Discussion:Le Secret de Geri : Différence entre versions

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::*'''Louis Beysson''' (article consacré à l’auteur, où l’on raconterait entre autres comment ce pédéraste catholique a attendu d’avoir quarante ans pour se marier avec la mère d’un Alexandre de onze ans…).
 
::*'''Louis Beysson''' (article consacré à l’auteur, où l’on raconterait entre autres comment ce pédéraste catholique a attendu d’avoir quarante ans pour se marier avec la mère d’un Alexandre de onze ans…).
 
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 19 mai 2020 à 23:55 (UTC)
 
::[[Utilisateur:Agnorum|Agnorum]] ([[Discussion utilisateur:Agnorum|discussion]]) 19 mai 2020 à 23:55 (UTC)
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Examinons la question du titre sous un autre angle, plus pratique, celui des moteurs de recherches et des performances de Boywiki dans ce cadre.
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Si un jeune lecteur tape ''Geri'' dans un moteur de recherches, il obtiendra quelques 313 millions de pages de résultats. Geri Haliwell l’emporte, je crois, parmi ceux-ci, car elle rapporte plus de 900 000 pages à elle seule.
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Taper ''Le secret de Geri'' (la séquence exacte, en mode recherche avancée), ne rapporte que 15 400 résultats et on a accès, tout de suite, à l’œuvre de Louis Beysson.
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Les pages de Wikipédia qui font référence à une légende, une fable, un conte, un roman du moyen âge, ne donnent pas le titre en ancien français mais en français moderne, ce qui démontre que suivre votre raisonnement a ses limites.
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Personnellement, je tape « Roland » pour retrouver ''La Chanson de Roland'', et je ne peux que m’incliner devant votre démarche de puriste et l’érudition qu’elle sous-tend, lorsque je constate que vous taperiez, vous, ''Hruotland''.
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--[[Utilisateur:Skanda|Skanda]] ([[Discussion utilisateur:Skanda|discussion]]) 20 mai 2020 à 04:13 (UTC)

Version du 20 mai 2020 à 04:14

Deux œuvres distinctes

Au vu des éclaircissements qui accompagnent l’édition de 2002, il me semble qu’on peut presque distinguer deux œuvres différentes :

  • Geri ou Un premier amour (1876), récit qui sera amélioré par des corrections stylistiques et une séparation en six chapitres dans Le secret de Geri (2002) ;
  • Un amour platonique (1884), ouvrage très différent du précédent, tant pour sa structure que dans son esprit.

Les améliorations de style sont monnaie courante dans les rééditions d'un même livre. Le découpage en chapitres ne modifie pas non plus un récit au point d’en changer le caractère (qu’on l’appelle nouvelle ou roman n’a guère d’importance : la limite entre ces deux genres est souvent imprécise).

En revanche, l’insertion du texte primitif dans un cadre romanesque complètement nouveau, et l’adjonction de développements qui en changent la signification profonde, peuvent être considérées, sinon comme une trahison, du moins comme une véritable « re-création ».

C’est pourquoi je serais d’avis de nommer cette page, selon les standards de BoyWiki, Geri, ou Un premier amour (Louis Beysson). L’avantage serait d’utiliser le seul titre dont on soit sûr qu’il a été pleinement voulu par l’auteur ; et aussi, de mentionner entre parenthèses le nom de celui-ci, comme pour tous les autres ouvrages de BoyWiki. C’est d’ailleurs ce titre de page qui figure à l’article Quintes-feuilles. (Toutes les redirections idoines seraient ensuite créées.)

Sur cette page, une partie États successifs du texte pourrait être insérée, scindée en trois sous-chapitres :

  • Geri ou Un premier amour (1876)
  • Un amour platonique (1884)
  • Le secret de Geri (2002)

Agnorum (discussion) 16 mai 2020 à 18:01 (UTC)

Votre point de vue sur le titre se défend, bien sûr, mais il se heurte à quelques difficultés. En effet, le nom de l’auteur était Louis Besson pour Géri ou un premier amour. Il est passé à Louis Beysson pour Un amour platonique. Le catalogue imprimé de la BNF répertoriait donc deux auteurs, et le lien entre les deux œuvres et les deux auteurs était totalement méconnu.
Je présente donc ici un premier argument qui défend le travail de l’éditeur : en effet, c’est lui qui a associé les deux noms qui se trouvaient totalement dissociés dans le catalogue imprimé de la BNF. On avait affaire, avant sa « découverte », à deux personnages et à deux œuvres différentes.
Par ailleurs, seuls quelques lecteurs ont accès à la BNF et pourront lire Geri ou un premier amour. Quant à Un amour platonique je ne sais même pas si on peut le trouver sur la Toile. Le Secret de Geri a été vendu à plusieurs centaines d’exemplaires, et à ma connaissance, est toujours disponible.
Enfin, dernier argument, si mes informations sont exactes (j’ai toute confiance dans mon informateur, je n'ai vraiment aucune raison de douter de lui) le titre devrait bientôt paraître en anglais. Et ce serait Geri’s Secret. Ce seul fait impose, selon moi, Le Secret de Geri comme entrée dans Boywiki.
--Skanda (discussion) 17 mai 2020 à 15:03 (UTC)
Et si on intitulait la page de BoyWiki quelque chose comme :
  • Geri, ou Un premier amour revu et toiletté, ou Un amour platonique moins le discours du narrateur, ou Le secret de Geri, ou Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué (Louis Besson ou Beysson)
Plaisanterie à part, il ne semble pas nécessaire de « défendre le travail de l’éditeur » — travail remarquable et original, qui a débouché sur un résultat tout à fait satisfaisant. En suggérant de renommer la page d’après le premier titre, j’ai à l’esprit un souci d’authenticité, en même temps que de standardisation ; mais il ne s’agit pas pour autant de minimiser les mérites de Jean-Claude Féray, ni de vouloir priver cette dernière version de son titre particulier.
L’usage de la forme Beysson s’impose, au lieu de Besson : non seulement l’auteur gardera ce pseudonyme pour tous ses autres livres, mais aussi, semble-t-il, pour ses œuvres picturales. Avoir utilisé son propre nom dans la première édition de Geri est une naïveté de jeune provincial (il avait à peine vingt ans).
Il faut remarquer que Geri ou Un premier amour n’est pas un titre, mais un double titre : Geri est le titre principal, alors que Un premier amour est ce qu’on appelle en catalographie un titre alternatif, cité moins souvent (comme Rousseau : Émile, ou De l’éducation ; Apollinaire : Les onze mille verges, ou Les amours d’un hospodar ; Artaud : Héliogabale, ou L’anarchiste couronné ; Tournier : Vendredi, ou Les limbes du Pacifique). Le nom de Geri étant le point commun entre la version de 1876 et celle de 2002, on pourrait choisir, pour la page de BoyWiki, le titre minimal Geri (Louis Beysson) — quitte à détailler les trois versions dans le corps de l’article.
Quel que soit l’intérêt de la version Quintes-feuilles, il vaut mieux éviter de donner au titre Le secret de Geri un caractère officiel et définitif, comme s’il était désormais le seul valable. Nous ne savons pas ce que les éditeurs paidérastiques du xxiie siècle en penseront, ni si à leur tour ils ne renommeront pas une quatrième version…
Pour les y aider, on pourrait remarquer que l’interprétation de Jean-Claude Féray est certes tout à fait justifiée et défendable, mais qu’elle n’est pas la seule envisageable. Si la vision de Louis Beysson a évolué, ce ne fut pas forcément par autocensure, mais en conformité avec le point de vue des pionniers de la sexologie, et des premiers militants de la cause homosexuelle.
Je m’explique : dans Geri ou Un premier amour, on peut penser que Beysson, justement, considère cet épisode comme un premier amour de jeunesse, avant d’autres qui doivent le remettre dans le droit chemin de l’hétérosexualité, puis du mariage. C’est encore la conception ancienne de l’homosexualité : celle-ci n’est qu’un choix vicieux, circonstanciel, souvent temporaire, et non une orientation affective particulière.
Un amour platonique, par son titre même, se situe dans une tout autre optique : l’allusion à Platon et à son mythe de l’androgyne est claire. Un homosexuel-pédéraste (on confondait les deux à cette époque) est donc fondamentalement différent, et c’est bien cela qu’exprime le narrateur : Victor n’est plus égaré ou vicieux, il est anormal, handicapé, voire monstrueux.
Le second sens du mot platonique rappelle au lecteur que cet « inverti », s’il veut qu’on le tolère et qu’on le plaigne, doit rester absolument chaste ! Il n’est pas responsable de son handicap, le pauvre, mais quand même de ses actes. On voit bien là que Beysson n’avait pas renoncé à ses croyances catholiques : la tentation, oui, le péché non !
La vigoureuse misogynie qu’exprime le narrateur, et qu’on peut comparer à celle d’Achille Essebac, découle de cette vision : l’homosexuel-pédéraste étant un anormal, il déteste forcément les femmes ! On est loin de Montherlant, Peyrefitte ou Matzneff, qui peuvent coucher avec des femmes, qui se savent pédérastes mais absolument pas homosexuels, et qui considèrent même l’amour des garçons comme une forme d’hétérosexualité.
Tout ça pour dire qu’Un amour platonique pourrait représenter en réalité la pensée ultime de l’auteur, et que cette version sera donc peut-être un jour rééditée sous ce titre. Cela n’annule ni ne dévalorise Le secret de Geri ; mais ça le relativise.
Pour le titre de BoyWiki, il n’y a pas de solution parfaite : à l’examen, chacune présente des avantages et des inconvénients. Faute de mieux, je reviens donc à l’idée d’un titre minimal : Geri (Louis Beysson). Si cela s’avérait trop problématique, il n’y aurait sans doute qu’une seule alternative acceptable — et quand même assez lourde : rédiger non plus un, mais quatre articles séparés, à savoir :
  • Geri, ou Un premier amour (Louis Besson)
  • Un amour platonique (Louis Beysson)
  • Le secret de Geri (Louis Beysson)
  • Louis Beysson (article consacré à l’auteur, où l’on raconterait entre autres comment ce pédéraste catholique a attendu d’avoir quarante ans pour se marier avec la mère d’un Alexandre de onze ans…).
Agnorum (discussion) 19 mai 2020 à 23:55 (UTC)

Examinons la question du titre sous un autre angle, plus pratique, celui des moteurs de recherches et des performances de Boywiki dans ce cadre. Si un jeune lecteur tape Geri dans un moteur de recherches, il obtiendra quelques 313 millions de pages de résultats. Geri Haliwell l’emporte, je crois, parmi ceux-ci, car elle rapporte plus de 900 000 pages à elle seule. Taper Le secret de Geri (la séquence exacte, en mode recherche avancée), ne rapporte que 15 400 résultats et on a accès, tout de suite, à l’œuvre de Louis Beysson.

Les pages de Wikipédia qui font référence à une légende, une fable, un conte, un roman du moyen âge, ne donnent pas le titre en ancien français mais en français moderne, ce qui démontre que suivre votre raisonnement a ses limites. Personnellement, je tape « Roland » pour retrouver La Chanson de Roland, et je ne peux que m’incliner devant votre démarche de puriste et l’érudition qu’elle sous-tend, lorsque je constate que vous taperiez, vous, Hruotland. --Skanda (discussion) 20 mai 2020 à 04:13 (UTC)