Compagnie de Jésus

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La Compagnie de Jésus (Societas Jesu, en abrégé SJ ou s.j.) est un ordre religieux catholique strictement masculin dont les membres sont des clercs réguliers appelés « jésuites ». La Compagnie a été fondée par Ignace de Loyola et les premiers compagnons en 1539, et approuvée en 1540 par le pape Paul III.

Ordre missionnaire et éducateur

Anecdotes et citations

  • Chanson de 1685, sur l’air Vous m’entendez bien :
« Au collège Louis-le-Grand,
On ne connaît point le devant,
Car ces traîtres de pères,
Eh bien !
Attaquent le derrière,
Vous m’entendez bien ?[1]
»
  • Épitaphe satirique :
« Ci-gît un Jésuite :
Passant, serre les fesses et passe vite ![2]
»
  • Autre épitaphe, pour un jésuite ayant eu la fonction de fouetteur au collège Louis-le-Grand de Paris :
« Ci-gît père Constance en ce triste tombeau,
Qui des jeunes garçons fut le cruel bourreau.
Je ne vous dis pas qu’il fut sodomite ;
Mais tu sais, passant, qu’il était jésuite.[3]
»
  • On trouve ces trois vers dans un poème adressé par Voltaire au Régent :
« Un poète, élève des jésuites,
Des peuples de l’ancienne loi,
Ne connaît que les Sodomites.[4]
»
  • En 1731, l’avocat Mathieu Marais et le magistrat Jean Bouhier échangent des informations sur l’affaire de Bordeaux, envers de celle du père Girard à Aix, à la suite de laquelle MM. du Parlement auraient retiré leurs enfants du collège des jésuites.
  • Voltaire, dans son Dictionnaire philosophique, signale que les jésuites, et nommément trois d’entre eux, ont fait scandale par leur pédérastie ; mais de tels incidents ne sont pas selon lui la cause réelle des attaques auxquelles l’ordre était en butte :
« On leur a reproché dans six mille volumes leur morale relâchée, qui n’était pas plus relâchée que celle des capucins. […] Ce ne sont pas les fredaines du jésuite Guyot-Desfontaines, ni du jésuite Fréron, ni du révérend P. Marsy, lequel estropia par ses énormes talents un enfant charmant de la première noblesse du royaume. On ferma les yeux sur ces imitations grecques et latines d’Anacréon et d’Horace.[5] »
« Le prince désigna, sur les hauteurs de Pizzofalcone, les murs rouges et gris de la Nunziatella.
« Voilà, dit-il, la bonne maison par où nous sommes tous passés : l’ancien noviciat des jésuites, devenu collège militaire pour la jeunesse bien née. Or, vous savez que l’hôpital des enfants trouvés s’appelle L’annunziata. C’est ce qui a produit un vilain calembour, populaire à Naples : « Si les garçons pouvaient accoucher, la Nunziatella serait l’Annunziata. »[6]
»
  • Dans L’Innominato, troisième tome de ses Propos secrets (1989), Peyrefitte rappelle que la réputation pédérastique des jésuites était bien établie en France :
« Dans les chansons d’autrefois, « jésuite » rimait toujours avec « sodomite ».[7] »

Vocabulaire

Au XVIIIe siècle, on appelait la masturbation « la bataille des jésuites ».[8]

Liste de jésuites

Par ordre chronologique :

Voir aussi

Bibliographie

  • Les amours du révérend père Jacques Marell, de la compagnie de Jésus : extraits des documents trouvés dans les archives de la susdite compagnie à Munich / Charles-Henri de Lang,… ; Francois-Xavier Schneider, préf., trad. – Paris : Delaunay, 1837. – In-12.

Articles connexes

Notes et références

  1. Cité par Roger Peyrefitte dans Voltaire : sa jeunesse et son temps, t. I, Paris, Albin Michel, 1985, chap. 2, p. 40.
  2. Cité par Richard Francis Burton dans une note de sa traduction des Mille et une nuits (The book of the Thousand nights and a night, New York, The Heritage Press, 1962, t. II, p. 1240.)
  3. Cité par Roger Peyrefitte dans Voltaire : sa jeunesse et son temps, t. I, Paris, Albin Michel, 1985, chap. 2, p. 24. Le père Constance mourut en 1704.
  4. Cité dans Archives de la Bastille, vol. XII, dir. François Ravaisson, Paris, A. Durand et Pedone-Lauriel, 1881, p. 91.
  5. Voltaire, Dictionnaire philosophique, Garnier, 1878, chap. « Jésuites, ou orgueil ».
  6. Roger Peyrefitte, L’exilé de Capri, Paris, Le Livre de Poche (Le livre de poche), 1974, deuxième partie, chap. XVII, p. 193.
  7. Roger Peyrefitte, L’Innominato, Paris, Albin Michel, 1989, chap. 4, p. 207.
  8. Roger Peyrefitte, Voltaire : sa jeunesse et son temps, t. I, Paris, Albin Michel, 1985, chap. 2, p. 39.