Islam

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Introduction.

La doctrine musulmane

Textes fondamentaux

Le Coran

Pour les musulmans, le Coran est la parole incréée de Dieu, révélée à Muhammad par l’intermédiaire de l’ange Gabriel. C’est la seule autorité absolue et incontestable — toute la difficulté étant dans son interprétation.

Pour répondre à la question « Existe-t-il une doctrine coranique à propos de la pédérastie ? », il convient d’examiner les points suivants :

  • Que dit le Coran des relations érotiques entre personnes du même sexe, mâles en particulier ?
  • Que dit le Coran des relations érotiques entre adultes et non-adultes ?
L’homosexualité dans le Coran
La turpitude

Dans la sourate 4, verset 15, il est parlé de « celles de vos femmes qui commettent la turpitude » (الـْفـَاحِشـَةَ àl-faāḥišaħa). Puis, dans le verset suivant, sont évoqués « les deux d’entre vous qui l’ont commise ». Dans les deux cas une sanction est de mise.

Rien n’indique expressément que cette « turpitude » (qu’on peut aussi traduire par « démesure », « débordement ») soit un acte sexuel, et encore moins un acte sexuel précis. Le même terme est employé en 2:169 dans un sens à l’évidence plus général, puisqu’il s’agit des conseils de Satan aux humains ; en 65:1 une signification sexuelle est plus probable, sans être impérative pour autant. Enfin, même si l’on comprend que ces femmes commettent un acte sexuel illicite, ce n’est pas forcément entre elles !

L’interprétation la plus fréquente suppose que « les deux d’entre vous » du verset 16 sont deux hommes. Mais rien ne le montre réellement : il peut s’agir aussi d’un homme et d’une femme, comme l’a bien vu Bruno Bonnet-Eymard dans sa traduction scientifique et critique.[1]

Au total, rien dans le texte n’indique que ces versets traitent d’actes homosexuels — ni entre femmes, ni entre hommes.

Le peuple de Loth

L’histoire du « peuple de Loth » (قَوْم لُوط qawm luwṭ) — la Sodome biblique, jamais nommée comme telle dans le Coran — est évoquée à une dizaine de reprises, signe qu’il s’agit d’un point particulièrement important dans la doctrine islamique : 7:80-84, 11:69-83, 15:51-77, 21:74-75, 26:160-174, 27:54-58, 29:28-35, 37:133-138, 51:24-37, 54:33-39.

La philopédie dans le Coran
Le mariage avec des impubères

Dans la sourate 65, consacrée au divorce, le verset 4 évoque le délai d’abstinence sexuelle que doivent observer les croyants avant de renvoyer leurs épouses impubères (« qui n’ont pas encore de règles »). Cette prescription est en cohérence avec celle qui précède sur les femmes ménopausées (« qui n’espèrent plus avoir de règles »), et avec celle qui suit sur celles dont les règles sont interrompues par la grossesse : l’objectif de ce verset est donc manifestement d’envisager tous les cas possibles d’absence de règles, afin de s’assurer qu’aucune grossesse n’est en cours.[2]

La montée de l’idéologie antipédophile pousse certains musulmans à trouver aujourd’hui diverses interprétations lénifiantes de ce verset — interprétations qui n’avaient jamais été avancées au cours des quatorze siècles précédents :

  1. Argument : « Ce passage est mal traduit. »
    On a utilisé ci-dessus la traduction publiée sous la responsabilité de la Présidence Générale des Directions des Recherches Scientifiques Islamiques, de l’Ifta, de la Prédication et de l’Orientation Religieuse, organisme qui en avait été officiellement chargé par le roi Fahd bn Aabd-el-Aazîz d’Arabie Saoudite en 1980. Quatre commissions successives ont travaillé pendant plusieurs années à examiner et à réviser « la meilleure traduction disponible […] en raison de sa clarté et de sa fidélité très proche du Texte sacré », celle du professeur Muhammad Hamidullah,[3] et à en améliorer les notes.[4] Il est difficile d’imaginer version plus « autorisée ».
    D’ailleurs, les autres traductions présentent la même signification. Par exemple, en français : « Quant à celles qui n’ont pas eu (encore) leurs règles… » (Édouard Montet, 1929)[5] ; « … et pour celles qui ne sont pas pubères » (Denise Masson, 1967)[6] ; « … celles qui n’ont pas encore de règles »[7] ; en espéranto : « … tiuj, kiuj ankoraŭ ne havis monataĵon » (Italo Chiussi, 1970)[8].
  2. Argument : « Le Coran offre un ensemble de règles qu’il ne faut pas considérer séparément. Dieu y distingue plusieurs types d’individus : l’homme, la femme, l’enfant pubère et l’enfant impubère. Or Il demande aux hommes de se marier avec des femmes. Donc le mariage avec des enfants, pubères ou impubères, est illicite. »
    Il ne semble pas que le Coran fasse de véritable différence entre adulte et enfant pubère. Les sociétés musulmanes traditionnelles ont toujours autorisé, tant pour le garçon que pour la fille, le mariage et sa consommation dès la puberté : aucun texte coranique ne s’y oppose. Quant à l’enfant impubère, il est distingué des adultes et des adolescents dans quatre domaines précis : il doit être protégé (d’où les règles sur les orphelins, la guerre, etc.) ; il doit être soumis à ses parents ou tuteurs ; on peut lui laisser un accès plus facile aux femmes et à la chambre conjugale ; enfin, il n’est pas tenu aux obligations religieuses (prière, ramadan, etc.), qu’il peut cependant accomplir volontairement et dans la mesure de ses capacités.
    Quant à l’affirmation que le Coran demande expressément aux hommes de ne se marier qu’avec des femmes faites, ça reste à vérifier.
  3. Argument : « Il peut arriver que des femmes aient un arrêt momentané de la menstruation, par exemple après la grossesse, ou pour cause de maladie. C’est uniquement à ces cas que s’applique le verset. »
    Rien dans le texte n’indique une telle restriction.
  4. Argument : « Des mariages avec des fillettes impubères pouvaient avoir lieu pour diverses raisons de commodité sociale : alliance entre deux familles, engagement ferme à long terme, placer l’enfant sous la protection de son mari, etc. Le mariage ne devait pas être consommé sexuellement avant la puberté ; mais la procédure de divorce a quand même été prévue pour de tels cas. »
    Si ce point précis — et important — était vrai, il serait surprenant que le Coran n’en dise rien, puisqu’il règle en détail les aspects de la vie sociale et sexuelle des croyants. Or ce n’est pas le cas : nulle part il n’est dit que le mariage ne doit pas être consommé avant la puberté.
    En outre, l’ensemble de ce verset porte sur la durée de l’abstinence sexuelle que le mari doit observer en cas de répudiation : cela n’a de sens que des relations sexuelles ont pu avoir lieu auparavant.
  5. Argument : « Le Coran n’incite pas les croyants à commettre des actes illégaux : ils doivent donc suivre les lois du pays où ils résident. Si les relations sexuelles avec un mineur y sont interdites, les musulmans doivent donc se conformer à cette règle. »
    Il s’agit là d’un argument légaliste, portant sur la notion d’actes interdits ou autorisés par un pays donné à un moment donné. L’aspect moral (est-ce en soi bien ou mal ?) ou religieux (est-ce un acte interdit par Dieu ?) n’est pas concerné.
Les garçons du paradis

La beauté physique des garçons est évoquée à trois endroits, toujours à propos du paradis : 52:24, 56:17-21, 76-19.

[On a dit que le sheikh Aabd al-Hamîd Kichk[9] (19331996), célèbre prédicateur et jurisconsulte de l’université Al-Azhar du Caire, aurait écrit dans ses Considérations d’un musulman sur la sexualité que coucher avec les garçons serait autorisé au paradis. Des croyants égyptiens se seraient indignés de ces propos, mais une commission d’Al-Azhar aurait finalement jugé le livre conforme au Coran.[10]

Il pourrait cependant s’agir d’une confusion avec l’écrivain et journaliste Muhammad Jalâl Al-Kichk[11] qui aurait fait scandale en affirmant qu’au Paradis les hommes sont en érection perpétuelle, et qu’ils ont des relations sexuelles non seulement avec les houris, mais aussi avec les jeunes serviteurs.[12]]

Les hadîths

Exégèse et commentaires

La pratique sociale et religieuse

Les particularismes

Principales obédiences

Le sunnisme

Le chîisme

Le kharidjisme

Sectes

Les Druzes

L’alévisme

L’ismaélisme

La qalandariyyä

Pratiques locales

Épisodes historiques

[Ne mentionner ici que les épisodes concernant l’ensemble du monde musulman.]

Affaires et scandales érotico-religieux

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Notes et références

  1. Frère Bruno Bonnet-Eymard, Le Coran : traduction et commentaire systématique, t. III, Saint-Parres-lès-Vaudes, La Contre-Réforme Catholique, 1997, p. 36-41.
  2. Le saint Coran : et la traduction en langue française du sens de ses versets, rév. et éd. par la Présidence Générale des Directions des Recherches Scientifiques Islamiques, de l’Ifta, de la Prédication et de l’Orientation Religieuse, Médine, Complexe du Roi Fahd pour l’Impression du Saint Coran, 1410 H [1990], sourate 65, verset 4, p. 558.
  3. Le saint Coran = القران المجيد, traduction intégrale et notes de Muhammad Hamidullah = مع معانيه بالفرنسية نقله وحشاه محمد حميدالله, avec la collaboration de M. Léturmy, 8e éd. révisée et complétée, Beyrouth, Salih Ozcan, 1973.
  4. Le saint Coran : et la traduction en langue française du sens de ses versets, rév. et éd. par la Présidence Générale des Directions des Recherches Scientifiques Islamiques, de l’Ifta, de la Prédication et de l’Orientation Religieuse, Médine, Complexe du Roi Fahd pour l’Impression du Saint Coran, 1410 H [1990], préface, p. VIII-X.
  5. Le Coran, trad. de l’arabe par Édouard Montet, préf. de Malek Chebel, Paris, Éd. Payot (Petite bibliothèque Payot), 2001, vol. II, p. 402.
  6. Le Coran, introd., trad. et notes par D. Masson, préf. par J. Grosjean, [Paris], Gallimard (Folio classique), 1980, vol. II, p. 701.
  7. Al-Qur’ān al-Karīm : initiation à l'interprétation objective du texte intraduisible du Saint Coran = القران الكريم, traduction et notes du Dr Salah ed-Dine Kechrid, revu et corrigé par Dr Mohammad Yalaoui, 7e éd., Beyrouth, Dâr el-Gharb el-Islâmî, 1998, p. 749.
  8. La Nobla Korano, 2a eldono, el la araba originalo tradukis Prof. D-ro Italo Chiussi, enkonduko Prof. D-ro Ivo Lapenna, Kopenhago, TK (Oriento-Okcidento), 1970, p. 581.
  9. Ou Abd al-Hamid Kishk = عبد الحميد كشك‎ .
  10. Wikipedia en anglais, « Farag Foda ».
  11. Ou Muhammad Galal Al-Kushk = محمد جلال الكشك‎ .
  12. Wikipedia en anglais, « Jalal Kishk and Abdal-Hamid Kishk ».