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	<title>Quand mourut Jonathan (35) - Historique des versions</title>
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	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
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		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quand_mourut_Jonathan_(35)&amp;diff=19012&amp;oldid=prev</id>
		<title>Crazysun le 8 juin 2016 à 17:33</title>
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		<updated>2016-06-08T17:33:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quand_mourut_Jonathan_(35)&amp;amp;diff=19012&amp;amp;oldid=18871&quot;&gt;Voir les modifications&lt;/a&gt;</summary>
		<author><name>Crazysun</name></author>
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		<title>Crazysun : Page créée avec « {{Bandeau citation|aligné=droite|d|b]}}  &#039;&#039;précédent&#039;&#039;&lt;br&gt;&lt;br&gt; {{Citation longue|Il y eut un bruit de moto devant la porte. Jonathan l’... »</title>
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		<updated>2016-05-28T12:10:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Page créée avec « {{Bandeau citation|aligné=droite|d|b]}}  &amp;#039;&amp;#039;&lt;a href=&quot;/fr/Quand_mourut_Jonathan_(34)&quot; title=&quot;Quand mourut Jonathan (34)&quot;&gt;précédent&lt;/a&gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt; {{Citation longue|Il y eut un bruit de moto devant la porte. Jonathan l’... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;{{Bandeau citation|aligné=droite|d|b]}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Quand mourut Jonathan (34)|précédent]]&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Citation longue|Il y eut un bruit de moto devant la porte. Jonathan l’entendit de sa chambre. Le motard&lt;br /&gt;
klaxonna, et la machine fit silence. Quelqu’un appela Jonathan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand le jeune peintre apparut dans le jardin, le motard avait retiré ses gants, son&lt;br /&gt;
casque, ouvert son blouson, et il franchissait la porte de grillage. C’était Simon. Serge n’était&lt;br /&gt;
pas avec lui,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, Serge est là : sur le chemin, un garçon, visage tourné vers la moto, défait les&lt;br /&gt;
courroies d’une valise de luxe, assez petite, qui est accrochée à l’arrière. Un grand sac de&lt;br /&gt;
sport, bleu, au cordon très effiloché, est déjà posé contre une roue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un garçon long de jambes et de cou, long et souple comme une fille, un garçon,&lt;br /&gt;
quelqu’un des villes et des immeubles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jonathan regarda cet inconnu sans oser se montrer. Ce n’était pas Serge. Son cou, ses&lt;br /&gt;
avant-bras brillants, avaient une teinte différente, blanche, délicate. Ses cheveux descendaient&lt;br /&gt;
sur la nuque et bouclaient vaguement. Son dos était étiré, et ses épaules un peu maigres. Il&lt;br /&gt;
semblait très soigné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jonathan toucha à peine la main de Simon, rentra avec lui dans la cuisine, et ne parvint&lt;br /&gt;
pas à sourire. L’idée que Serge, d’ici quelques secondes, allait être là, passerait cette porte,&lt;br /&gt;
avec ses nouveaux cheveux, sa nouvelle taille, sa nouvelle démarche où les épaules, les&lt;br /&gt;
hanches, les mains, avaient une nouvelle place, remplit Jonathan de terreur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’avait pas vu Simon depuis au moins deux ans ; curieusement, les lettres qu’ils&lt;br /&gt;
avaient échangées avaient établi entre eux une familiarité, une sympathie qui n’existait pas&lt;br /&gt;
avant. Et Simon, homme marié désormais, en paraissait moins bête et moins falot. Il goûta le&lt;br /&gt;
vin blanc. Il était exalté d’avoir monté le petit chemin à moto. Et deux heures et demie depuis&lt;br /&gt;
Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Est-ce qu’on a le droit de rouler avec… dit Jonathan, imaginant Serge assis derrière&lt;br /&gt;
son père sur la moto.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oh je sais pas. Tu sais… De toute façon il a pris le train lui, moi je l’ai pris à la gare,&lt;br /&gt;
on n’a fait que les huit kilomètres tous les deux. Huit kilomètres du patelin ! T’habites&lt;br /&gt;
vraiment pas loin toi !… Non, il adore ça la moto, on en fait un peu le dimanche, il aurait bien&lt;br /&gt;
fait tout le voyage comme ça. Ben c’est pas faisable avec tous les bagages. Maintenant, si&lt;br /&gt;
c’est autorisé, moi, je te dis… Je sais pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et Serge entra. Il ne baissa pas les yeux : il sembla cependant éviter de regarder&lt;br /&gt;
Jonathan. Il lui serra la main d’une main absente. Puis il posa sur la table un énorme casque&lt;br /&gt;
de motard, vert brillant, décoré de brisques blanches et rouges, à visière fumée, à jugulaire de&lt;br /&gt;
flic.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’assit nonchalamment près de son père. Il était détendu, avec un vague sourire léger,&lt;br /&gt;
un sourire de fierté légère et vague, rien. Jonathan fut stupéfait de sa beauté, ou de ce qu’il&lt;br /&gt;
jugea tel. Mais pourquoi lui, Serge ? Cette beauté était en trop — et cet air de jeunesse, ce&lt;br /&gt;
visage aérien, trop limpide, que n’ont pas les petits enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus grand, plus haut, mais moins dense. Désincarné. Diaphane. Jonathan se sentit&lt;br /&gt;
défait, boursouflé, marqué de maladie et de solitude. Il détournait les yeux, il était sûr de&lt;br /&gt;
n’avoir plus de regard, seulement deux choses sales, fatiguées et usées, qui n’expriment rien,&lt;br /&gt;
qui épient honteusement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il présenta du whisky, du coca. Simon accueillit l’alcool et s’exclama. Ses avant-bras&lt;br /&gt;
avaient beaucoup gonflé ; il avait de la graisse à la taille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Tiens, va ranger tes affaires, dit-il à Serge. Le garçon obéit instantanément et&lt;br /&gt;
disparut avec la valise de luxe et le vieux sac de sport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela surprenait Jonathan de voir Serge obéir : ou plutôt de voir Simon commander si&lt;br /&gt;
aisément, si naturellement, en patron bonasse, à un être qui eût dû l’intimider, l’impressionner,&lt;br /&gt;
le rendre muet de crainte, d’humilité, d’admiration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Il n’a pas tellement grandi, pensa Jonathan. C’est l’impression du début, parce qu’il a&lt;br /&gt;
changé de proportions, de formes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais les pas dans l’escalier allaient vite. Serge montait les marches deux à deux, malgré&lt;br /&gt;
son fardeau. Là-haut, le silence fut complet : on aurait dû entendre l’armoire craquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Il n’a pas vu le lit en bas, se dit Jonathan. Ou alors il l’a vu, mais il ne sait pas si c’est&lt;br /&gt;
pour lui. Il hésite, il ne défait pas ses trucs. Cette valise de jeune cadre. Quand son père sera parti, il redescendra tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je n’oserai jamais habiter avec ce gosse, pensa-t-il encore. Je ne pourrai pas. Je ne&lt;br /&gt;
peux pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Simon semblait très satisfait de la vie.}}&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;{{droite|[[Quand mourut Jonathan (36)|suivant]]}}&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;[[Quand mourut Jonathan|Retour au sommaire]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Quand mourut Jonathan]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Crazysun</name></author>
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