Tony Duvert : Différence entre versions

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*''[[Interdit de séjour (Tony Duvert)|Interdit de séjour]]'' - Éd. de Minuit, 1969.
 
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:*''Interdit de séjour'' – Nouv. éd. refondue. Éd. de Minuit, 1971. {{Commentaire biblio|Réimpr. en 1977, ISBN 2-7073-0160-4.}}
 
:*''Interdit de séjour'' – Nouv. éd. refondue. Éd. de Minuit, 1971. {{Commentaire biblio|Réimpr. en 1977, ISBN 2-7073-0160-4.}}
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:*Высланный (Vyslannyï) - Trad : Valery Nougatov, 2013 (russe).
 
*''[[Portrait d’homme-couteau (Tony Duvert)|Portrait d’homme-couteau]]'' - Éd. de Minuit, 1969.
 
*''[[Portrait d’homme-couteau (Tony Duvert)|Portrait d’homme-couteau]]'' - Éd. de Minuit, 1969.
 
:*''Portrait d’homme-couteau'' - Nouv. version. Éd. de Minuit, 1978. ISBN 2-7073-0193-0
 
:*''Portrait d’homme-couteau'' - Nouv. version. Éd. de Minuit, 1978. ISBN 2-7073-0193-0

Version du 24 juin 2016 à 11:09

Tony Duvert est un écrivain français né à Villeneuve-le-Roi le 2 juillet 1945,[1] mort à Thoré-la-Rochette début juillet 2008.[n. 1] Une grande partie de son œuvre est consacrée à militer pour la libération des enfants, notamment en matière sexuelle.

Vie

Enfance et adolescence

La maison natale,
24 rue Pelletan
à Villeneuve-le-Roi

Dans L’enfant au masculin, Tony Duvert signale que par une « étrange prédestination », sa date de naissance est également celle de l’alinéa de l’article 331 du Code pénal français, « qui assimile à un crime l’amour avec les moins de quinze ans ». Et il ajoute, goguenard : « Nul ne saurait venir au monde, pédophile, sous de meilleurs auspices. Cela vaut toute l’astrologie. »[2]

Son père Georges, né à Meknès, a vingt-six ans ; sa mère, Ferdinande, vingt-quatre[3]. Venu après deux frères, Alain et Gilles, Tony sera le dernier enfant du couple[4].

Sa mère est décrite comme "élégante et sociable [mais] enfermée dans une vie de femme au foyer, dans des conditions particulièrement strictes", elle aime la lecture. Le père, quant à lui, employé d'une compagnie d'assurance-vie, s'intéresse surtout aux émissions sportives de la radio et de la télévision. L'ambiance familiale est lugubre : "Dans cette étrange famille, on n'échangeait pas et chacun vivait sa vie en secret", témoigne Alain, le frère survivant de Tony.[5].

Sa petite enfance n'a probablement pas été heureuse : voilà ce qu'il dit de son double littéraire, le personnage de Jonathan : "Ce que Jonathan connaissait de l'enfance de Serge lui semblait épouvantable. Ce qu'il se rappelait de la sienne propre ne valait pas mieux : et ce qu'on lui en avait dit après coup [...] lui avait seulement donné des envies de meurtre. En plus, ils (les vieux) étaient fiers de vous raconter ce u'ils vous avaient fait, quand vous deveniez assez âgés pour comprendre"[6].

Tony n'entre à l'école qu'à l'âge de 6 ans, sa mère, "très aimable, délicieuse pour les petits" lui ayant déjà appris à lire, écrire et compter.[7]

Sa vie érotique commence très jeune : "les petites filles ne me répugnaient nullement ; [mais mon] affection visait bien les tout-petits, puisqu'à part ça je m'accouplais (j'ai commencé à 8 ans) avec des gamins qui ne m'inspiraient pas une ombre de tendresse : trop vieux ! (Sept ans, neuf ans, onze ans, et souvent davantage.) [...] J'enculais les copains, je pelotais les gamines en colonie de vacances - j'étais un adulte bisexuel idéal, oui, adulte avant la lettre."[7].

Outre la sexualité, le jeune Tony découvre dans l'enfance deux passions qui l'accompagneront toute sa vie : l'écriture et la musique : « Mon premier graffiti littéraire date de mes sept ans. […] Puis vers treize ans, cela se mit à proliférer. […] Mon goût effréné de la musique est encore plus ancien […] mais sa pratique active date aussi de mes neuf à dix ans. »[8]. Tony pratique ainsi le piano à la Schola Cantorum de Paris avec Nadia Tagrine[9].

A l'adolescence, la situation se complique : "Homo pratiquant et compblé quand j'ignorais encore quel nom ça portait, quel statut ça avait, je n'ai découvert ce bnom, ce statut qu'à un âge tardif - 13 à 14 ans - : ce fut pour éprouver une colère, une indignation, une révolte, une haine, une rage qui vivifièrent et assombrirent toute mon adolescence, et qui ne s'éteindront jamais." [10]

Ses parents finissent par apprendre son homosexualité quand Tony a 15 ans (Duvert laisse entendre qu'il leur en a parlé lui-même) et décident de l'en "guérir", en le confiant au docteur Marcel Eck — un « psychiatre catholique », auteur entre autres d’un traité intitulé Les parents et les éducateurs devant le péril homosexuel. Bouleversé par la dureté du médecin, qui veut à toute force extirper de lui son homosexualité, il finit par faire une fugue, puis une tentative de suicide[11]. Ces événements serviront de base à son premier roman Récidive (1967).

Tony poursuit sa scolarité au lycée Jean-Baptiste Corot de Savigny-sur-Orge. En terminale, il obtiendra un accessit au concours général, en philosophie[12].

Il hésite alors sur la voie à suivre : études de médecine, de philosophie, de lettres ? Une carrière de pianiste, ou encore devenir guide de haute montagne ?[13] Ce sera finalement la littérature.

Carrière littéraire

Portrait de Duvert pour le catalogue des éditions de Minuit

Pour Récidive, qui sera vendu par souscription (c'est-à-dire semi-clandestinement) en 1967[14], Jérôme Lindon fait signer à Tony Duvert un contrat avec les éditions de Minuit.

Son second ouvrage, Interdit de séjour, est interdit par arrêté du 10 juillet 1969[15]. C'est grâce à ce livre que Tony rencontrera son ami le plus fidèle, Jean-Pierre Tison, journaliste à RTL[16]. Duvert vivra à plusieurs reprises chez lui, et leur correspondance durera jusqu'à la mort de Tony.

En novembre 1970, son père se suicide[17]. Les parents de Tony Duvert s'étaient séparés en 1966, probablement parce qu'après le départ de leur dernier enfant, ils n'avaient plus rien à se dire. Confrontés à de gros problèmes de chômage, Georges Duvert décide de mettre fin à ses jours pour faire bénéficier les siens de son assurance vie.

A cette époque, d'après les témoignages de ses amis, Tony est "non-pratiquant" avec les mineurs[18], mais a en revanche une vie sexuelle active avec des hommes. C'est petit à petit que les enfants prennent de plus en plus de place dans sa vie et son œuvre. Son séjour marocain sera une véritable rupture : il semble qu'après cette expérience de liberté, il lui ait été impossible de revenir à sa vie d'avant. Il écrit ainsi : Ce travail mis à part, je ne fais rien de bon, pas même draguer. Impossible de devenir nécrophile et je ne supporte décidément plus les Français. à Michel Longuet en 1977, et Trois ans sans baiser, ça commence à faire long ! à Claude Hastaire en 1979. Pour l'heure Duvert est plutôt désemparé quand un enfant, un vrai, croise sa route : son ami Michel Longuet raconte ainsi "Tout à coup il aperçoit [mon voisin de 12 ans] Stéphane, il s'est arrêté net [...] il était transformé en statue de sel [...] il s'est levé d'un coup, sans un mot et est parti."[19]

En 1972 Jérôme Lindon crée la revue Minuit, et il en nomme Tony Duvert directeur[20]. Duvert y publiera plusieurs essais. Son éloignement au Maroc puis à Tours, ainsi que ses relations de plus en plus compliquées avec Lindon le feront renoncer à ce poste[21], malgré la stabilité financière (Duvert était salarié de Minuit) et le réseau de connaissances que cela aurait pu lui apporter.

il reçoit en novembre 1973 le prix Médicis pour Paysage de fantaisie, paru au printemps[22].

Cliquez ici pour entendre une courte interview de Duvert lors de la remise du prix Médicis

Duvert à l'époque de Paysage de fantaisie (photo de presse)
Autre photo de la même période

Au dîner mondain suivant la remise du prix, Tony a une violente altercation avec Roland Barthes, membre du jury Médicis, et son principal soutien[23]. Il refuse également par la suite de participer à l'émission littéraire de Bernard Pivot Ouvrez les guillemets, à la télévision. Il sera "représenté" pour l'occasion par son éditeur Jérôme Lindon, et Alain Robbe-Grillet, autre auteur des éditions de Minuit[24]. L'attitude de Duvert semble à cette occasion totalement ambivalente : il recherche d'un côté le succès; la diffusion, la reconnaissance (c'est pour cela qu'il a rendu son écriture plus accessible : il espérait un prix pour L’île atlantique), tandis que quelque chose l'empêchait de jouer le jeu des médias et du monde littéraire : sans doute son intégrité, et le refus de voir sa parole édulcorée, banalisée, recyclée par le système. Tony Duvert voulait agir sur le monde par l'écriture, et ne pas être agi par le monde. C'est sans doute pour cela qu'il n'a plus écrit quand la parenthèse de liberté d'expression s'est refermée, dans les années 1980.

Il publie ensuite le Bon sexe illustré, critique radicale de l'ordre sexuel, à travers l'analyse de l'encyclopédie de la vie sexuelle des éditions Hachette, ouvrage d'éducation sexuelle "progressiste".

Entrée de la résidence El-Harti à Marrakech
« Comme beaucoup d’Européens célibataires habitent la même maison, il y a toujours à la porte des garçons ou gamins marocains qui attendent d’être invités à l’intérieur » (Lettre à Michel Longuet, 12 mars 1974)

Il décide alors de s’expatrier au Maroc. Arrivé à Marrakech début mars 1974, il s’installe dans le quartier moderne du Guéliz, où il loue un deux-pièces de la résidence El-Harti, au 8 de la rue Oued El-Makhazine[25], à quelques mètres du commissariat de police — ce qui ne semble pas gêner le va-et-vient des garçons chez lui…

Tony et ses amis... photo tirée de Retour à Duvert de G. Sebhan, 2015

Quelques mois plus tard il déménagera pour une maison dans la médina. Il écrit alors Journal d’un innocent, récit de son séjour au Maroc. Pendant cette période, Duvert fait des allers et retour entre la France et le Maroc : ainsi il écrit dans Journal d'un innocent (p.39) : "A Paris, je partageai plusieurs fois le lit, les plaisirs diaboliques et les trajets pour l'école d'un gamin français de 6 à 7 ans". Il s'agit de Jean[26], qui inspira le Serge de Quand mourut Jonathan.

En mars 1975, Duvert se retrouve invité au banquet suivant la reprise d'un prix littéraire, au grand hôtel de la Mamounia. Ivre, et agacé par l'ambiance régnant dans ce lieu, il provoque un scandale, lançant une carafe en direction d'un convive[27]. De tels accès de rage n'étaient pas rares chez lui, comme ce jour où il se menace d'un couteau et se bat avec son ami le photographe Laurent Villepontoux, après que celui-ci lui a proposé de partir en voyage en Sicile, sur les traces de von Gloeden[28]. Ce qui n'empêchera pas les 2 hommes de rester amis, et d'apprécier tous deux les photos de von Gloeden...

Revenu en France, il vit désormais à Tours. Si la solitude comme toujours constitue son ordinaire, il y fréquente néanmoins le bar le petit faucheux, "lieu alternatif" à ka fois bar, restaurant, salle de spectacle et librairie, où se croisent squatters, immigrés, artistes, pensionnaires de l'HP, condamnés en liberté conditionnelle et flics en civil... Il y rencontre notamment le metteur en scène José Manuel Cano Lopez, qui adaptera au théâtre ses Petits métiers[29].

À partir de fin 1976, il écrit Quand mourut Jonathan, récit romancé de sa relation avec Jean alias “Serge”. L’ouvrage paraît début 1978. Jean serait mort d'une overdose à l'âge de 20 ans[30].

Duvert chez son ami Jean-Pierre Tison

Toujours installé à Tours malgré quelques escapades vers Paris, il y écrit L’Île Atlantique, que la critique reçoit très favorablement. Chose rare, il rencontre à cette occasion ses lecteurs dans une librairie parisienne. Sauvage comme toujours, il avait proposé à son ami Laurent Villepontoux, dont il disait qu'il lui ressemblait, de s'y faire passer pour lui. Ce livre, de facture plus classique que ses premiers romans, et moins sulfureux quant à ses thèmes que Quand mourut Jonathan ou le Journal d'un innocent sera sa meilleure vente, réédité plusieurs fois en poche. Il participe aussi régulièrement aux toutes nouvelles publications homosexuelles Gai Pied, et Masques. En ces années 1979-1982, Tony est plus que jamais sur le front militant : bien qu'éloigné de la "scène" parisienne, il se lie d'amitié avec une autre figure de la libération de l'enfance, le philosophe René Schérer. Dans la continuité de ses articles de combat publiés par Libération et Gai Pied, il publie L'enfant au masculin pour contrer les premières publications anti-pédophiles.

La victoire de la gauche en 1981 est un tournant : l'homosexualité est désormais respectable, mais l'affaire du Coral démontre que les nouveaux maîtres n'entendent pas changer quoi que ce soit à la condition des enfants et des pédophiles. Le mouvement se désagrège, les anciennes solidarités, désormais gênantes, sont oubliées, le monde se referme, Tony n'écrit plus.

Un anneau d’argent à l’oreille, son dernier roman, est publié en 1982.

Le silence

La maison de Thoré-la-Rochette

Il commence alors à travailler sur La passion de Thomas[31], un récit autobiographique qui restera inachevé.

Ces années de silence sont très difficiles sur le plan financier : le manque de reconnaissance, et l'écriture elle-même désormais lui pèsent, et c'est pourtant la seule source de revenus sur laquelle il pourrait compter[31]. Il ne peut plus payer son loyer, se nourrit mal, sa santé physique et morale en pâtit, il s'isole.

En 1989 paraît son dernier livre, l’Abécédaire malveillant. Il semble qu'en 1993, il ait obtenu une avance pour la publication de La passion de Thomas chez Gallimard, mais il ne terminera jamais ce roman[32]. Poussé par le manque d’argent, il quitte Tours en 1994 et va s’installer à Thoré-la-Rochette, où sa mère vit depuis plusieurs années. Leurs relations sont très tendues : dans ses lettres à son frère Alain, il dresse un portrait cauchemardesque de la vieille femme. Celle-ci meurt en 1996[33].

Au printemps 2006 est diffusé le téléfilm L’île Atlantique.

Durant ses années de silence, Duvert ne maintiendra de correspondance qu'avec son plus proche ami, Jean-Pierre Tison[34].

Le corps de Tony Duvert est retrouvé à son domicile le 20 août 2008, plusieurs semaines après son décès.[35]

En 2010, Gilles Sebhan publie une biographie, Tony Duvert : l’enfant silencieux, suivie de Retour à Duvert en 2015.

Œuvre

Les premiers romans de Duvert (de Récidive à Paysage de fantaisie) sont écrits dans un style expérimental (que certains critiques de l'époque ont associé au Nouveau roman, étiquette qu'il n'appréciait guère) : jeux typographiques, absence de ponctuation, d'un fil conducteur univoque, de personnages clairement définis. Il choisit cette forme chaotique pour décrire l'univers de la sexualité, qui n'a rien pour lui de clair ou simple.

Le style de Duvert, au-delà de la diversité formelle de ses œuvres (de l'expérimental au classique), est caractérisé par la musicalité de son écriture : « pour ce qui est de la littérature je maîtrise mon instrument et j’en fais ce que je veux ; exactement comme un pianiste a le droit de jouer aussi bien du Scarlatti que du Boulez » [36]. Il utilise cette même maîtrise du langage et des réactions qu'il provoque chez le lecteur dans ces essais polémiques pour proclamer ses thèses, et attaquer celles de ses adversaires.

Le succès critique de Paysage de fantaisie, sa nouvelle notoriété, et son expérience marocaine le pousseriont dans une tout autre direction : celle d'une écriture visant à communiquer, à convaincre, et adoptant donc des formes plus classiques.

Deux essais en particulier — Le bon sexe illustré (publié en 1974) et L’enfant au masculin (1980) — illustrent ses convictions, lesquelles se trouvent également transposées dans les nombreux romans où les garçons occupent la première place.

Bibliographie

Romans et récits

  • Récidive - Éd. de Minuit, 1967
    Édition originale, tirage limité à 712 ex. dont 600 en librairie.
  • Récidive – Nouv. version. Éd. de Minuit, 1976. ISBN 2-7073-0093-4
  • Recidiva - Pref: Guido Davigo Bonino ; Trad: Angelo Morino. – Milano : ES Ed., 1976. ISBN 88-85357-80-6 (italien).
  • Рецидив (Retsidiv) - Trad : Valery Nougatov, 2011 (russe).
  • Interdit de séjour – Nouv. éd. refondue. Éd. de Minuit, 1971.
    Réimpr. en 1977, ISBN 2-7073-0160-4.
  • Высланный (Vyslannyï) - Trad : Valery Nougatov, 2013 (russe).
  • Portrait d’homme-couteau - Nouv. version. Éd. de Minuit, 1978. ISBN 2-7073-0193-0
  • Retrato de homem faca (portugais).
  • Портрет человека-ножа (Portret tcheloveka noja), 2012 (russe).
  • Strange landscape - Trad: Sam Flores. New York : Grove Press : Random House, 1975. ISBN 0-394-49932-8 (Random House). ISBN 0-8021-0100-3 (Grove Press) (anglais).
  • 幻想の風景 (Genso no fukei) - Trad : Saito Shozo (japonais).
  • Diario di un innocente - Trad: Alberto Guareschi. – Milano : ES Ed., 1993. ISBN 88-85357-62-8 (italien)
  • Diario de un inocente - Valencia : Ed. Pre-textos, 1989. ISBN 84-87101-08-9 (espagnol).
  • Dnevnik nedolžneža. - Trad : Brane Mozetic , 2009 (slovène).
  • Diary of an innocent - Trad : Bruce Benderson, 2010 (anglais).
  • 薔薇日記 (Bara nikki) - Trad : Kiyoshi Shimura (japonais).
  • Quando morì Jonathan - Trad. Alberto Guareschi. – Roma : Savelli, 1981. (italien).
  • Als Jonathan starb - Trad: François Pescatore. – Berlin : Verl. Rosa Winkel, 1984. ISBN 3-921495-40-7 (allemand).
    Nouvelle traduction par Joachim Bartholomae, 2011
  • When Jonathan died - Trad: D. R. Roberts. – London : The Gay Men’s Press, 1991. ISBN 0-85449-154-6 (anglais).
  • L’île Atlantique - Éd. de Minuit, 1979. ISBN 2-7073-0250-3
    Rééditions en poche : au "club pour vous Hachette" en 1979, au Seuil, avec une préface de François Nourrissier, en 1988, et en 2005 chez Minuit
  • L’isola Atlantica - Trad. Massimo Raffaeli. – Bellinzona : Casagrande, 2000. ISBN 9788877133151 (italien).
  • Atlantic island - Trad : Purdey Lord Kreiden and Michael Thomas Taren, 2016 (anglais).

Essais

La parole et la fiction, à propos du Libera (version remaniée) - Éd. de Minuit, 1984. ISBN 2-7073-0674-6
  • The undiscoverable reading - Trad : Bruce Benderson, 2014 (anglais).
  • El buen sexo ilustrado - 1973 (espagnol).
  • O sexo bem comportado - Trad : Fernando Cabral Martins, 1974 (portugais).
  • Il buon sesso illustrato – Milano : ES Ed., 1995. ISBN 978-8886534079 (italien).
  • Good sex illustrated - Trad: Bruce Benderson. Semiotext, 2007. ISBN 978-1584350439 (anglais).
  • L’infanzia al maschile - Trad. Giancarlo Pavanello. Torino : La Rosa, 1982. (italien).

Textes poétiques

  • District, in les Cahiers du chemin, nº 3 (avril 1968).
  • District (nouvelle version) - Montpellier : Fata Morgana, 1978.
  • Les petits métiers (version augmentée) - Fata Morgana, 1978.
  • 小鳥の園芸師 (Kotori no engeishi) - Trad : Minoru Yamada (japonais).
  • Околоток (okolotok) - Trad : Valery Nougatov, 2013 (russe).
  • Ballad om de små yrkena - Trad : C.G. Bjurström, 1980 (suédois).
  • La mémoire immédiate, "préface" au recueil de dessins éponyme de Claude Hastaire (mai 1977).
  • Le garçon à la tête dure in Minuit n° 30 (septembre 1978). ISSN 0398-9801
  • Sam le héros in : Libération Sandwich n°4 (22 décembre 1979).
  • ABC in Libération n° 2015 (7 août 1980).

Presse

Adaptations

  • L’île Atlantique, téléfilm réalisé en 2005 par Gérard Mordillat, est adapté du roman éponyme de Tony Duvert.

Études

  • Tony Duvert : l'enfant silencieux / Gilles Sebhan (Denoël, 2010) ISBN 978-2-20710123-0
  • Retour à Duvert / Gilles Sebhan (Le Dillettante, 2015)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. « Parmi les lettres accumulées dans la boîte et triées par un gendarme, s’en trouvait une, la plus ancienne, remontant au 4 juillet, témoignant que la mort avait certainement eu lieu vers cette date, peut-être juste avant. » (Gilles Sebhan ; Tony Duvert l'enfant silencieux, p.132).

Références

  1. Gilles Sebhan ; Tony Duvert l'enfant silencieux, p.14
  2. L’enfant au masculin, p. 80
  3. Gilles Sebhan : Tony Duvert l'enfant silencieux, annexes : acte de naissance de Tony Duvert
  4. Gilles Sebhan ; Retour à Duvert, p.21
  5. Gilles Sebhan ; Retour à Duvert, p.22
  6. Quand mourut Jonathan, p.120
  7. 7,0 et 7,1 L'enfant au masculin, p.18
  8. Journal d'un innocent », p.178-179
  9. Retour à Duvert, p.167
  10. L'enfant au masculin, p.24
  11. L'enfant au masculin, p.32,33
  12. Gilles Sebhan ; Retour à Duvert, p.39
  13. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 32
  14. Gilles Sebhan ; Tony Duvert l'enfant silencieux, p.55
  15. Gilles Sebhan ; Tony Duvert l'enfant silencieux, p.59
  16. Gilles Sebhan ; Retour à Duvert, p.52
  17. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 23
  18. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 57
  19. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 60
  20. Gilles Sebhan ; Tony Duvert l'enfant silencieux, p.65
  21. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 102-103
  22. https://prixmedicis.wordpress.com/laureats/litterature-francaise/
  23. Gilles Sebhan : Tony Duvert : l'enfant silencieux, p.78
  24. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 64
  25. Lettre marocaine (Tony Duvert)
  26. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 84
  27. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 72
  28. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 56
  29. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 137-138
  30. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 86
  31. 31,0 et 31,1 Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 158
  32. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 168
  33. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 176 et suivantes
  34. Gilles Sebhan, Retour à Duvert, p. 212
  35. Rémy Maucourt, « Un ancien prix Médicis retrouvé mort », dans La Nouvelle République, 21 août 2008.
  36. Non à l’enfant poupée