Phidial de Montalte

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Sous le pseudonyme de Phidial de Montalte, la revue homophile Arcadie publia en 1968 et 1969 trois textes dans lesquels un homme s’adresse à un garçon pour le confronter au désir pédérastique.

L’auteur ne semble pas avoir écrit d’autres œuvres, du moins sous ce pseudonyme.

Textes

Un dialogue

Une question de degré, sous-titré « Dialogue avec Jean-Luc », est un échange à base de jeux de mots et de traits d’esprit, dans lequel l’homme s’efforce de faire comprendre son désir à un jeune adolescent. Celui-ci, tour à tour gêné, amusé et curieux, finit par s’offrir sans réticence.

Un monologue

Le Génie du Vatican forme un long monologue par lequel l’Éros de Praxitèle conservé au Vatican, qu’on appelle aussi l’Amour de Thespies, est « raconté à Jean-Luc » avec une érudition passionnée. L’histoire de cette statue fameuse, souvent évoquée dans Les amitiés particulières, est reconstituée dans le détail, depuis la jeunesse du sculpteur athénien jusqu’au musée du Vatican.

Un poème

Le dernier texte est un poème en cinq quatrains, À Claude. Malgré des imperfections de prosodie, quelques trouvailles originales évoquent avec force un jeune garçon à la beauté triomphante, qui se donne enfin au désir de son amant.

Libertinage pédérastique

Le style de ces morceaux témoigne d’une plaisante virtuosité verbale. Manifestement, l’auteur lui-même s’en amuse, mettant en relief les réparties ou l’impudeur du garçon, qui au-delà de ces joliesses de langage n’hésite pas à aller droit au but.

Un admirateur de Roger Peyrefitte

Phidial de Montalte témoigne d’une grande admiration pour Roger Peyrefitte, dont il s’inspire pour la fierté pédérastique (Notre amour était paru en 1967), pour l’érudition, et en partie pour la préciosité du style. Après lui avoir dédié Une question de degré, il l’évoque encore à propos des Amitiés particulières dans les dernières lignes du Génie du Vatican.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes