Mariage

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Le mariage est généralement compris comme l’union à long terme d’un homme et d’une femme dans le but de créer une famille. Cette structure est universelle.

Il a existé cependant de très nombreuses variantes à ce schéma de base.[1] Afin de les englober, on peut exprimer une conception plus large du mariage, en le définissant comme un contrat socialement reconnu d’union et de cohabitation, y compris sexuelle, entre deux personnes.

Au-delà du mot « mariage » lui-même, qui n’est pas toujours utilisé, cette définition est indépendante des points de vue liés à une civilisation particulière, et porte sur ce qui fait la réalité profonde de telles unions, en tous lieux et à toutes les époques. Elle n’est cependant pas acceptée par tous, entre autres par les croyants des religions monothéistes et par certains opposants au mariage homosexuel.

Variabilité du mariage

Entre autres variantes, un mariage peut être :

  • unique (monogamie) ou multiple (polygynie, polyandrie)
  • exclusif (fidélité sexuelle) ou ouvert (liberté sexuelle d’un conjoint ou des deux)
  • uniquement social, ou administratif (mariage civil), ou religieux
  • définitif ou temporaire (« mariage de plaisir » en islam)
  • complet ou partiel (« mariage du voyageur » en islam)
  • révocable (par divorce, répudiation) ou irrévocable
  • hétérosexuel ou homosexuel (PACS)
  • symétrique (droits et obligations identiques des conjoints) ou asymétrique
  • libre ou forcé
  • transmissible (lévirat) ou non

À l’extrême, certains mariages ont pu être incestueux (chez les pharaons), posthumes (avec un soldat mort au champ d’honneur), ou même zoophiles (noces symboliques avec un animal, par exemple chez les Celtes).

Mariage hétérosexuel

Le couple et ses enfants

L’une des principales problématiques du couple hétérosexuel par rapport à la pédérastie est de savoir s’il accepte qu’un de ses jeunes fils ait des rapports amoureux avec un homme.

Inceste

Un cas très particulier est l’inceste père-fils.

Le mariage des pédérastes

Pour des raisons diverses, de nombreux pédérastes ont été mariés : par exemple Socrate, le calife Al-Amîn, Paul Verlaine, André Gide, Walter H. Breen, etc.

Selon les cas, un pédéraste marié renonce ou non à poursuivre des amours garçonnières.

Mariage homosexuel

Le mariage homosexuel entre adultes, légalisé dans certains pays occidentaux à partir de 2001, est la seule forme de mariage qui soit totalement symétrique : il n’existe en effet entre les deux conjoints, structurellement, aucune différence de sexe, de tranche d’âge, de droits ou de devoirs.

Mariage entre hommes

Un garçon élevé par un couple d’hommes mariés a-t-il plus de chances d’entrer lui-même dans un rapport homosexuel (par exemple pédérastique) ? La réponse des partisans du mariage homosexuel sera généralement négative. Cela revient toutefois à nier la valeur d’exemple qu’ont les parents – d’autant qu’il n’est pas nécessaire qu’un jeune garçon ait une nature fondamentalement homosexuelle pour qu’il vive une liaison avec un homme.

Mariage entre femmes

Dans le contexte actuel, où l’éducation scolaire est très fortement féminisée, surtout en primaire et au collège, et où chaque famille vit plus ou moins repliée sur elle-même, un garçon éduqué par un couple de femmes risque manifestement d’être en manque de modèle masculin pour se construire.

Quelles peuvent être les conséquences de cette situation ?

Un liaison pédérastique peut-elle répondre au « besoin d’homme » du garçon ?

Mariage pédérastique

Il a existé dans certaines sociétés des formes socialement reconnues d’union entre homme et garçon, intégrant une communauté de vie et des relations sexuelles avouées, ainsi que des droits et des devoirs réciproques. Selon la définition élargie donnée plus haut, on peut donc considérer qu’il s’agit de véritables « mariages » pédérastiques – même si le terme n’a pas toujours été employé.

De par leur nature, ces unions sont généralement temporaires et asymétriques : elles durent de quelques mois à quelques années, et ce qu’en attendent l’homme et le garçon est forcément différent.

Une autre particularité est que l’éducation d’un enfant, objectif habituel d’un mariage, y est réalisée à l’intérieur du couple lui-même, par le rôle éducatif et protecteur de l’homme sur le garçon. En ce sens, tout comme les mariages hétérosexuels, les unions pédérastiques institutionnalisées présentent une réelle utilité sociale – peut-être plus évidente, en fin de compte, que les unions homosexuelles entre adultes.

Dans les cas historiques répertoriés ci-dessous, on ne qualifiera l’union homme-garçon de « mariage » que si ce terme ou un équivalent est utilisé par la source documentaire. Lorsque ce n’est pas le cas, on se contentera de mettre en valeur les ressemblances avec l’institution matrimoniale de la société concernée.

Europe

Grèce antique

Dans certaines parties de la Grèce antique subsistaient des formes de pédérastie institutionnelle dont l’origine remonte aux peuples indo-européens de la préhistoire. Elles se caractérisent, soit dans les mythes, soit dans la réalité, par des structures initiatiques et par l’existence de véritables couples homme-garçon socialement reconnus.

Xénophon, La république des Lacédémoniens, II, 12 :

Οἱ μὲν τοίνυν ἄλλοι Ἕλληνες ἢ ὥσπερ Βοιωτοὶ ἀνὴρ καὶ παῖς συζυγέντες ὁμιλοῦσιν. Chez les autres Grecs, par exemple les Béotiens, les hommes faits et les enfants forment des couples qui vivent ensemble.[2]

En Crète, une forme d’union officielle, très ritualisée, consacrait le lien entre un amant adulte, le philètôr, et un adolescent qualifié de « glorieux », kleinòs. Elle consistait en un simulacre d’enlèvement, effectué en accord avec les amis du garçon, suivi d’un séjour de deux mois hors de la cité. Au retour, l’adolescent devait déclarer s’il était satisfait du comportement de son amant, lequel lui avait remis trois cadeaux bien précis : un équipement militaire, un bœuf et un gobelet.

Il y a là, évidemment, la structure presque classique d’un processus initiatique. Mais on peut y voir aussi un mariage temporaire, d’autant que le rituel de l’enlèvement simulé se retrouve, en Grèce et ailleurs, dans des contextes d’union hétérosexuelle, à Sparte notamment.

Le Bataillon Sacré de Thèbes.

Empire romain

Rome ne semble avoir connu un grand développement de la pédérastie (parfois avec des enfants très jeunes) que sous l’influence de la Grèce. Il n’existait donc pas de structure traditionnelle pour encadrer le lien entre un homme et un garçon.

L’époque de l’empire connut de grands changement dans les mœurs, souvent critiqués par les partisans d’une moralité plus stricte. On assiste à partir de cette époque à des innovations dans le mariage, comparables par certains points à ce qui se passe aujourd’hui – et parfois même plus audacieuses.

On cite en particulier le cas de l’empereur Néron, qui avait eu la douleur de perdre sa seconde épouse Poppée Sabina. Or un jeune affranchi, nommé Sporus et âgé de quinze à dix-huit ans, ressemblait beaucoup à la défunte. Néron le fit castrer et se maria avec lui, le présentant publiquement comme impératrice et exigeant qu’il soit traité comme tel. Suétone relate à ce propos :

Puerum Sporum exsectis testibus etiam in muliebrem naturam transfigurare conatus cum dote et flammeo per sollemnia nuptiarum celeberrimo officio deductum ad se pro uxore habuit. Il coupa les testicules du jeune Sporus afin de le métamorphoser en femme, l’épousa en observant toutes les cérémonies d’usage, y compris la dot et le voile nuptial, l’amena à sa cour avec une suite considérable, et le traita comme sa femme.[3]

Ces épousailles d’un nouveau genre n’empêchaient pas l’empereur d’être également marié à Statilia Messalina, sa troisième épouse, et à l’affranchi Pythagoras, qu’il considérait comme son « mari ». Néron se comportait donc à la fois comme un hétérosexuel, un homosexuel passif et un pédéraste actif – ceci non seulement en privé, mais de la manière la plus officielle.

Malgré les honneurs rendus, Sporus ne fut sans doute pas consentant dans cette affaire. C’est ce que semble indiquer le cadeau qu’il fit à Néron deux ans plus tard : un anneau avec une pierre précieuse représentant le rapt de Proserpine, c’est-à-dire la légende de Pluton forçant une jeune fille à devenir sa fiancée.

Les Celtes

Dans Le livre des lois des pays, un certain Philippe,[4] disciple du philosophe et poète chrétien Bardesane d’Édesse (154222), attribue aux Germains et à leurs voisins celtes des coutumes de mariage pédérastique :

——— Dans le nord au contraire, chez les Germains et leurs voisins, les jeunes garçons bien faits sont épousés par les hommes qui font même des festins à cette occasion et cet acte n’entraîne pour eux ni honte ni opprobre à cause de leur loi. – Il est cependant impossible que l’horoscope de tous ceux qui tombent en Gaule dans cet opprobre comprenne Mercure avec Vénus dans la maison de Saturne, dans les confins de Mars et dans les signes du zodiaque situés (alors) à l’occident, car il est écrit que les hommes qui naissent dans ces conditions se prostitueront comme des femmes.[5]


Les Germains

Ammien Marcellin, au IVe siècle, nous apprend que chez les Taïfales, « les adolescents (puberes) sont liés (copulentur) à des hommes adultes dans une union (concubitus) d’un genre indicible ». Or cette union apparaît comme manifestement durable et reconnue, puisque qu’un adolescent ne peut s’en libérer qu’en accédant au statut d’adulte par une épreuve cynégétique (capturer un sanglier ou terrasser un ours).

Ce passage, qui confirme les affirmations plus anciennes du Livre des lois des pays, fait dire à Roger Peyrefitte, dans La jeunesse d’Alexandre, que les tribus germaniques célébraient des mariages entre hommes et garçons.[6]

Albanie
Hommes et garçons albanais
Pietro Marubi
Un correspondant d’Edward Brongersma, ayant séjourné de nombreuses années en Albanie, lui a rapporté que des mariages orthodoxes entre hommes et garçons y sont célébrés. Mais cela n’arrive plus que rarement et en secret, car ce rite est interdit. Paul Näcke[7] et J. Bremmer[8] confirment que l’union entre jeunes gens et garçons est bénie à l’église par un prêtre, les deux partenaires recevant l’eucharistie.

Une autre coutume, qui avait autrefois une extension géographique plus vaste, est encore pratiquée dans la région comprise entre le lac d’Ohrid au sud et la Métochie (plaine de Dukagjin) au nord : il s’agit de « l’alliance de la semence », ou gjanelidhja, considérée comme une affaire très sérieuse que tout le monde respecte. Un homme se met d’accord avec un couple pour avoir l’usage exclusif de leur enfant, fille ou garçon, jusqu’à l’âge adulte. Il devient alors membre de la famille de l’enfant, et c’est à lui que revient la charge de le vêtir et de le nourrir. Pour que cette alliance soit valide, l’enfant doit sucer le pénis de l’homme et avaler complètement sa semence (gjane), en présence de témoins qui confirmeront le bon accomplissement du rite.[9]

Afrique

Algérie

Harald Patzer mentionne des mariages entre hommes et garçons en Algérie.[10]

Égypte

Dans l’oasis égyptienne de Siwa, il arrive fréquemment qu’un père marie son fils adolescent à l’un de ses amis, qui aura désormais toute autorité sur le garçon. L’homme peut lui interdire d’avoir des rapports sexuels avec d’autres, mais il peut aussi le prêter dans ce but. Les gens sont convaincus qu’un garçon ne peut pas se développer correctement s’il n’est pas aimé par un homme. Jusqu’en 1926, ces mariages entre hommes et garçons étaient même reconnus légalement. Ensuite, malgré l’interdiction du gouvernement, cette cérémonie traditionnelle a continué à être célébrée.[11]

Bantous

Rolf Italiaander mentionne des mariages entre hommes et garçons chez les Bantous.[12]

Congo
Jeune garçon zandé
E. E. Evans-Pritchard, 1927-1930
Les Zandés (parfois surnommés péjorativement Nyam-Nyam) sont un peuple d’Afrique centrale qui vit actuellement en République démocratique du Congo, dans l’Ouest du Soudan du Sud et en République centrafricaine. L’ethnologue Edward Evan Evans-Pritchard rapporte que les guerriers zandés du Nord du Congo prenaient souvent comme amants-époux de jeunes garçons entre les âges de douze et vingt ans. Ceux-ci les aidaient dans les tâches tant domestiques que guerrières. Cette pratique a disparu au début du XXe siècle sous l’influence de la colonisation européenne, mais des anciens en ont témoigné auprès d’Evans-Pritchard lors de ses séjours prolongés au sein de ce peuple, vers 1926-1930.[13]

Il s’agissait là d’un véritable mariage temporaire, puisque le guerrier adulte versait aux parents du garçon une somme comparable à celle qu’il aurait dû payer pour prendre une épouse. Ensuite l’homme s’adressait aux parents du garçon comme à ses beaux-parents, et il leur rendait les services habituels d’un gendre. Le mariage prenait fin quand le garçon devenait adulte, âge auquel il pouvait lui-même épouser des jeunes garçons, tandis que son ex-mari pouvait prendre d’autres garçons-époux.[14]

Soudan

Dans la tribu soudanaise des Noubas (ou Nuba), les hommes peuvent épouser des garçons.[15]

Asie

Chine

Le mariage d’un homme et d’un jeune adolescent, dans la province chinoise du Fujian (福建, parfois transcrit Fújiàn, Fou-kien, Fu-chien ou Hok-kian), comportait le paiement d’une somme aux parents du garçon, comme pour une épouse. Normalement, cette union prenait fin lorsque le garçon devenait adulte (mais il pouvait y avoir des exceptions).[16]

Amériques

Groenland

Parmi les Esquimaux du Groenland, les mariages entre hommes et garçons sont traditionnels.[17]

Océanie

Nouvelle-Guinée
Hommes et garçon marinds
Anonyme, vers 1907
Les Marinds (ou Marind-anim ou Tugeri) sont un peuple mélanésien vivant sur la côte sud de la province indonésienne de Papouasie. Avant la colonisation européenne, chaque adolescent avait un « parrain » – généralement un homme marié –, avec lequel il dormait et avait des relations sexuelles.[18]

Cependant, les cérémonies initiatiques rendaient à tous une grande liberté sexuelle : comme on pensait que les adolescents ne pouvaient avoir de sperme que s’ils ingéraient celui d’hommes adultes, les garçons pratiquaient alors des fellations au cours d’une sorte d’orgie rituelle, de façon à recevoir la précieuse semence.

Nouvelles-Hébrides

Les garçons de la tribu des Big Nambas (dans l’île de Malekula, au Vanuatu) sont soumis à des cérémonies d’initiation extrêmement douloureuses. À cette occasion, le garçon choisit un ami adulte, appelé nilagh sen, qui aura désormais sur lui une autorité totale, y compris pour des relations sexuelles – il peut même le louer à d’autres hommes, mais seulement pendant de courtes périodes. Le coït anal, qui doit être pratiqué debout, est censé augmenter et renforcer le pénis du garçon : c’est pourquoi son père, au terme des rituels initiatiques, remercie le nilagh sen en lui faisant un cadeau. Les relations entre cet homme et le garçon sont très étroites : ils restent toujours ensemble, et si l’un des deux décède, l’autre le pleure amèrement. Lorsque le garçon fait l’amour avec d’autres hommes, ils lui offrent des objets précieux, qu’il remet ensuite à son nilagh sen.[19]

Australie
Jeune garçon aranda
H. Basedow, 1920-1924
Les Arandas (Arunta, Arrente ou Arrernte) sont un peuple aborigène d’Australie Centrale. Il y avait autrefois parmi eux des unions pédérastiques stables et socialement reconnues, où un jeune adulte célibataire prenait en charge un garçon âgé de douze à quatorze ans. Ce dernier vivait ensuite avec lui pendant plusieurs années, comme s’il était sa femme,[20] jusqu’à ce que le jeune homme se marie.

Cette coutume existait également chez les Luritjas de l’Ouest, les Kaytetyes, les Warlpiris, les Warumungus, ainsi que dans d’autres tribus de la même région. En revanche, elle était inconnue dans les branches méridionales des Arandas et des Luritjas.

Dans tous les cas, le garçon doit appartenir à la catégorie de parenté (ou « groupe de peau ») dans laquelle le jeune homme est tenu de prendre sa future épouse – catégorie qui est déterminée de manière précise et contraignante par les lois de la tribu. Ce fait accentue la ressemblance entre mariage hétérosexuel et union pédérastique, laquelle apparaît ainsi comme un véritable « mariage d’attente ».

Parmi les aborigènes d’Australie Occidentale existent également des mariages entre hommes et garçons.[21]

Mariage religieux

Mariage juif

Mariage chrétien

Mariage islamique

Aucun cérémonie religieuse particulière n’accompagne le mariage entre musulmans, qui n’a lieu ni à la mosquée ni en présence d’un imam. Cependant, il obéit à certaines règles, concernant ce qui est licite ou illicite, règles qui sont fixées par les jurisconsultes de chaque rite à partir du Coran et des hadiths.

Dans le rite chiite, selon l’ayatollah Ali al-Husayni Al-Sistani :[22]

2414. If a baligh person commits sodomy with a boy, the mother, sister and daughter of the boy become haraam for him. And the same law applies when the person on whom sodomy is committed is an adult male, or when the person committing sodomy is na-baligh. But if one suspects or doubts whether penetration occurred or not, then the said woman would not become haraam.
2415. If a person marries the mother or sister of a boy, and commits sodomy with the boy after the marriage, as a precaution, they will become haraam for him.
2414. Si une personne bâligh [mature][23] commet la sodomie avec un garçon, la mère, la sœur et la fille du garçon deviennent harâm [illicites] pour lui. Et la même loi s’applique quand la personne sur laquelle la sodomie est commise est un homme adulte, ou quand la personne qui commet la sodomie est nâ-bâligh [immature].[24] Mais si l’on suspecte que la pénétration n’ait été commise, ou qu’on en doute, alors lesdites femmes ne deviennent pas interdites.
2415. Si une personne épouse la mère ou la sœur d’un garçon, et commet la sodomie avec le garçon après le mariage, par précaution elles deviendront harâm [illicites] pour lui.

Ces règles signifient que la « sodomie » pratiquée avec un garçon a les mêmes effets qu’un mariage avec lui : cela rend harâm (illicites) les femmes de sa proche parentèle – de la même manière que sont illicites pour un homme la mère, la sœur et la fille d’une de ses épouses.

Les qalandars

Les qalandars (ou calenders, kalanders, kalenderis) étaient des mystiques antinomistes musulmans, qui célébraient parfois des mariages entre hommes et garçons.

Citations

Il ignorait qu’un simple mortel n’a le droit d’épouser qu’un seul jour le Garçon-à-la-tête-dure (car telle est la loi de ce monde singulier). Et Clair-de-Lune, à tout le moins, aurait bien goûté ce plaisir pendant les trois jours qui sont le bon usage des mariages réussis.
— Ô œil dans mon œil, cœur dans mon cœur, nombril dans mon nombril, œufs dans mes œufs, ô Garçon-à-la-tête-dure, permets-moi, à tout le moins, de rester auprès de toi pendant les trois jours qui sont le bon usage des mariages réussis.
— Ben non. On s’est mariés. Ça va. Au revoir !

Voir aussi

Bibliographie

  • Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 77-91.
  • Bernard Sergent, Homosexualité et initiation chez les peuples indo-européens, Paris, Payot, 1996.
  • Peter Lamborn Wilson, Scandal, New York, Autonomedia, 1988.

Articles connexes

Notes et références

  1. On dénombre par exemple une dizaine de types de mariages arabes préislamiques.
  2. Trad. Bernard Sergent, Homosexualité et initiation chez les peuples indo-européens, Paris, Payot, 1996, p. 377.
  3. Trad. BoyWiki.
  4. On appelle aussi ce Philippe « pseudo-Bardesane ».
  5. Bardesane l’Astrologue, Le livre des lois des pays, trad. F. Nau, Paris, Ernest Leroux, 1899, p. 49, §45. Texte intégral de la traduction sur le site de Philippe Remacle : Bardesane – Le livre des lois des pays
  6. Roger Peyrefitte, La jeunesse d’Alexandre, Paris, Albin Michel, 1977, p. 681. Cité par Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 82-83.
  7. Paul Näcke, « Über Homosexualität in Albanien », in Jahrbuch für sexuelle Zwischenstufen, IX, Leipzig, Spohr, 1908, p. 325-337. Traduit en anglais par Warren Johansson sous le titre « On homosexuality in Albania », in International Journal of Greek Love, vol. 1, no. 1, p. 39-47.
  8. J. Bremmer, « An enigmatic Indo-European rite: paederasty », in Arethusa, 13:2, 1980, p. 279-298.
  9. Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 84.
  10. Harald Patzer, Die griechische Knabenliebe, Wiesbade, Steiner, 1982, p. 88. Cité par Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 90.
  11. Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 90.
  12. Rolf Italiaander, « Beobachtungen bei den Negern », in Rolf Italiaander, ed., Weder Krankheit noch Verbrechen, Hamburg, Gala, 1969, p. 107-108. Cité par Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 90.
  13. Voir par exemple l’article « Azande » de la Wikipedia en espagnol.
  14. Boy-wives and female husbands : studies of African homosexualities, ed. Stephen O. Murray and Will Roscoe, p. 27. Cité sur ColorQ World, dans « Same sex marriage in the non-European world. Traditional same-sex marriage in Africa ».
  15. Leyten, 1978, p. 300 ; Breibtreu-Ehrenberg, 1980, p. 60 ; Riefenstahl, 1973, 1976. Cités par Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 89-90.
  16. Bret Hinsch, Passions of the Cut Sleeve : the male homosexual tradition in China, p. 132. Cité sur ColorQ World, dans « Same sex marriage in the non-European world. Same-sex marriage in pre-modern China ».
  17. Borneman, 1978, p. 1254. Cité par Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 89.
  18. Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 88.
  19. Vern. L. Bullough, Sexual variance in society and history, Chicago, University of Chicago, 1976, p. 37 ; Gisela Bleibtreu-Ehrenberg, Mannbarkeitsriten : zur institutionellen Päderastie bei Papuas und Melanesiern, Frankfurt, Ullstein, 1980, p. 96-97. Cité par Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 88.
  20. Der Knabe, der als Weib gebraucht wird, […] muß derselben Klasse angehören, aus welcher der Mann sein noa zu nehmen hätte = Le garçon, qui est utilisé comme une épouse, […] doit appartenir à la catégorie dans laquelle l’homme prendrait sa noa [épouse] (Carl Strehlow, Die Aranda- und Loritja-Stämme in Zentral-Australien, IV, 1915, p. 98).
  21. Ernest Borneman, Lexikon der Liebe, Frankfurt, Ullstein, 1978, p. 1431. Cité par Edward Brongersma, Loving boys, Vol. 1, Elmhurst, Global Academic Publishers, 1986, p. 89.
  22. Islamic laws. Marriage. Women with whom matrimony is Haram sur le site chiite The Official Website of Grand Ayatollah al-Uzma Seyyid Ali al-Sistani (en anglais).
  23. Dans le droit islamique, est considéré comme بالغ bâligh (mature) un garçon qui a atteint la puberté (émission de sperme ou présence de poils pubiens) ; mais il sera de toute façon bâligh, même s’il est toujours impubère, lorsqu’il aura atteint l’âge de quinze années lunaires, c’est-à-dire 180 lunaisons – soit environ quatorze ans six mois et vingt jours.
  24. نابالغ nâ-bâligh = non-mature.