Germaine Greer : Différence entre versions

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==Biographie==
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'''Germaine Greer''', née le [[29 janvier]] [[1939]] à Melbourne, est une auteure, [[féminisme|féministe]], critique, universitaire et scénariste [[australie]]nne. Elle travaille et vit en [[Royaume-Uni|Grande-Bretagne]]. C’est une figure controversée et incontournable de la vie publique britannique.<ref>Article « [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Germaine_Greer&oldid=63998919 Germaine Greer] » sur Wikipédia (page consultée le 14 avril 2011).</ref>
  
Germaine Greer, née le 29 janvier 1939 à Melbourne (Australie), est auteure, [[féministe]], critique, universitaire et scénariste australienne. Elle travaille et vit en Grande-Bretagne. Elle est une figure controversée et incontournable de la vie publique britannique<ref name="1." />.
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==''The beautiful boy''==
  
==Les garçons : figures de l'éphèbe==
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L’essai de Germaine Greer ''The beautiful boy'' — en français ''Les garçons : figures de l’éphèbe'' — présente un point de vue féministe et érudit sur des questions liées à l’iconologie et à l’iconographie du [[garçon]], mot qui sous sa plume désigne « une personne de sexe masculin, qui n’est plus un enfant mais qui n’est pas encore un homme ».<ref>P. 13.</ref>
  
 
===Citation===
 
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Vers la fin de son introduction, elle écrit :
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Vers la fin de l’introduction, Germaine Greer écrit :
  
{{Citation bloc|Ce livre est partiellement destiné à satisfaire les revendications féminines au plaisir des yeux. Le XIXème siècle refusait aux femmes tout intérêt actif pour le sexe; on ne le trouvait que chez les dégénérées ou les dépravées. Avec la fin du XXème siècle, le goût féminin pour les stimulants sexuels a été reconnu et l'on a cherché à en tirer un parti commercial. Cet appétit aussi sain que naturel devrait être, à présent, raffiné par le goût. Si l'on admire les belles images d'adolescents qui nous environnent, il existe parallèlement tout un monde de plaisirs cultivés à découvrir. Le plaisir que l'on éprouve ne peut qu'être rehaussé par l'émotion et par le jeu sur les conditions de sa bienséance. Ce que l'on voit de beau dans la vie s'évanouit avant même qu'on ait eu le temps de l'apprécier: c'est dans l'art seulement que le charme fugitif de l'adolescence peut être garanti contre les ravages du temps<ref name="2." />.}}
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{{Citation bloc|Ce livre est partiellement destiné à satisfaire les revendications féminines au plaisir des yeux. Le {{s-|XIX|e}} refusait aux femmes tout intérêt actif pour le sexe ; on ne le trouvait que chez les dégénérées ou les dépravées. Avec la fin du {{s-|XX|e}}, le goût féminin pour les stimulants sexuels a été reconnu et l’on a cherché à en tirer un parti commercial. Cet appétit aussi sain que naturel devrait être, à présent, raffiné par le goût. Si l’on admire les belles images d’adolescents qui nous environnent, il existe parallèlement tout un monde de plaisirs cultivés à découvrir. Le plaisir que l’on éprouve ne peut qu’être rehaussé par l’émotion et par le jeu sur les conditions de sa bienséance. Ce que l’on voit de beau dans la vie s’évanouit avant même qu’on ait eu le temps de l’apprécier : c’est dans l’art seulement que le charme fugitif de l’adolescence peut être garanti contre les ravages du temps.<ref>Germaine Greer, ''Les garçons : figures de l’éphèbe'', trad. Denis-Armand Canal, Lydie Échasseriaud, Christine Monnatte, et al., Paris, Hazan, 2003, ISBN 2-85025-891-1, p. 11.</ref>}}
  
===Commentaire===
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===Une traduction contestable===
  
<i>Les garçons. Figures de l'éphèbe</i> est un point de vue [[féministe]]  et érudit sur des questions liées à l'[[iconologie]] et à l'[[iconographie]] du garçon, mot qui sous sa plume désigne <i>une personne de sexe masculin, qui n'est plus un enfant mais qui n'est pas encore un homme.</i> (p.13)".
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Le premier traducteur, dans la version française ''Les garçons : figures de l’éphèbe'', a utilisé pour l’anglais ''boy'' le terme « [[adolescent]] » ; de même pour le dérivé ''boyhood'', traduit en français par « [[adolescence]] ». Cette traduction inexacte entraîne des imprécisions regrettables, qui ne figurent pas dans le texte original.<ref>Germaine Greer, ''The beautiful boy'', Rizzoli, 2003, ISBN 0-8478-2586-8</ref> Le traducteur, peut-être troublé par la liberté du propos, a manifestement conçu l’usage du mot « adolescent » comme un euphémisme moralisant du mot « garçon ».
  
Dans cette optique, le premier traducteur a donné pour le nom anglais <i>[[boy]]</i>, le nom français <i>[[adolescent]]</i> , de même pour le dérivé <i>[[boyhood]]</i>, traduit par le mot français <i>[[adolescence]]</i>. Cette traduction inexacte amène des imprécisions regrettables, qui ne se trouvent pas dans le texte original. Le traducteur, peut-être troublé par la liberté du propos, aura conçu l'usage du mot adolescent comme un euphémisme moralisant du mot garçon. Cela tourne parfois au burlesque. Dans le commentaire de <i>Vénus et Cupidon</i> (p. 63), tableau de Pontormo d'après un dessin de Michel-Ange"<ref name="4." />, le Cupidon joufflu et potelé, petit enfant de trois à cinq ans, est ainsi qualifié d'<i>adolescent incestueux</i> (p. 64). Dans ce cas précis, s'agit-il bien d'une traduction? L'étonnante phrase"<i> Vénus, distante et froide, paraît résister aux avances de l'adolescent incestueux</i>", ne se trouve en effet pas dans le texte anglais. Le travail de traduction, sans doute pour une question de temps, a été réparti entre plusieurs personnes, et le propos de l'auteur est mieux servi à partir du chapitre 7.
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Ce qui tourne parfois au burlesque, comme dans le commentaire de ''Vénus et Cupidon'',<ref>''Les garçons : figures de l’éphèbe'', p. 63.</ref> tableau de Pontormo d’après un dessin de Michel-Ange<ref>Florence, Galleria dell’Academia.</ref> : le Cupidon joufflu et potelé, petit enfant de trois à cinq ans, y est qualifié d’« adolescent incestueux ».<ref>''Les garçons : figures de l’éphèbe'', p. 64.</ref> S’agit-il encore d’une traduction ? En effet, l’étonnante phrase « Vénus, distante et froide, paraît résister aux avances de l’adolescent incestueux », ne se trouve pas dans le texte anglais.
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Le travail de traduction, sans doute pour une question de temps, a été réparti entre plusieurs personnes, et le propos de l’auteur est mieux servi à partir du chapitre 7.
  
 
==Voir aussi==
 
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===Bibliographie===
 
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===Notes et références===
 
  
*{{Petites capitales|1.}}Germaine Greer, http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Germaine_Greer&oldid=63998919 (Page consultée le avril 14, 2011).
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*{{Petites capitales|Greer}}, Germaine. ''The beautiful boy''. – Rizzoli, 2003. – ISBN 0-8478-2586-8
*{{Petites capitales|2.}}Greer, Germaine: <i>Les garçons : figures de l'éphèbe</i>, Paris, Hazan, 2003, ISBN 2-85025-891-1, p.11 {{Commentaire biblio|Trad. : « Denis-Armand Canal, Lydie Échasseriaud, Christine Monnatte, et al.}}
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:*{{Petites capitales|Greer}}, Germaine. ''Les garçons : figures de l’éphèbe'' / trad. Denis-Armand Canal, Lydie Échasseriaud, Christine Monnatte, et al. – Paris : Hazan, 2003. ISBN 2-85025-891-1
*{{Petites capitales|3.}} Greer, Germaine : <i>The Beautiful Boy</i> (2003). Rizzoli (ISBN 0-8478-2586-8)
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*{{Petites capitales|4.}} Firenze, Galleria dell'Academia
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== Notes et références ==
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Version actuelle en date du 20 juillet 2014 à 16:57

Germaine Greer, née le 29 janvier 1939 à Melbourne, est une auteure, féministe, critique, universitaire et scénariste australienne. Elle travaille et vit en Grande-Bretagne. C’est une figure controversée et incontournable de la vie publique britannique.[1]

The beautiful boy

L’essai de Germaine Greer The beautiful boy — en français Les garçons : figures de l’éphèbe — présente un point de vue féministe et érudit sur des questions liées à l’iconologie et à l’iconographie du garçon, mot qui sous sa plume désigne « une personne de sexe masculin, qui n’est plus un enfant mais qui n’est pas encore un homme ».[2]

Citation

Vers la fin de l’introduction, Germaine Greer écrit :

« Ce livre est partiellement destiné à satisfaire les revendications féminines au plaisir des yeux. Le XIXe siècle refusait aux femmes tout intérêt actif pour le sexe ; on ne le trouvait que chez les dégénérées ou les dépravées. Avec la fin du XXe siècle, le goût féminin pour les stimulants sexuels a été reconnu et l’on a cherché à en tirer un parti commercial. Cet appétit aussi sain que naturel devrait être, à présent, raffiné par le goût. Si l’on admire les belles images d’adolescents qui nous environnent, il existe parallèlement tout un monde de plaisirs cultivés à découvrir. Le plaisir que l’on éprouve ne peut qu’être rehaussé par l’émotion et par le jeu sur les conditions de sa bienséance. Ce que l’on voit de beau dans la vie s’évanouit avant même qu’on ait eu le temps de l’apprécier : c’est dans l’art seulement que le charme fugitif de l’adolescence peut être garanti contre les ravages du temps.[3] »

Une traduction contestable

Le premier traducteur, dans la version française Les garçons : figures de l’éphèbe, a utilisé pour l’anglais boy le terme « adolescent » ; de même pour le dérivé boyhood, traduit en français par « adolescence ». Cette traduction inexacte entraîne des imprécisions regrettables, qui ne figurent pas dans le texte original.[4] Le traducteur, peut-être troublé par la liberté du propos, a manifestement conçu l’usage du mot « adolescent » comme un euphémisme moralisant du mot « garçon ».

Ce qui tourne parfois au burlesque, comme dans le commentaire de Vénus et Cupidon,[5] tableau de Pontormo d’après un dessin de Michel-Ange[6] : le Cupidon joufflu et potelé, petit enfant de trois à cinq ans, y est qualifié d’« adolescent incestueux ».[7] S’agit-il encore d’une traduction ? En effet, l’étonnante phrase « Vénus, distante et froide, paraît résister aux avances de l’adolescent incestueux », ne se trouve pas dans le texte anglais.

Le travail de traduction, sans doute pour une question de temps, a été réparti entre plusieurs personnes, et le propos de l’auteur est mieux servi à partir du chapitre 7.

Voir aussi

Bibliographie

  • Greer, Germaine. Les garçons : figures de l’éphèbe / trad. Denis-Armand Canal, Lydie Échasseriaud, Christine Monnatte, et al. – Paris : Hazan, 2003. – ISBN 2-85025-891-1

Notes et références

  1. Article « Germaine Greer » sur Wikipédia (page consultée le 14 avril 2011).
  2. P. 13.
  3. Germaine Greer, Les garçons : figures de l’éphèbe, trad. Denis-Armand Canal, Lydie Échasseriaud, Christine Monnatte, et al., Paris, Hazan, 2003, ISBN 2-85025-891-1, p. 11.
  4. Germaine Greer, The beautiful boy, Rizzoli, 2003, ISBN 0-8478-2586-8
  5. Les garçons : figures de l’éphèbe, p. 63.
  6. Florence, Galleria dell’Academia.
  7. Les garçons : figures de l’éphèbe, p. 64.