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	<title>Quand mourut Jonathan (19) - Historique des versions</title>
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	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
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		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quand_mourut_Jonathan_(19)&amp;diff=19030&amp;oldid=prev</id>
		<title>Crazysun le 8 juin 2016 à 17:54</title>
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		<updated>2016-06-08T17:54:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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		<author><name>Crazysun</name></author>
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		<title>Crazysun : Page créée avec « {{Bandeau citation|aligné=droite|d|b]}}  &#039;&#039;précédent&#039;&#039;&lt;br&gt;&lt;br&gt; {{Citation longue|La vieille voisine avait un comportement étrange. Certa... »</title>
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		<updated>2016-04-19T16:54:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Page créée avec « {{Bandeau citation|aligné=droite|d|b]}}  &amp;#039;&amp;#039;&lt;a href=&quot;/fr/Quand_mourut_Jonathan_(18)&quot; title=&quot;Quand mourut Jonathan (18)&quot;&gt;précédent&lt;/a&gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt; {{Citation longue|La vieille voisine avait un comportement étrange. Certa... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;{{Bandeau citation|aligné=droite|d|b]}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Quand mourut Jonathan (18)|précédent]]&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Citation longue|La vieille voisine avait un comportement étrange. Certains jours, elle bavardait au&lt;br /&gt;
grillage, laissait Serge entrer chez elle, lui préparait un goûter, des crêpes, de la tête de porc.&lt;br /&gt;
D’autres jours elle ne se montrait pas, et sa canne restait pendue à la poignée de la porte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle avait deux cannes, en réalité : une canne de jardin, usée, noire et grosse, à laquelle&lt;br /&gt;
elle s’appuyait quand elle ne tenait pas d’outil ; et une canne d’intérieur, qu’elle laissait sur&lt;br /&gt;
son seuil en sortant et reprenait en rentrant. On savait ainsi, d’après la canne qu’on voyait à la&lt;br /&gt;
porte, si elle était dedans ou dehors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa fantaisie de donner à goûter à Serge la poussait à des dépenses élevées, comparées à&lt;br /&gt;
ses ressources : beurre, œufs, sucre, chocolat, fruits confits, raisins secs, vanille. D’autant que&lt;br /&gt;
ses pâtisseries étaient importantes, car elle désirait que Serge en ait de grands restes à&lt;br /&gt;
emporter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jours où elle se dissimulait, elle n’était pas malade mais simplement mal lunée. On&lt;br /&gt;
l’apercevait qui descendait deux ou trois fois dans son jardin, la figure renfrognée, l’œil&lt;br /&gt;
méfiant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant les visites de Serge, elle enfermait le chien et mettait ses poules en avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les poules étaient couardes, sales, stupides, méchantes. Le vieux chien était très doux et&lt;br /&gt;
à demi infirme. Mais justement. Serge l’aimait bien, et il lui consacrait tout le temps de sa&lt;br /&gt;
visite. Elle prétendit donc que l’animal avait maintenant des douleurs qui le rendaient&lt;br /&gt;
hargneux, il mordait, il ne fallait plus que l’enfant joue avec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, ils continuèrent de se fréquenter à travers le grillage qui séparait les jardins,&lt;br /&gt;
car la vieille rejetait son chien dehors, infirmités ou pas, une fois Serge rentré chez lui. Et, si&lt;br /&gt;
elle les surprenait à ces amours furtives, elle brandissait sa canne, menaçait l’animal et criait à&lt;br /&gt;
Serge :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais vas-tu pas l’toucher je t’ai dit ! J’te dis qu’il mord !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais non il mord pas, répondait Serge, qui grattouillait le chien et lui refilait des&lt;br /&gt;
bouts de gâteau, il est gentil !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est pas parce qu’il a l’air gentil, c’est qu’un air ! criait la femme en approchant, il&lt;br /&gt;
va te mordre tout d’un coup ! N’t’y fie pas ! Il va te mordre ! Ah c’est quelque chose ces&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;niars&amp;#039;&amp;#039;-là quand ça a quelque chose dans la caboche ! Vas-tu l’laisser oui !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son rival éliminé, elle fut curieuse de savoir quelle parenté unissait Jonathan et Serge.&lt;br /&gt;
Elle asticota le petit, reçut sa réponse, s’en réjouit mais n’en eut pas vraiment l’usage. Elle&lt;br /&gt;
essaya un peu d’envenimer ses cadeaux en s’écriant, pour tâter le terrain, quand l’enfant la&lt;br /&gt;
remerciait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Hé mon Dieu, il faut bien, mon pauvre petit, si personne fait rien pour toi, avec ta&lt;br /&gt;
maman qui te laisse tout seul !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le franc-parler de Serge la fit vite renoncer à ce plaisir. Car il répondait&lt;br /&gt;
tranquillement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Moi j’m’en fous d’ma mère ! D’abord je suis pas tout seul.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, elle eut des crises domestiques, qu’elle assouvit sur le gamin tandis qu’elle&lt;br /&gt;
le coinçait dans sa cuisine : elle lui arrachait un vêtement ou un autre après l’avoir longtemps&lt;br /&gt;
épié, elle le lavait ou le raccommodait à la minute, excitée, jacassante, le nez humide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n’était pas au jeune monsieur de s’occuper de ça, d’ailleurs saurait-il ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Serge, plus ou moins dépouillé, ne protestait pas. Aimable, il mangeait, bien droit sur sa&lt;br /&gt;
chaise, un peu fier, très satisfait, très questionneur, et il avait un caquet de commère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle n’osa pas le déculotter, bien qu’on sentît dans ses mains une rage de torcher, de&lt;br /&gt;
fouiller, d’envahir de récurages et d’inspections cette moitié de corps qui lui échappait et qui,&lt;br /&gt;
le fripon eût été son petit-fils, lui serait revenue de droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins elle eut des culottes. Lorsqu’elle en voyait pendre au jardin après la lessive&lt;br /&gt;
de Jonathan, elle plaignait leur état : et Serge, flegmatique, décrochait cela et le lui apportait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur un ton bizarre, un peu geignard, un peu mielleux, indiscret, piaillant, elle lui&lt;br /&gt;
demandait, après le goûter, s’il voulait faire pipi, caca. Elle paraissait attendre son dû.&lt;br /&gt;
L’enfant secouait la tête. Sans se décourager, elle insistait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— T’es sûr ?… T’es bien sûr, hein ?… Ni pipi ni caca ?… Même pas pipi ?…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dédaignant ces inquisitions et ce vocabulaire, Serge haussait les épaules :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— J’ai d’jà chié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou il sortait pisser contre un arbre. Ce n’était que demi-succès pour la vieille, qui&lt;br /&gt;
s’exclamait pourtant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ahh ! Quand même ! Tu vois bien qu’t’avais envie ! Il faut le dire quand t’as envie !&lt;br /&gt;
C’est quand même pas difficile !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la même pudeur alléchée, la même convoitise pateline, elle s’enquit des&lt;br /&gt;
chaussettes et des slips, elle proposa de changer les élastiques s’ils ne tenaient pas bien.&lt;br /&gt;
Malheureusement, Serge refusa de céder son linge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’acceptait pas non plus d’être touché ou embrassé, et il se dégageait grossièrement si&lt;br /&gt;
la vieille prétendait s’appuyer à son épaule. Elle affirma à Jonathan que le gosse était dur, dur&lt;br /&gt;
comme une vache, que c’était une vraie mule, une caboche, une belle tête de cochon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais forcément le pauvre, insinuait-elle avec un petit regard faux et une voix&lt;br /&gt;
apitoyée, c’est bien forcé qu’il soye dur… Si on a pas sa mère, on peut pas être élevé, on peut&lt;br /&gt;
pas demander l’impossible, ça c’est bien sûr…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En dépit de son vice domestique, elle était sale et ne s’entretenait pas. Elle se rafistolait&lt;br /&gt;
d’épingles à nourrice, de cordons, de ficelles ; ses gros ongles jaunes étaient terreux. Mais sa&lt;br /&gt;
maison était nette, du moins le carrelage, les casseroles et l’évier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jonathan était gêné de ne pas rémunérer ses ravaudages, ses lessives, si inutiles qu’elles&lt;br /&gt;
soient. Le manège de la vieille le distrayait sans qu’il y vît du mal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faute de meilleure idée, il lui offrit à son tour des gâteaux, quand il en cuisinait.&lt;br /&gt;
Pâtisseries de citadin, choux, mokas, feuilletés : cela ne convint pas du tout. Son habileté vexa&lt;br /&gt;
la voisine, qui fourra ces saletés-là au bambin sans même y goûter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Tu ramèneras ça chez toi, moi je t’ai fait autre chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jonathan chercha un meilleur moyen de s’acquitter. Il acheta des confiseries, des&lt;br /&gt;
bonbons. La femme reçut cela un peu moins hargneusement ; cependant, tout passa encore&lt;br /&gt;
dans les poches du garçonnet. Jonathan abandonna.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle avait eu un fils, marié, qui habitait la ville. Il avait tué sa femme et ses deux&lt;br /&gt;
mioches dans sa petite auto d’employé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Il venait le dimanche, il apportait son linge sale, il emportait le propre, il emportait&lt;br /&gt;
son poulet, ses œufs, son vin, et puis il est mort. Sale carne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle n’expliqua rien de plus.}}&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;{{droite|[[Quand mourut Jonathan (20)|suivant]]}}&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;[[Quand mourut Jonathan|Retour au sommaire]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Quand mourut Jonathan]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Crazysun</name></author>
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