<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
	<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?action=history&amp;feed=atom&amp;title=Quand_mourut_Jonathan_%2848%29</id>
	<title>Quand mourut Jonathan (48) - Historique des versions</title>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?action=history&amp;feed=atom&amp;title=Quand_mourut_Jonathan_%2848%29"/>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quand_mourut_Jonathan_(48)&amp;action=history"/>
	<updated>2026-05-14T07:25:01Z</updated>
	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
	<generator>MediaWiki 1.45.3</generator>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quand_mourut_Jonathan_(48)&amp;diff=18999&amp;oldid=prev</id>
		<title>Crazysun le 8 juin 2016 à 17:24</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quand_mourut_Jonathan_(48)&amp;diff=18999&amp;oldid=prev"/>
		<updated>2016-06-08T17:24:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quand_mourut_Jonathan_(48)&amp;amp;diff=18999&amp;amp;oldid=18899&quot;&gt;Voir les modifications&lt;/a&gt;</summary>
		<author><name>Crazysun</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quand_mourut_Jonathan_(48)&amp;diff=18899&amp;oldid=prev</id>
		<title>Crazysun : Page créée avec « {{Bandeau citation|aligné=droite|d|b]}}  &#039;&#039;précédent&#039;&#039;&lt;br&gt;&lt;br&gt; {{Citation longue|— À la maison tu sais pas c’je m’fais ? C’est p... »</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.boywiki.org/fr/index.php?title=Quand_mourut_Jonathan_(48)&amp;diff=18899&amp;oldid=prev"/>
		<updated>2016-06-03T11:33:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Page créée avec « {{Bandeau citation|aligné=droite|d|b]}}  &amp;#039;&amp;#039;&lt;a href=&quot;/fr/Quand_mourut_Jonathan_(47)&quot; title=&quot;Quand mourut Jonathan (47)&quot;&gt;précédent&lt;/a&gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt; {{Citation longue|— À la maison tu sais pas c’je m’fais ? C’est p... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;{{Bandeau citation|aligné=droite|d|b]}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Quand mourut Jonathan (47)|précédent]]&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Citation longue|— À la maison tu sais pas c’je m’fais ? C’est pas compliqué ! J’coupe des oignons, j’les&lt;br /&gt;
mets dans la poêle dans du beurre, après, quand c’est bien doré, j’les mets dans d’la viande&lt;br /&gt;
hachée, oh au moins deux cents grammes, et puis j’mets deux œufs, et puis j’fais ça (geste de&lt;br /&gt;
malaxer avec les deux mains), et puis j’fais une boule, et puis j’l’aplatis (geste avec le poing),&lt;br /&gt;
et puis j’la mets dans la poêle avec plein d’beurre, et puis j’mange ça ! Ça fait un peu une croûte dessus ! Mais si tu mets pas d’sel, du poivre, c’est pas bon. C’est vrai. J’en mange tout&lt;br /&gt;
l’temps. Et puis des nouilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’appétit de Serge, qui avait toujours été vaillant, devenait démesuré. Cela inquiétait&lt;br /&gt;
Jonathan, qui avait beaucoup moins d’argent qu’à l’époque du premier séjour de l’enfant. Il&lt;br /&gt;
n’osait pas le lui dire. Les repas étaient superbes ; les voyages à la ville voisine, où la&lt;br /&gt;
municipalité avait ouvert une piscine et, attenant, un petit centre de nautisme établi dans une&lt;br /&gt;
sablière, avaient lieu tous les deux ou trois jours, car Serge y prenait un goût extrême ; il&lt;br /&gt;
manquait de vêtements et de tout ; il lisait au lit beaucoup plus longtemps qu’autrefois, et&lt;br /&gt;
usait deux ou trois brochures par soirée : en à peine deux semaines, les mensualités de&lt;br /&gt;
Jonathan seraient épuisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se refusa, évidemment, à écrire aux parents du garçon — il craignait qu’en ce cas ils&lt;br /&gt;
le reprennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’avait pas d’amis fortunés ou généreux, ou qui soient, par impossible, l’un et l’autre.&lt;br /&gt;
Il se dit qu’il devrait faire une réalité du mensonge improvisé dans sa conversation avec&lt;br /&gt;
Simon : recommencer à peindre. Pas forcément de la toile géniale en bonne et due forme pour&lt;br /&gt;
son marchand et sa clientèle de mongoliens de luxe : n’importe quoi qui se puisse vendre vite&lt;br /&gt;
et n’importe où. Sa perfection de main (il n’attachait aucune importance à cela, mais il savait&lt;br /&gt;
bien qu’il avait ce défaut) lui permettrait, pinceau ou plume, de produire sans même avoir à&lt;br /&gt;
les regarder les plus jolis sous-bois et les plus savoureuses scènes rustiques qu’on aurait vus&lt;br /&gt;
dans les monoprix — sans compter les nus féminins, qu’il réussissait à merveille, tant il avait&lt;br /&gt;
copié d’œuvres tolérées, et chefs-d’œuvre quand même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est plutôt le démarchage qui l’embarrassait. En outre, pendant l’été, ces commerces&lt;br /&gt;
dorment. Il aurait fallu partir sur la Méditerranée, et croquer des profils aux terrasses, le soir.&lt;br /&gt;
Les gens seraient contents : il savait faire ressemblant — très, trop, et même pas trop. Il avait&lt;br /&gt;
vécu de cela tout un an, jadis, pendant son premier séjour en France. Il avait dix-huit ans. Il&lt;br /&gt;
avait gagné assez d’argent pour réaliser le seul souhait que Paris lui avait inspiré : aller&lt;br /&gt;
ailleurs. Ce qu’il avait fait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il était revenu quand même, longtemps après. La France, pour lui, avait quelque&lt;br /&gt;
chose de creux, de glacé, de sénile, qui convenait à son peu de sociabilité et qu’il n’avait vu&lt;br /&gt;
que là. Et les lumières équivoques de cette pointe de continent, ni grises ni claires, ni charnues&lt;br /&gt;
ni diaphanes, ni rayonnantes ni voilées — semblables à l’impression que donnerait un&lt;br /&gt;
individu terne qui fait son possible pour être non pas brillant, mais intéressant et agréable —,&lt;br /&gt;
ces lumières qui jamais ne dominaient le regard et jamais ne flattaient les choses, ces lumières&lt;br /&gt;
laissaient ses yeux en paix. Des yeux trop fragiles, que le &amp;#039;&amp;#039;déjà créé&amp;#039;&amp;#039; captivait au point de&lt;br /&gt;
rendre l’artiste impuissant. Seule la faiblesse de l’art lui avait donné la force d’être peintre en&lt;br /&gt;
dépit de la perfection de ce qui est là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’avait compris ni cette orientation de sa vie, ni l’enthousiasme violent que, depuis&lt;br /&gt;
son adolescence, son travail inspirait. Du moins, il avait eu des raisons de dessiner et de&lt;br /&gt;
peindre, même s’il n’imaginait pas celles de cet enthousiasme des spectateurs. À présent, il&lt;br /&gt;
n’avait plus aucune raison de faire quoi que ce soit. Son seul présent, son seul avenir, c’était&lt;br /&gt;
Serge, son frère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc faire n’importe quoi pour avoir de l’argent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il écrivit à l’éditeur qui avait commandé, puis refusé les Sade. On n’était pas encore en&lt;br /&gt;
août ; il eut une réponse aimable. Jonathan ne connaissait pas le livre qu’il faudrait illustrer ;&lt;br /&gt;
le nom de l’auteur appartenait à la littérature française, que Jonathan connaissait peu. Il aurait,&lt;br /&gt;
en tout cas, accepté, s’il n’y avait pas eu une difficulté : il avait demandé que, en cas de&lt;br /&gt;
commande, il reçoive un acompte substantiel — pratiquement le prix du travail. L’éditeur, peut-être échaudé par l’expérience d’avant, n’offrait qu’un à-valoir ridicule. Jonathan, par une&lt;br /&gt;
sorte de réflexe que, jusqu’ici, son indifférence à l’argent avait entretenu, mais qui devenait&lt;br /&gt;
maintenant hors de propos, refusa.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait également écrit à son marchand, pour tâter le terrain. Tardive, la réponse&lt;br /&gt;
décrivait le fâcheux état du marché ; rappelait le grand nombre de toiles encore invendues ;&lt;br /&gt;
suggérait à Jonathan qu’il produise une douzaine de petits formats très simples et très&lt;br /&gt;
limpides, décoratifs, comme il en avait déjà fait deux ou trois dans sa vie, et qui avaient&lt;br /&gt;
tellement plu, cela pourrait peut-être se négocier assez vite, et le marchand, en ce cas, dès&lt;br /&gt;
réception des six premiers, lui avancerait trente pour cent de la valeur du tout. En plus des&lt;br /&gt;
mensualités, bien sûr.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La somme offerte, quoique modeste, convenait à Jonathan et le rendit heureux. Ce serait&lt;br /&gt;
suffisant pour le séjour de Serge. Il fit les six petites toiles en une semaine. Froidement, il se&lt;br /&gt;
copia. Le marchand fut ravi et adressa l’argent. C’était un peu moins que prévu : les toiles,&lt;br /&gt;
paraît-il, auraient dû être un peu moins petites, donc… Jonathan sourit en voyant ce rabais,&lt;br /&gt;
qui s’élevait à quelques centaines de francs : les riches ont leur secret.}}&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;{{droite|[[Quand mourut Jonathan (49)|suivant]]}}&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;[[Quand mourut Jonathan|Retour au sommaire]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Quand mourut Jonathan]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Crazysun</name></author>
	</entry>
</feed>