Citations sur l’âge de onze ans

De BoyWiki
Révision datée du 24 décembre 2013 à 12:33 par Caprineus (discussion | contributions) (1 citation de "La relève du matin")
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)

À l’âge de onze ans, le garçon est encore enfant, mais déjà l’adolescence physique et psychologique s’amorce. Les citations ci-dessous, classées par ordre chronologique, évoquent cette période.

XIXe siècle

Code pénal (France, 1832)[1] :
Tout attentat à la pudeur, consommé ou tenté sans violence sur la personne d’un enfant de l’un ou de l’autre sexe âgé de moins de onze ans, sera puni de la réclusion.
  • Jean-Baptiste Sirey, Pierre Gilbert, Les codes annotés, Paris, Cosse, 1855, t. III, Codes d’instruction criminelle, pénal et forestier, Code pénal, Livre III, article 331, p. 482 (loi du 28 avril 1832)

XXe siècle

Eleven is not quite satisfactory: it is only an approach. Eleven has the disadvantage of six, of nineteen, of forty-four, and of sixty-nine.

Onze ans n’est pas tout à fait satisfaisant : ce n’est qu’un début. Onze ans présente le même inconvénient que six, dix-neuf, vingt-quatre et soixante-neuf.
  • Booth Tarkington, Penrod, New York, Grosset & Dunlap, 1914, chap. XXVIII « Twelve », p. 309 (trad. BoyWiki)

Le génie mâle qui apparaît vers la douzième année, avec son trop et son défaut, le monde créé ne suffit pas pour sa faim. Il se dérive en fureur de connaître, il se dérive en goût du sacrifice, il se dérive en tendresses, en rêves de gloire, en fous dons de soi ; épuisé le réel, il veut encore et saute chez les ombres : il va à Dieu de toute l’espèce.
  • Henry de Montherlant, Essais, [Paris], Éd. Gallimard (Bibliothèque de la Pléiade), 1963, La relève du matin (1920), « Le jeudi de Bagatelle », p. 31 (voir la fiche de référence)

Les enfants ne nous intéressent qu’autant que nous pouvons bêtiser avec eux. Dans leur prime saison, qui ne les aime ! « Qu’il est gentil ! » — « Oh, le mignon ! » : la mièvre sentimentalité, les ineptes zézaiements. Mais, onze ans accomplis, fini de plaire ; on les traite avec agacement et dédain. Rien d’étonnant : c’est que leur âme est née. Quand leur âme sera morte — elle meurt chez le plus grand nombre aux alentours de la dix-huitième année, — la sympathie et l’attention reviendront d’elles-mêmes.
  • Henry de Montherlant, Essais, [Paris], Éd. Gallimard (Bibliothèque de la Pléiade), 1963, La relève du matin (1920), « La gloire du collège », p. 72 (voir la fiche de référence)

Voir aussi

Bibliographie

Éditions utilisées

  • Montherlant, Henry de. Essais / préf. par Pierre Sipriot. – [Paris] : Éd. Gallimard, 1963 (Mayenne : Impr. Floch, 16 octobre 1963). – XLII-1606 p. : jaquette ill. ; 18 × 11 cm. – (Bibliothèque de la Pléiade ; 167). (fr)
    Contient : La relève du matin ; Chant funèbre pour les morts de Verdun ; Aux fontaines du désir ; Un voyageur solitaire est un diable ; Mors et vita ; Service inutile ; L’équinoxe de septembre ; Le solstice de juin ; Carnets (années 1930 à 1944) ; Textes sous une occupation. Index des Carnets p. 1363-1369.

Articles connexes

Notes et références

  1. Code pénal de 1810, modifié par la loi du 28 avril 1832. L’âge limite a été relevé à treize ans en 1863, puis à quinze en 1945 (mais vingt et un ans pour les actes homosexuels).