &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;. Quintes-feuilles, 2012, p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en 1871. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « pédés » de la préfecture de police à poursuivre son enquête dans archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d&#039;écrou, Dossier de procédure,Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre 1852 apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de la Pilaye et révélaient aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de St-Jean des Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de 13 ans, alors au service de Bachelot de la Pylaie, au sujet des bruits qui courraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
Bachelot de la Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le 30 juillet 1852. Le procureur recueillit non seulement les témoignages des adolescents âgés de 15 à 17 ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur qui avait été recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de la Pilaye « a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et 200 francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de la Pilaye cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac, à Marseille le 12 octobre 1856, à l’âge de 70 ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot -Bachelot de la Pylaie (1786-1856)&#039;&#039;Mémoires de la Société d&#039;archéologie et d&#039;Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marcel Baudouin Dr - &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la prmière heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;. Impr. P. Saffray. 1936.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ch. Boyer - Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856). &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l&#039;Ain&#039;&#039; (1938)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Colonel G. Gillot - Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur. &#039;&#039;Mémoires de la Société d&#039;archéologie et d&#039;Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 [Lire en ligne : https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf] et 1932 vol. 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jean-Claude Féray - Bachelot de la Pylaie Jean-Marie Auguste. in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie Dictionnaire, pp. 178-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Jean-Marie_Bachelot_de_La_Pylaie&amp;diff=19859</id>
		<title>Jean-Marie Bachelot de La Pylaie</title>
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		<updated>2020-06-01T08:06:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Page créée avec « &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Auguste Jean-Marie Bachelot de la Pilaye&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; est un naturaliste français né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 25 mai 1786 et mort à Marseille le 12 octobre 1856.   ==... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Auguste Jean-Marie Bachelot de la Pilaye&#039;&#039;&#039; est un naturaliste français né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 25 mai 1786 et mort à Marseille le 12 octobre 1856.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des études commencées à Laval et poursuivies à Paris, il suit l’enseignement de Georges Cuvier et de Ducrotay de Bainville au Muséum national d’histoire naturelle.&lt;br /&gt;
Il attire l’attention sur lui par la très riche collection essentiellement botanique qu’il rapporte au Muséum de sa première mission d’exploration aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon et en Amérique du Nord. Il poursuit ce genre d’activité en France, dans les îles de la côte bretonne. Son intérêt pour les jeunes garçons et les adolescents le pousse à trouver des collaborateurs dans ces classes d’âge et à diversifier ses études qui s’ouvrent vers le folklore et l’anthropologie. En outre, aimant le travail sur le terrain, il étudie les mégalithes et diversifie ses sujets d’étude en se faisant géologue et archéologue. &lt;br /&gt;
Ses travaux pionniers et ses intuitions d’archéologue suscitent l’admiration des chercheurs qui commencent à s’intéresser à sa biographie tout en y découvrant des zones d’ombre . Les bruits qui circulent à son sujet passent pour des médisances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vie privée mystérieuse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années passant, il ne subsista de la biographie de Bachelot de la Pilaye qu’un élément douteux : une condamnation au bagne vers les années 1830-1835. Une question posée dans &#039;&#039;l’Intermédiaire des Chercheurs et des curieux&#039;&#039; en 1934 reçut une réponse incertaine de la part d’un futur biographe faisant étant d’une « histoire désagréable » sur laquelle son maître en botanique préfèra se taire. Ce biographe, le Dr Baudouin, tentera ensuite d’expliquer la condamnation au bagne de Bachelot de la Pylaie par ses activités politiques. Un autre biographe, Charles Boyer, évoqua lui, un viol, commis selon lui sur « une bergère » mineure.&lt;br /&gt;
Un troisième biographe, très érudit, le colonel Gaston Gillot, étudiant de manière serrée la chronologie des activités de Bachelot de la Pylaie ne trouva qu’une période d’inactivité en 1839 qu’il expliqua par de la prison pour dettes. Quant au bagne, il s’agirait, selon lui, d’une légende reposant sur une méprise : l’arrestation de Bachelot de la Pilaye en Vendée, en 1831, durant les troubles légitimistes dans cette région. Gaston Gillot voyait dans l’attachement du naturaliste pour son assistant Gustave de Bièvre mort trop jeune qu’une affection paternelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une première découverte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les registres de pédérastes tenus par la préfecture de police de Paris autour des années 1850 contiennent le nom de Pylaye avec la précision : « (de la -) le baron, ayant aussi le nom de Bachelot ». Suit cette note : «  &#039;&#039;est âgé de 66 ans, mais ne paraissant pas cet âge. C’est un savant naturaliste demeurant rue de Tournon, n°12. En 1843, il demeurait rue Richelieu, n°26 ou 28. Il avait un domestique qui lui procurait des mômes. De Raoul a été son secrétaire à la même époque. Le baron de la Pylaye a été arrêté à Clermont-Ferrand pour pédérastie et le parquet de cette ville a demandé des renseignement à la police de Paris. C’est la première division qui a fait la réponse (2 septembre 1852)&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;[Préfecture de police et Jean-Claude Féray] – &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;. Quintes-feuilles, 2012, p. 92.&amp;lt;/ref&amp;gt; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les preuves ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait que beaucoup de documents de la police parisienne (dont des dossiers de personnalités pédérastes) ont disparu lors des incendies que les insurgés de la Commune de Paris ont provoqués dans la capitale en 1871. Aussi la mention d’une affaire à Clermont-Ferrand incita-t-elle Jean-Claude Féray qui avait trouvé la mention du nom de « La Pylaye » dans le registre « pédés » de la préfecture de police à poursuivre son enquête dans archives départementales du Puy-de-Dôme (Registres d&#039;écrou, Dossier de procédure,Jugement du Tribunal). Un procès tenu devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand le 23 septembre 1852 apportait la preuve de la paidérastie de Bachelot de la Pilaye et révélaient aussi certains aspects touchants de son attachement aux jeunes garçons qu’il tentait d’éduquer voire d’en faire des collaborateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les affaires de mœurs ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’affaire jugée à Clermont-Ferrand est partie d’une dénonciation du maire de St-Jean des Ollières au procureur de la République en ces termes : « &#039;&#039;Ce monsieur, dont les apparences religieuses avaient séduit tout le clergé de ma localité, n’est autre chose qu’un vieux sodomite.&#039;&#039; » Le procureur recueillit alors de nombreux témoignages, dont celui de deux curés et de l’instituteur du village, lequel avait interrogé un jeune garçon, Jules Sambeat, âgé de 13 ans, alors au service de Bachelot de la Pylaie, au sujet des bruits qui courraient sur le naturaliste. Son témoignage apporte des détails intéressants sur les croyances de l’époque. Parmi les dépositions figure aussi celle d’une hôtelière de Bordeaux qui avait été admirative de l’intérêt manifesté par le naturaliste pour son neveu. Le témoignage de celle-ci décharge « Delapylaye » des accusations, car interrogé par elle au sujet d’un bain qu’il aurait pris dans la même baignoire que le naturaliste lors d’un voyage à Royat, le neveu déclara que « Delapylaye » « avait été très décent et qu’il ne lui avait fait aucune proposition déshonnête ». Un acte d’embauche pour ce garçon, comme assistant et en vue de sa formation comme minéralogiste, figure dans les pièces du procès.&lt;br /&gt;
Bachelot de la Pylaie, accusé d’incitation de mineurs à la débauche (article 334 du code pénal) fut écroué le 30 juillet 1852. Le procureur recueillit non seulement les témoignages des adolescents âgés de 15 à 17 ans impliqués dans la dénonciation (et plus ou moins jaloux les uns des autres), mais remonta dans la biographie de La Pylaie grâce au maire dénonciateur qui avait été recueillir le témoignage époustouflant d’une veuve de La Plagne. Le maire de Fougères fut lui-même interrogé, ainsi que la Préfecture de police de Paris. Le rapport de celle-ci attesta que Bachelot de la Pilaye « a été emprisonné à La Force le 18 mars 1830 pour outrage au mœurs et attentat public à la pudeur ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fin de carrière et fin de vie. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Condamné à huit mois d’emprisonnement et 200 francs d’amende par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche, Bachelot de la Pilaye cessa toute activité scientifique alors qu’il était toujours en possession de ses moyens intellectuels.&lt;br /&gt;
Il est mort dans « sa maison d’habitation » au 5, rue Sénac, à Marseille le 12 octobre 1856, à l’âge de 70 ans. Son testament détenait encore d’autres preuves de son attachement réel à quelques adolescents méritants&amp;lt;ref&amp;gt;Colonel G. Gillot -Bachelot de la Pylaie (1786-1856)&#039;&#039;Mémoires de la Société d&#039;archéologie et d&#039;Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31, p. 132-136&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marcel Baudouin Dr - &#039;&#039;Un grand Fougerais, préhistorien de la prmière heure : Bachelot de la Pilaie (1786-1856)&#039;&#039;. Impr. P. Saffray. 1936.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ch. Boyer - Bachelot de la Pylaie naturaliste et archéologue (1786-1856). &#039;&#039;Bulletin de la Société des Naturalistes et des Archéologues de l&#039;Ain&#039;&#039; (1938)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Colonel G. Gillot - Un Fougerais méconnu, Bachelot de la Pylaie (1786-1856) naturaliste, archéologue, préhistorien, dessinateur. &#039;&#039;Mémoires de la Société d&#039;archéologie et d&#039;Histoire de la Bretagne&#039;&#039;, 1951, vol. 31 [Lire en ligne : https://m.shabretagne.com/scripts/files/522844c1a8b190.87897945/1951_04.pdf] et 1932 vol. 32.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jean-Claude Féray - Bachelot de la Pylaie Jean-Marie Auguste. in &#039;&#039;Le Registre infamant&#039;&#039;, Quintes-feuilles, 2012, partie Dictionnaire, pp. 178-206.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion_R%C3%A9f%C3%A9rence:Geri,_ou_Un_premier_amour/Geri_%E2%80%93_Amistades_Particulares,_2020&amp;diff=19858</id>
		<title>Discussion Référence:Geri, ou Un premier amour/Geri – Amistades Particulares, 2020</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion_R%C3%A9f%C3%A9rence:Geri,_ou_Un_premier_amour/Geri_%E2%80%93_Amistades_Particulares,_2020&amp;diff=19858"/>
		<updated>2020-06-01T03:12:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : le titre en espagnol&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Voyez comme les choses sont compliquées dès lors que l&#039;on s&#039;efforce de se montrer pointilleux et honnête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, le titre donné à cette traduction suggère que le traducteur est parti de la nouvelle de Louis Beysson.&lt;br /&gt;
Or, mon petit doigt me dit que le traducteur est parti de l&#039;édition Quintes-feuilles, plus facile à se procurer... via Amazon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien sûr, il resterait à le vérifier, ce que je me propose de faire à la condition de pouvoir me procurer l&#039;ouvrage traduit. Malheureusement, Amazon l&#039;annonce &amp;quot;non disponible&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le même traducteur a donné une version de Dédé... celle de Quintes-feuilles encore, qui comporte un panachage des deux versions de ce roman d&#039;Achille Essebac.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 30 mai 2020 à 14:36 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ajoute que le titre de la version espagnole est &#039;&#039;Geri, un primer amor. Amistades Particulares.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 30 mai 2020 à 14:41 (UTC)&lt;br /&gt;
:Si l’hégémonique Amazon (grâce auquel tous les éditeurs et libraires européens auront sans doute disparu dans quelques décennies) vous prive du &#039;&#039;Geri&#039;&#039; espagnol, on ne peut que vous souhaiter un agréable voyage à Madrid pour en acheter un exemplaire — là où les &#039;&#039;chicos&#039;&#039; de treize ans sont nettement plus accessibles qu’en France...&lt;br /&gt;
:Mais on peut également en commander directement (des exemplaires, pas des &#039;&#039;chicos&#039;&#039;) via cette page :&lt;br /&gt;
:https://amistadesparticulares.com/paginas/envio_correo.htm&lt;br /&gt;
:Quant au titre que vous indiquez, j’en suis surpris. La référence la plus complète que j’aie trouvée est celle de l’éditeur, qui n’indique pas d’autre titre que &#039;&#039;Geri&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
:https://amistadesparticulares.com/paginas/Titulos/Geri.htm&lt;br /&gt;
:Mais il ne montre que la couverture du livre (or, en bonne catalographie, c’est la page de titre qui fait foi). Donc, si vous avez une autre source, elle sera bienvenue.&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 31 mai 2020 à 23:09 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci pour vos conseils de déplacement à Madrid, mais pour l’instant non seulement les voyages hors de France sont interdits, mais l’Espagne a de plus fermé ses frontières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l’autre source, c’est celle qui s’affiche sur une page d’Amazon lorsqu’on tape le nom du traducteur dans un moteur de recherche :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.amazon.fr/s?i=english-books&amp;amp;rh=p_27%3AAugusto+F.+Prieto&amp;amp;s=relevancerank&amp;amp;text=Augusto+F.+Prieto&amp;amp;ref=dp_byline_sr_book_2&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 1 juin 2020 à 03:12 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion_R%C3%A9f%C3%A9rence:Geri,_ou_Un_premier_amour/Geri_%E2%80%93_Amistades_Particulares,_2020&amp;diff=19836</id>
		<title>Discussion Référence:Geri, ou Un premier amour/Geri – Amistades Particulares, 2020</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion_R%C3%A9f%C3%A9rence:Geri,_ou_Un_premier_amour/Geri_%E2%80%93_Amistades_Particulares,_2020&amp;diff=19836"/>
		<updated>2020-05-30T14:42:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Voyez comme les choses sont compliquées dès lors que l&#039;on s&#039;efforce de se montrer pointilleux et honnête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, le titre donné à cette traduction suggère que le traducteur est parti de la nouvelle de Louis Beysson.&lt;br /&gt;
Or, mon petit doigt me dit que le traducteur est parti de l&#039;édition Quintes-feuilles, plus facile à se procurer... via Amazon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien sûr, il resterait à le vérifier, ce que je me propose de faire à la condition de pouvoir me procurer l&#039;ouvrage traduit. Malheureusement, Amazon l&#039;annonce &amp;quot;non disponible&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le même traducteur a donné une version de Dédé... celle de Quintes-feuilles encore, qui comporte un panachage des deux versions de ce roman d&#039;Achille Essebac.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 30 mai 2020 à 14:36 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ajoute que le titre de la version espagnole est &#039;&#039;Geri, un primer amor. Amistades Particulares.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 30 mai 2020 à 14:41 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion_R%C3%A9f%C3%A9rence:Geri,_ou_Un_premier_amour/Geri_%E2%80%93_Amistades_Particulares,_2020&amp;diff=19835</id>
		<title>Discussion Référence:Geri, ou Un premier amour/Geri – Amistades Particulares, 2020</title>
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		<updated>2020-05-30T14:36:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Traduction&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Voyez comme les choses sont compliquées dès lors que l&#039;on s&#039;efforce de se montrer pointilleux et honnête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, le titre donné à cette traduction suggère que le traducteur est parti de la nouvelle de Louis Beysson.&lt;br /&gt;
Or, mon petit doigt me dit que le traducteur est parti de l&#039;édition Quintes-feuilles, plus facile à se procurer... via Amazon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien sûr, il resterait à le vérifier, ce que je me propose de faire à la condition de pouvoir me procurer l&#039;ouvrage traduit. Malheureusement, Amazon l&#039;annonce &amp;quot;non disponible&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le même traducteur a donné une version de Dédé... celle de Quintes-feuilles encore, qui comporte un panachage des deux versions de ce roman d&#039;Achille Essebac.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 30 mai 2020 à 14:36 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19823</id>
		<title>Discussion:Le Secret de Geri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19823"/>
		<updated>2020-05-23T02:11:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Deux œuvres distinctes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au vu des éclaircissements qui accompagnent l’édition de 2002, il me semble qu’on peut presque distinguer deux œuvres différentes :&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876), récit qui sera amélioré par des corrections stylistiques et une séparation en six chapitres dans &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2002) ;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884), ouvrage très différent du précédent, tant pour sa structure que dans son esprit.&lt;br /&gt;
Les améliorations de style sont monnaie courante dans les rééditions d&#039;un même livre. Le découpage en chapitres ne modifie pas non plus un récit au point d’en changer le caractère (qu’on l’appelle nouvelle ou roman n’a guère d’importance : la limite entre ces deux genres est souvent imprécise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, l’insertion du texte primitif dans un cadre romanesque complètement nouveau, et l’adjonction de développements qui en changent la signification profonde, peuvent être considérées, sinon comme une trahison, du moins comme une véritable « re-création ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est pourquoi je serais d’avis de nommer cette page, selon les standards de BoyWiki, [[Geri, ou Un premier amour (Louis Beysson)]]. L’avantage serait d’utiliser le seul titre dont on soit sûr qu’il a été pleinement voulu par l’auteur ; et aussi, de mentionner entre parenthèses le nom de celui-ci, comme pour tous les autres ouvrages de BoyWiki. C’est d’ailleurs ce titre de page qui figure à l’article [[Quintes-feuilles]]. (Toutes les redirections idoines seraient ensuite créées.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette page, une partie &#039;&#039;&#039;États successifs du texte&#039;&#039;&#039; pourrait être insérée, scindée en trois sous-chapitres :&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2002)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 16 mai 2020 à 18:01 (UTC)&lt;br /&gt;
:Votre point de vue sur le titre se défend, bien sûr, mais il se heurte à quelques difficultés. En effet, le nom de l’auteur était Louis &#039;&#039;&#039;Besson&#039;&#039;&#039; pour &#039;&#039;Géri ou un premier amour&#039;&#039;. Il est passé à Louis &#039;&#039;&#039;Beysson&#039;&#039;&#039; pour &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;. Le catalogue imprimé de la BNF répertoriait donc deux auteurs, et le lien entre les deux œuvres et les deux auteurs était totalement méconnu.&lt;br /&gt;
:Je présente donc ici un premier argument qui défend le travail de l’éditeur : en effet, c’est lui qui a associé les deux noms qui se trouvaient totalement dissociés dans le catalogue imprimé de la BNF. On avait affaire, avant sa « découverte », à deux personnages et à deux œuvres différentes.&lt;br /&gt;
:Par ailleurs, seuls quelques lecteurs ont accès à la BNF et pourront lire &#039;&#039;Geri ou un premier amour&#039;&#039;. Quant à &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; je ne sais même pas si on peut le trouver sur la Toile. Le &#039;&#039;Secret de Geri&#039;&#039; a été vendu à plusieurs centaines d’exemplaires, et à ma connaissance, est toujours disponible.&lt;br /&gt;
:Enfin, dernier argument, si mes informations sont exactes (j’ai toute confiance dans mon informateur, je n&#039;ai vraiment aucune raison de douter de lui) le titre devrait bientôt paraître en anglais. Et ce serait &#039;&#039;Geri’s Secret&#039;&#039;. Ce seul fait impose, selon moi, &#039;&#039;Le Secret de Geri&#039;&#039; comme entrée dans Boywiki.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 17 mai 2020 à 15:03 (UTC)&lt;br /&gt;
::Et si on intitulait la page de BoyWiki quelque chose comme :&lt;br /&gt;
::*&amp;lt;small&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour revu et toiletté, ou Un amour platonique moins le discours du narrateur, ou Le secret de Geri, ou Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué (Louis Besson ou Beysson)&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
::Plaisanterie à part, il ne semble pas nécessaire de « défendre le travail de l’éditeur » — travail remarquable et original, qui a débouché sur un résultat tout à fait satisfaisant. En suggérant de renommer la page d’après le premier titre, j’ai à l’esprit un souci d’authenticité, en même temps que de standardisation ; mais il ne s’agit pas pour autant de minimiser les mérites de Jean-Claude Féray, ni de vouloir priver cette dernière version de son titre particulier.&lt;br /&gt;
::L’usage de la forme Beysson s’impose, au lieu de Besson : non seulement l’auteur gardera ce pseudonyme pour tous ses autres livres, mais aussi, semble-t-il, pour ses œuvres picturales. Avoir utilisé son propre nom dans la première édition de &#039;&#039;Geri&#039;&#039; est une naïveté de jeune provincial (il avait à peine vingt ans).&lt;br /&gt;
::Il faut remarquer que &#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; n’est pas un titre, mais un double titre : &#039;&#039;Geri&#039;&#039; est le titre principal, alors que &#039;&#039;Un premier amour&#039;&#039; est ce qu’on appelle en catalographie un titre alternatif, cité moins souvent (comme Rousseau : &#039;&#039;Émile, ou De l’éducation&#039;&#039; ; Apollinaire : &#039;&#039;Les onze mille verges, ou Les amours d’un hospodar&#039;&#039; ; Artaud : &#039;&#039;Héliogabale, ou L’anarchiste couronné&#039;&#039; ; Tournier : &#039;&#039;Vendredi, ou Les limbes du Pacifique&#039;&#039;). Le nom de Geri étant le point commun entre la version de 1876 et celle de 2002, on pourrait choisir, pour la page de BoyWiki, le titre minimal &#039;&#039;&#039;Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039; — quitte à détailler les trois versions dans le corps de l’article.&lt;br /&gt;
::Quel que soit l’intérêt de la version Quintes-feuilles, il vaut mieux éviter de donner au titre &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; un caractère officiel et définitif, comme s’il était désormais le seul valable. Nous ne savons pas ce que les éditeurs paidérastiques du {{Petites capitales|xxii}}{{e}} siècle en penseront, ni si à leur tour ils ne renommeront pas une quatrième version…&lt;br /&gt;
::Pour les y aider, on pourrait remarquer que l’interprétation de Jean-Claude Féray est certes tout à fait justifiée et défendable, mais qu’elle n’est pas la seule envisageable. Si la vision de Louis Beysson a évolué, ce ne fut pas forcément par autocensure, mais en conformité avec le point de vue des pionniers de la sexologie, et des premiers militants de la cause homosexuelle.&lt;br /&gt;
::Je m’explique : dans &#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039;, on peut penser que Beysson, justement, considère cet épisode comme un &#039;&#039;&#039;premier&#039;&#039;&#039; amour de jeunesse, avant d’autres qui doivent le remettre dans le droit chemin de l’hétérosexualité, puis du mariage. C’est encore la conception ancienne de l’homosexualité : celle-ci n’est qu’un choix vicieux, circonstanciel, souvent temporaire, et non une orientation affective particulière.&lt;br /&gt;
::&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;, par son titre même, se situe dans une tout autre optique : l’allusion à Platon et à son mythe de l’androgyne est claire. Un homosexuel-pédéraste (on confondait les deux à cette époque) est donc fondamentalement différent, et c’est bien cela qu’exprime le narrateur : Victor n’est plus égaré ou vicieux, il est anormal, handicapé, voire monstrueux.&lt;br /&gt;
::Le second sens du mot &#039;&#039;platonique&#039;&#039; rappelle au lecteur que cet « inverti », s’il veut qu’on le tolère et qu’on le plaigne, doit rester absolument chaste ! Il n’est pas responsable de son handicap, le pauvre, mais quand même de ses actes. On voit bien là que Beysson n’avait pas renoncé à ses croyances catholiques : la tentation, oui, le péché non !&lt;br /&gt;
::La vigoureuse misogynie qu’exprime le narrateur, et qu’on peut comparer à celle d’Achille Essebac, découle de cette vision : l’homosexuel-pédéraste étant un anormal, il déteste forcément les femmes ! On est loin de Montherlant, Peyrefitte ou Matzneff, qui peuvent coucher avec des femmes, qui se savent pédérastes mais absolument pas homosexuels, et qui considèrent même l’amour des garçons comme une forme d’hétérosexualité.&lt;br /&gt;
::Tout ça pour dire qu’&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; pourrait représenter en réalité la pensée ultime de l’auteur, et que cette version sera donc peut-être un jour rééditée sous ce titre. Cela n’annule ni ne dévalorise &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; ; mais ça le relativise.&lt;br /&gt;
::Pour le titre de BoyWiki, il n’y a pas de solution parfaite : à l’examen, chacune présente des avantages et des inconvénients. Faute de mieux, je reviens donc à l’idée d’un titre minimal : &#039;&#039;&#039;Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;. Si cela s’avérait trop problématique, il n’y aurait sans doute qu’une seule alternative acceptable — et quand même assez lourde : rédiger non plus un, mais quatre articles séparés, à savoir :&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour (Louis Besson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Un amour platonique (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Louis Beysson&#039;&#039;&#039; (article consacré à l’auteur, où l’on raconterait entre autres comment ce pédéraste catholique a attendu d’avoir quarante ans pour se marier avec la mère d’un Alexandre de onze ans…).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 19 mai 2020 à 23:55 (UTC)&lt;br /&gt;
:::Examinons la question du titre sous un autre angle, plus pratique, celui des moteurs de recherches et des performances de Boywiki dans ce cadre. &lt;br /&gt;
:::Si un jeune lecteur tape &#039;&#039;Geri&#039;&#039; dans un moteur de recherches, il obtiendra quelques 313 millions de pages de résultats. Geri Haliwell l’emporte, je crois, parmi ceux-ci, car elle rapporte plus de 900 000 pages à elle seule.&lt;br /&gt;
:::Taper &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (la séquence exacte, en mode recherche avancée), ne rapporte que 15 400 résultats et on a accès, tout de suite, à l’œuvre de Louis Beysson.&lt;br /&gt;
:::Les pages de Wikipédia qui font référence à une légende, une fable, un conte, un roman du moyen âge, ne donnent pas le titre en ancien français mais en français moderne, ce qui démontre que suivre votre raisonnement a ses limites.&lt;br /&gt;
:::Personnellement, je tape « Roland » pour retrouver &#039;&#039;La Chanson de Roland&#039;&#039;, et je ne peux que m’incliner devant votre démarche de puriste et l’érudition qu’elle sous-tend, lorsque je constate que vous taperiez, vous, &#039;&#039;Hruotland&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 20 mai 2020 à 04:13 (UTC)&lt;br /&gt;
::::Votre argument est à prendre en compte, mais il est incomplet. Allons plus loin.&lt;br /&gt;
::::Obtenir 15400 résultats au lieu de 313 millions n’est, en soi, guère plus avantageux. Ce qui importe, c’est d’avoir rapidement accès à la page de l’œuvre.&lt;br /&gt;
::::J’ai fait un essai dans DuckDuckGo avec &#039;&#039;&#039;As amizades particulares&#039;&#039;&#039;, qui est une forme rare du titre de Peyrefitte. Dès la deuxième réponse affichée, on nous renvoie à la page de BoyWiki [[Bibliographie garçonnière – P]] ; et dès la cinquième réponse, à la page [[Les amitiés particulières (Roger Peyrefitte)]]. Difficile de faire mieux !&lt;br /&gt;
::::Explication : les moteurs de recherche ne tiennent pas compte seulement des titres de page, mais ils analysent aussi les contenus. Or, quel que soit le titre de la page consacrée à l’œuvre de Louis Beysson, l’expression « Le secret de Geri » y figurera forcément, et sans doute même plusieurs fois. (Je crois qu’il existe des méthodes pour renforcer la mise en avant d’un ensemble de mots, en l’inscrivant de façon masquée dans le code de la page ; mais jusqu’à maintenant BoyWiki n’a jamais utilisé de tels procédés.)&lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
::::Notre longue discussion a fini par me faire prendre conscience de deux choses :&lt;br /&gt;
::::*le respect des règles (standardisation) est essentiel, sous peine de se perdre dans d’interminables négociations d’où tout le monde sort insatisfait, et qui, surtout, risquent de créer des précédents fâcheux ;&lt;br /&gt;
::::*ces règles, pour BoyWiki comme pour d’autres wikis, sont assez claires sur le point qui nous préoccupe : l’habitude est de créer une seule page par œuvre, sous le dernier titre voulu par l’auteur, et en indiquant entre parenthèses le nom que celui-ci a choisi pour lui-même ; puis il faut créer toutes les redirections possibles (ceci est essentiel, afin que chaque utilisateur trouve facilement ce qu’il cherche).&lt;br /&gt;
::::Le respect de cette norme demande donc de créer une page auteur [[Louis Beysson]] et une page œuvre [[Un amour platonique (Louis Beysson)]]. Ce n’est pas ce que j’avais en tête à l’origine, ni vous ; mais c’est le standard du wiki. Une fois ce cadre posé, les trois versions doivent bien sûr être décrites, avec leurs titres particuliers et leurs caractéristiques, chacune faisant l’objet d’un chapitre ou sous-chapitre.&lt;br /&gt;
::::Pour ce cas précis, qui est un peu complexe, l’application de ce standard présenterait-elle des inconvénients sérieux ? Je ne le pense pas, mais il vaut mieux le vérifier. C’est pourquoi je me propose de créer ces deux pages, de les remplir, puis de créer les redirections utiles — ceci sans supprimer la page que vous avez créée. Ainsi, en testant et en comparant ces deux filières parallèles, nous pourrons juger sur pièces avant de faire un choix définitif.&lt;br /&gt;
::::Il semble que votre crainte soit que l’édition Quintes-feuilles devienne moins visible, voire invisible. Mais c’est mal connaître le fonctionnement des wikis et des moteurs de recherche. Je suis prêt à parier qu’après quelques semaines au maximum (le temps que les moteurs se mettent à jour), lorsqu’un chercheur demandera « Le secret de Geri » à Qwant ou à DuckDuckGo, il se verra renvoyé vers au moins quatre pages de BoyWiki, et ceci dès les premiers résultats affichés. Ainsi votre jeune lecteur sera satisfait (vous connaissez son nom ?…)&lt;br /&gt;
::::De toute façon, grâce à l’exceptionnelle souplesse du système wiki, nous pourrons toujours modifier, améliorer, voire supprimer quelque chose, si le besoin s’en fait sentir.&lt;br /&gt;
::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 20 mai 2020 à 22:48 (UTC)&lt;br /&gt;
:::::Ce qui importe, dites-vous, c’est d’accéder tout de suite ou le plus vite possible à la page pertinente. &lt;br /&gt;
:::::Si vous aviez vérifié cette exigence sur l’exemple que je vous ai donné avec le moteur de recherches le plus utilisé au monde (même si on ne l’aime pas pour des raisons compréhensibles et légitimes), vous auriez vu que la première page affichée ne donne &#039;&#039;&#039;que&#039;&#039;&#039; des références relative à Louis Beysson : 10 sur 10. Au total, quelque chose comme 98 % de références pertinentes sur les 15 000 obtenues.&lt;br /&gt;
:::::Vous me citez un exemple assez étrange sur un moteur de recherche qui ne pratique pas le mode « chaîne de caractères ». J’ai vérifié le résultat : eh bien, non, pour moi, la référence à Boywiki est absente de la première page (il y a une référence à Wikipédia en revanche).&lt;br /&gt;
:::::Conclusion sur ce point : les résultats obtenus varient selon le moment où la recherche est faite. Dans le cas du &#039;&#039;Secret de Geri&#039;&#039;, les variations donnent &#039;&#039;&#039;toujours&#039;&#039;&#039; en premier le lien vers Louis Beysson.&lt;br /&gt;
:::::J’ai une seconde objection importante à l’énoncé de votre règle : « l’habitude est de créer une seule page par œuvre, sous le dernier titre voulu par l’auteur ». &lt;br /&gt;
:::::Vous semblez ignorer que c’est l’éditeur et non l’auteur qui choisit le titre, précision qui ne figure pas en général dans le contrat d’éditeur. L’éditeur peut certes tenir compte des desiderata de l’auteur, mais c’est lui qui a toujours le dernier mot, comme pour le choix de la première de couverture. L’éditeur est tenu seulement d’avoir l’accord de l’auteur pour toute modification du contenu de l’œuvre. Et il ne se prive pas, en général (sauf si l’auteur occupe une position de force : Houellebecq par ex.) d’exercer un chantage : « vous acceptez cette modification ou je ne vous publie pas. »&lt;br /&gt;
:::::Vous n’êtes par conséquent jamais en situation de connaître « le dernier titre choisi par l’auteur » sauf si vous pouvez interroger l&#039;intéressé. Ce n&#039;est pas le cas pour Louis Beysson.&lt;br /&gt;
:::::Par ailleurs, suivre des règles est certes une chose importante, mais qui dit règle dit exceptions (sans règle, pas d’exception). Et j’espère que vous ne défendez pas l’idée que ce sont les règles qui font tout l’intérêt de Boywiki.&lt;br /&gt;
:::::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 21 mai 2020 à 05:45 (UTC)&lt;br /&gt;
::::::Cette disparition soudaine de BoyWiki sur DuckDuckGo (et autres) est étrange. Est-ce une question d’horaire ? Je ferai d’autres tentatives…&lt;br /&gt;
::::::Mais ça fait également disparaître la page que vous avez créée. Donc, un titre ou l’autre, ça ne change rien. Le sens principal de ma remarque était là : ce n’est pas le titre d’une page qui lui donne une place dans les moteurs de recherche, mais son contenu.&lt;br /&gt;
::::::À la réflexion, d’ailleurs, je ne comprends pas très bien le problème de votre jeune lecteur. Que sait-il déjà ? Que cherche-t-il ? Avec quels moyens et quelle méthode ? Et dans quel but ? Analyser un cas &#039;&#039;&#039;concret&#039;&#039;&#039; montrerait sans doute à nouveau que le titre des pages de BoyWiki n’a pas d’influence sur une recherche.&lt;br /&gt;
::::::&lt;br /&gt;
::::::Nous ne sommes presque jamais en mesure de connaître les tractations entre un auteur et son éditeur. Pour autant que je sache, le choix du titre se fait généralement à l’amiable, même en cas de divergence d’appréciation : car au final l’éditeur veut augmenter les chances de bien vendre l’ouvrage, et l’auteur également. Par défaut, on peut donc supposer que l’auteur a au moins &#039;&#039;accepté&#039;&#039; le titre. Ne dérivons pas vers une suspicion systématique, comme pour le « consentement » tellement à la mode !&lt;br /&gt;
::::::Louis Beysson a-t-il &#039;&#039;voulu&#039;&#039; ou simplement &#039;&#039;accepté&#039;&#039; que la deuxième version de &#039;&#039;Géri ou Un premier amour&#039;&#039; soit renommée en &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; ? Cela pourrait donner lieu à des discussions sans fin — et sans fondement, puisque aucun document ne permet d’en juger. On doit donc tenir cette volonté pour probable (d’autant que le second titre, comme je l’expliquais plus haut, est tout à fait cohérent avec le second texte, et avec ce que nous savons par ailleurs de Louis Beysson). Mais en tout cas une chose est certaine : jamais l’auteur n’a voulu intituler son récit &#039;&#039;Le secret de Géri&#039;&#039; ! (Ceci, encore une fois, n’est pas une critique envers l’édition Quintes-feuilles, à condition qu’elle se donne pour ce qu’elle est : &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;une&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; interprétation possible, et parfaitement justifiée ; mais non pas l’édition définitive, unique et absolue, qui devrait renvoyer dans l’ombre toutes les autres passées et à venir…)&lt;br /&gt;
::::::Lorsqu’une règle est bien faite, elle n’a pas besoin d’exceptions (je ne parle pas des règles coutumières, comme l’orthographe, mais des règles « légales »). Le problème des exceptions, c’est qu’une fois acceptées elles tendent à se multiplier jusqu’à supprimer les règles : règne ensuite le bon vouloir, l’humeur ou l’intérêt de chacun, dans un foutoir permanent où personne ne s’y retrouve — mais alors il est généralement trop tard pour revenir en arrière. Nul ne peut souhaiter que BoyWiki suive cette dérive, surtout à propos d’un cas qui ne le nécessite en rien.&lt;br /&gt;
::::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 21 mai 2020 à 20:30 (UTC)&lt;br /&gt;
:::::::Un cas concret : on se souvient souvent d’un titre, mais pas forcément du nom d’un auteur. Il m’arrive d’utiliser le fameux moteur de recherche honni quand le nom d’un auteur m’échappe. Par exemple, &#039;&#039;Les diaboliques&#039;&#039; quand le nom de Barbey d’Aurevilly ne remonte pas tout de suite à ma mémoire. Taper &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; permet de retrouver immédiatement Louis Beysson. Impossible de le faire ave &#039;&#039;Geri&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:::::::J’ai souvent entendu pour réponse, lors d’entretiens accordés par des auteurs à des journalistes, à une questions du genre « pourquoi ce titre ? » que c’était l’éditeur qui l’avait choisi. Et le ton ou l’allure de la réponse (« passons à autre chose ») suggérait que la politesse seule empêchait d’aller dans le sens d’une récrimination. &lt;br /&gt;
:::::::Si Louis Beysson avait appris que sa « bouteille à la mer » serait reprise près d’un siècle après sa mort, sa joie lui aurait fait accepter n’importe quel titre décent. Il me semble que &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; fait partie du lot de titres qu’il aurait acceptés avec plaisir.&lt;br /&gt;
:::::::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 22 mai 2020 à 05:35 (UTC)&lt;br /&gt;
::::::::C&#039;est bien ce que je supposais : votre jeune lecteur n’aura aucun mal à trouver &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; après avoir introduit cette suite de caractères dans un moteur de recherche. Et normalement les pages idoines de BoyWiki, &#039;&#039;&#039;quel que soit leur titre&#039;&#039;&#039;, figureront dans les résultats.&lt;br /&gt;
::::::::Vous défendez bec et ongles le titre du livre publié par Quintes-feuilles. Mais c’est bien inutile : car l’ai-je jamais critiqué ? Ai-je demandé qu’il soit réimprimé sous le seul titre de &#039;&#039;Geri&#039;&#039; (comme vient de le faire, soit dit en passant, un éditeur espagnol) ? Point du tout !&lt;br /&gt;
::::::::La seule chose qui me concerne, en tant que rédacteur de BoyWiki, c’est le titre de la page dans laquelle les trois versions du récit de Louis Beysson seront décrites. Page que trouvera nécessairement votre protégé, puisque les mots &#039;&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039;&#039; y figureront — et plutôt trois fois qu’une.&lt;br /&gt;
::::::::Comme disait sagement le père préfet d’un collège que j’ai bien connu : « Ne compliquons pas les choses faciles, et simplifions les choses difficiles »… C’est dans cet esprit que je vais maintenant, si vous le permettez, m’occuper un peu de Louis Beysson. Je ne sais s’il en éprouvera lui-même du plaisir ; mais si ça peut donner quelques émotions et quelques idées aux milliers de jeunes lecteurs qui tapent de leurs doigts fébriles un des titres de son récit amoureux, je n’aurai pas perdu ma journée.&lt;br /&gt;
::::::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 22 mai 2020 à 19:13 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne mets pas en doute votre bonne volonté, et ce d’autant moins que la page Louis Beysson le prouve. Bravo pour votre travail. Vous êtes digne d’éloges, et pas seulement sur cet article, mais pour l’ensemble de Boywiki, personne ne le contestera.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins, une remarque au sujet de votre question relative au titre « l’ai-je critiqué ? »&lt;br /&gt;
Quiconque sait lire répondra : oui. &lt;br /&gt;
L’ironie de l’enchaînement des titres que vous avez proposés (« revu et toiletté » ; « moins le discours du narrateur ») aurait été simplement à prendre comme une manifestation d’humour, si votre phrase ne s’était pas achevée par : « ou comment faire simple quand on peut faire compliqué ? » Là était la critique, Nicolas Boileau serait d’accord avec moi.  &lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 23 mai 2020 à 02:10 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19816</id>
		<title>Discussion:Le Secret de Geri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19816"/>
		<updated>2020-05-22T05:35:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Deux œuvres distinctes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au vu des éclaircissements qui accompagnent l’édition de 2002, il me semble qu’on peut presque distinguer deux œuvres différentes :&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876), récit qui sera amélioré par des corrections stylistiques et une séparation en six chapitres dans &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2002) ;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884), ouvrage très différent du précédent, tant pour sa structure que dans son esprit.&lt;br /&gt;
Les améliorations de style sont monnaie courante dans les rééditions d&#039;un même livre. Le découpage en chapitres ne modifie pas non plus un récit au point d’en changer le caractère (qu’on l’appelle nouvelle ou roman n’a guère d’importance : la limite entre ces deux genres est souvent imprécise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, l’insertion du texte primitif dans un cadre romanesque complètement nouveau, et l’adjonction de développements qui en changent la signification profonde, peuvent être considérées, sinon comme une trahison, du moins comme une véritable « re-création ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est pourquoi je serais d’avis de nommer cette page, selon les standards de BoyWiki, [[Geri, ou Un premier amour (Louis Beysson)]]. L’avantage serait d’utiliser le seul titre dont on soit sûr qu’il a été pleinement voulu par l’auteur ; et aussi, de mentionner entre parenthèses le nom de celui-ci, comme pour tous les autres ouvrages de BoyWiki. C’est d’ailleurs ce titre de page qui figure à l’article [[Quintes-feuilles]]. (Toutes les redirections idoines seraient ensuite créées.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette page, une partie &#039;&#039;&#039;États successifs du texte&#039;&#039;&#039; pourrait être insérée, scindée en trois sous-chapitres :&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2002)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 16 mai 2020 à 18:01 (UTC)&lt;br /&gt;
:Votre point de vue sur le titre se défend, bien sûr, mais il se heurte à quelques difficultés. En effet, le nom de l’auteur était Louis &#039;&#039;&#039;Besson&#039;&#039;&#039; pour &#039;&#039;Géri ou un premier amour&#039;&#039;. Il est passé à Louis &#039;&#039;&#039;Beysson&#039;&#039;&#039; pour &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;. Le catalogue imprimé de la BNF répertoriait donc deux auteurs, et le lien entre les deux œuvres et les deux auteurs était totalement méconnu.&lt;br /&gt;
:Je présente donc ici un premier argument qui défend le travail de l’éditeur : en effet, c’est lui qui a associé les deux noms qui se trouvaient totalement dissociés dans le catalogue imprimé de la BNF. On avait affaire, avant sa « découverte », à deux personnages et à deux œuvres différentes.&lt;br /&gt;
:Par ailleurs, seuls quelques lecteurs ont accès à la BNF et pourront lire &#039;&#039;Geri ou un premier amour&#039;&#039;. Quant à &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; je ne sais même pas si on peut le trouver sur la Toile. Le &#039;&#039;Secret de Geri&#039;&#039; a été vendu à plusieurs centaines d’exemplaires, et à ma connaissance, est toujours disponible.&lt;br /&gt;
:Enfin, dernier argument, si mes informations sont exactes (j’ai toute confiance dans mon informateur, je n&#039;ai vraiment aucune raison de douter de lui) le titre devrait bientôt paraître en anglais. Et ce serait &#039;&#039;Geri’s Secret&#039;&#039;. Ce seul fait impose, selon moi, &#039;&#039;Le Secret de Geri&#039;&#039; comme entrée dans Boywiki.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 17 mai 2020 à 15:03 (UTC)&lt;br /&gt;
::Et si on intitulait la page de BoyWiki quelque chose comme :&lt;br /&gt;
::*&amp;lt;small&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour revu et toiletté, ou Un amour platonique moins le discours du narrateur, ou Le secret de Geri, ou Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué (Louis Besson ou Beysson)&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
::Plaisanterie à part, il ne semble pas nécessaire de « défendre le travail de l’éditeur » — travail remarquable et original, qui a débouché sur un résultat tout à fait satisfaisant. En suggérant de renommer la page d’après le premier titre, j’ai à l’esprit un souci d’authenticité, en même temps que de standardisation ; mais il ne s’agit pas pour autant de minimiser les mérites de Jean-Claude Féray, ni de vouloir priver cette dernière version de son titre particulier.&lt;br /&gt;
::L’usage de la forme Beysson s’impose, au lieu de Besson : non seulement l’auteur gardera ce pseudonyme pour tous ses autres livres, mais aussi, semble-t-il, pour ses œuvres picturales. Avoir utilisé son propre nom dans la première édition de &#039;&#039;Geri&#039;&#039; est une naïveté de jeune provincial (il avait à peine vingt ans).&lt;br /&gt;
::Il faut remarquer que &#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; n’est pas un titre, mais un double titre : &#039;&#039;Geri&#039;&#039; est le titre principal, alors que &#039;&#039;Un premier amour&#039;&#039; est ce qu’on appelle en catalographie un titre alternatif, cité moins souvent (comme Rousseau : &#039;&#039;Émile, ou De l’éducation&#039;&#039; ; Apollinaire : &#039;&#039;Les onze mille verges, ou Les amours d’un hospodar&#039;&#039; ; Artaud : &#039;&#039;Héliogabale, ou L’anarchiste couronné&#039;&#039; ; Tournier : &#039;&#039;Vendredi, ou Les limbes du Pacifique&#039;&#039;). Le nom de Geri étant le point commun entre la version de 1876 et celle de 2002, on pourrait choisir, pour la page de BoyWiki, le titre minimal &#039;&#039;&#039;Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039; — quitte à détailler les trois versions dans le corps de l’article.&lt;br /&gt;
::Quel que soit l’intérêt de la version Quintes-feuilles, il vaut mieux éviter de donner au titre &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; un caractère officiel et définitif, comme s’il était désormais le seul valable. Nous ne savons pas ce que les éditeurs paidérastiques du {{Petites capitales|xxii}}{{e}} siècle en penseront, ni si à leur tour ils ne renommeront pas une quatrième version…&lt;br /&gt;
::Pour les y aider, on pourrait remarquer que l’interprétation de Jean-Claude Féray est certes tout à fait justifiée et défendable, mais qu’elle n’est pas la seule envisageable. Si la vision de Louis Beysson a évolué, ce ne fut pas forcément par autocensure, mais en conformité avec le point de vue des pionniers de la sexologie, et des premiers militants de la cause homosexuelle.&lt;br /&gt;
::Je m’explique : dans &#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039;, on peut penser que Beysson, justement, considère cet épisode comme un &#039;&#039;&#039;premier&#039;&#039;&#039; amour de jeunesse, avant d’autres qui doivent le remettre dans le droit chemin de l’hétérosexualité, puis du mariage. C’est encore la conception ancienne de l’homosexualité : celle-ci n’est qu’un choix vicieux, circonstanciel, souvent temporaire, et non une orientation affective particulière.&lt;br /&gt;
::&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;, par son titre même, se situe dans une tout autre optique : l’allusion à Platon et à son mythe de l’androgyne est claire. Un homosexuel-pédéraste (on confondait les deux à cette époque) est donc fondamentalement différent, et c’est bien cela qu’exprime le narrateur : Victor n’est plus égaré ou vicieux, il est anormal, handicapé, voire monstrueux.&lt;br /&gt;
::Le second sens du mot &#039;&#039;platonique&#039;&#039; rappelle au lecteur que cet « inverti », s’il veut qu’on le tolère et qu’on le plaigne, doit rester absolument chaste ! Il n’est pas responsable de son handicap, le pauvre, mais quand même de ses actes. On voit bien là que Beysson n’avait pas renoncé à ses croyances catholiques : la tentation, oui, le péché non !&lt;br /&gt;
::La vigoureuse misogynie qu’exprime le narrateur, et qu’on peut comparer à celle d’Achille Essebac, découle de cette vision : l’homosexuel-pédéraste étant un anormal, il déteste forcément les femmes ! On est loin de Montherlant, Peyrefitte ou Matzneff, qui peuvent coucher avec des femmes, qui se savent pédérastes mais absolument pas homosexuels, et qui considèrent même l’amour des garçons comme une forme d’hétérosexualité.&lt;br /&gt;
::Tout ça pour dire qu’&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; pourrait représenter en réalité la pensée ultime de l’auteur, et que cette version sera donc peut-être un jour rééditée sous ce titre. Cela n’annule ni ne dévalorise &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; ; mais ça le relativise.&lt;br /&gt;
::Pour le titre de BoyWiki, il n’y a pas de solution parfaite : à l’examen, chacune présente des avantages et des inconvénients. Faute de mieux, je reviens donc à l’idée d’un titre minimal : &#039;&#039;&#039;Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;. Si cela s’avérait trop problématique, il n’y aurait sans doute qu’une seule alternative acceptable — et quand même assez lourde : rédiger non plus un, mais quatre articles séparés, à savoir :&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour (Louis Besson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Un amour platonique (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Louis Beysson&#039;&#039;&#039; (article consacré à l’auteur, où l’on raconterait entre autres comment ce pédéraste catholique a attendu d’avoir quarante ans pour se marier avec la mère d’un Alexandre de onze ans…).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 19 mai 2020 à 23:55 (UTC)&lt;br /&gt;
:::Examinons la question du titre sous un autre angle, plus pratique, celui des moteurs de recherches et des performances de Boywiki dans ce cadre. &lt;br /&gt;
:::Si un jeune lecteur tape &#039;&#039;Geri&#039;&#039; dans un moteur de recherches, il obtiendra quelques 313 millions de pages de résultats. Geri Haliwell l’emporte, je crois, parmi ceux-ci, car elle rapporte plus de 900 000 pages à elle seule.&lt;br /&gt;
:::Taper &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (la séquence exacte, en mode recherche avancée), ne rapporte que 15 400 résultats et on a accès, tout de suite, à l’œuvre de Louis Beysson.&lt;br /&gt;
:::Les pages de Wikipédia qui font référence à une légende, une fable, un conte, un roman du moyen âge, ne donnent pas le titre en ancien français mais en français moderne, ce qui démontre que suivre votre raisonnement a ses limites.&lt;br /&gt;
:::Personnellement, je tape « Roland » pour retrouver &#039;&#039;La Chanson de Roland&#039;&#039;, et je ne peux que m’incliner devant votre démarche de puriste et l’érudition qu’elle sous-tend, lorsque je constate que vous taperiez, vous, &#039;&#039;Hruotland&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 20 mai 2020 à 04:13 (UTC)&lt;br /&gt;
::::Votre argument est à prendre en compte, mais il est incomplet. Allons plus loin.&lt;br /&gt;
::::Obtenir 15400 résultats au lieu de 313 millions n’est, en soi, guère plus avantageux. Ce qui importe, c’est d’avoir rapidement accès à la page de l’œuvre.&lt;br /&gt;
::::J’ai fait un essai dans DuckDuckGo avec &#039;&#039;&#039;As amizades particulares&#039;&#039;&#039;, qui est une forme rare du titre de Peyrefitte. Dès la deuxième réponse affichée, on nous renvoie à la page de BoyWiki [[Bibliographie garçonnière – P]] ; et dès la cinquième réponse, à la page [[Les amitiés particulières (Roger Peyrefitte)]]. Difficile de faire mieux !&lt;br /&gt;
::::Explication : les moteurs de recherche ne tiennent pas compte seulement des titres de page, mais ils analysent aussi les contenus. Or, quel que soit le titre de la page consacrée à l’œuvre de Louis Beysson, l’expression « Le secret de Geri » y figurera forcément, et sans doute même plusieurs fois. (Je crois qu’il existe des méthodes pour renforcer la mise en avant d’un ensemble de mots, en l’inscrivant de façon masquée dans le code de la page ; mais jusqu’à maintenant BoyWiki n’a jamais utilisé de tels procédés.)&lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
::::Notre longue discussion a fini par me faire prendre conscience de deux choses :&lt;br /&gt;
::::*le respect des règles (standardisation) est essentiel, sous peine de se perdre dans d’interminables négociations d’où tout le monde sort insatisfait, et qui, surtout, risquent de créer des précédents fâcheux ;&lt;br /&gt;
::::*ces règles, pour BoyWiki comme pour d’autres wikis, sont assez claires sur le point qui nous préoccupe : l’habitude est de créer une seule page par œuvre, sous le dernier titre voulu par l’auteur, et en indiquant entre parenthèses le nom que celui-ci a choisi pour lui-même ; puis il faut créer toutes les redirections possibles (ceci est essentiel, afin que chaque utilisateur trouve facilement ce qu’il cherche).&lt;br /&gt;
::::Le respect de cette norme demande donc de créer une page auteur [[Louis Beysson]] et une page œuvre [[Un amour platonique (Louis Beysson)]]. Ce n’est pas ce que j’avais en tête à l’origine, ni vous ; mais c’est le standard du wiki. Une fois ce cadre posé, les trois versions doivent bien sûr être décrites, avec leurs titres particuliers et leurs caractéristiques, chacune faisant l’objet d’un chapitre ou sous-chapitre.&lt;br /&gt;
::::Pour ce cas précis, qui est un peu complexe, l’application de ce standard présenterait-elle des inconvénients sérieux ? Je ne le pense pas, mais il vaut mieux le vérifier. C’est pourquoi je me propose de créer ces deux pages, de les remplir, puis de créer les redirections utiles — ceci sans supprimer la page que vous avez créée. Ainsi, en testant et en comparant ces deux filières parallèles, nous pourrons juger sur pièces avant de faire un choix définitif.&lt;br /&gt;
::::Il semble que votre crainte soit que l’édition Quintes-feuilles devienne moins visible, voire invisible. Mais c’est mal connaître le fonctionnement des wikis et des moteurs de recherche. Je suis prêt à parier qu’après quelques semaines au maximum (le temps que les moteurs se mettent à jour), lorsqu’un chercheur demandera « Le secret de Geri » à Qwant ou à DuckDuckGo, il se verra renvoyé vers au moins quatre pages de BoyWiki, et ceci dès les premiers résultats affichés. Ainsi votre jeune lecteur sera satisfait (vous connaissez son nom ?…)&lt;br /&gt;
::::De toute façon, grâce à l’exceptionnelle souplesse du système wiki, nous pourrons toujours modifier, améliorer, voire supprimer quelque chose, si le besoin s’en fait sentir.&lt;br /&gt;
::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 20 mai 2020 à 22:48 (UTC)&lt;br /&gt;
:::::Ce qui importe, dites-vous, c’est d’accéder tout de suite ou le plus vite possible à la page pertinente. &lt;br /&gt;
:::::Si vous aviez vérifié cette exigence sur l’exemple que je vous ai donné avec le moteur de recherches le plus utilisé au monde (même si on ne l’aime pas pour des raisons compréhensibles et légitimes), vous auriez vu que la première page affichée ne donne &#039;&#039;&#039;que&#039;&#039;&#039; des références relative à Louis Beysson : 10 sur 10. Au total, quelque chose comme 98 % de références pertinentes sur les 15 000 obtenues.&lt;br /&gt;
:::::Vous me citez un exemple assez étrange sur un moteur de recherche qui ne pratique pas le mode « chaîne de caractères ». J’ai vérifié le résultat : eh bien, non, pour moi, la référence à Boywiki est absente de la première page (il y a une référence à Wikipédia en revanche).&lt;br /&gt;
:::::Conclusion sur ce point : les résultats obtenus varient selon le moment où la recherche est faite. Dans le cas du &#039;&#039;Secret de Geri&#039;&#039;, les variations donnent &#039;&#039;&#039;toujours&#039;&#039;&#039; en premier le lien vers Louis Beysson.&lt;br /&gt;
:::::J’ai une seconde objection importante à l’énoncé de votre règle : « l’habitude est de créer une seule page par œuvre, sous le dernier titre voulu par l’auteur ». &lt;br /&gt;
:::::Vous semblez ignorer que c’est l’éditeur et non l’auteur qui choisit le titre, précision qui ne figure pas en général dans le contrat d’éditeur. L’éditeur peut certes tenir compte des desiderata de l’auteur, mais c’est lui qui a toujours le dernier mot, comme pour le choix de la première de couverture. L’éditeur est tenu seulement d’avoir l’accord de l’auteur pour toute modification du contenu de l’œuvre. Et il ne se prive pas, en général (sauf si l’auteur occupe une position de force : Houellebecq par ex.) d’exercer un chantage : « vous acceptez cette modification ou je ne vous publie pas. »&lt;br /&gt;
:::::Vous n’êtes par conséquent jamais en situation de connaître « le dernier titre choisi par l’auteur » sauf si vous pouvez interroger l&#039;intéressé. Ce n&#039;est pas le cas pour Louis Beysson.&lt;br /&gt;
:::::Par ailleurs, suivre des règles est certes une chose importante, mais qui dit règle dit exceptions (sans règle, pas d’exception). Et j’espère que vous ne défendez pas l’idée que ce sont les règles qui font tout l’intérêt de Boywiki.&lt;br /&gt;
:::::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 21 mai 2020 à 05:45 (UTC)&lt;br /&gt;
::::::Cette disparition soudaine de BoyWiki sur DuckDuckGo (et autres) est étrange. Est-ce une question d’horaire ? Je ferai d’autres tentatives…&lt;br /&gt;
::::::Mais ça fait également disparaître la page que vous avez créée. Donc, un titre ou l’autre, ça ne change rien. Le sens principal de ma remarque était là : ce n’est pas le titre d’une page qui lui donne une place dans les moteurs de recherche, mais son contenu.&lt;br /&gt;
::::::À la réflexion, d’ailleurs, je ne comprends pas très bien le problème de votre jeune lecteur. Que sait-il déjà ? Que cherche-t-il ? Avec quels moyens et quelle méthode ? Et dans quel but ? Analyser un cas &#039;&#039;&#039;concret&#039;&#039;&#039; montrerait sans doute à nouveau que le titre des pages de BoyWiki n’a pas d’influence sur une recherche.&lt;br /&gt;
::::::&lt;br /&gt;
::::::Nous ne sommes presque jamais en mesure de connaître les tractations entre un auteur et son éditeur. Pour autant que je sache, le choix du titre se fait généralement à l’amiable, même en cas de divergence d’appréciation : car au final l’éditeur veut augmenter les chances de bien vendre l’ouvrage, et l’auteur également. Par défaut, on peut donc supposer que l’auteur a au moins &#039;&#039;accepté&#039;&#039; le titre. Ne dérivons pas vers une suspicion systématique, comme pour le « consentement » tellement à la mode !&lt;br /&gt;
::::::Louis Beysson a-t-il &#039;&#039;voulu&#039;&#039; ou simplement &#039;&#039;accepté&#039;&#039; que la deuxième version de &#039;&#039;Géri ou Un premier amour&#039;&#039; soit renommée en &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; ? Cela pourrait donner lieu à des discussions sans fin — et sans fondement, puisque aucun document ne permet d’en juger. On doit donc tenir cette volonté pour probable (d’autant que le second titre, comme je l’expliquais plus haut, est tout à fait cohérent avec le second texte, et avec ce que nous savons par ailleurs de Louis Beysson). Mais en tout cas une chose est certaine : jamais l’auteur n’a voulu intituler son récit &#039;&#039;Le secret de Géri&#039;&#039; ! (Ceci, encore une fois, n’est pas une critique envers l’édition Quintes-feuilles, à condition qu’elle se donne pour ce qu’elle est : &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;une&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; interprétation possible, et parfaitement justifiée ; mais non pas l’édition définitive, unique et absolue, qui devrait renvoyer dans l’ombre toutes les autres passées et à venir…)&lt;br /&gt;
::::::Lorsqu’une règle est bien faite, elle n’a pas besoin d’exceptions (je ne parle pas des règles coutumières, comme l’orthographe, mais des règles « légales »). Le problème des exceptions, c’est qu’une fois acceptées elles tendent à se multiplier jusqu’à supprimer les règles : règne ensuite le bon vouloir, l’humeur ou l’intérêt de chacun, dans un foutoir permanent où personne ne s’y retrouve — mais alors il est généralement trop tard pour revenir en arrière. Nul ne peut souhaiter que BoyWiki suive cette dérive, surtout à propos d’un cas qui ne le nécessite en rien.&lt;br /&gt;
::::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 21 mai 2020 à 20:30 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un cas concret : on se souvient souvent d’un titre, mais pas forcément du nom d’un auteur. Il m’arrive d’utiliser le fameux moteur de recherche honni quand le nom d’un auteur m’échappe. Par exemple, &#039;&#039;Les diaboliques&#039;&#039; quand le nom de Barbey d’Aurevilly ne remonte pas tout de suite à ma mémoire. Taper &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; permet de retrouver immédiatement Louis Beysson. Impossible de le faire ave &#039;&#039;Geri&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai souvent entendu pour réponse, lors d’entretiens accordés par des auteurs à des journalistes, à une questions du genre « pourquoi ce titre ? » que c’était l’éditeur qui l’avait choisi. Et le ton ou l’allure de la réponse (« passons à autre chose ») suggérait que la politesse seule empêchait d’aller dans le sens d’une récrimination. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Louis Beysson avait appris que sa « bouteille à la mer » serait reprise près d’un siècle après sa mort, sa joie lui aurait fait accepter n’importe quel titre décent. Il me semble que &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; fait partie du lot de titres qu’il aurait acceptés avec plaisir.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 22 mai 2020 à 05:35 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19814</id>
		<title>Discussion:Le Secret de Geri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19814"/>
		<updated>2020-05-21T05:45:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Deux œuvres distinctes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au vu des éclaircissements qui accompagnent l’édition de 2002, il me semble qu’on peut presque distinguer deux œuvres différentes :&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876), récit qui sera amélioré par des corrections stylistiques et une séparation en six chapitres dans &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2002) ;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884), ouvrage très différent du précédent, tant pour sa structure que dans son esprit.&lt;br /&gt;
Les améliorations de style sont monnaie courante dans les rééditions d&#039;un même livre. Le découpage en chapitres ne modifie pas non plus un récit au point d’en changer le caractère (qu’on l’appelle nouvelle ou roman n’a guère d’importance : la limite entre ces deux genres est souvent imprécise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, l’insertion du texte primitif dans un cadre romanesque complètement nouveau, et l’adjonction de développements qui en changent la signification profonde, peuvent être considérées, sinon comme une trahison, du moins comme une véritable « re-création ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est pourquoi je serais d’avis de nommer cette page, selon les standards de BoyWiki, [[Geri, ou Un premier amour (Louis Beysson)]]. L’avantage serait d’utiliser le seul titre dont on soit sûr qu’il a été pleinement voulu par l’auteur ; et aussi, de mentionner entre parenthèses le nom de celui-ci, comme pour tous les autres ouvrages de BoyWiki. C’est d’ailleurs ce titre de page qui figure à l’article [[Quintes-feuilles]]. (Toutes les redirections idoines seraient ensuite créées.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette page, une partie &#039;&#039;&#039;États successifs du texte&#039;&#039;&#039; pourrait être insérée, scindée en trois sous-chapitres :&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2002)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 16 mai 2020 à 18:01 (UTC)&lt;br /&gt;
:Votre point de vue sur le titre se défend, bien sûr, mais il se heurte à quelques difficultés. En effet, le nom de l’auteur était Louis &#039;&#039;&#039;Besson&#039;&#039;&#039; pour &#039;&#039;Géri ou un premier amour&#039;&#039;. Il est passé à Louis &#039;&#039;&#039;Beysson&#039;&#039;&#039; pour &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;. Le catalogue imprimé de la BNF répertoriait donc deux auteurs, et le lien entre les deux œuvres et les deux auteurs était totalement méconnu.&lt;br /&gt;
:Je présente donc ici un premier argument qui défend le travail de l’éditeur : en effet, c’est lui qui a associé les deux noms qui se trouvaient totalement dissociés dans le catalogue imprimé de la BNF. On avait affaire, avant sa « découverte », à deux personnages et à deux œuvres différentes.&lt;br /&gt;
:Par ailleurs, seuls quelques lecteurs ont accès à la BNF et pourront lire &#039;&#039;Geri ou un premier amour&#039;&#039;. Quant à &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; je ne sais même pas si on peut le trouver sur la Toile. Le &#039;&#039;Secret de Geri&#039;&#039; a été vendu à plusieurs centaines d’exemplaires, et à ma connaissance, est toujours disponible.&lt;br /&gt;
:Enfin, dernier argument, si mes informations sont exactes (j’ai toute confiance dans mon informateur, je n&#039;ai vraiment aucune raison de douter de lui) le titre devrait bientôt paraître en anglais. Et ce serait &#039;&#039;Geri’s Secret&#039;&#039;. Ce seul fait impose, selon moi, &#039;&#039;Le Secret de Geri&#039;&#039; comme entrée dans Boywiki.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 17 mai 2020 à 15:03 (UTC)&lt;br /&gt;
::Et si on intitulait la page de BoyWiki quelque chose comme :&lt;br /&gt;
::*&amp;lt;small&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour revu et toiletté, ou Un amour platonique moins le discours du narrateur, ou Le secret de Geri, ou Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué (Louis Besson ou Beysson)&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
::Plaisanterie à part, il ne semble pas nécessaire de « défendre le travail de l’éditeur » — travail remarquable et original, qui a débouché sur un résultat tout à fait satisfaisant. En suggérant de renommer la page d’après le premier titre, j’ai à l’esprit un souci d’authenticité, en même temps que de standardisation ; mais il ne s’agit pas pour autant de minimiser les mérites de Jean-Claude Féray, ni de vouloir priver cette dernière version de son titre particulier.&lt;br /&gt;
::L’usage de la forme Beysson s’impose, au lieu de Besson : non seulement l’auteur gardera ce pseudonyme pour tous ses autres livres, mais aussi, semble-t-il, pour ses œuvres picturales. Avoir utilisé son propre nom dans la première édition de &#039;&#039;Geri&#039;&#039; est une naïveté de jeune provincial (il avait à peine vingt ans).&lt;br /&gt;
::Il faut remarquer que &#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; n’est pas un titre, mais un double titre : &#039;&#039;Geri&#039;&#039; est le titre principal, alors que &#039;&#039;Un premier amour&#039;&#039; est ce qu’on appelle en catalographie un titre alternatif, cité moins souvent (comme Rousseau : &#039;&#039;Émile, ou De l’éducation&#039;&#039; ; Apollinaire : &#039;&#039;Les onze mille verges, ou Les amours d’un hospodar&#039;&#039; ; Artaud : &#039;&#039;Héliogabale, ou L’anarchiste couronné&#039;&#039; ; Tournier : &#039;&#039;Vendredi, ou Les limbes du Pacifique&#039;&#039;). Le nom de Geri étant le point commun entre la version de 1876 et celle de 2002, on pourrait choisir, pour la page de BoyWiki, le titre minimal &#039;&#039;&#039;Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039; — quitte à détailler les trois versions dans le corps de l’article.&lt;br /&gt;
::Quel que soit l’intérêt de la version Quintes-feuilles, il vaut mieux éviter de donner au titre &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; un caractère officiel et définitif, comme s’il était désormais le seul valable. Nous ne savons pas ce que les éditeurs paidérastiques du {{Petites capitales|xxii}}{{e}} siècle en penseront, ni si à leur tour ils ne renommeront pas une quatrième version…&lt;br /&gt;
::Pour les y aider, on pourrait remarquer que l’interprétation de Jean-Claude Féray est certes tout à fait justifiée et défendable, mais qu’elle n’est pas la seule envisageable. Si la vision de Louis Beysson a évolué, ce ne fut pas forcément par autocensure, mais en conformité avec le point de vue des pionniers de la sexologie, et des premiers militants de la cause homosexuelle.&lt;br /&gt;
::Je m’explique : dans &#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039;, on peut penser que Beysson, justement, considère cet épisode comme un &#039;&#039;&#039;premier&#039;&#039;&#039; amour de jeunesse, avant d’autres qui doivent le remettre dans le droit chemin de l’hétérosexualité, puis du mariage. C’est encore la conception ancienne de l’homosexualité : celle-ci n’est qu’un choix vicieux, circonstanciel, souvent temporaire, et non une orientation affective particulière.&lt;br /&gt;
::&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;, par son titre même, se situe dans une tout autre optique : l’allusion à Platon et à son mythe de l’androgyne est claire. Un homosexuel-pédéraste (on confondait les deux à cette époque) est donc fondamentalement différent, et c’est bien cela qu’exprime le narrateur : Victor n’est plus égaré ou vicieux, il est anormal, handicapé, voire monstrueux.&lt;br /&gt;
::Le second sens du mot &#039;&#039;platonique&#039;&#039; rappelle au lecteur que cet « inverti », s’il veut qu’on le tolère et qu’on le plaigne, doit rester absolument chaste ! Il n’est pas responsable de son handicap, le pauvre, mais quand même de ses actes. On voit bien là que Beysson n’avait pas renoncé à ses croyances catholiques : la tentation, oui, le péché non !&lt;br /&gt;
::La vigoureuse misogynie qu’exprime le narrateur, et qu’on peut comparer à celle d’Achille Essebac, découle de cette vision : l’homosexuel-pédéraste étant un anormal, il déteste forcément les femmes ! On est loin de Montherlant, Peyrefitte ou Matzneff, qui peuvent coucher avec des femmes, qui se savent pédérastes mais absolument pas homosexuels, et qui considèrent même l’amour des garçons comme une forme d’hétérosexualité.&lt;br /&gt;
::Tout ça pour dire qu’&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; pourrait représenter en réalité la pensée ultime de l’auteur, et que cette version sera donc peut-être un jour rééditée sous ce titre. Cela n’annule ni ne dévalorise &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; ; mais ça le relativise.&lt;br /&gt;
::Pour le titre de BoyWiki, il n’y a pas de solution parfaite : à l’examen, chacune présente des avantages et des inconvénients. Faute de mieux, je reviens donc à l’idée d’un titre minimal : &#039;&#039;&#039;Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;. Si cela s’avérait trop problématique, il n’y aurait sans doute qu’une seule alternative acceptable — et quand même assez lourde : rédiger non plus un, mais quatre articles séparés, à savoir :&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour (Louis Besson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Un amour platonique (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Louis Beysson&#039;&#039;&#039; (article consacré à l’auteur, où l’on raconterait entre autres comment ce pédéraste catholique a attendu d’avoir quarante ans pour se marier avec la mère d’un Alexandre de onze ans…).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 19 mai 2020 à 23:55 (UTC)&lt;br /&gt;
:::Examinons la question du titre sous un autre angle, plus pratique, celui des moteurs de recherches et des performances de Boywiki dans ce cadre. &lt;br /&gt;
:::Si un jeune lecteur tape &#039;&#039;Geri&#039;&#039; dans un moteur de recherches, il obtiendra quelques 313 millions de pages de résultats. Geri Haliwell l’emporte, je crois, parmi ceux-ci, car elle rapporte plus de 900 000 pages à elle seule.&lt;br /&gt;
:::Taper &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (la séquence exacte, en mode recherche avancée), ne rapporte que 15 400 résultats et on a accès, tout de suite, à l’œuvre de Louis Beysson.&lt;br /&gt;
:::Les pages de Wikipédia qui font référence à une légende, une fable, un conte, un roman du moyen âge, ne donnent pas le titre en ancien français mais en français moderne, ce qui démontre que suivre votre raisonnement a ses limites.&lt;br /&gt;
:::Personnellement, je tape « Roland » pour retrouver &#039;&#039;La Chanson de Roland&#039;&#039;, et je ne peux que m’incliner devant votre démarche de puriste et l’érudition qu’elle sous-tend, lorsque je constate que vous taperiez, vous, &#039;&#039;Hruotland&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:::--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 20 mai 2020 à 04:13 (UTC)&lt;br /&gt;
::::Votre argument est à prendre en compte, mais il est incomplet. Allons plus loin.&lt;br /&gt;
::::Obtenir 15400 résultats au lieu de 313 millions n’est, en soi, guère plus avantageux. Ce qui importe, c’est d’avoir rapidement accès à la page de l’œuvre.&lt;br /&gt;
::::J’ai fait un essai dans DuckDuckGo avec &#039;&#039;&#039;As amizades particulares&#039;&#039;&#039;, qui est une forme rare du titre de Peyrefitte. Dès la deuxième réponse affichée, on nous renvoie à la page de BoyWiki [[Bibliographie garçonnière – P]] ; et dès la cinquième réponse, à la page [[Les amitiés particulières (Roger Peyrefitte)]]. Difficile de faire mieux !&lt;br /&gt;
::::Explication : les moteurs de recherche ne tiennent pas compte seulement des titres de page, mais ils analysent aussi les contenus. Or, quel que soit le titre de la page consacrée à l’œuvre de Louis Beysson, l’expression « Le secret de Geri » y figurera forcément, et sans doute même plusieurs fois. (Je crois qu’il existe des méthodes pour renforcer la mise en avant d’un ensemble de mots, en l’inscrivant de façon masquée dans le code de la page ; mais jusqu’à maintenant BoyWiki n’a jamais utilisé de tels procédés.)&lt;br /&gt;
:::: &lt;br /&gt;
::::Notre longue discussion a fini par me faire prendre conscience de deux choses :&lt;br /&gt;
::::*le respect des règles (standardisation) est essentiel, sous peine de se perdre dans d’interminables négociations d’où tout le monde sort insatisfait, et qui, surtout, risquent de créer des précédents fâcheux ;&lt;br /&gt;
::::*ces règles, pour BoyWiki comme pour d’autres wikis, sont assez claires sur le point qui nous préoccupe : l’habitude est de créer une seule page par œuvre, sous le dernier titre voulu par l’auteur, et en indiquant entre parenthèses le nom que celui-ci a choisi pour lui-même ; puis il faut créer toutes les redirections possibles (ceci est essentiel, afin que chaque utilisateur trouve facilement ce qu’il cherche).&lt;br /&gt;
::::Le respect de cette norme demande donc de créer une page auteur [[Louis Beysson]] et une page œuvre [[Un amour platonique (Louis Beysson)]]. Ce n’est pas ce que j’avais en tête à l’origine, ni vous ; mais c’est le standard du wiki. Une fois ce cadre posé, les trois versions doivent bien sûr être décrites, avec leurs titres particuliers et leurs caractéristiques, chacune faisant l’objet d’un chapitre ou sous-chapitre.&lt;br /&gt;
::::Pour ce cas précis, qui est un peu complexe, l’application de ce standard présenterait-elle des inconvénients sérieux ? Je ne le pense pas, mais il vaut mieux le vérifier. C’est pourquoi je me propose de créer ces deux pages, de les remplir, puis de créer les redirections utiles — ceci sans supprimer la page que vous avez créée. Ainsi, en testant et en comparant ces deux filières parallèles, nous pourrons juger sur pièces avant de faire un choix définitif.&lt;br /&gt;
::::Il semble que votre crainte soit que l’édition Quintes-feuilles devienne moins visible, voire invisible. Mais c’est mal connaître le fonctionnement des wikis et des moteurs de recherche. Je suis prêt à parier qu’après quelques semaines au maximum (le temps que les moteurs se mettent à jour), lorsqu’un chercheur demandera « Le secret de Geri » à Qwant ou à DuckDuckGo, il se verra renvoyé vers au moins quatre pages de BoyWiki, et ceci dès les premiers résultats affichés. Ainsi votre jeune lecteur sera satisfait (vous connaissez son nom ?…)&lt;br /&gt;
::::De toute façon, grâce à l’exceptionnelle souplesse du système wiki, nous pourrons toujours modifier, améliorer, voire supprimer quelque chose, si le besoin s’en fait sentir.&lt;br /&gt;
::::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 20 mai 2020 à 22:48 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui importe, dites-vous, c’est d’accéder tout de suite ou le plus vite possible à la page pertinente. &lt;br /&gt;
Si vous aviez vérifié cette exigence sur l’exemple que je vous ai donné avec le moteur de recherches le plus utilisé au monde (même si on ne l’aime pas pour des raisons compréhensibles et légitimes), vous auriez vu que la première page affichée ne donne &#039;&#039;&#039;que&#039;&#039;&#039; des références relative à Louis Beysson : 10 sur 10. Au total, quelque chose comme 98 % de références pertinentes sur les 15 000 obtenues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous me citez un exemple assez étrange sur un moteur de recherche qui ne pratique pas le mode « chaîne de caractères ». J’ai vérifié le résultat : eh bien, non, pour moi, la référence à Boywiki est absente de la première page (il y a une référence à Wikipédia en revanche).&lt;br /&gt;
Conclusion sur ce point : les résultats obtenus varient selon le moment où la recherche est faite. Dans le cas du &#039;&#039;Secret de Geri&#039;&#039;, les variations donnent &#039;&#039;&#039;toujours&#039;&#039;&#039; en premier le lien vers Louis Beysson.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai une seconde objection importante à l’énoncé de votre règle : « l’habitude est de créer une seule page par œuvre, sous le dernier titre voulu par l’auteur ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous semblez ignorer que c’est l’éditeur et non l’auteur qui choisit le titre, précision qui ne figure pas en général dans le contrat d’éditeur. L’éditeur peut certes tenir compte des desiderata de l’auteur, mais c’est lui qui a toujours le dernier mot, comme pour le choix de la première de couverture. L’éditeur est tenu seulement d’avoir l’accord de l’auteur pour toute modification du contenu de l’œuvre. Et il ne se prive pas, en général (sauf si l’auteur occupe une position de force : Houellebecq par ex.) d’exercer un chantage : « vous acceptez cette modification ou je ne vous publie pas. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n’êtes par conséquent jamais en situation de connaître « le dernier titre choisi par l’auteur » sauf si vous pouvez interroger l&#039;intéressé. Ce n&#039;est pas le cas pour Louis Beysson.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, suivre des règles est certes une chose importante, mais qui dit règle dit exceptions (sans règle, pas d’exception). Et j’espère que vous ne défendez pas l’idée que ce sont les règles qui font tout l’intérêt de Boywiki.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 21 mai 2020 à 05:45 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19812</id>
		<title>Discussion:Le Secret de Geri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19812"/>
		<updated>2020-05-20T04:14:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Deux œuvres distinctes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au vu des éclaircissements qui accompagnent l’édition de 2002, il me semble qu’on peut presque distinguer deux œuvres différentes :&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876), récit qui sera amélioré par des corrections stylistiques et une séparation en six chapitres dans &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2002) ;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884), ouvrage très différent du précédent, tant pour sa structure que dans son esprit.&lt;br /&gt;
Les améliorations de style sont monnaie courante dans les rééditions d&#039;un même livre. Le découpage en chapitres ne modifie pas non plus un récit au point d’en changer le caractère (qu’on l’appelle nouvelle ou roman n’a guère d’importance : la limite entre ces deux genres est souvent imprécise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, l’insertion du texte primitif dans un cadre romanesque complètement nouveau, et l’adjonction de développements qui en changent la signification profonde, peuvent être considérées, sinon comme une trahison, du moins comme une véritable « re-création ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est pourquoi je serais d’avis de nommer cette page, selon les standards de BoyWiki, [[Geri, ou Un premier amour (Louis Beysson)]]. L’avantage serait d’utiliser le seul titre dont on soit sûr qu’il a été pleinement voulu par l’auteur ; et aussi, de mentionner entre parenthèses le nom de celui-ci, comme pour tous les autres ouvrages de BoyWiki. C’est d’ailleurs ce titre de page qui figure à l’article [[Quintes-feuilles]]. (Toutes les redirections idoines seraient ensuite créées.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette page, une partie &#039;&#039;&#039;États successifs du texte&#039;&#039;&#039; pourrait être insérée, scindée en trois sous-chapitres :&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2002)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 16 mai 2020 à 18:01 (UTC)&lt;br /&gt;
:Votre point de vue sur le titre se défend, bien sûr, mais il se heurte à quelques difficultés. En effet, le nom de l’auteur était Louis &#039;&#039;&#039;Besson&#039;&#039;&#039; pour &#039;&#039;Géri ou un premier amour&#039;&#039;. Il est passé à Louis &#039;&#039;&#039;Beysson&#039;&#039;&#039; pour &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;. Le catalogue imprimé de la BNF répertoriait donc deux auteurs, et le lien entre les deux œuvres et les deux auteurs était totalement méconnu.&lt;br /&gt;
:Je présente donc ici un premier argument qui défend le travail de l’éditeur : en effet, c’est lui qui a associé les deux noms qui se trouvaient totalement dissociés dans le catalogue imprimé de la BNF. On avait affaire, avant sa « découverte », à deux personnages et à deux œuvres différentes.&lt;br /&gt;
:Par ailleurs, seuls quelques lecteurs ont accès à la BNF et pourront lire &#039;&#039;Geri ou un premier amour&#039;&#039;. Quant à &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; je ne sais même pas si on peut le trouver sur la Toile. Le &#039;&#039;Secret de Geri&#039;&#039; a été vendu à plusieurs centaines d’exemplaires, et à ma connaissance, est toujours disponible.&lt;br /&gt;
:Enfin, dernier argument, si mes informations sont exactes (j’ai toute confiance dans mon informateur, je n&#039;ai vraiment aucune raison de douter de lui) le titre devrait bientôt paraître en anglais. Et ce serait &#039;&#039;Geri’s Secret&#039;&#039;. Ce seul fait impose, selon moi, &#039;&#039;Le Secret de Geri&#039;&#039; comme entrée dans Boywiki.&lt;br /&gt;
:--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 17 mai 2020 à 15:03 (UTC)&lt;br /&gt;
::Et si on intitulait la page de BoyWiki quelque chose comme :&lt;br /&gt;
::*&amp;lt;small&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour revu et toiletté, ou Un amour platonique moins le discours du narrateur, ou Le secret de Geri, ou Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué (Louis Besson ou Beysson)&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
::Plaisanterie à part, il ne semble pas nécessaire de « défendre le travail de l’éditeur » — travail remarquable et original, qui a débouché sur un résultat tout à fait satisfaisant. En suggérant de renommer la page d’après le premier titre, j’ai à l’esprit un souci d’authenticité, en même temps que de standardisation ; mais il ne s’agit pas pour autant de minimiser les mérites de Jean-Claude Féray, ni de vouloir priver cette dernière version de son titre particulier.&lt;br /&gt;
::L’usage de la forme Beysson s’impose, au lieu de Besson : non seulement l’auteur gardera ce pseudonyme pour tous ses autres livres, mais aussi, semble-t-il, pour ses œuvres picturales. Avoir utilisé son propre nom dans la première édition de &#039;&#039;Geri&#039;&#039; est une naïveté de jeune provincial (il avait à peine vingt ans).&lt;br /&gt;
::Il faut remarquer que &#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; n’est pas un titre, mais un double titre : &#039;&#039;Geri&#039;&#039; est le titre principal, alors que &#039;&#039;Un premier amour&#039;&#039; est ce qu’on appelle en catalographie un titre alternatif, cité moins souvent (comme Rousseau : &#039;&#039;Émile, ou De l’éducation&#039;&#039; ; Apollinaire : &#039;&#039;Les onze mille verges, ou Les amours d’un hospodar&#039;&#039; ; Artaud : &#039;&#039;Héliogabale, ou L’anarchiste couronné&#039;&#039; ; Tournier : &#039;&#039;Vendredi, ou Les limbes du Pacifique&#039;&#039;). Le nom de Geri étant le point commun entre la version de 1876 et celle de 2002, on pourrait choisir, pour la page de BoyWiki, le titre minimal &#039;&#039;&#039;Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039; — quitte à détailler les trois versions dans le corps de l’article.&lt;br /&gt;
::Quel que soit l’intérêt de la version Quintes-feuilles, il vaut mieux éviter de donner au titre &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; un caractère officiel et définitif, comme s’il était désormais le seul valable. Nous ne savons pas ce que les éditeurs paidérastiques du {{Petites capitales|xxii}}{{e}} siècle en penseront, ni si à leur tour ils ne renommeront pas une quatrième version…&lt;br /&gt;
::Pour les y aider, on pourrait remarquer que l’interprétation de Jean-Claude Féray est certes tout à fait justifiée et défendable, mais qu’elle n’est pas la seule envisageable. Si la vision de Louis Beysson a évolué, ce ne fut pas forcément par autocensure, mais en conformité avec le point de vue des pionniers de la sexologie, et des premiers militants de la cause homosexuelle.&lt;br /&gt;
::Je m’explique : dans &#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039;, on peut penser que Beysson, justement, considère cet épisode comme un &#039;&#039;&#039;premier&#039;&#039;&#039; amour de jeunesse, avant d’autres qui doivent le remettre dans le droit chemin de l’hétérosexualité, puis du mariage. C’est encore la conception ancienne de l’homosexualité : celle-ci n’est qu’un choix vicieux, circonstanciel, souvent temporaire, et non une orientation affective particulière.&lt;br /&gt;
::&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;, par son titre même, se situe dans une tout autre optique : l’allusion à Platon et à son mythe de l’androgyne est claire. Un homosexuel-pédéraste (on confondait les deux à cette époque) est donc fondamentalement différent, et c’est bien cela qu’exprime le narrateur : Victor n’est plus égaré ou vicieux, il est anormal, handicapé, voire monstrueux.&lt;br /&gt;
::Le second sens du mot &#039;&#039;platonique&#039;&#039; rappelle au lecteur que cet « inverti », s’il veut qu’on le tolère et qu’on le plaigne, doit rester absolument chaste ! Il n’est pas responsable de son handicap, le pauvre, mais quand même de ses actes. On voit bien là que Beysson n’avait pas renoncé à ses croyances catholiques : la tentation, oui, le péché non !&lt;br /&gt;
::La vigoureuse misogynie qu’exprime le narrateur, et qu’on peut comparer à celle d’Achille Essebac, découle de cette vision : l’homosexuel-pédéraste étant un anormal, il déteste forcément les femmes ! On est loin de Montherlant, Peyrefitte ou Matzneff, qui peuvent coucher avec des femmes, qui se savent pédérastes mais absolument pas homosexuels, et qui considèrent même l’amour des garçons comme une forme d’hétérosexualité.&lt;br /&gt;
::Tout ça pour dire qu’&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; pourrait représenter en réalité la pensée ultime de l’auteur, et que cette version sera donc peut-être un jour rééditée sous ce titre. Cela n’annule ni ne dévalorise &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; ; mais ça le relativise.&lt;br /&gt;
::Pour le titre de BoyWiki, il n’y a pas de solution parfaite : à l’examen, chacune présente des avantages et des inconvénients. Faute de mieux, je reviens donc à l’idée d’un titre minimal : &#039;&#039;&#039;Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;. Si cela s’avérait trop problématique, il n’y aurait sans doute qu’une seule alternative acceptable — et quand même assez lourde : rédiger non plus un, mais quatre articles séparés, à savoir :&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Geri, ou Un premier amour (Louis Besson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Un amour platonique (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri (Louis Beysson)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
::*&#039;&#039;&#039;Louis Beysson&#039;&#039;&#039; (article consacré à l’auteur, où l’on raconterait entre autres comment ce pédéraste catholique a attendu d’avoir quarante ans pour se marier avec la mère d’un Alexandre de onze ans…).&lt;br /&gt;
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 19 mai 2020 à 23:55 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Examinons la question du titre sous un autre angle, plus pratique, celui des moteurs de recherches et des performances de Boywiki dans ce cadre. &lt;br /&gt;
Si un jeune lecteur tape &#039;&#039;Geri&#039;&#039; dans un moteur de recherches, il obtiendra quelques 313 millions de pages de résultats. Geri Haliwell l’emporte, je crois, parmi ceux-ci, car elle rapporte plus de 900 000 pages à elle seule.&lt;br /&gt;
Taper &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (la séquence exacte, en mode recherche avancée), ne rapporte que 15 400 résultats et on a accès, tout de suite, à l’œuvre de Louis Beysson.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pages de Wikipédia qui font référence à une légende, une fable, un conte, un roman du moyen âge, ne donnent pas le titre en ancien français mais en français moderne, ce qui démontre que suivre votre raisonnement a ses limites. &lt;br /&gt;
Personnellement, je tape « Roland » pour retrouver &#039;&#039;La Chanson de Roland&#039;&#039;, et je ne peux que m’incliner devant votre démarche de puriste et l’érudition qu’elle sous-tend, lorsque je constate que vous taperiez, vous, &#039;&#039;Hruotland&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 20 mai 2020 à 04:13 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19810</id>
		<title>Discussion:Le Secret de Geri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19810"/>
		<updated>2020-05-17T15:03:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Deux œuvres distinctes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au vu des éclaircissements qui accompagnent l’édition de 2002, il me semble qu’on peut presque distinguer deux œuvres différentes :&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876), récit qui sera amélioré par des corrections stylistiques et une séparation en six chapitres dans &#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2002) ;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884), ouvrage très différent du précédent, tant pour sa structure que dans son esprit.&lt;br /&gt;
Les améliorations de style sont monnaie courante dans les rééditions d&#039;un même livre. Le découpage en chapitres ne modifie pas non plus un récit au point d’en changer le caractère (qu’on l’appelle nouvelle ou roman n’a guère d’importance : la limite entre ces deux genres est souvent imprécise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, l’insertion du texte primitif dans un cadre romanesque complètement nouveau, et l’adjonction de développements qui en changent la signification profonde, peuvent être considérées, sinon comme une trahison, du moins comme une véritable « re-création ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est pourquoi je serais d’avis de nommer cette page, selon les standards de BoyWiki, [[Geri, ou Un premier amour (Louis Beysson)]]. L’avantage serait d’utiliser le seul titre dont on soit sûr qu’il a été pleinement voulu par l’auteur ; et aussi, de mentionner entre parenthèses le nom de celui-ci, comme pour tous les autres ouvrages de BoyWiki. C’est d’ailleurs ce titre de page qui figure à l’article [[Quintes-feuilles]]. (Toutes les redirections idoines seraient ensuite créées.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette page, une partie &#039;&#039;&#039;États successifs du texte&#039;&#039;&#039; pourrait être insérée, scindée en trois sous-chapitres :&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Geri ou Un premier amour&#039;&#039; (1876)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; (1884)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039; (2002)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 16 mai 2020 à 18:01 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Votre point de vue sur le titre se défend, bien sûr, mais il se heurte à quelques difficultés. En effet, le nom de l’auteur était Louis &#039;&#039;&#039;Besson&#039;&#039;&#039; pour &#039;&#039;Géri ou un premier amour&#039;&#039;. Il est passé à Louis &#039;&#039;&#039;Beysson&#039;&#039;&#039; pour &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;. Le catalogue imprimé de la BNF répertoriait donc deux auteurs, et le lien entre les deux œuvres et les deux auteurs était totalement méconnu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je présente donc ici un premier argument qui défend le travail de l’éditeur : en effet, c’est lui qui a associé les deux noms qui se trouvaient totalement dissociés dans le catalogue imprimé de la BNF. On avait affaire, avant sa « découverte », à deux personnages et à deux œuvres différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, seuls quelques lecteurs ont accès à la BNF et pourront lire &#039;&#039;Geri ou un premier amour&#039;&#039;. Quant à &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; je ne sais même pas si on peut le trouver sur la Toile. Le &#039;&#039;Secret de Geri&#039;&#039; a été vendu à plusieurs centaines d’exemplaires, et à ma connaissance, est toujours disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, dernier argument, si mes informations sont exactes (j’ai toute confiance dans mon informateur, je n&#039;ai vraiment aucune raison de douter de lui) le titre devrait bientôt paraître en anglais. Et ce serait &#039;&#039;Geri’s Secret&#039;&#039;. Ce seul fait impose, selon moi, &#039;&#039;Le Secret de Geri&#039;&#039; comme entrée dans Boywiki.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 17 mai 2020 à 15:03 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Les_amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res_(Roger_Peyrefitte)&amp;diff=19807</id>
		<title>Discussion:Les amitiés particulières (Roger Peyrefitte)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Les_amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res_(Roger_Peyrefitte)&amp;diff=19807"/>
		<updated>2020-05-15T14:30:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Dans les références bibliographiques, à partir du moment où l&#039;on suit les conventions (dans le cas d&#039;un article : italiques pour le nom de la revue, titre de l&#039;article entre guillemets) le &#039;&#039;in&#039;&#039; est parfaitement inutile.--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] 10 novembre 2011 à 16:40 (GMT)&lt;br /&gt;
:L’usage du &#039;&#039;in&#039;&#039; est fréquent ; mais peut-être en effet superflu. A vérifier dans d’autres types de présentation.&lt;br /&gt;
:(Bien entendu, il ne s’agit pas là d’un horrible &#039;&#039;in&#039;&#039; franglais, mais d’un très respectable &#039;&#039;in&#039;&#039; latin !)&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 11 mai 2020 à 22:53 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les commentaires sur la sexualité dans l&#039;article sur les amitiés particulières ==&lt;br /&gt;
Il me semble que le rédacteur principal de l&#039;article perd de vue que &#039;&#039;par définition&#039;&#039;, une amitié particulière exclut la sexualité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exclusion de la sexualité dans la relation entre Georges et Alexandre y est soulignée comme étonnante (&amp;quot;pourtant&amp;quot;) ce qui teinte l&#039;expression &amp;quot;amitié particulière&amp;quot; d&#039;une signification inexacte.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 11 mai 2020 à 03:16 (UTC)&lt;br /&gt;
:Votre opinion m’étonne beaucoup ! Je ne crois pas avoir jamais lu cette restriction chez quiconque.&lt;br /&gt;
:Le titre lui-même utilisé par Peyrefitte est un pluriel, ce qui tend à montrer que non seulement Georges et Alexandre vivent une amitié particulière, mais également d’autres garçons : ce terme est tout aussi applicable à André Ferron et à Lucien Rouvère.&lt;br /&gt;
:La dernière version du dictionnaire de l’Académie française donne cette définition : « &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Amitié particulière&#039;&#039;, lien sentimental et physique entre deux personnes du même sexe.&#039;&#039;&#039; » On peut regretter que l’accent ne soit pas assez mis sur le caractère &#039;&#039;exclusif&#039;&#039; de cette amitié (c’est le vrai sens de « particulière », qui dans ce cas ne signifie pas « spéciale ») ; mais l’aspect physique, donc éventuellement sexuel, n’est pas écarté.&lt;br /&gt;
:Le Robert est plus audacieux encore : « &#039;&#039;&#039;Amitié particulière : liaison homosexuelle&#039;&#039;&#039; » (ce qui, me semble-t-il, n’insiste pas assez sur l’importance du sentiment, ni sur le jeune âge habituel des partenaires).&lt;br /&gt;
:Le Grand Larousse encyclopédique nous parle plus justement d’une « &#039;&#039;&#039;liaison de caractère passionnel entre deux garçons élèves d’un même établissement&#039;&#039;&#039; ». Pour le coup, c’est un peu trop restreint, puisque les filles en seraient incapables, et aussi les garçons d’établissements différents ! Mais là non plus la sexualité, sans être indispensable, n’est nullement exclue.&lt;br /&gt;
:Lorsque le jeune Sevrais dit à l’abbé de Pradts : « Si c’était moi qui dirigeais ce collège, je vous jure bien qu’il n’y aurait pas d’amitiés particulières », à l’évidence il inclut dans le lot son amitié très charnelle avec Souplier.&lt;br /&gt;
:N’oublions pas enfin la définition fournie par BoyWiki, lequel s’y connaît tout de même un peu : « &#039;&#039;&#039;Une [[amitié particulière]] est une liaison sentimentale exclusive entre deux enfants ou adolescents.&#039;&#039;&#039; » &#039;&#039;Sentimentale&#039;&#039; et &#039;&#039;exclusive&#039;&#039;, certes ; mais pas toujours exclusivement sentimentale !&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 11 mai 2020 à 22:53 (UTC)&lt;br /&gt;
::Nous nous trouvons face à une expression qui vit, et, par conséquent, qui peut voir sa signification évoluer non seulement avec le temps, mais avec les groupes de locuteurs. Si on se réfère à l’origine de l’expression (les communautés religieuses) c’était, quasiment toujours au pluriel, les « amitiés particulières » (donc excluant les autres personnes de la communauté) qui étaient condamnées.&lt;br /&gt;
::Je cite le père Avrillon en 1740 (&#039;&#039;Traité de l’amour de Dieu&#039;&#039;) :&lt;br /&gt;
::« Les amitiés particulières consistent dans une prédilection notable, dans un penchant naturel, &amp;amp; dans une inclination violente, d’où il résulte une liaison intime &amp;amp; désordonnée qui n’a pas Dieu pour motif. »&lt;br /&gt;
::Pour les Jésuites : « On évitera les amitiés particulières, parce que cette union si étroite avec les uns est une séparation formelle d’avec les autres et tend par conséquent à détruire l’esprit de la communauté […] »&lt;br /&gt;
::Ernest Renan qui a suivi une éducation religieuse, écrit aussi :&lt;br /&gt;
::« Une des choses les plus recommandées au séminaire était d’éviter les « amitiés particulières ». De telles amitiés étaient présentées comme un vol fait à la communauté. »&lt;br /&gt;
::Si Peyrefitte emploie le terme au pluriel, c’est parce qu’au début du roman, le père supérieur fait dans son premier discours une référence aux amitiés particulières (au pluriel) ainsi que tous les ecclésiastiques l’ont fait. Le jeune Sevrais comme vous le soulignez emploie aussi l’expression au pluriel.&lt;br /&gt;
::Dans la définition du dico de l’acad française, le qualificatif &#039;&#039;physique&#039;&#039; ne renvoie pas à la sexualité ! Un baiser, une étreinte (d’autrui contre soi) relèvent de la sensualité, pas de la sexualité. Charnel n’est pas sexuel.&lt;br /&gt;
::&#039;&#039;Les Garçons&#039;&#039; de Montherlant constitue, dans ce cadre, une exception, car ce que Montherlant décrit dans ce roman (je ne parle pas de &#039;&#039;La Ville&#039;&#039;) ne relève pas vraiment des amitiés particulières, mais de « liaisons pédérastiques » entre grands (ou adultes) et petits.&lt;br /&gt;
::Je note d’ailleurs que vos citations confirment mon point de vue.&lt;br /&gt;
:::Les textes que vous citez, joints aux miens, formeraient une excellente documentation historique pour l’article &#039;&#039;&#039;[[Amitié particulière (psychologie)]]&#039;&#039;&#039;, qui reste à écrire.&lt;br /&gt;
:::De &#039;&#039;toutes&#039;&#039; nos citations, il ressort qu’une amitié particulière :&lt;br /&gt;
:::*est une liaison exclusive entre deux personnes ;&lt;br /&gt;
:::*que ces deux personnes sont généralement des enfants ou adolescents ;&lt;br /&gt;
:::*que cette liaison présente un caractère fortement sentimental ;&lt;br /&gt;
:::*qu’elle ne comporte pas forcément une dimension sexuelle.&lt;br /&gt;
:::En revanche, &#039;&#039;aucune&#039;&#039; de vos citations ni des miennes n’exclut la sexualité : c’est, disons, une « matière à option ». André Ferron et Lucien Rouvère vivent incontestablement une amitié particulière, de même que Sevrais et Souplier. Ni Peyrefitte ni Montherlant n’ont jamais considéré qu’une amitié particulière était forcément asexuée. (D’ailleurs, la question des actes sexuels est au cœur des deux ouvrages.)&lt;br /&gt;
:::Une définition doit s’efforcer d’être minimale — « nécessaire et suffisante » — sous peine de refléter des opinions ou des usages trop restreints. La réalisation ou l’absence d’actes sexuels ne devrait donc même pas être mentionnée pour définir l’expression &#039;&#039;&#039;amitié particulière&#039;&#039;&#039; — pas plus que le matériau n’entre en compte pour définir ce qu’est une &#039;&#039;&#039;maison&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
:::(Quant à la différence entre une amitié particulière et une liaison pédérastique, elle est de même nature qu’entre une maison et une habitation : la seconde notion englobe la première. Georges de Sarre, à quatorze ans, est &#039;&#039;déjà&#039;&#039; pédéraste — abstinent certes —, et c’est bien ainsi que Peyrefitte l’entendait.)&lt;br /&gt;
:::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 13 mai 2020 à 20:27 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous dites qu’aucune précision ne devrait être portée. Soit.  Ajoutons alors : ni de manière explicite, ni de manière implicite. Or, ma réaction concernait le mention implicite qui est incluse dans « pourtant ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour moi, tout ce que j’ai pu lire exclut &#039;&#039;par définition&#039;&#039; la sexualité dans les amitiés particulières. Le roman de Peyrefitte prend fin sur une déclaration importante : Georges, s’adressant aux mânes d’Alexandre, déclare que leur lien s’appelait « amour ». C’est qu’il fait une distinction entre une amitié particulière et un amour. Mais alors, quelle distinction ? Sûrement pas l’intensité des sentiments, portée au plus haut point chez les deux garçons (mais pas aussi haut, me semble-t-il, qu’entre Victor et Geri).&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 15 mai 2020 à 14:30 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19805</id>
		<title>Le Secret de Geri</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Le_Secret_de_Geri&amp;diff=19805"/>
		<updated>2020-05-12T07:44:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Création de la page qui reste à compléter&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Le secret de Geri&#039;&#039;&#039; est le titre de la réédition par Quintes-feuilles, en 2002, de la nouvelle &#039;&#039;Geri, ou un premier amour&#039;&#039; écrite par Louis Beysson et parue en 1876, à Lyon, chez Aimé Vingtrinier. &lt;br /&gt;
Cette réédition a ignoré les enrobages de précaution qui ont permis la transformation de la nouvelle en roman et sa réédition chez E. Dentu, en 1884, sous le tire &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
elle a néanmoins pris en compte les corrections stylistiques introduites par Louis Beysson dans &#039;&#039;Un amour platonique&#039;&#039;, d’où la nécessité d’un nouveau titre pour la nouvelle : &#039;&#039;Le Secret de Geri.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’auteur : Louis Beysson ==&lt;br /&gt;
Né à Lyon le 26 février 1856, Louis Besson de son vrai nom était fils d’un riche courtier en soie de la ville, Louis Marie Fleury Besson (1857-1883) et de Marie Louis Françoise Aimerine Harmet (1833-1918). Il fit ses études secondaires principalement au collège Saint-Michel de Fribourg. C’est dans ce collège qu’il éprouva une amitié particulière pour un jeune Italien dont le prénom transposé dans la nouvelle est Geri. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il suivit ensuite l’École des Beaux-Arts de Lyon en ambitionnant de vivre de son pinceau, mais s’engagea d’abord dans le journalisme comme correspondant de guerre du &#039;&#039;Salut public&#039;&#039; en Tunisie, puis en littérature – occasion de modifier l’orthographe de son patronyme en Beysson – avec un roman, &#039;&#039;Mousseline&#039;&#039; (1882), dont il tira une pièce de théâtre, suivi de deux volumes de vers (&#039;&#039;Bismarck à Warzin&#039;&#039; et &#039;&#039;Napoléon IV&#039;&#039;) et une pièce &#039;&#039;Un Fils du Christ&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis Beysson revint ensuite à la peinture et après le succès de son premier tableau représentant une locomotive monstre, exposé au salon de Lyon en 1885, il se fit une spécialité des trains, des voies ferrées et des gares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il épousa une artiste peintre, Marie Céleste Rigoulot (1863-1949), mère célibataire, dont il eut une fille, Marie Estelle Louise Besson (1897-1948).&lt;br /&gt;
Louis Beysson est mort au hameau du Bidon, commune de Champagne au Mont d’or, dans la banlieue nord-ouest de Lyon le 7 août 1912, après une douloureuse maladie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résumé de la nouvelle ==&lt;br /&gt;
Envoyé dans un collège religieux en Suisse, le jeune Victor est pris d’une immense tristesse liée à un sentiment de solitude dont il craint de périr jusqu’au jour où, après s’être endormi dans un oratoire qui était son refuge, il est réveillé par un garçon d’« une grâce inexprimable » qui lui sourit et lui tient la main. Victor se jette dans ses bras, le presse sur son cœur, et découvre que le garçon comprend mal son langage : il est italien et se prénomme Geri. Leur sympathie et leur amour va d’abord s’exprimer par leurs regards.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geri, de santé délicate, occupe une chambre isolée dans le pensionnat, mais les deux adolescents se croisent au réfectoire et se rencontrent dans le verger du collège. Victor s’éprend à la folie de Geri au visage d’ange :  « &#039;&#039;Autour de lui rayonnait un charme inexprimable qui éclairait le ciel le plus sombre, me faisait aimer les arbres, la prairie du verger, en transformant merveilleusement tout ce qu’il approchait.&#039;&#039; »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le supérieur annonce un jour aux pensionnaires que Geri va quitter l’établissement, Victor est désespéré : « Un glaive qui m’eût percé jusqu’au fond du cœur ne m’aurait pas atteint plus mortellement que ces cruelles paroles ». Lors d’une cérémonie où lui et Geri échangent autour du prêtre des objets symboliques, Victor, bouleversé par l’expression de tristesse de son ami qui semble lui dire adieu, perd connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, il va tout faire pour que Geri ne quitte pas l’établissement et surtout pour le revoir, aussi souvent qu’il le peut. À chaque rencontre, Geri exprime son amour, son attachement éternel à Victor, mais lui cache un secret qui se traduisent par des larmes. Le lecteur découvre avant la fin du roman les raisons des larmes de Geri.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Éléments communs aux récits d’amitiés particulières ==&lt;br /&gt;
Tous les grands récits en langue française d’amitiés particulières, du &#039;&#039;Secret de Geri&#039;&#039; aux &#039;&#039;Amitiés particulières&#039;&#039; de Roger Peyrefitte, en passant par &#039;&#039;Dédé&#039;&#039; d’Achille Essebac, et &#039;&#039;Antone Ramon&#039;&#039; d’Amédée Guiard ont un pensionnat catholique pour cadre. Ces amitiés restent, par définition, chastes et pures, ce qui n’empêche pas leur condamnation formelle par l’Église, mais qui explique peut-être la relative bienveillance des prêtres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans &#039;&#039;Les Garçons&#039;&#039;, qui a aussi pour cadre un collège religieux, Montherlant peint d’autres passions, que l’on peut qualifier de &#039;&#039;pédérastiques&#039;&#039;. Celles-ci débordent du cadre strict des amitiés particulières. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;Secret de Geri&#039;&#039; et &#039;&#039;Dédé&#039;&#039; sont les deux romans qui ont le plus de points communs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Les_amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res_(Roger_Peyrefitte)&amp;diff=19804</id>
		<title>Discussion:Les amitiés particulières (Roger Peyrefitte)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Les_amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res_(Roger_Peyrefitte)&amp;diff=19804"/>
		<updated>2020-05-12T07:23:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Dans les références bibliographiques, à partir du moment où l&#039;on suit les conventions (dans le cas d&#039;un article : italiques pour le nom de la revue, titre de l&#039;article entre guillemets) le &#039;&#039;in&#039;&#039; est parfaitement inutile.--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] 10 novembre 2011 à 16:40 (GMT)&lt;br /&gt;
:L’usage du &#039;&#039;in&#039;&#039; est fréquent ; mais peut-être en effet superflu. A vérifier dans d’autres types de présentation.&lt;br /&gt;
:(Bien entendu, il ne s’agit pas là d’un horrible &#039;&#039;in&#039;&#039; franglais, mais d’un très respectable &#039;&#039;in&#039;&#039; latin !)&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 11 mai 2020 à 22:53 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les commentaires sur la sexualité dans l&#039;article sur les amitiés particulières ==&lt;br /&gt;
Il me semble que le rédacteur principal de l&#039;article perd de vue que &#039;&#039;par définition&#039;&#039;, une amitié particulière exclut la sexualité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exclusion de la sexualité dans la relation entre Georges et Alexandre y est soulignée comme étonnante (&amp;quot;pourtant&amp;quot;) ce qui teinte l&#039;expression &amp;quot;amitié particulière&amp;quot; d&#039;une signification inexacte.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 11 mai 2020 à 03:16 (UTC)&lt;br /&gt;
:Votre opinion m’étonne beaucoup ! Je ne crois pas avoir jamais lu cette restriction chez quiconque.&lt;br /&gt;
:Le titre lui-même utilisé par Peyrefitte est un pluriel, ce qui tend à montrer que non seulement Georges et Alexandre vivent une amitié particulière, mais également d’autres garçons : ce terme est tout aussi applicable à André Ferron et à Lucien Rouvère.&lt;br /&gt;
:La dernière version du dictionnaire de l’Académie française donne cette définition : « &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Amitié particulière&#039;&#039;, lien sentimental et physique entre deux personnes du même sexe.&#039;&#039;&#039; » On peut regretter que l’accent ne soit pas assez mis sur le caractère &#039;&#039;exclusif&#039;&#039; de cette amitié (c’est le vrai sens de « particulière », qui dans ce cas ne signifie pas « spéciale ») ; mais l’aspect physique, donc éventuellement sexuel, n’est pas écarté.&lt;br /&gt;
:Le Robert est plus audacieux encore : « &#039;&#039;&#039;Amitié particulière : liaison homosexuelle&#039;&#039;&#039; » (ce qui, me semble-t-il, n’insiste pas assez sur l’importance du sentiment, ni sur le jeune âge habituel des partenaires).&lt;br /&gt;
:Le Grand Larousse encyclopédique nous parle plus justement d’une « &#039;&#039;&#039;liaison de caractère passionnel entre deux garçons élèves d’un même établissement&#039;&#039;&#039; ». Pour le coup, c’est un peu trop restreint, puisque les filles en seraient incapables, et aussi les garçons d’établissements différents ! Mais là non plus la sexualité, sans être indispensable, n’est nullement exclue.&lt;br /&gt;
:Lorsque le jeune Sevrais dit à l’abbé de Pradts : « Si c’était moi qui dirigeais ce collège, je vous jure bien qu’il n’y aurait pas d’amitiés particulières », à l’évidence il inclut dans le lot son amitié très charnelle avec Souplier.&lt;br /&gt;
:N’oublions pas enfin la définition fournie par BoyWiki, lequel s’y connaît tout de même un peu : « &#039;&#039;&#039;Une [[amitié particulière]] est une liaison sentimentale exclusive entre deux enfants ou adolescents.&#039;&#039;&#039; » &#039;&#039;Sentimentale&#039;&#039; et &#039;&#039;exclusive&#039;&#039;, certes ; mais pas toujours exclusivement sentimentale !&lt;br /&gt;
:[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 11 mai 2020 à 22:53 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nous trouvons face à une expression qui vit, et, par conséquent, qui peut voir sa signification évoluer non seulement avec le temps, mais avec les groupes de locuteurs. Si on se réfère à l’origine de l’expression (les communautés religieuses) c’était, quasiment toujours au pluriel, les « amitiés particulières » (donc excluant les autres personnes de la communauté) qui étaient condamnées.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Je cite le père Avrillon en 1740 (&#039;&#039;Traité de l’amour de Dieu&#039;&#039;) :&lt;br /&gt;
« Les amitiés particulières consistent dans une prédilection notable, dans un penchant naturel, &amp;amp; dans une inclination violente, d’où il résulte une liaison intime &amp;amp; désordonnée qui n’a pas Dieu pour motif. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les Jésuites : « On évitera les amitiés particulières, parce que cette union si étroite avec les uns est une séparation formelle d’avec les autres et tend par conséquent à détruire l’esprit de la communauté […] »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernest Renan qui a suivi une éducation religieuse, écrit aussi :&lt;br /&gt;
« Une des choses les plus recommandées au séminaire était d’éviter les « amitiés particulières ». De telles amitiés étaient présentées comme un vol fait à la communauté. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Peyrefitte emploie le terme au pluriel, c’est parce qu’au début du roman, le père supérieur fait dans son premier discours une référence aux amitiés particulières (au pluriel) ainsi que tous les ecclésiastiques l’ont fait. Le jeune Sevrais comme vous le soulignez emploie aussi l’expression au pluriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la définition du dico de l’acad française, le qualificatif &#039;&#039;physique&#039;&#039; ne renvoie pas à la sexualité ! Un baiser, une étreinte (d’autrui contre soi) relèvent de la sensualité, pas de la sexualité. Charnel n’est pas sexuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Les Garçons&#039;&#039; de Montherlant constitue, dans ce cadre, une exception, car ce que Montherlant décrit dans ce roman (je ne parle pas de &#039;&#039;La Ville&#039;&#039;) ne relève pas vraiment des amitiés particulières, mais de « liaisons pédérastiques » entre grands (ou adultes) et petits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je note d’ailleurs que vos citations confirment mon point de vue.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Les_amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res_(Roger_Peyrefitte)&amp;diff=19801</id>
		<title>Les amitiés particulières (Roger Peyrefitte)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Les_amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res_(Roger_Peyrefitte)&amp;diff=19801"/>
		<updated>2020-05-11T03:31:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Ajout d&amp;#039;une référence&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Voir homonymes|Amitié particulière}}&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; est un roman écrit en [[1943]] par &#039;&#039;&#039;[[Roger Peyrefitte]]&#039;&#039;&#039;, paru chez Jean Vigneau en [[1944]], et probablement son œuvre la plus connue aujourd’hui, pour laquelle il remporta le [[prix Renaudot]] l’année suivante (en raison de la guerre).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Largement [[roman autobiographique|autobiographique]], cet ouvrage traite d’une relation [[pédérastie|pédérastique]], qui reste cependant [[amour platonique|platonique]], entre deux élèves d’un [[internat|pensionnat]] [[catholicisme|catholique]]. Il montre comment la volonté d’un [[prêtre chrétien|prêtre]] de protéger le plus jeune d’une « [[amitié particulière (psychologie)|amitié particulière]] » parvient à détruire à la fois la relation et le [[garçon]].&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fiche de références|Les amitiés particulières|Les amitiés particulières|alignement= right}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Intrigue==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intrigue tourne autour de Georges de Sarre, un garçon de quatorze ans envoyé dans un pensionnat catholique dans la [[France]] des années 1920. Faisant connaissance avec les autres garçons, il ressent tout de suite de l’intérêt pour Lucien Rouvère, contre lequel l’antipathique Marc de Blajan essaie de le monter en l’informant de façon énigmatique que certains des élèves « peuvent sembler être bons, mais en fait ne le sont pas ». Georges est consterné quand il apprend que Lucien aime André Ferron. Il devient l’ami de Lucien mais, rempli de jalousie, il essaie de détruire cette relation, et il réussit finalement à faire renvoyer André grâce à une ruse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré le départ de ce concurrent, ses avances envers Lucien restent infructueuses. Georges entame alors une amitié « particulière », c’est-à-dire exclusive et très sentimentale, avec un élève de douze ans, le ravissant Alexandre Motier. Les prêtres qui dirigent l’école désapprouvent ce genre de relation, même si elle ne va pas plus loin que quelques baisers et des poèmes d’amour. Cependant, en dépit de cette condamnation apparente de la pédérastie, même chaste, certains des prêtres dissimulent en eux le même type de sentiments envers les garçons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’un d’entre eux, le [[Xavier de Trennes|père de Trennes]], aime inviter des élèves à le rejoindre dans sa chambre la nuit, pour bavarder, boire un verre d’alcool et fumer quelques cigarettes. Georges, inquiet de la perspicacité du prêtre qui a deviné son amour pour Alexandre, agit à nouveau par ruse : il le fait renvoyer grâce un billet anonyme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malheureusement, à la fin de l’année, le père Lauzon, ami de la famille d’Alexandre et protecteur de l’enfant, apprend sa relation avec Georges. Il exige qu’elle prenne fin immédiatement, et demande à Georges de renvoyer à Alexandre les lettres d’amour qu&#039;il avait reçues de lui — à l’époque du roman, cela signifiait que tout était fini entre eux. Le garçon s’exécute, pensant pouvoir rattraper cela plus tard. Mais Alexandre ne se rend pas compte que Georges a été forcé d’agir ainsi, et qu’en réalité ses sentiments pour lui n’ont pas changé — et il se suicide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a loué cette œuvre pour son style élégant et pour la discrétion avec laquelle le sujet a été traité. Un exemple en est la question qu’Alexandre pose à Georges lors d’une de leurs rencontres secrètes dans la serre : « Georges, sais-tu les choses qu’il ne faut pas savoir ? » C’est, de tout le roman, une des seules allusions à la [[sexualité]] dans la bouche du plus jeune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nourris de nombreuses références à l’antiquité [[Grèce antique|gréco]]-[[Empire romain|romaine]], les sentiments qui se développent entre Georges et Alexandre restent pourtant chastes. Les deux garçons scellent leur amitié en procédant à l’&#039;&#039;échange des sangs&#039;&#039; ; seules quelques poignées de main et de rares baisers les rapprochent physiquement. Mais si Georges est toujours prêt à ruser, voire à composer pour sauvegarder l’essentiel, Alexandre est plus entier, plus radical dans la défense de leur amitié contre le monde des adultes. C’est pourquoi, refusant finalement tout compromis, il choisira la mort plutôt que la séparation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte intégral==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte intégral des &#039;&#039;Amitiés particulières&#039;&#039; (édition définitive de [[1973]]) figure aux pages suivantes, illustré par les lithographies de Valentine Hugo (édition de [[1946]]) et de [[Gaston Goor]] (édition de [[1953]]) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;encadre centre cellcentre&amp;quot; width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
|------------------&lt;br /&gt;
|[[Les amitiés particulières (texte intégral) – 1|Première partie]]&lt;br /&gt;
|[[Les amitiés particulières (texte intégral) – 2|Deuxième partie]]&lt;br /&gt;
|[[Les amitiés particulières (texte intégral) – 3|Troisième partie]]&lt;br /&gt;
|------------------&lt;br /&gt;
|[[Les amitiés particulières (texte intégral) – 4|Quatrième partie]]&lt;br /&gt;
|[[Les amitiés particulières (texte intégral) – 5|Cinquième partie]]&lt;br /&gt;
|------------------&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adaptation au cinéma==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roman a été porté à l’écran en [[1964]] dans un [[Les amitiés particulières (Jean Delannoy)|film du même titre]], dirigé par [[Jean Delannoy]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aspect autobiographique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit est en grande partie autobiographique, George de Sarre étant l’alter ego de Roger Peyrefitte. En effet, Peyrefitte a également connu une relation avec un élève plus jeune, au sein d’un pensionnat catholique. Les archives du petit séminaire de Saint-Pons d’Ardouane qui contiennent les résultats scolaires notamment des années 1920-1921,&amp;lt;ref&amp;gt;[https://archives-pierresvives.herault.fr/archives/archives/fonds/FRAD034_000000567/FRAD034_000000169/n:31/view:all archives-pierresvives.herault.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt; permettent d’affirmer que le petit Sétois qui est la principale source du personnage transposé dans le roman en Alexandre Motier s’appelait Georges Guéret. Lui et son frère Maurice, également scolarisé au petit séminaire d’Ardouane, étaient fils d’un médecin poète, le Dr Charles Guéret.&amp;lt;ref&amp;gt;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Gu%C3%A9ret Charles Guéret]&amp;lt;/ref&amp;gt; Contrairement à Alexandre, Georges Guéret ne s’est pas suicidé au sortir du collège : il est mort à vingt ans, en [[1928]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut suivre la vie ultérieure de George de Sarre comme diplomate en [[Grèce]] dans &#039;&#039;[[Les ambassades (Roger Peyrefitte)|Les ambassades]]&#039;&#039;, puis en [[France]] dans &#039;&#039;[[La fin des ambassades (Roger Peyrefitte)|La fin des ambassades]]&#039;&#039;. Dans ces deux romans, il retrouve le père de Trennes. Là encore le parallèle est évident avec la vie de Peyrefitte comme diplomate au cours des années 1930-1940.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres analogues==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peyrefitte était un ami très proche d’[[Henry de Montherlant]]. Celui-ci, dans ses dernières années, a écrit un roman, &#039;&#039;[[Les garçons (Henry de Montherlant)|Les garçons]]&#039;&#039; ([[1969]]), où il décrivait une relation analogue, ainsi qu’une pièce sur le même sujet, &#039;&#039;[[La ville dont le prince est un enfant (Henry de Montherlant)|La ville dont le prince est un enfant]]&#039;&#039;. Les deux auteurs ont d’ailleurs échangé une correspondance abondante où l’un des sujets est la [[pédérastie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie détaillée==&lt;br /&gt;
===Éditions des &#039;&#039;Amitiés particulières&#039;&#039;===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément des indications ci-dessous, on trouvera les rubriques bibliographiques complètes dans la [[bibliographie garçonnière]], [[Bibliographie_garçonnière_–_P#PE|page P, sous &#039;&#039;&#039;PEYREFITTE&#039;&#039;&#039;]] (par ordre chronologique), ainsi qu’à la page de [[Référence:Les amitiés_particulières|référence &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039;]] (par langue).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en français====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Vigneau, 1943|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Vigneau, 1946|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Vigneau, 1946 (Valentine Hugo)|refcourte}} (avec 2 illustrations de Valentine Hugo).&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Flammarion, 1951|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Flammarion, 1953 (Goor)|refcourte}} (avec 24 lithographies de [[Gaston Goor]]).&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Club des Éditeurs, 1956 (Englebert)|refcourte}} (illustrations d’Englebert).&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/J’ai lu, 1958|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Cercle du Bibliophile, 1968|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le Livre de Paris-Club pour vous Hachette, 1970|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Librairie Générale Française, 1973|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Édito-Service, 1973|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Saint-Clair, 1975|refcourte}} (avec 6 photos du film).&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le Livre de Paris-Club pour vous Hachette, 1975|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Flammarion, 1986|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Flammarion, 1992|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Flammarion, 2004|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Textes Gais, 2005|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en allemand====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Heimliche Freundschaften – Stahlberg, 1960|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Heimliche Freundschaften – Fischer, 1971|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Heimliche Freundschaften – Knaus, 1983|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Heimliche Freundschaften – Bruno Gmünder, 1991|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Heimliche Freundschaften – Bruno Gmünder, 2004|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en anglais====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Special friendships – Vanguard Press, 1950|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Special friendships – Secker &amp;amp; Warburg, 1958|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Special friendships – Panther, 1964|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Secret friendships – West-Art Publishers, 2000|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en espagnol====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Las amistades particulares – Tirso, 1956|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Las amistades particulares – Sudamericana, 1971|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Las amistades particulares – Edhasa, 1978|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Las amistades particulares – Egales, Otras Voces, 2000|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en hongrois====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Különleges barátságok – Magvető, 1969|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en italien====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le amicizie particolari – Einaudi, 1949|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le amicizie particolari – Einaudi, 1957|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le amicizie particolari – Mondadori, 1963|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le amicizie particolari – Mondadori, 1967|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le amicizie particolari – Einaudi, 1979|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en néerlandais====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Verholen vriendschap – Bruna, 1966|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en portugais====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/As amizades particulares – Ulisseia, 1965|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Études sur &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039;===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Agel}}, Henri. « &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039; ou La double imposture », in &#039;&#039;Études&#039;&#039;, tome 321, novembre 1964, p. 556-565. [Attaque virulente contre le roman et le film]&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Houssaye}}, Henry. « Comment sont nées “Les Amitiés particulières” », in &#039;&#039;Carrefour&#039;&#039;, 2{{e}} année, n°&amp;amp;nbsp;46, 7 juillet 1945, p. 5.&lt;br /&gt;
*M. M. de C. &amp;lt;nowiki&amp;gt;[&amp;lt;/nowiki&amp;gt;[[Michel Meigniez de Cacqueray|{{Petites capitales|Meigniez de Cacqueray}}, Michel]]]. « &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039; de Roger Peyrefitte », in &#039;&#039;[[Gaie France (revue)|Le Gay Pavois]]&#039;&#039;, n°&amp;amp;nbsp;3, Maisons-Alfort, juillet-août 1994, p. 44-50.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Ricaumont}}, Jacques de. « Analyses. Deux romans de l’adolescence », in &#039;&#039;Psyché&#039;&#039;, 6{{Exp|e}} année, n° 61, novembre 1951, p. 756-765.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Vagne}}, Jean. « &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039; de Roger Peyrefitte », in &#039;&#039;Renaissances&#039;&#039;, n° 12, juillet 1945, p. 125-129.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Féray}}, Jean-Claude.« Roger Peyrefitte et &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039; », in &#039;&#039;La Corne de Brume&#039;&#039;, n°9. décembre 2012, pp. 97-106.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
*La première version de cet article a été récupérée de Wikipédia [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Les_Amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res&amp;amp;oldid=36999802 Les Amitiés particulières], le 15-1-2009 (crédits : [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Les_Amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res&amp;amp;action=history voir historique]).&lt;br /&gt;
* Cette version de Wikipédia francophone était elle-même en partie issue d’une traduction de la version Wikipedia anglophone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;[[Les amitiés particulières (Jean Delannoy)|Les amitiés particulières]]&#039;&#039; (film de Jean Delannoy)&lt;br /&gt;
*[[Gaston Goor (Les amitiés particulières)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* [http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=630881,day=6,week=8,year=2007.html ARTE: &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039;] (diffusion le [[22 février]] [[2007]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Amities particulieres, les}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Amitié entre garçons dans la littérature]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Église catholique dans la littérature]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Roman français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Roger Peyrefitte]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédérastie dans la littérature]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Les_amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res_(Roger_Peyrefitte)&amp;diff=19800</id>
		<title>Discussion:Les amitiés particulières (Roger Peyrefitte)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Discussion:Les_amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res_(Roger_Peyrefitte)&amp;diff=19800"/>
		<updated>2020-05-11T03:16:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : la signification de l&amp;#039;expression &amp;quot;amitié particulière&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Dans les références bibliographiques, à partir du moment où l&#039;on suit les conventions (dans le cas d&#039;un article : italiques pour le nom de la revue, titre de l&#039;article entre guillemets) le &#039;&#039;in&#039;&#039; est parfaitement inutile.--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] 10 novembre 2011 à 16:40 (GMT)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les commentaires sur la sexualité dans l&#039;article sur les amitiés particulières ==&lt;br /&gt;
Il me semble que le rédacteur principal de l&#039;article perd de vue que &#039;&#039;par définition&#039;&#039;, une amitié particulière exclut la sexualité. &lt;br /&gt;
L&#039;exclusion de la sexualité dans la relation entre Georges et Alexandre y est soulignée comme étonnante (&amp;quot;pourtant&amp;quot;) ce qui teinte l&#039;expression &amp;quot;amitié particulière&amp;quot; d&#039;une signification inexacte.&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 11 mai 2020 à 03:16 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Les_amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res_(Roger_Peyrefitte)&amp;diff=19779</id>
		<title>Les amitiés particulières (Roger Peyrefitte)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Les_amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res_(Roger_Peyrefitte)&amp;diff=19779"/>
		<updated>2020-04-28T14:03:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : Georges Guéret, modèle principal d&amp;#039;Alexandre Motier&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Voir homonymes|Amitié particulière}}&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; est un roman écrit en [[1943]] par &#039;&#039;&#039;[[Roger Peyrefitte]]&#039;&#039;&#039;, paru chez Jean Vigneau en [[1944]], et probablement son œuvre la plus connue aujourd’hui, pour laquelle il remporta le [[prix Renaudot]] l’année suivante (en raison de la guerre).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Largement [[roman autobiographique|autobiographique]], cet ouvrage traite d’une relation [[pédérastie|pédérastique]], qui reste cependant [[amour platonique|platonique]], entre deux élèves d’un [[internat|pensionnat]] [[catholicisme|catholique]]. Il montre comment la volonté d’un [[prêtre chrétien|prêtre]] de protéger le plus jeune d’une « [[amitié particulière (psychologie)|amitié particulière]] » parvient à détruire à la fois la relation et le [[garçon]].&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Fiche de références|Les amitiés particulières|Les amitiés particulières|alignement= right}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Intrigue==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intrigue tourne autour de Georges de Sarre, un garçon de quatorze ans envoyé dans un pensionnat catholique dans la [[France]] des années 1920. Faisant connaissance avec les autres garçons, il ressent tout de suite de l’intérêt pour Lucien Rouvère, contre lequel l’antipathique Marc de Blajan essaie de le monter en l’informant de façon énigmatique que certains des élèves « peuvent sembler être bons, mais en fait ne le sont pas ». Georges est consterné quand il apprend que Lucien aime André Ferron. Il devient l’ami de Lucien mais, rempli de jalousie, il essaie de détruire cette relation, et il réussit finalement à faire renvoyer André grâce à une ruse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré le départ de ce concurrent, ses avances envers Lucien restent infructueuses. Georges entame alors une amitié « particulière », c’est-à-dire exclusive et très sentimentale, avec un élève de douze ans, le ravissant Alexandre Motier. Les prêtres qui dirigent l’école désapprouvent ce genre de relation, même si elle ne va pas plus loin que quelques baisers et des poèmes d’amour. Cependant, en dépit de cette condamnation apparente de la pédérastie, même chaste, certains des prêtres dissimulent en eux le même type de sentiments envers les garçons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’un d’entre eux, le [[Xavier de Trennes|père de Trennes]], aime inviter des élèves à le rejoindre dans sa chambre la nuit, pour bavarder, boire un verre d’alcool et fumer quelques cigarettes. Georges, inquiet de la perspicacité du prêtre qui a deviné son amour pour Alexandre, agit à nouveau par ruse : il le fait renvoyer grâce un billet anonyme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malheureusement, à la fin de l’année, le père Lauzon, ami de la famille d’Alexandre et protecteur de l’enfant, apprend sa relation avec Georges. Il exige qu’elle prenne fin immédiatement, et demande à Georges de renvoyer à Alexandre les lettres d’amour qu&#039;il avait reçues de lui — à l’époque du roman, cela signifiait que tout était fini entre eux. Le garçon s’exécute, pensant pouvoir rattraper cela plus tard. Mais Alexandre ne se rend pas compte que Georges a été forcé d’agir ainsi, et qu’en réalité ses sentiments pour lui n’ont pas changé — et il se suicide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a loué cette œuvre pour son style élégant et pour la discrétion avec laquelle le sujet a été traité. Un exemple en est la question qu’Alexandre pose à Georges lors d’une de leurs rencontres secrètes dans la serre : « Georges, sais-tu les choses qu’il ne faut pas savoir ? » C’est, de tout le roman, une des seules allusions à la [[sexualité]] dans la bouche du plus jeune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nourris de nombreuses références à l’antiquité [[Grèce antique|gréco]]-[[Empire romain|romaine]], les sentiments qui se développent entre Georges et Alexandre restent pourtant chastes. Les deux garçons scellent leur amitié en procédant à l’&#039;&#039;échange des sangs&#039;&#039; ; seules quelques poignées de main et de rares baisers les rapprochent physiquement. Mais si Georges est toujours prêt à ruser, voire à composer pour sauvegarder l’essentiel, Alexandre est plus entier, plus radical dans la défense de leur amitié contre le monde des adultes. C’est pourquoi, refusant finalement tout compromis, il choisira la mort plutôt que la séparation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte intégral==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte intégral des &#039;&#039;Amitiés particulières&#039;&#039; (édition définitive de [[1973]]) figure aux pages suivantes, illustré par les lithographies de [[Gaston Goor]] (édition de [[1953]]) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;encadre centre cellcentre&amp;quot; width=&amp;quot;99%&amp;quot;&lt;br /&gt;
|------------------&lt;br /&gt;
|[[Les amitiés particulières (texte intégral) – 1|Première partie]]&lt;br /&gt;
|[[Les amitiés particulières (texte intégral) – 2|Deuxième partie]]&lt;br /&gt;
|[[Les amitiés particulières (texte intégral) – 3|Troisième partie]]&lt;br /&gt;
|------------------&lt;br /&gt;
|[[Les amitiés particulières (texte intégral) – 4|Quatrième partie]]&lt;br /&gt;
|[[Les amitiés particulières (texte intégral) – 5|Cinquième partie]]&lt;br /&gt;
|------------------&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adaptation au cinéma==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roman a été porté à l’écran en [[1964]] dans un [[Les amitiés particulières (Jean Delannoy)|film du même titre]], dirigé par [[Jean Delannoy]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aspect autobiographique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit est en grande partie autobiographique, George de Sarre étant l’alter ego de Roger Peyrefitte. En effet, Peyrefitte a également connu une relation avec un élève plus jeune, au sein d’un pensionnat catholique. Les archives du petit séminaire de Saint-Pons d’Ardouane qui contiennent les résultats scolaires notamment des années 1920-1921&amp;lt;ref&amp;gt;https://archives-pierresvives.herault.fr/archives/archives/fonds/FRAD034_000000567/FRAD034_000000169/n:31/view:all&amp;lt;/ref&amp;gt;, permettent d’affirmer que le petit Sétois qui est la principale source du personnage transposé dans le roman en Alexandre Motier s’appelait Georges Guéret. Lui et son frère Maurice également scolarisé au petit séminaire d’Ardouane étaient fils d’un médecin poète, le Dr Charles Guéret[https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Gu%C3%A9ret]. Contrairement à Alexandre, Georges Guéret ne s’est pas suicidé au sortir du collège : il est mort à 20 ans, en 1928. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut suivre la vie ultérieure de George de Sarre comme diplomate en [[Grèce]] dans &#039;&#039;[[Les ambassades (Roger Peyrefitte)|Les ambassades]]&#039;&#039;, puis en [[France]] dans &#039;&#039;[[La fin des ambassades (Roger Peyrefitte)|La fin des ambassades]]&#039;&#039;. Dans ces deux romans, il retrouve le père de Trennes. Là encore le parallèle est évident avec la vie de Peyrefitte comme diplomate au cours des années 1930-1940.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Œuvres analogues==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peyrefitte était un ami très proche d’[[Henry de Montherlant]]. Celui-ci, dans ses dernières années, a écrit un roman, &#039;&#039;[[Les garçons (Henry de Montherlant)|Les garçons]]&#039;&#039; ([[1969]]), où il décrivait une relation analogue, ainsi qu’une pièce sur le même sujet, &#039;&#039;[[La ville dont le prince est un enfant (Henry de Montherlant)|La ville dont le prince est un enfant]]&#039;&#039;. Les deux auteurs ont d’ailleurs échangé une correspondance abondante où l’un des sujets est la [[pédérastie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie détaillée==&lt;br /&gt;
===Éditions des &#039;&#039;Amitiés particulières&#039;&#039;===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En complément des indications ci-dessous, on trouvera les rubriques bibliographiques complètes dans la [[bibliographie garçonnière]], [[Bibliographie_garçonnière_–_P#PE|page P, sous &#039;&#039;&#039;PEYREFITTE&#039;&#039;&#039;]] (par ordre chronologique), ainsi qu’à la page de [[Référence:Les amitiés_particulières|référence &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039;]] (par langue).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en français====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Vigneau, 1943|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Vigneau, 1946|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Vigneau, 1946 (Valentine Hugo)|refcourte}} (avec 2 illustrations de Valentine Hugo).&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Flammarion, 1951|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Flammarion, 1953 (Goor)|refcourte}} (avec 24 lithographies de [[Gaston Goor]]).&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Club des Éditeurs, 1956 (Englebert)|refcourte}} (illustrations d’Englebert).&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/J’ai lu, 1958|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Cercle du Bibliophile, 1968|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le Livre de Paris-Club pour vous Hachette, 1970|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Librairie Générale Française, 1973|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Édito-Service, 1973|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Saint-Clair, 1975|refcourte}} (avec 6 photos du film).&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le Livre de Paris-Club pour vous Hachette, 1975|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Flammarion, 1986|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Flammarion, 1992|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Flammarion, 2004|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Textes Gais, 2005|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en allemand====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Heimliche Freundschaften – Stahlberg, 1960|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Heimliche Freundschaften – Fischer, 1971|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Heimliche Freundschaften – Knaus, 1983|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Heimliche Freundschaften – Bruno Gmünder, 1991|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Heimliche Freundschaften – Bruno Gmünder, 2004|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en anglais====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Special friendships – Vanguard Press, 1950|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Special friendships – Secker &amp;amp; Warburg, 1958|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Special friendships – Panther, 1964|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Secret friendships – West-Art Publishers, 2000|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en espagnol====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Las amistades particulares – Tirso, 1956|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Las amistades particulares – Sudamericana, 1971|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Las amistades particulares – Edhasa, 1978|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Las amistades particulares – Egales, Otras Voces, 2000|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en hongrois====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Különleges barátságok – Magvető, 1969|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en italien====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le amicizie particolari – Einaudi, 1949|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le amicizie particolari – Einaudi, 1957|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le amicizie particolari – Mondadori, 1963|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le amicizie particolari – Mondadori, 1967|refcourte}}.&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Le amicizie particolari – Einaudi, 1979|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en néerlandais====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/Verholen vriendschap – Bruna, 1966|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Éditions en portugais====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les amitiés particulières/As amizades particulares – Ulisseia, 1965|refcourte}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Études sur &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039;===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Agel}}, Henri. « &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039; ou La double imposture », in &#039;&#039;Études&#039;&#039;, tome 321, novembre 1964, p. 556-565. [Attaque virulente contre le roman et le film]&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Houssaye}}, Henry. « Comment sont nées “Les Amitiés particulières” », in &#039;&#039;Carrefour&#039;&#039;, 2{{e}} année, n°&amp;amp;nbsp;46, 7 juillet 1945, p. 5.&lt;br /&gt;
*M. M. de C. &amp;lt;nowiki&amp;gt;[&amp;lt;/nowiki&amp;gt;[[Michel Meigniez de Cacqueray|{{Petites capitales|Meigniez de Cacqueray}}, Michel]]]. « &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039; de Roger Peyrefitte », in &#039;&#039;[[Gaie France (revue)|Le Gay Pavois]]&#039;&#039;, n°&amp;amp;nbsp;3, Maisons-Alfort, juillet-août 1994, p. 44-50.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Ricaumont}}, Jacques de. « Analyses. Deux romans de l’adolescence », in &#039;&#039;Psyché&#039;&#039;, 6{{Exp|e}} année, n° 61, novembre 1951, p. 756-765.&lt;br /&gt;
*{{Petites capitales|Vagne}}, Jean. « &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039; de Roger Peyrefitte », in &#039;&#039;Renaissances&#039;&#039;, n° 12, juillet 1945, p. 125-129.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources==&lt;br /&gt;
*La première version de cet article a été récupérée de Wikipédia [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Les_Amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res&amp;amp;oldid=36999802 Les Amitiés particulières], le 15-1-2009 (crédits : [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Les_Amiti%C3%A9s_particuli%C3%A8res&amp;amp;action=history voir historique]).&lt;br /&gt;
* Cette version de Wikipédia francophone était elle-même en partie issue d’une traduction de la version Wikipedia anglophone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;[[Les amitiés particulières (Jean Delannoy)|Les amitiés particulières]]&#039;&#039; (film de Jean Delannoy)&lt;br /&gt;
*[[Gaston Goor (Les amitiés particulières)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* [http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=630881,day=6,week=8,year=2007.html ARTE: &#039;&#039;Les amitiés particulières&#039;&#039;] (diffusion le [[22 février]] [[2007]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Amities particulieres, les}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Amitié entre garçons dans la littérature]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Église catholique dans la littérature]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Roman français]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Roger Peyrefitte]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Pédérastie dans la littérature]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=P%C3%A9d%C3%A9rastie_(Pierre_Reydellet)&amp;diff=19743</id>
		<title>Pédérastie (Pierre Reydellet)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=P%C3%A9d%C3%A9rastie_(Pierre_Reydellet)&amp;diff=19743"/>
		<updated>2020-02-03T16:59:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’article &#039;&#039;&#039;{{Petites capitales|pédérastie}}&#039;&#039;&#039; du &#039;&#039;[[Dictionnaire des sciences médicales (Panckoucke)|Dictionnaire des sciences médicales]]&#039;&#039; édité par C. L. F. Panckoucke ([[1812]]-[[1822]]) a été rédigé par le docteur &#039;&#039;&#039;Pierre Reydellet&#039;&#039;&#039;, et publié en [[1819]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarquera, outre le ton très moralisateur, que l’aspect médical y est quasiment inexistant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’auteur==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le docteur Reydellet apparaît pour la première fois dans la liste des collaborateurs du &#039;&#039;Dictionnaire des sciences médicales&#039;&#039; en [[1818]], sur la page de titre du tome 29 et comme auteur de l’article « Machine » (p. 332-374). Il est ensuite l’auteur des articles « Métastase » (t. 33, p. 16-105, 1819), « Pendu » (t. 40, p. 167-171, 1819), « Principe vital » (t. 45, p. 125-136, [[1820]]), « Proportions (anatomiques) » (t. 45, p. 420-437), « Pyrosis » (t. 46, p. 341-349, 1820), « Synonymie » (t. 54, p. 94-97, [[1821]]), « Synoptiques (tables) » (t. 54, p. 97), « Topographie (médicale) » (t. 55, p. 298-311, 1821), « Veille » (t. 57, p. 112-124, 1821). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au total, Pierre Reydellet aurait composé une quarantaine d&#039;articles du dictionnaire Panckoucke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait peu de choses pour l’instant sur le Dr Pierre Reydellet. &lt;br /&gt;
Le &amp;quot;Dictionnaire Dechambre&amp;quot; lui consacre un court article biographique&amp;lt;ref&amp;gt;Consultable en ligne : https://www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/medica/resultats/index.php?do=page&amp;amp;cote=extbnfdechambrex083&amp;amp;p=329&amp;lt;/ref&amp;gt; : Pierre Reydellet est né à Lyon le 17 septembre 1780, exerça comme chirurgien interne de l’Hôtel Dieu avant de venir à Paris passer sa thèse de médecine en 1814 consacrée à l’érysipèle. On lui doit un livre paru en 1820 et intitulé &#039;&#039;Du suicide considéré dans ses rapports avec la morale publique et le progrès&#039;&#039; consultable à la BNF.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Dr Pierre Reydellet a été nommé membre non résident de l’Académie de médecine.&lt;br /&gt;
Il est mort à Marseille (Bouches-du-Rhône) à une date encore inconnue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte intégral==&lt;br /&gt;
:::::&amp;lt;small&amp;gt;Après correction des erreurs typographiques, on a conservé l’orthographe d’époque.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation longue|sanslien=x&lt;br /&gt;
|&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;PÉDÉRASTIE&#039;&#039;&#039;&amp;amp;#8239;, s.f., &#039;&#039;pæderastia&#039;&#039;, dérivé de deux mots grecs, &#039;&#039;παιδος&#039;&#039;, enfant, et &#039;&#039;εραστης&#039;&#039;, amateur, d’où l’on a fait le mot pédéraste pour désigner celui qui est sujet à ce penchant criminel : vice infâme que la morale, la nature et la raison réprouvent également, et qui est l’une des grandes preuves du degré d’abjection dans lequel l’homme peut se laisser entraîner lorsque, maîtrisé par des goûts vils et impétueux, fruits ordinaires d’une profonde dépravation, il ne trouve plus, dans la pureté de son cœur et dans l’amour de la vertu, une barrière suffisante contre l’immoralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait remonter bien haut pour trouver l’origine de ce goût abominable ; il se perd, pour ainsi dire, dans la nuit des temps. Les divers désastres qui ont bouleversé quelques parties du globe à une époque encore rapprochée de la création, nous sont donnés par l’Écriture Sainte comme des monumens de la vengeance céleste exercée sur des hommes livrés à tous les genres de corruption : preuve évidente que, pour avoir vécu, pendant les siècles du premier âge, dans l’enfance de la nature, nos premiers pères ne furent pour cela ni meilleurs ni plus innocens que nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, sous quelques rapports honorables, ce qui est vrai, mais ce qui a pourtant été beaucoup exagéré, les anciens ont laissé les modernes bien loin derrière eux, ils les ont également laissés bien loin sous le rapport de l’immoralité : ils ont été leurs maîtres en corruption, mais ils les ont surpassés. Cette remarque sera toujours, quoi que l’on puisse dire, l’une des mille raisons qui, en attestant la perversion des siècles passés et de certains peuples de l’antiquité réduisent au néant les déclamations chagrines et mensongères de quelques esprits faux ou de mauvaise foi, apologistes outrés des temps et des choses qui ne sont plus, et qui, toujours prêts à calomnier le temps présent, vantant à tout propos la pureté des mœurs antiques, aux dépens des nôtres, malgré le témoignage de l’histoire, qui leur donne le démenti le plus éclatant, voudraient nous persuader que, succombant sous le poids de la démoralisation, la société marche rapidement à une dissolution générale et inévitable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celui de tous les peuples anciens chez lequel cet amour déréglé était le plus en usage, était précisément celui dont la réputation a jeté le plus grand éclat. Les Grecs, justement et à jamais célèbres entre toutes les autres nations par leurs lumières et leur civilisation, se firent remarquer par leurs excès en ce genre. Il en était peu parmi ce peuple qui ne fussent entachés de ce vice honteux ; mais ce qu’il y a de plus remarquable encore, c’est qu’à peine regardaient-ils cette action comme une chose méprisable, peut-être même pourrait-on dire que chez eux elle y était en honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette dernière observation prouve encore mieux que ne pourraient le faire tous les raisonnemens, à quel point ils poussaient la perversion à cet égard. En effet, ce n’est pas seulement d’après le nombre ni l’atrocité des crimes qui se commettent que l’on peut juger du véritable état de la moralité des peuples et des siècles, mais bien d’après l’opinion que l’on en a et le jugement que l’on en porte. C’est essentiellement dans cette remarque que l’on peut trouver le véritable degré de la corruption du cœur. En effet, de quelque nature que soit une mauvaise action, dès-lors qu’elle devient objet de l’horreur publique ; dès-lors que la société indignée appelle de tout son pouvoir la vengeance des lois sur cet outrage à l’ordre social, on ne peut point en conclure, sans calomnie, qu’il existe chez tel peuple un état profond de démoralisation. Au contraire, ce soulèvement général et unanime prouve que ses mœurs sont encore dans un grand état de pureté ; mais du moment que cette même action n’inspire plus que de l’indifférence, qu’elle devient l’objet de l’indulgence et d’une tolérance condamnable, oh ! alors il faut trembler pour l’état moral d’un semblable peuple, parce que cette condescendance est la preuve certaine que les liens moraux, qui raffermissent la société, se relâchent, et que bientôt peut-être ils se dissoudront entièrement. Eh bien ! il n’est besoin que de cette seule réflexion pour prouver combien nous sommes encore audessous des anciens pour l’immoralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans doute, pour le malheur de la société et de la morale, ce vice funeste n’est point entièrement détruit parmi nous. Il n’y a que trop d’individus encore qui se livrent à ce hideux plaisir ; mais avouons du moins, à l’honneur de notre siècle, que, dans aucun autre temps, le misérable, incapable de faire à la raison et à la vertu le sacrifice de ses dégoûtantes jouissances, ne les enveloppa d’aussi profondes ténèbres et d’autant de mystère, soit par un sentiment de pudeur, dont l’homme le plus éhonté a de la peine à se défendre au milieu d’individus moins dépravés que lui, soit pour se dérober à l’indignation et au mépris général qu’il inspire, ainsi qu’à la vengeance des lois qui le surveillent. Ce crime était autrefois puni de la peine de mort, la justice divine elle-même l’avait prononcée (&#039;&#039;morte moriatur&#039;&#039;, Lévitique, chap. {{Petites capitales|x}}). En France même, l’ancienne jurisprudence condamnait à la peine du feu ceux qui s’en étaient rendus coupables, et l’on a encore vu deux exécutions de ce genre en vertu d’un arrêt du 5 juin 1750. Comment se faisait-il que, malgré des peines aussi sévères, on ne pût arrêter cette corruption ? C’est que l’immoralité était telle qu’il ne restait pas de barrière capable de la contenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Telle était, chez les Grecs, la passion pour ce genre de plaisir, que ce qu’il y avait de plus éclairé et de plus réputé honnête y était sujet, ou en était accusé, jusqu’au point que le plus sage des Grecs, le vertueux Socrate, en a été violemment soupçonné, on pourrait même dire avec quelque raison : c’est du moins sous ce rapport qu’ont été envisagées ses familiarités avec le jeune Alcibiade, qui, disent les auteurs du temps, placé sous la même couverture, &#039;&#039;non semper sine plagâ ab eo surrexit&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sent qu’un peuple dont les goûts avaient pris une direction si vicieuse, ne pouvait pas être un admirateur bien passionné des femmes ; aussi la plupart de leurs auteurs, prenant pour base de leurs éloges le penchant vers lequel ils se sentaient entraînés, ont-ils rarement négligé de répandre les traits de la critique la plus amère sur un sexe qu’ils devaient avoir en horreur ; c’est ce dernier sentiment qui avait inspiré le poète Ménandre dans son imprécation contre Prométhée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Est-ce donc sans raison que le fils de Japet}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Fut jadis enchaîné sur le triste sommet ?}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Il a trouvé le feu ; mais mal autre service}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|N’a pu le dérober à ce juste supplice.}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Il a formé la femme, et ce crime odieux}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Avait bien mérité tout le courroux des dieux.}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Ce sexe, de nos maux, n’est-il pas seul la cause ? etc.}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est juste pourtant de dire que plusieurs des plus anciens philosophes ne se sont exercés sur ce sujet que pour en démontrer toute l’ignominie. Sans parler de Platon, de son Banquet et du Lysis, il est probable que c’est dans cette intention que Plutarque a composé son Traité sur l’amour. On trouve dans le roman d’Achilles Tatius sur les amours de Leucippe et de Clitophon, aux chapitres {{Petites capitales|x}} et {{Petites capitales|xi}} du premier livre, un parallèle entre les deux sortes d’amour, dans lequel il témoigne son indignation pour le vice favori des Grecs ; Clément d’Alexandrie, dans son Pédagogue, livre {{Petites capitales|ii}}, chap. {{Petites capitales|x}}, et Maxime de Tyr, dissertation {{Petites capitales|xxiv}} et suivantes, en parlent dans le même sens ; mais celui de tous qui le combat avec le plus de force, c’est Lucien : les armes de l’ironie et du mépris sont les seules qu’il emploie pour attaquer ce penchant abominable. Il est assez curieux de lire son Dialogue, ou du moins qu’on lui attribue, sur les amours, entre Lycinus et Théomneste, et dans lequel il accorde plaisamment la préférence au plus infâme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour se faire une idée de la turpitude des Grecs à cet égard, il suffit de voir avec quelle impudence ils consacraient dans leurs chants cet amour honteux, qu’ils mettaient bien audessus de celui pour les femmes. L’un, disaient-ils, est un enfant frivole qui ne s’occupe que de jeux puérils ; il ne peut être gouverné par la raison, il règne avec violence chez les hommes insensés ; c’est de lui que viennent les désirs qui les portent vers les femmes ; il accompagne toujours cette fougue impétueuse mais passagère de la jeunesse, qu’il précipite avec emportement vers l’objet de sa passion : l’autre amour, plus ancien que les siècles d’Ogygès, qui remonte bien plus haut que le premier déluge, est honnête et grave dans son extérieur ; tout annonce en lui la sainteté de son origine. Dispensateur des sentimens vertueux, son souffle pénètre avec douceur dans nos ames, et quand ce dieu nous est propice, nous goûtons la volupté la plus pure unie à la vertu : car, comme le dit un poète tragique : &#039;&#039;L’amour nous inspire par deux souffles différens, et sous un même nom il produit des effets opposés&#039;&#039;. De même la pudeur est une double divinité tout à la fois utile et pernicieuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{p|1.5|La pudeur peut servir ou perdre les mortels.}}&lt;br /&gt;
{{p|2.5|Deux espèces de jalousie}}&lt;br /&gt;
{{p|2|Se partagent et règlent notre vie :}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|L’une, par ses bienfaits mérite des autels ;}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|L’autre nous livre à des maux éternels.}}&lt;br /&gt;
{{p|3.5|{{Petites capitales|Hésiode}}, Poème des Ouvrages et des Jours.}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Romains furent loin d’être exempts de ce vice, qu’ils reçurent des Grecs, ou qui du moins contribuèrent beaucoup à le répandre chez eux, et leur donnèrent en même temps le germe des lumières, de la civilisation et de la corruption ; et tels furent les progrès qu’ils firent en ce genre, que bientôt aussi dépravés que leurs maîtres, il n’y eut plus pour eux en cela motif de honte, et qu’ils n’y virent plus qu’un nouveau sujet digne des accords des premiers poètes ; ce que nous prouve d’une manière bien évidente le&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{p|1.5|&#039;&#039;Formosum pastor Corydon ardebat Alezin.&#039;&#039;}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Des causes probables de la pédérastie.&#039;&#039; Elles sont de plusieurs espèces : 1°. la différence des climats. L’observation a constamment démontré que ce déréglement était extrêmement fréquent dans les pays chauds, tandis qu’il devient très-rare dans les pays froids ; on dirait que, sans cesse stimulés par l’ardeur d’un climat brûlant et sans cesse emportés par leurs désirs toujours renaissans, les premiers ont bientôt épuisé toutes les jouissances ordinaires et raisonnables, et qu’ils cherchent à se satisfaire par l’invention de nouvelles plus ou moins bizarres ; mais il en est une cause plus probable encore. Dans les pays chauds, en même temps que les hommes sont portés avec violence aux plaisirs de l’amour, les femmes y sont extrêmement réservées par l’effet des lois, qui ont dû chercher à les soustraire aux fâcheuses conséquences de cette ardeur de tempérament. Ne trouvant plus dès-lors, par la difficulté qu’ils éprouvent, un aliment suffisant à leurs désirs, ils sont obligés de chercher ailleurs des plaisirs d’une autre nature, auxquels d’ailleurs ils sont quelquefois portés par une organisation particulière et malheureuse, et qui fait naître en eux ce goût dépravé, Dans les pays froids, au contraire, les hommes sont beaucoup moins ardens, leurs désirs se trouvent renfermés dans de justes limites, et les femmes y jouissent par cette même raison d’une liberté qu’elles ne pourraient avoir sans danger dans les climats chauds : de telle sorte que n’éprouvant pas ou fort peu de privations, les hommes de ces contrées ne sont nullement portés à dénaturer des plaisirs qu’ils goûtent avec modération, et auxquels ils ne trouvent aucun obstacle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais comment expliquer que les hommes les plus sages de l’antiquité, ceux qui professaient ouvertement les principes de la vertu la plus rigide, n’aient pu se soustraire à cette contagion ? La plupart en effet en étaient entachés. On en trouve la cause dans le rigorisme même de leurs principes. Regardant 1es femmes comme un objet audessous d’eux, et l’amour qu’elles inspirent comme une fantaisie à laquelle il eût été honteux de succomber ; désirant se soustraire à leur empire, et ne pouvant néanmoins se dérober à l’influence du climat, qui agissait sur eux avec toute sa force, ils étaient obligés de porter ailleurs leurs feux. Trop orgueilleux pour céder à des sentimens qu’ils regardaient stupidement comme une faiblesse que la nature a placée dans le cœur de l’homme, et qui l’entraîne avec force vers l’autre sexe ; trop faibles en même temps ou trop dépravés pour résister à la fougue de leurs désirs, ils les apaisaient par les moyens les plus honteux, et ne rougissaient pas de jeter dans l’ame de la jeunesse les germes d’une corruption dont ils cherchaient à profiter en faveur de leur lubricité. Quelques-uns, moins éhontés ou plus adroits, cherchaient à couvrir du masque de la vertu des intimités qu’ils voulaient faire regarder comme bornées à une simple contemplation amicale ; mais c’est précisément ceux-là que démasque Lucien lorsqu’il fait dire à Théomneste : « Rions de ces prétendus philosophes, de ces déraisonneurs sublimes qui, fronçant le sourcil, cherchent à en imposer à la multitude par des noms honnêtes : vainement prétendent-ils que la vue seule de l’objet aimé leur suffit. &#039;&#039;Velut scalos quosdam voluptatis fabricans amor primum habet gradum visus, uti spectet, et, ubi contemplatus est, cupit, admoto corpore, attingere. Si enim vel summis digitis attigerit, totum corpus fruitus ille percurrit. Hoc ubi facilè consecutus est, tertio tentat osculum, non statim curiosum illud, sed placidè labia admovere labiis, quæ priùs etiam quàm planè se contingerint, desistit, nullo suspicionis relicto vestigio. Deindè concedenti se accommodans, longioribus semper amplexibus quasi illiquescit, interdum etiam placidè os diducens, nullamque manum otiosam esse patitur ; cum manifestæ illæ sensibilium partium commotiones voluptatem accendunt, aut igitur latenter lubrico lapsu dextra sinum labiens, mamillas premit paululùm ultra naturam tumentes, duriusculi ventris rotunditatem digitis molliter percurrit. Post hæc etiam primæ lanuginis in pube florem decerpit. Et quid arcana illa opportet enarrare? Tandem nactus opportunitatem amor, callidius quoddam opus occipit : deinde à femoribus orsus illa, ut ait comicus, percutit, mihi quidem hoc modo amare pueros contingat.&#039;&#039; Vainement voulaient-ils cacher sous le voile de la simple amitié leur infâme conduite, &#039;&#039;sed erat ipsorum amicitiæ vinculum voluptas&#039;&#039;. C’était une espèce de sacrifice qu’ils lui offraient ; ils pensaient que ce commerce impur deviendrait un lien puissant pour enchaîner à jamais le cœur de deux amis, de la même manière que deux amans s’unissent davantage par le fait même des jouissances. C’est ainsi que la passion égare les esprits les plus droits ! Peut-être ces grands modèles d’amitié que l’histoire nous a transmis et qui sont tant admirés n’avaient-ils pas d’autre source : ce que l’on a tant vanté comme l’effet d’une vertu sublime n’était peut-être autre chose que celui du vice le plus hideux. C’est ainsi qu’Achille, pleurant la mort de Patrocle, se trahit lui-même dans sa profonde douleur, lorsqu’il s’écrie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{p|1.5|&#039;&#039;Femorum tuorum sanctæ consuetudinis&#039;&#039;}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|&#039;&#039;Quid pulchrius !&#039;&#039;}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jouissance outrée des femmes, qui amène la satiété, et leur privation absolue, qui laisse dans toute leur force des désirs non satisfaits, peuvent être également causes de ce vice, comme on l’observe pour les marins, qui, obligés par leur état de s’isoler quelquefois du monde entier pendant de longs intervalles, en contractent fréquemment l’habitude. De cette manière, deux causes absolument opposées donnent lieu au même résultat. C’est donc à l’homme sage et vertueux à chercher dans la morale et la raison un secours contre ces deux écueils, et à savoir mettre dans ses plaisirs cette limite qui en fait le charme, comme aussi elle en assure la durée. Que dire, après cela, de ces prétendus sages, de ces fameux philosophes que la Grèce admira, que le monde civilisé alla consulter, et dont la réputation a traversé les siècles ? Ou qu’ils eurent de la sagesse et de la vertu une idée bien étrange, ou qu’elles ne furent pour eux qu’un manteau qui cachait les plus honteux égaremens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le penchant qui nous porte à chercher sans cesse quelque chose de particulier dans la vie des hommes extraordinaires, a fait accuser de ce vice un grand nombre de personnages célèbres. Cette accusation semble même se porter de préférence sur ceux qui ont étonné le monde par leurs hauts faits ; mais il est permis de penser que dans la plupart de ces imputations il y a au moins beaucoup de légèreté, et que souvent elles sont faites sans aucune espèce de preuves, mais non pas toujours sans quelque fondement. Celui qui ressent dans son cœur cette disposition heureuse qui fait que l’on se plaît dans la société des femmes, non pas seulement sous le rapport du désir de leur possession, mais encore en raison des nombreuses qualités par lesquelles ce sexe attache l’homme vertueux, celui-là, dis-je, ne s’abandonnera jamais à cette infamie ; mais trop souvent, il faut en convenir, ces hommes fameux que nous admirons ne se trouvent point dans de semblables dispositions. Les plaisirs de l’amour ne sont pour eux que des choses accessoires, et la jouissance d’une femme, le plaisir d’an moment, après lequel ils la repoussent avec mépris ou dédain, parce qu’ils ne lui reconnaissent aucune autre qualité ; et prenant quelquefois pour elle un dégoût insurmontable, ils vont chercher ailleurs de nouveaux plaisirs. En effet, on a observé que la plupart de ces grands hommes n’éprouvaient pour le sexe que la plus froide indifférence, soit par l’effet des méditations profondes dans lesquelles ils sont presque continuellement plongés et qui les détournent d’un sexe essentiellement léger, ou soit peut-être par l’effet de penchans vicieux et particuliers. On pourrait dire en général que ces individus sont en tout placés hors de la nature, C’est essentiellement sur les grands conquérans que porte cette observation ; ce qui paraîtra bien singulier, lorsqu’on réfléchit qu’ils avaient à leur disposition les plus belles femmes des pays qu’ils parcouraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vraiment curieux autant que repoussant de lire dans les auteurs du temps les éloges qu’ils ont prodigués à ce penchant méprisable, et que la pudeur et le dégoût qu’ils inspirent ne permettent pas de répéter, aussi n’insisterai-je pas davantage ; car s’il est indispensable de démasquer le vice, et d’en faire bien sentir toute la laideur, encore faut-il que les moyens que l’on emploie ne soient pas de nature à offenser la pudeur, et il est à cet égard des limites que tout homme honnête ne doit point dépasser, quelque louables que fussent d’ailleurs ses motifs : aussi ai-je, autant que possible, évité toute description, toute particularité qui eût pu m’écarter le moins du monde de la décence. Si j’ai rapporté quelques passages des anciens, c’est moins dans l’intention d’ajouter à l’indignation que ce goût abominable inspire à si juste titre, que pour donner une idée des mœurs de ces siècles passés et des peuples qui les ont parcourus, tant renommés par leur sagesse, et que l’on n’a tant loués sans doute que pour avoir un prétexte de calomnier les peuples et les temps présens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle que soit l’infamie de ce vice, quel que soit le degré de turpitude dans lequel il plonge celui qui s’y livre, ce mal est peu de chose encore en comparaison de celui qui en résulte pour la jeunesse, exposée à des attaques d’autant plus dangereuses, qu’elles sont moins prévues, et qu’elles se masquent le plus souvent sous le voile de l’intérêt et de l’amitié. Peut-on s’empêcher d’avoir quelques inquiétudes en pensant que, presque toujours livrée à des mains étrangères, cette même jeunesse peut devenir la victime d’un mal qu’il est impossible de prévoir. Honte éternelle aux infâmes qui, abusant de leur autorité sur les enfans, imprègnent dans leurs jeunes cœurs, au lieu des semences de l’honneur et de la vertu, celles de la licence et de la corruption. Les lois pourraient-elles être à cet égard trop sévères, et la surveillance trop active ? Ce crime est bien certainement l’un des plus grands qui puissent affliger la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ecclésiastiques et les religieux, dit Duperray, devant l’exemple de la chasteté, dont ils ont fait un vœu particulier, doivent être jugés avec la plus grande sévérité lorsqu’ils se trouvent coupables de ce crime ; le moindre soupçon suffit pour les faire destituer de toute fonction ou emploi qui ait rapport à l’éducation de la jeunesse. Cependant la médisance ou la calomnie ont fait peser sur un corps fameux une imputation de cette nature, et comme le public accueille toujours avec avidité tons les bruits qui fournissent un aliment à sa critique, surtout contre certaines classes d’hommes en faveur desquels il n’est pas bien disposé, cette imputation avait pris quelque consistance ; elle était fausse sans doute, et la seule habitude d’un certain châtiment avait pu lui donner naissance ; mais l’autorité, qui veille sur toutes les branches de prospérité publique, et qui regarde la pureté des mœurs comme une des premières sources du bonheur des nations, a fait justice de ce scandale : elle a pensé qu’il ne pouvait avoir que des inconvéniens graves, et en proscrivant à jamais cette peine, qui dégrade plus celui qui l’inflige ou qui l’ordonne, que celui qui la reçoit, elle a prévenu et rempli les vœux de tout ce qu’il y a d’honnête et d’éclairé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Envisagé sous le rapport médical, ce vice n’offre pas de considérations très-importantes ; mais il est loin d’être sans danger et peut donner lieu à des accidens très-graves : les infâmes qui se prêtent à ce honteux commerce peuvent dans quelques cas en être les victimes. Ceux qui ont fréquenté les hospices des vénériens de Paris et des autres grandes villes de France, ont pu voir nombre de ces malheureux infectés du virus vénérien, présentant, au pourtour de l’ouverture anale, une multitude de végétations de diverses formes et autres désordres qui témoignent d’une manière évidente le crime qui en a été la cause. L’habitude de voir ces malheureux a donné à M. Cullerier une grande facilité pour les reconnaître sur-le-champ, aussi se trompe-t-il rarement à cet égard : la plus forte preuve qu’il en donne est la disposition de l’ouverture du rectum, qui présente la forme d’un entonnoir. Ce signe est presque certain, et l’on peut avoir la presque conviction que ceux qui la présentent sont entachés de ce vice ; aussi devrait-on, en médecine légale, y faire la plus sérieuse attention, si l’on était appelé à faire un rapport sur un cas de cette nature : ce qu’il y a de plus affligeant, c’est que le plus souvent ces remarques se font sur de très-jeunes enfans, tristes victimes de la séduction la plus criminelle !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n’est point encore là que se bornent les maux que l’habitude de ce vice peut faire redouter ; il est une cause assez fréquente de squirre au rectum. Des attaques réitérées sur une partie que la nature n’avait point organisée pour cela ne peuvent que l’altérer, et donner lieu à la longue à des maux cruels et souvent incurables, digne châtiment d’une telle démoralisation.&lt;br /&gt;
{{Droite|&amp;lt;small&amp;gt;({{Petites capitales|reydellet}})&amp;lt;/small&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Source===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Dictionnaire des sciences médicales&#039;&#039; / par une société de médecins et de chirurgiens… – Paris : C. L. F. Panckoucke, 1812-1822. – 60 vol. ; in-8°.&amp;lt;br&amp;gt;Article &#039;&#039;&#039;{{Petites capitales|pédérastie}}&#039;&#039;&#039; : t. 40, &#039;&#039;PEC-PERO&#039;&#039;, 1819, p. 37-45.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Dictionnaire des sciences médicales (Panckoucke)]]&lt;br /&gt;
*[[Pédérastie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references group=&amp;quot;groupe de notes&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Pederastie reydellet}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Traité en français (texte)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:XIXe siècle (textes)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=P%C3%A9d%C3%A9rastie_(Pierre_Reydellet)&amp;diff=19742</id>
		<title>Pédérastie (Pierre Reydellet)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=P%C3%A9d%C3%A9rastie_(Pierre_Reydellet)&amp;diff=19742"/>
		<updated>2020-02-03T15:43:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Skanda : L&amp;#039;auteur est Pierre Reydellet&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’article &#039;&#039;&#039;{{Petites capitales|pédérastie}}&#039;&#039;&#039; du &#039;&#039;[[Dictionnaire des sciences médicales (Panckoucke)|Dictionnaire des sciences médicales]]&#039;&#039; édité par C. L. F. Panckoucke ([[1812]]-[[1822]]) a été rédigé par le docteur &#039;&#039;&#039;Pierre Reydellet&#039;&#039;&#039;, et publié en [[1819]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarquera, outre le ton très moralisateur, que l’aspect médical y est quasiment inexistant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’auteur==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le docteur Reydellet apparaît pour la première fois dans la liste des collaborateurs du &#039;&#039;Dictionnaire des sciences médicales&#039;&#039; en [[1818]], sur la page de titre du tome 29 et comme auteur de l’article « Machine » (p. 332-374). Il est ensuite l’auteur des articles « Métastase » (t. 33, p. 16-105, 1819), « Pendu » (t. 40, p. 167-171, 1819), « Principe vital » (t. 45, p. 125-136, [[1820]]), « Proportions (anatomiques) » (t. 45, p. 420-437), « Pyrosis » (t. 46, p. 341-349, 1820), « Synonymie » (t. 54, p. 94-97, [[1821]]), « Synoptiques (tables) » (t. 54, p. 97), « Topographie (médicale) » (t. 55, p. 298-311, 1821), « Veille » (t. 57, p. 112-124, 1821). &lt;br /&gt;
Au total, Pierre Reydellet aurait composé une quarantaine d&#039;articles du dictionnaire Panckoucke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sait peu de choses pour l’instant sur le Dr Pierre Reydellet. &lt;br /&gt;
Le &amp;quot;Dictionnaire Dechambre&amp;quot; lui consacre un court article biographique&amp;lt;ref&amp;gt;Consultable en ligne : https://www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/medica/resultats/index.php?do=page&amp;amp;cote=extbnfdechambrex083&amp;amp;p=329&amp;lt;/ref&amp;gt; : Pierre Reydellet est né à Lyon le 17 septembre 1790, exerça comme chirurgien interne de l’Hôtel Dieu avant de venir à Paris passer sa thèse de médecine en 1814 consacrée à l’érysipèle. On lui doit un livre paru en 1820 et intitulé &#039;&#039;Du suicide considéré dans ses rapports avec la morale publique et le progrès&#039;&#039; consultable à la BNF.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte intégral==&lt;br /&gt;
:::::&amp;lt;small&amp;gt;Après correction des erreurs typographiques, on a conservé l’orthographe d’époque.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation longue|sanslien=x&lt;br /&gt;
|&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;PÉDÉRASTIE&#039;&#039;&#039;&amp;amp;#8239;, s.f., &#039;&#039;pæderastia&#039;&#039;, dérivé de deux mots grecs, &#039;&#039;παιδος&#039;&#039;, enfant, et &#039;&#039;εραστης&#039;&#039;, amateur, d’où l’on a fait le mot pédéraste pour désigner celui qui est sujet à ce penchant criminel : vice infâme que la morale, la nature et la raison réprouvent également, et qui est l’une des grandes preuves du degré d’abjection dans lequel l’homme peut se laisser entraîner lorsque, maîtrisé par des goûts vils et impétueux, fruits ordinaires d’une profonde dépravation, il ne trouve plus, dans la pureté de son cœur et dans l’amour de la vertu, une barrière suffisante contre l’immoralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait remonter bien haut pour trouver l’origine de ce goût abominable ; il se perd, pour ainsi dire, dans la nuit des temps. Les divers désastres qui ont bouleversé quelques parties du globe à une époque encore rapprochée de la création, nous sont donnés par l’Écriture Sainte comme des monumens de la vengeance céleste exercée sur des hommes livrés à tous les genres de corruption : preuve évidente que, pour avoir vécu, pendant les siècles du premier âge, dans l’enfance de la nature, nos premiers pères ne furent pour cela ni meilleurs ni plus innocens que nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, sous quelques rapports honorables, ce qui est vrai, mais ce qui a pourtant été beaucoup exagéré, les anciens ont laissé les modernes bien loin derrière eux, ils les ont également laissés bien loin sous le rapport de l’immoralité : ils ont été leurs maîtres en corruption, mais ils les ont surpassés. Cette remarque sera toujours, quoi que l’on puisse dire, l’une des mille raisons qui, en attestant la perversion des siècles passés et de certains peuples de l’antiquité réduisent au néant les déclamations chagrines et mensongères de quelques esprits faux ou de mauvaise foi, apologistes outrés des temps et des choses qui ne sont plus, et qui, toujours prêts à calomnier le temps présent, vantant à tout propos la pureté des mœurs antiques, aux dépens des nôtres, malgré le témoignage de l’histoire, qui leur donne le démenti le plus éclatant, voudraient nous persuader que, succombant sous le poids de la démoralisation, la société marche rapidement à une dissolution générale et inévitable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celui de tous les peuples anciens chez lequel cet amour déréglé était le plus en usage, était précisément celui dont la réputation a jeté le plus grand éclat. Les Grecs, justement et à jamais célèbres entre toutes les autres nations par leurs lumières et leur civilisation, se firent remarquer par leurs excès en ce genre. Il en était peu parmi ce peuple qui ne fussent entachés de ce vice honteux ; mais ce qu’il y a de plus remarquable encore, c’est qu’à peine regardaient-ils cette action comme une chose méprisable, peut-être même pourrait-on dire que chez eux elle y était en honneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette dernière observation prouve encore mieux que ne pourraient le faire tous les raisonnemens, à quel point ils poussaient la perversion à cet égard. En effet, ce n’est pas seulement d’après le nombre ni l’atrocité des crimes qui se commettent que l’on peut juger du véritable état de la moralité des peuples et des siècles, mais bien d’après l’opinion que l’on en a et le jugement que l’on en porte. C’est essentiellement dans cette remarque que l’on peut trouver le véritable degré de la corruption du cœur. En effet, de quelque nature que soit une mauvaise action, dès-lors qu’elle devient objet de l’horreur publique ; dès-lors que la société indignée appelle de tout son pouvoir la vengeance des lois sur cet outrage à l’ordre social, on ne peut point en conclure, sans calomnie, qu’il existe chez tel peuple un état profond de démoralisation. Au contraire, ce soulèvement général et unanime prouve que ses mœurs sont encore dans un grand état de pureté ; mais du moment que cette même action n’inspire plus que de l’indifférence, qu’elle devient l’objet de l’indulgence et d’une tolérance condamnable, oh ! alors il faut trembler pour l’état moral d’un semblable peuple, parce que cette condescendance est la preuve certaine que les liens moraux, qui raffermissent la société, se relâchent, et que bientôt peut-être ils se dissoudront entièrement. Eh bien ! il n’est besoin que de cette seule réflexion pour prouver combien nous sommes encore audessous des anciens pour l’immoralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans doute, pour le malheur de la société et de la morale, ce vice funeste n’est point entièrement détruit parmi nous. Il n’y a que trop d’individus encore qui se livrent à ce hideux plaisir ; mais avouons du moins, à l’honneur de notre siècle, que, dans aucun autre temps, le misérable, incapable de faire à la raison et à la vertu le sacrifice de ses dégoûtantes jouissances, ne les enveloppa d’aussi profondes ténèbres et d’autant de mystère, soit par un sentiment de pudeur, dont l’homme le plus éhonté a de la peine à se défendre au milieu d’individus moins dépravés que lui, soit pour se dérober à l’indignation et au mépris général qu’il inspire, ainsi qu’à la vengeance des lois qui le surveillent. Ce crime était autrefois puni de la peine de mort, la justice divine elle-même l’avait prononcée (&#039;&#039;morte moriatur&#039;&#039;, Lévitique, chap. {{Petites capitales|x}}). En France même, l’ancienne jurisprudence condamnait à la peine du feu ceux qui s’en étaient rendus coupables, et l’on a encore vu deux exécutions de ce genre en vertu d’un arrêt du 5 juin 1750. Comment se faisait-il que, malgré des peines aussi sévères, on ne pût arrêter cette corruption ? C’est que l’immoralité était telle qu’il ne restait pas de barrière capable de la contenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Telle était, chez les Grecs, la passion pour ce genre de plaisir, que ce qu’il y avait de plus éclairé et de plus réputé honnête y était sujet, ou en était accusé, jusqu’au point que le plus sage des Grecs, le vertueux Socrate, en a été violemment soupçonné, on pourrait même dire avec quelque raison : c’est du moins sous ce rapport qu’ont été envisagées ses familiarités avec le jeune Alcibiade, qui, disent les auteurs du temps, placé sous la même couverture, &#039;&#039;non semper sine plagâ ab eo surrexit&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sent qu’un peuple dont les goûts avaient pris une direction si vicieuse, ne pouvait pas être un admirateur bien passionné des femmes ; aussi la plupart de leurs auteurs, prenant pour base de leurs éloges le penchant vers lequel ils se sentaient entraînés, ont-ils rarement négligé de répandre les traits de la critique la plus amère sur un sexe qu’ils devaient avoir en horreur ; c’est ce dernier sentiment qui avait inspiré le poète Ménandre dans son imprécation contre Prométhée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Est-ce donc sans raison que le fils de Japet}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Fut jadis enchaîné sur le triste sommet ?}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Il a trouvé le feu ; mais mal autre service}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|N’a pu le dérober à ce juste supplice.}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Il a formé la femme, et ce crime odieux}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Avait bien mérité tout le courroux des dieux.}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|Ce sexe, de nos maux, n’est-il pas seul la cause ? etc.}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est juste pourtant de dire que plusieurs des plus anciens philosophes ne se sont exercés sur ce sujet que pour en démontrer toute l’ignominie. Sans parler de Platon, de son Banquet et du Lysis, il est probable que c’est dans cette intention que Plutarque a composé son Traité sur l’amour. On trouve dans le roman d’Achilles Tatius sur les amours de Leucippe et de Clitophon, aux chapitres {{Petites capitales|x}} et {{Petites capitales|xi}} du premier livre, un parallèle entre les deux sortes d’amour, dans lequel il témoigne son indignation pour le vice favori des Grecs ; Clément d’Alexandrie, dans son Pédagogue, livre {{Petites capitales|ii}}, chap. {{Petites capitales|x}}, et Maxime de Tyr, dissertation {{Petites capitales|xxiv}} et suivantes, en parlent dans le même sens ; mais celui de tous qui le combat avec le plus de force, c’est Lucien : les armes de l’ironie et du mépris sont les seules qu’il emploie pour attaquer ce penchant abominable. Il est assez curieux de lire son Dialogue, ou du moins qu’on lui attribue, sur les amours, entre Lycinus et Théomneste, et dans lequel il accorde plaisamment la préférence au plus infâme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour se faire une idée de la turpitude des Grecs à cet égard, il suffit de voir avec quelle impudence ils consacraient dans leurs chants cet amour honteux, qu’ils mettaient bien audessus de celui pour les femmes. L’un, disaient-ils, est un enfant frivole qui ne s’occupe que de jeux puérils ; il ne peut être gouverné par la raison, il règne avec violence chez les hommes insensés ; c’est de lui que viennent les désirs qui les portent vers les femmes ; il accompagne toujours cette fougue impétueuse mais passagère de la jeunesse, qu’il précipite avec emportement vers l’objet de sa passion : l’autre amour, plus ancien que les siècles d’Ogygès, qui remonte bien plus haut que le premier déluge, est honnête et grave dans son extérieur ; tout annonce en lui la sainteté de son origine. Dispensateur des sentimens vertueux, son souffle pénètre avec douceur dans nos ames, et quand ce dieu nous est propice, nous goûtons la volupté la plus pure unie à la vertu : car, comme le dit un poète tragique : &#039;&#039;L’amour nous inspire par deux souffles différens, et sous un même nom il produit des effets opposés&#039;&#039;. De même la pudeur est une double divinité tout à la fois utile et pernicieuse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{p|1.5|La pudeur peut servir ou perdre les mortels.}}&lt;br /&gt;
{{p|2.5|Deux espèces de jalousie}}&lt;br /&gt;
{{p|2|Se partagent et règlent notre vie :}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|L’une, par ses bienfaits mérite des autels ;}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|L’autre nous livre à des maux éternels.}}&lt;br /&gt;
{{p|3.5|{{Petites capitales|Hésiode}}, Poème des Ouvrages et des Jours.}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Romains furent loin d’être exempts de ce vice, qu’ils reçurent des Grecs, ou qui du moins contribuèrent beaucoup à le répandre chez eux, et leur donnèrent en même temps le germe des lumières, de la civilisation et de la corruption ; et tels furent les progrès qu’ils firent en ce genre, que bientôt aussi dépravés que leurs maîtres, il n’y eut plus pour eux en cela motif de honte, et qu’ils n’y virent plus qu’un nouveau sujet digne des accords des premiers poètes ; ce que nous prouve d’une manière bien évidente le&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{p|1.5|&#039;&#039;Formosum pastor Corydon ardebat Alezin.&#039;&#039;}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Des causes probables de la pédérastie.&#039;&#039; Elles sont de plusieurs espèces : 1°. la différence des climats. L’observation a constamment démontré que ce déréglement était extrêmement fréquent dans les pays chauds, tandis qu’il devient très-rare dans les pays froids ; on dirait que, sans cesse stimulés par l’ardeur d’un climat brûlant et sans cesse emportés par leurs désirs toujours renaissans, les premiers ont bientôt épuisé toutes les jouissances ordinaires et raisonnables, et qu’ils cherchent à se satisfaire par l’invention de nouvelles plus ou moins bizarres ; mais il en est une cause plus probable encore. Dans les pays chauds, en même temps que les hommes sont portés avec violence aux plaisirs de l’amour, les femmes y sont extrêmement réservées par l’effet des lois, qui ont dû chercher à les soustraire aux fâcheuses conséquences de cette ardeur de tempérament. Ne trouvant plus dès-lors, par la difficulté qu’ils éprouvent, un aliment suffisant à leurs désirs, ils sont obligés de chercher ailleurs des plaisirs d’une autre nature, auxquels d’ailleurs ils sont quelquefois portés par une organisation particulière et malheureuse, et qui fait naître en eux ce goût dépravé, Dans les pays froids, au contraire, les hommes sont beaucoup moins ardens, leurs désirs se trouvent renfermés dans de justes limites, et les femmes y jouissent par cette même raison d’une liberté qu’elles ne pourraient avoir sans danger dans les climats chauds : de telle sorte que n’éprouvant pas ou fort peu de privations, les hommes de ces contrées ne sont nullement portés à dénaturer des plaisirs qu’ils goûtent avec modération, et auxquels ils ne trouvent aucun obstacle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais comment expliquer que les hommes les plus sages de l’antiquité, ceux qui professaient ouvertement les principes de la vertu la plus rigide, n’aient pu se soustraire à cette contagion ? La plupart en effet en étaient entachés. On en trouve la cause dans le rigorisme même de leurs principes. Regardant 1es femmes comme un objet audessous d’eux, et l’amour qu’elles inspirent comme une fantaisie à laquelle il eût été honteux de succomber ; désirant se soustraire à leur empire, et ne pouvant néanmoins se dérober à l’influence du climat, qui agissait sur eux avec toute sa force, ils étaient obligés de porter ailleurs leurs feux. Trop orgueilleux pour céder à des sentimens qu’ils regardaient stupidement comme une faiblesse que la nature a placée dans le cœur de l’homme, et qui l’entraîne avec force vers l’autre sexe ; trop faibles en même temps ou trop dépravés pour résister à la fougue de leurs désirs, ils les apaisaient par les moyens les plus honteux, et ne rougissaient pas de jeter dans l’ame de la jeunesse les germes d’une corruption dont ils cherchaient à profiter en faveur de leur lubricité. Quelques-uns, moins éhontés ou plus adroits, cherchaient à couvrir du masque de la vertu des intimités qu’ils voulaient faire regarder comme bornées à une simple contemplation amicale ; mais c’est précisément ceux-là que démasque Lucien lorsqu’il fait dire à Théomneste : « Rions de ces prétendus philosophes, de ces déraisonneurs sublimes qui, fronçant le sourcil, cherchent à en imposer à la multitude par des noms honnêtes : vainement prétendent-ils que la vue seule de l’objet aimé leur suffit. &#039;&#039;Velut scalos quosdam voluptatis fabricans amor primum habet gradum visus, uti spectet, et, ubi contemplatus est, cupit, admoto corpore, attingere. Si enim vel summis digitis attigerit, totum corpus fruitus ille percurrit. Hoc ubi facilè consecutus est, tertio tentat osculum, non statim curiosum illud, sed placidè labia admovere labiis, quæ priùs etiam quàm planè se contingerint, desistit, nullo suspicionis relicto vestigio. Deindè concedenti se accommodans, longioribus semper amplexibus quasi illiquescit, interdum etiam placidè os diducens, nullamque manum otiosam esse patitur ; cum manifestæ illæ sensibilium partium commotiones voluptatem accendunt, aut igitur latenter lubrico lapsu dextra sinum labiens, mamillas premit paululùm ultra naturam tumentes, duriusculi ventris rotunditatem digitis molliter percurrit. Post hæc etiam primæ lanuginis in pube florem decerpit. Et quid arcana illa opportet enarrare? Tandem nactus opportunitatem amor, callidius quoddam opus occipit : deinde à femoribus orsus illa, ut ait comicus, percutit, mihi quidem hoc modo amare pueros contingat.&#039;&#039; Vainement voulaient-ils cacher sous le voile de la simple amitié leur infâme conduite, &#039;&#039;sed erat ipsorum amicitiæ vinculum voluptas&#039;&#039;. C’était une espèce de sacrifice qu’ils lui offraient ; ils pensaient que ce commerce impur deviendrait un lien puissant pour enchaîner à jamais le cœur de deux amis, de la même manière que deux amans s’unissent davantage par le fait même des jouissances. C’est ainsi que la passion égare les esprits les plus droits ! Peut-être ces grands modèles d’amitié que l’histoire nous a transmis et qui sont tant admirés n’avaient-ils pas d’autre source : ce que l’on a tant vanté comme l’effet d’une vertu sublime n’était peut-être autre chose que celui du vice le plus hideux. C’est ainsi qu’Achille, pleurant la mort de Patrocle, se trahit lui-même dans sa profonde douleur, lorsqu’il s’écrie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{p|1.5|&#039;&#039;Femorum tuorum sanctæ consuetudinis&#039;&#039;}}&lt;br /&gt;
{{p|1.5|&#039;&#039;Quid pulchrius !&#039;&#039;}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jouissance outrée des femmes, qui amène la satiété, et leur privation absolue, qui laisse dans toute leur force des désirs non satisfaits, peuvent être également causes de ce vice, comme on l’observe pour les marins, qui, obligés par leur état de s’isoler quelquefois du monde entier pendant de longs intervalles, en contractent fréquemment l’habitude. De cette manière, deux causes absolument opposées donnent lieu au même résultat. C’est donc à l’homme sage et vertueux à chercher dans la morale et la raison un secours contre ces deux écueils, et à savoir mettre dans ses plaisirs cette limite qui en fait le charme, comme aussi elle en assure la durée. Que dire, après cela, de ces prétendus sages, de ces fameux philosophes que la Grèce admira, que le monde civilisé alla consulter, et dont la réputation a traversé les siècles ? Ou qu’ils eurent de la sagesse et de la vertu une idée bien étrange, ou qu’elles ne furent pour eux qu’un manteau qui cachait les plus honteux égaremens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le penchant qui nous porte à chercher sans cesse quelque chose de particulier dans la vie des hommes extraordinaires, a fait accuser de ce vice un grand nombre de personnages célèbres. Cette accusation semble même se porter de préférence sur ceux qui ont étonné le monde par leurs hauts faits ; mais il est permis de penser que dans la plupart de ces imputations il y a au moins beaucoup de légèreté, et que souvent elles sont faites sans aucune espèce de preuves, mais non pas toujours sans quelque fondement. Celui qui ressent dans son cœur cette disposition heureuse qui fait que l’on se plaît dans la société des femmes, non pas seulement sous le rapport du désir de leur possession, mais encore en raison des nombreuses qualités par lesquelles ce sexe attache l’homme vertueux, celui-là, dis-je, ne s’abandonnera jamais à cette infamie ; mais trop souvent, il faut en convenir, ces hommes fameux que nous admirons ne se trouvent point dans de semblables dispositions. Les plaisirs de l’amour ne sont pour eux que des choses accessoires, et la jouissance d’une femme, le plaisir d’an moment, après lequel ils la repoussent avec mépris ou dédain, parce qu’ils ne lui reconnaissent aucune autre qualité ; et prenant quelquefois pour elle un dégoût insurmontable, ils vont chercher ailleurs de nouveaux plaisirs. En effet, on a observé que la plupart de ces grands hommes n’éprouvaient pour le sexe que la plus froide indifférence, soit par l’effet des méditations profondes dans lesquelles ils sont presque continuellement plongés et qui les détournent d’un sexe essentiellement léger, ou soit peut-être par l’effet de penchans vicieux et particuliers. On pourrait dire en général que ces individus sont en tout placés hors de la nature, C’est essentiellement sur les grands conquérans que porte cette observation ; ce qui paraîtra bien singulier, lorsqu’on réfléchit qu’ils avaient à leur disposition les plus belles femmes des pays qu’ils parcouraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vraiment curieux autant que repoussant de lire dans les auteurs du temps les éloges qu’ils ont prodigués à ce penchant méprisable, et que la pudeur et le dégoût qu’ils inspirent ne permettent pas de répéter, aussi n’insisterai-je pas davantage ; car s’il est indispensable de démasquer le vice, et d’en faire bien sentir toute la laideur, encore faut-il que les moyens que l’on emploie ne soient pas de nature à offenser la pudeur, et il est à cet égard des limites que tout homme honnête ne doit point dépasser, quelque louables que fussent d’ailleurs ses motifs : aussi ai-je, autant que possible, évité toute description, toute particularité qui eût pu m’écarter le moins du monde de la décence. Si j’ai rapporté quelques passages des anciens, c’est moins dans l’intention d’ajouter à l’indignation que ce goût abominable inspire à si juste titre, que pour donner une idée des mœurs de ces siècles passés et des peuples qui les ont parcourus, tant renommés par leur sagesse, et que l’on n’a tant loués sans doute que pour avoir un prétexte de calomnier les peuples et les temps présens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle que soit l’infamie de ce vice, quel que soit le degré de turpitude dans lequel il plonge celui qui s’y livre, ce mal est peu de chose encore en comparaison de celui qui en résulte pour la jeunesse, exposée à des attaques d’autant plus dangereuses, qu’elles sont moins prévues, et qu’elles se masquent le plus souvent sous le voile de l’intérêt et de l’amitié. Peut-on s’empêcher d’avoir quelques inquiétudes en pensant que, presque toujours livrée à des mains étrangères, cette même jeunesse peut devenir la victime d’un mal qu’il est impossible de prévoir. Honte éternelle aux infâmes qui, abusant de leur autorité sur les enfans, imprègnent dans leurs jeunes cœurs, au lieu des semences de l’honneur et de la vertu, celles de la licence et de la corruption. Les lois pourraient-elles être à cet égard trop sévères, et la surveillance trop active ? Ce crime est bien certainement l’un des plus grands qui puissent affliger la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ecclésiastiques et les religieux, dit Duperray, devant l’exemple de la chasteté, dont ils ont fait un vœu particulier, doivent être jugés avec la plus grande sévérité lorsqu’ils se trouvent coupables de ce crime ; le moindre soupçon suffit pour les faire destituer de toute fonction ou emploi qui ait rapport à l’éducation de la jeunesse. Cependant la médisance ou la calomnie ont fait peser sur un corps fameux une imputation de cette nature, et comme le public accueille toujours avec avidité tons les bruits qui fournissent un aliment à sa critique, surtout contre certaines classes d’hommes en faveur desquels il n’est pas bien disposé, cette imputation avait pris quelque consistance ; elle était fausse sans doute, et la seule habitude d’un certain châtiment avait pu lui donner naissance ; mais l’autorité, qui veille sur toutes les branches de prospérité publique, et qui regarde la pureté des mœurs comme une des premières sources du bonheur des nations, a fait justice de ce scandale : elle a pensé qu’il ne pouvait avoir que des inconvéniens graves, et en proscrivant à jamais cette peine, qui dégrade plus celui qui l’inflige ou qui l’ordonne, que celui qui la reçoit, elle a prévenu et rempli les vœux de tout ce qu’il y a d’honnête et d’éclairé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Envisagé sous le rapport médical, ce vice n’offre pas de considérations très-importantes ; mais il est loin d’être sans danger et peut donner lieu à des accidens très-graves : les infâmes qui se prêtent à ce honteux commerce peuvent dans quelques cas en être les victimes. Ceux qui ont fréquenté les hospices des vénériens de Paris et des autres grandes villes de France, ont pu voir nombre de ces malheureux infectés du virus vénérien, présentant, au pourtour de l’ouverture anale, une multitude de végétations de diverses formes et autres désordres qui témoignent d’une manière évidente le crime qui en a été la cause. L’habitude de voir ces malheureux a donné à M. Cullerier une grande facilité pour les reconnaître sur-le-champ, aussi se trompe-t-il rarement à cet égard : la plus forte preuve qu’il en donne est la disposition de l’ouverture du rectum, qui présente la forme d’un entonnoir. Ce signe est presque certain, et l’on peut avoir la presque conviction que ceux qui la présentent sont entachés de ce vice ; aussi devrait-on, en médecine légale, y faire la plus sérieuse attention, si l’on était appelé à faire un rapport sur un cas de cette nature : ce qu’il y a de plus affligeant, c’est que le plus souvent ces remarques se font sur de très-jeunes enfans, tristes victimes de la séduction la plus criminelle !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n’est point encore là que se bornent les maux que l’habitude de ce vice peut faire redouter ; il est une cause assez fréquente de squirre au rectum. Des attaques réitérées sur une partie que la nature n’avait point organisée pour cela ne peuvent que l’altérer, et donner lieu à la longue à des maux cruels et souvent incurables, digne châtiment d’une telle démoralisation.&lt;br /&gt;
{{Droite|&amp;lt;small&amp;gt;({{Petites capitales|reydellet}})&amp;lt;/small&amp;gt;}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Source===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;Dictionnaire des sciences médicales&#039;&#039; / par une société de médecins et de chirurgiens… – Paris : C. L. F. Panckoucke, 1812-1822. – 60 vol. ; in-8°.&amp;lt;br&amp;gt;Article &#039;&#039;&#039;{{Petites capitales|pédérastie}}&#039;&#039;&#039; : t. 40, &#039;&#039;PEC-PERO&#039;&#039;, 1819, p. 37-45.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Dictionnaire des sciences médicales (Panckoucke)]]&lt;br /&gt;
*[[Pédérastie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references group=&amp;quot;groupe de notes&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Pederastie reydellet}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Traité en français (texte)]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:XIXe siècle (textes)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Skanda</name></author>
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