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	<title>Henri-Charles de Coislin - Historique des versions</title>
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	<updated>2026-05-07T13:48:42Z</updated>
	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
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		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Henri-Charles_de_Coislin&amp;diff=16479&amp;oldid=prev</id>
		<title>Caprineus : Création</title>
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		<updated>2014-01-12T22:49:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Création&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Henri-Charles du Cambout&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;,&amp;lt;ref&amp;gt;Parfois orthographié « du Camboust ».&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;duc de Coislin&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;, est un prélat [[France|français]] né à [[Paris]] le [[15 septembre]] [[1665]] et mort le [[28 novembre]] [[1732]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un père illustre et précoce==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Henri-Charles du Cambout de Coislin est le fils cadet d’Armand du Cambout ([[1635]] – [[1702]]), duc de Coislin, pair de France, chevalier de l’ordre du Saint-Esprit, gouverneur de Brest et lieutenant-général en Basse-Bretagne, puis prévôt de Paris de [[1669]] à [[1685]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce père illustre issu d’une vieille famille bretonne, petit-neveu de Richelieu, avait été le plus jeune membre de l’[[Académie française]] : reçu le [[1er juin|1{{Exp|er}} juin]] [[1652]] à l’âge de seize ans et demi, il en mourut doyen. Son fauteuil, le n°&amp;amp;nbsp;25,&amp;lt;ref&amp;gt;Le même fauteuil n°&amp;amp;nbsp;25 sera occupé à partir de [[2007]] par [[Dominique Fernandez]].&amp;lt;/ref&amp;gt; fut ensuite occupé successivement par ses deux fils Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre du Cambout, né en [[1664]], duc de Coislin et pair de France, mort veuf et sans enfant le [[7 mai]] 1710.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Henri-Charles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Prince-évêque de Metz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Henri-Charles du Cambout était entré dans les ordres à l’insu de son père : il se croyait impuissant, et ne voulait donc pas s’exposer au mariage. Ordonné prêtre le [[18 juillet]] [[1694]], à l’âge de vingt-huit ans, il fut nommé prince-évêque de Metz le [[26 mai]] [[1697]], et sacré le [[22 décembre]] suivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Incident controversé dans la cathédrale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il arriva un jour qu’un [[enfant de chœur]] de la cathédrale de Metz, après avoir passé un long moment en tête à tête avec le prélat alors que les domestiques dînaient, s’enfuit soudain en pleurant. Il courut se réfugier auprès de son père, un chevau-léger de la garde : M.&amp;amp;nbsp;de Coislin, affirmait-il, l’avait cruellement fouetté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais bientôt des rumeurs beaucoup plus graves coururent la ville : il ne s’agissait plus seulement de fouet, mais d’actes indécents. Le chapitre de la cathédrale était scandalisé. Le père du garçon, furieux, partit pour Versailles où il se jeta aux pieds du roi, lui remettant un placet pour demander justice et réparation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La puissante famille du Cambout de Coislin avait de nombreux ennemis, qui prirent prétexte de ces remous pour tenter de la perdre. Afin de contrer les intrigues, le duc de Saint-Simon intervint auprès du secrétaire d’État de la guerre Michel Chamillard, proche collaborateur et ami du roi [[Louis XIV]] : c’est de ce ministre, en effet, que dépendait le chevau-léger accusateur, qu’il fallait faire taire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le prélat accusé aurait pu avoir un autre allié à la cour : son oncle paternel le cardinal Pierre-Armand du Cambout de Coislin, évêque d’Orléans et grand aumônier de France.&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre-Armand du Cambout de Coislin ([[1636]] – [[1706]]). Nommé abbé de Jumièges dès l’âge de cinq ans, il fut à sept ans prieur d’Argenteuil et abbé de Saint-Victor, à onze ans chanoine de Paris, et à vingt-trois ans premier aumônier du roi, avant de devenir évêque d’Orléans et grand aumônier de France, puis d’être créé cardinal en [[1697]], avec la titulature de la Trinité-des-Monts.&amp;lt;/ref&amp;gt; Mais celui-ci, personnage d’une grande rectitude morale, ne fut d’aucun secours. Loin de chercher à étouffer l’affaire, il supplia le roi de faire toute la lumière sur les faits reprochés à son neveu : si celui-ci était coupable, il devait être sanctionné par la perte de son évêché et de sa charge ; s’il était innocent, au contraire, la réparation d’une telle calomnie devait être publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux semaines plus tard, Louis&amp;amp;nbsp;XIV ordonna que le chevau-léger présentât des excuses publiques à l’évêque de Metz. En outre, les registres du chapitre de la cathédrale devaient être purgés de tous les documents susceptibles de porter atteinte à l’honneur du prélat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette décision n’était cependant accompagnée d’aucune explication ou justification — ce qui peut faire douter de son bien-fondé. Le Roi-Soleil, certes, « haïssait à mort ces sortes de débauches », comme l’avaient bien montré sa sévérité dans le [[scandale des italianisants]] en [[1681]], et la disgrâce de [[Jean-Baptiste Lully|Lully]] en [[1685]]. Mais il savait aussi fermer les yeux quand l’intérêt de l’État était en jeu. A-t-il pris en compte l’ancienneté et les nombreux services de la famille du Cambout de Coislin ? S’est-il refusé à entacher gravement la réputation du haut clergé à travers l’un de ses membres ? Faute de documents probants, le doute reste permis.&amp;lt;ref&amp;gt;{{Référence:Les bûchers de Sodome/Fayard, 1985|refcourte}}, p. 178-179.&amp;lt;br&amp;gt;Dans cet ouvrage, Lever désigne à tort Henri-Charles comme « le cardinal de Coislin », sans doute par confusion avec son oncle Pierre-Armand.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu’il en soit, aucune nouvelle accusation de la même espèce ne s’éleva par la suite contre Henri-Charles de Coislin. Cet épisode malencontreux ne l’empêcha pas d’être élu en [[1710]] à l’Académie française, où il succéda à son père et à son frère aîné. La même année, il fut également nommé premier aumônier du roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de remarquer qu’en [[1714]], malgré ces faveurs royales, M{{Exp|gr}}&amp;amp;nbsp;de Coislin osa tenir tête à Louis&amp;amp;nbsp;XIV, en refusant la bulle &amp;#039;&amp;#039;Unigenitus&amp;#039;&amp;#039; qui condamnait le jansénisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*{{Référence:Les bûchers de Sodome/Fayard, 1985|isbd}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Académie française]]&lt;br /&gt;
*[[Catholicisme]]&lt;br /&gt;
*[[Enfant de chœur]]&lt;br /&gt;
*[[Louis XIV]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{DEFAULTSORT:Coislin, Henricharles de}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Prêtre catholique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Caprineus</name></author>
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